Jean-Daniel Magnin
Publié le 03/09/2015

On n'arrête pas le progrès !


Je viens de passer 24 heures dans le train couchette Milan-Paris, bloqué en pleine campagne après la chute d'un caténaire. Le monde ancien s'effrite peu à peu. Le train, vieille métaphore du progrès qu'on n'arrête pas. Mes aïeux, enflammés par le curé, avaient refusé qu'il passe par leur village. C'était une émanation du diable. Le village n'a jamais eu de gare et ne s'est pas développé.

Lorsqu'on nous a autorisés à sortir sur la voie pour prendre un peu d'air, je me disais que nous vivions entre deux mondes : une jambe dans l'ancien, une jambe dans le nouveau qui arrive. Il arrive en trombe. Le futur est déjà là.

Une femme tout ce qu'il y a de plus BCBG s'était assise sur un bloc de béton près de la motrice en présentant ses cuisses au soleil. Tatouées comme celles d'une indienne amazonienne ou d'une Maori. Nostalgie nostalgie ? Apathiques et tatoués, nous laissons sans conviction l'avenir nous embrasser. Le nouveau est-il toujours mieux ? Y a-t-il progrès et progrès ?

Tout le mois de septembre, nous nous demanderons si le futur nous fait encore rêver.

Mes rêves : ouvrir à 17 ans le Boui-Boui, café d’art à Genève ; filer à Berlin ; étudier la philo à Paris ; créer des spectacles « hors théâtre » aux festivals de Nancy, Polverriggi ou Avignon ; ouvrir Mac Guffin, cabinet de scénaristes ; voir vivre mes pièces de théâtre à la Renaissance, dans le In d’Avignon, à la Bastille, au Vieux Colombier avec la Comédie-Française, et à l’étranger. Et ce rêve de rassembler les écrivains de théâtre en 2000 ; et d’écrire avec Jean-Michel Ribes le projet du Rond-Point ; et là, de mettre ventscontraires.net sur la piste d’envol.

Dernière publication, un roman : Le Jeu continue après ta mort

 

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Le 5 décembre 2011 à 10:36

Hou Yifan (Chine), 17 ans, championne du monde d'échecs féminin

... face à Humpy Koneru (Inde), 24 ans... 3-0

Championnes soviétiques :  le premier championnat du monde féminin est organisé en 1927. Vera Menchik en sort vainqueur. Elle dut défendre son titre à sept reprises. La deuxième championne du monde a été (1950) la soviétique Ludmila Rudenko puis Elisabeth Bykova (troisième championne du monde) et en 1956, Olga Rubtsova.Domination géorgienne (la mère de Staline a été aussi une bonne joueuse) : Nona Gaprindashvili devient la nouvelle championne du monde en 1962. Une jeune fille de 17 ans, Maia Tchibourdanidzé devient la sixième championne du monde. Elle défend son titre contre Alexandria en 1981 ...  et enfin contre Nana Ioseliani.Gaprindashvili, Tchibourdanidzé, Alexandria et Ioseliani sont toutes d’origine géorgienne.Les Polgar... et les Chinoises : Cette décennie 90  consacre la supériorité des trois sœurs Polgar. Pendant que Judit, la plus forte des trois, se consacre aux compétitions masculines, Susan et Sofia luttent pour le championnat du monde féminin.La jeune Chinoise Xie Jun,  28 octobre 1991 à Manille devient la septième championne du monde le jour de ses 21 ans.  ... à Jaen en Espagne du 30 janvier au 20 février 1996  Susan Polgar défait la tenante Xie Jun.Xie Jun récupère son titre en 1997.En novembre 2001 à Moscou la Chinoise Zhu Chen bat la Russe Alexandra Kosteniuk.En 2004, le championnat a lieu à Elista en Kalmoukie, la finale se déroule au meilleur de quatre parties :  Stefanova bat Kovalevkaya 2,5-0,5.En 2006, le championnat eu lieu à Ekaterinbourg en Russie. La finale au meilleur de quatre parties : Xu Yuhua l'emporte sur Galliamova 2,5-0,5.L'édition 2008 du championnat du monde féminin a  lieu du 28 août au 17 septembre à Naltchik en Russie. En raison de la guerre d'Ossétie du sud, les joueuses géorgiennes ne participent pas à l'événement. En finale, Alexandra Kosteniuk bat Hou Yifan (14 ans) 2,5 – 1,5.L'édition 2010 du championnat du monde féminin est remportée par la Chinoise Hou Yifan (15ans) qui bat sa compatriote Ruan Lufei.

Le 8 novembre 2014 à 09:26

Pacôme Thiellement : Le Langage secret des monstres

Essayiste navigant entre pop culture et tradition ésotérique, Pacôme Thiellement vient au Rond-Point le 29 novembre desceller chez les Freaks une conjuration prophétique de la société moderne, la rédemption carnavalesque de son appétit de transparence et de sa parole enchaînée. Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue . Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Pacôme Thiellement – Extrêmement technique. Et avec une obsession de l'efficacité qui confine à l'obscénité.  – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Question très hölderlinienne — du coup je répondrai : la même chose. On sauve une langue en donnant un chatoiement poétique à ce qui la menace. On menace une langue en donnant une fadeur prosaïque - un souci de rentabilité et une vulgarité de slogan - à ce qui la sauve.   – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je l'acquiers lentement. Je l'use trop vite. Je la régénère le plus régulièrement possible.  – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– Pour la logique, René Daumal ; pour la poétique, Gérard de Nerval ; pour la métaphysique, René Guénon ;  contre tout le reste : Alfred Jarry. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue"... Comment allez-vous vous y prendre ?– En la relâchant, pour qu'elle retombe d'elle-même sur ses pattes ; comme le chat à qui je l'ai donnée ! Illustration : Freaks (la Monstrueuse Parade), de Tod Browning

Le 6 mars 2013 à 11:09

Yves Pagès, François Wastiaux : Pouvoir-Point #2

> Premier épisode        > Episode suivant Dans ce nouvel extrait de leur conférence-performance "Pouvoir-Point", l'écrivain-éditeur Yves Pagès et le metteur en scène François Wastiaux poursuivent leur plongée au coeur de la restructuration du groupe éditorial Librenvi, une entreprise fictive mais dont la novlangue manageriale poussée à l'absurde devient comique – et ça fait du bien. A la tribune, Jean-Michel Michel, saisissant chef d'orchestre d'un récital PowerPoint plus vrai que nature et finalement terrifiant. "Un certain Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant récemment pris de l’ampleur (Librenvi International Editing) réunit ses proches collaborateurs et cadres supérieurs pour fêter les dernières mutations en cours. Lors de cet exposé, il développe ses thèmes favoris dans le domaine « managemental », à l’aide de schémas et de mots-clefs projetés sur écran. Son discours, hanté par les barbarismes de l’ère du temps, mais sans jamais tomber de la caricature, finira par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière, entre trou de mémoire et délire pseudo-théorique touchant au « fractal », à la « pixellisation du désir » et à l’horizon hyper-contextuel de l’industrie du support papier. En guise de catastrophe finale, l’orateur en voie de décomposition n’aura plus qu’à laisser chanter en lui cette étrange prière d’insérer : « Ô Lord, won’t you give me a Mercedes Benz ?! ». " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point Avec le soutien de voQue & Cie En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89   Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.  

Le 22 avril 2010 à 14:43

3 salles

Ça c'est le Rond-Point

Une spectatrice quitte perturbée la grande salle du Rond-Point. En traversant le hall elle croise un ouvreur (ou un responsable de salle).  LA SPECTATRICE. – Vous avez trois salles ! C’est impossible, vraiment impossible !! L’OUVREUR. – Impossible ??!LA SPECTATRICE. – Bien sûr ! Quand je vais dans la première, au bout de trois minutes je me dis « pourquoi je ne suis pas dans la seconde ?… je suis sûre que le spectacle de la seconde est beaucoup mieux », et dès que je suis dans la seconde, je suis aussitôt traversée par l’envie d’aller dans la troisième où je suis sûre que ce qui se passe sur scène est beaucoup plus excitant.L’OUVREUR. – Madame, je crois que…LA SPECTATRICE (le coupant). – J’ai déjà vécu ça avec mon premier mari, un jour il m’a présenté son frère Paul, un grand gars tout blond et je me suis dit : « Tiens, il est peut-être plus…plus… », enfin vous voyez. Alors je l’ai épousé. Seulement Paul, deux mois après il m’a fait rencontrer son cousin Marc, un petit homme brun avec les yeux bleus et aussitôt j’ai ressenti qu’il était peut-être plus… plus… enfin vous voyez. Et à peine j’avais épousé Marc… (elle se prend la tête dans les mains) Non, croyez-moi, ce n’est pas drôle… Alors je me suis dit, allons au Théâtre du Rond-Point, ça va me changer les idées, et toc! il y a trois salles…pareil !!… je suis maudite ou quoi ? L’OUVREUR. – Je suis désolé Madame, vous voulez qu’on vous rembourse ? LA SPECTATRICE. – Non, mais peut-être vous pourriez me faire oublier. L’OUVREUR. – Oublier ? LA SPECTATRICE. – Qu’est-ce que vous faîtes ce soir ? On pourrait aller dîner ensemble parce que sincèrement je vous trouve plus… plus… L’OUVREUR. – Avec plaisir Madame, mais je ne suis pas sûr que ce soit la solution. LA SPECTATRICE. – Pourquoi ? L’OUVREUR. – La carte, Madame. LA SPECTATRICE. – La carte ? L’OUVREUR. – Du restaurant, Madame. Il n’y a rarement qu’un plat sur une carte de restaurant. LA SPECTATRICE. – C’est vrai !… Ma vie est un enfer. Effondrée elle se dirige vers la sortie.L’OUVREUR (la suivant, inquiet). – Où allez-vous Madame ? LA SPECTATRICE. – Comme d’habitude, me réfugier dans ma salle de bains. L’OUVREUR (inquiet). – Mais pourquoi ? LA SPECTATRICE. – Parce que figurez-vous que là au moins, dans ma salle de bains, il n’y a qu’une baignoire !! Elle quitte le théâtre en laissant l’ouvreur interdit. FIN

Le 1 octobre 2014 à 11:51

Théâtre du Rond-Point - 2006

C'est Noël tant pis - Journal de bord, carnet de route d'une création #3

Mon père, conservateur, protestant et organiste, ancien mineur d’Hénin-Beaumont, orphelin autodidacte devenu administrateur pour l’assistance publique, nous laissait regarder Benny Hill mais nous interdisait Merci Bernard. Ma mère, communiste et laborantine, parfois représentante pour produits ménagers dans le projet de joindre les deux bouts, parfois dépassée, offensée et humiliée trop souvent, nous laissait regarder Palace en cachette de mon père, que rien n’a jamais amusé dans la vie. Je connaissais le gars depuis longtemps, en 2002. Celui qui avait fait ça, Merci Bernard et Palace, et les pièces autour, et les films. En juillet dans la Cour du Musée Calvet, au bras de Valérie-Anne Expert pour la SACD, Jean-Michel Ribes écoute Jacques Gamblin répéter des bribes de mon texte Clémence à mon bras, pièce grave, plagiat assumé de Lagarce. Gamblin la coupe, la découpe, la rend meilleure. Jean-Michel Ribes prépare sa première saison au Théâtre du Rond-Point, il me promet que ma pièce sera jouée là et nulle part ailleurs. Il me commande un texte, me demande de participer à l’aventure dingue initiée par Jean-Daniel Magnin, de la Plus grande grande pièce du monde. Là, se succéderont sur le grand plateau du Rond-Point, à la rentrée, une centaine de textes d’auteurs vivants, lus par eux ou qui veut, autour du thème de l’intolérance. D’abord je dis non, puis je dis oui, puis j’écris un texte pour dire non, que je suis contre cette idée d’aller entre nous pour notre ego et nos plaisirs personnels gueuler notre haine de la haine sur un plateau complaisant devant des gens complaisants parce que ça ne sert à rien et que ce n’est pas ça qu’il faut faire. Et puis je me convertis moi-même à la douceur, j’acquiesce, j’écris un petit machin pour rire, l’histoire d’une fille dans sa famille, un matin, qui décide d’aller contre, ailleurs, à l’opposé, et qui devient Catherine Deneuve comme ça du jour au lendemain. Un peu aussi pour faire chier. C’est ma contribution à une grande œuvre autour de l’intolérance, la première scène de Moi aussi je suis Catherine Deneuve. La pièce deviendra un petit cabaret, donné au Samovar à Bagnolet chez Franck Dinet. Paul Tabet de l’association Beaumarchais la mettra dans les mains de Marc Delaruelle, à Alfortville, qui la donnera à lire à Jean-Claude Cotillard, qui la donnera à lire à ses acteurs. Vincent Serreau m’y emmènera en copain et en voiture. À la découverte de la pièce, il insistera pour qu’Edy Saiovici, directeur de la Pépinière et du Tristan Bernard, l’entende. Ce sera fait, et ça donnera un petit succès et des Molières pour tout le monde. Culte ou incompris Décembre 2005, Jean-Michel à la première, air entendu, déconcerté ou enjoué, je n’ai jamais su, me dit « ce sera culte ou incompris ». Cotillard organise sur le plateau une parole ordinaire, quotidienne, mais chorégraphiée, maniérée, un art de la marionnette humaine où chaque geste, chaque regard est dansé. L’espace est mouvant, les corps suspendus, Zazie Delem, Charlotte Laemmel, Juliette Coulon et Romain Apelbaum, jeu grave et fragmenté, il y a une majesté dans la misère de cette cuisine de Clichy, une grâce dans les mouvements, une virtuosité de la danse des corps et des voix qui épouse la pièce et la fait belle, grande, drôle, étourdissante. La même année, les journaux pour lesquels j’écris ou j’écrivais finissent de péricliter. Théâtres, ou le magazine Épok, où j’organise avec Jean-Michel un grand reportage, genre « making of » pour presse écrite de son projet de pièce en cours, Musée haut musée bas. Phrases trop courtes Août 2006, j’en ai fini avec la presse. J’écris pour la radio, je mène mes ateliers. J’écris à la demande d’Hélène Vincent Deux petites dames vers le Nord. Christine Cohendy et Josiane Stoléru pourraient jouer la pièce au théâtre de l’Atelier. Mais la directrice du lieu trouve les phrases trop courtes. A la demande de la société des auteurs, qui s’interroge sur une pièce que pourrait jouer Line Renaud, je transmets au Théâtre des Variétés le texte des Deux petites dames, où deux sœurs cherchent une tombe dans le nord de la France, jouent aux cartes sur une stèle en buvant de la bière et chantent le refrain de Domino, chanson d’André Claveau. J’indique que la partenaire idéale de Line Renaud pourrait être Muriel Robin. Pour la complicité évidente, pour l’amitié, la sororité flagrante des caractères, leur voix, leur engagement, leur insolence et leur confiance mutuelle. Je ne reçois pas de réponse, ni d’accusé de réception. Quelques semaines plus tard, le Théâtre des Variétés affiche la pièce Fugueuses, que je n’irai pas voir et que je ne lirai pas, où Muriel Robin et Line Renaud jouent semble-t-il deux sœurs qui cherchent une tombe dans le nord de la France, jouent aux cartes sur une stèle en buvant de la bière et chantent le refrain de Domino, chanson d’André Claveau. Les Deux petites dames seront jouées par Christine Murillo et Catherine Salviat, divines, et nous convenons avec Patrice Kerbrat de remplacer Domino par Frédéric de Claude Leveillée. C’est beaucoup mieux. Besoin d'inventer un machin différent La même année, Edy Saiovici m’invite à réfléchir à la composition d’une grande comédie-musicale. Le succès de Moi aussi je suis Catherine Deneuve me permet de rencontrer Catherine Deneuve, mais aussi beaucoup de gens beaucoup moins amusants et beaucoup plus entreprenants, très intéressés soudain par mes petits talents, qui me proposent d’écrire pour eux, tout naturellement, et moi qui y crois, tout naturellement, et rien qui ne se passe, tout naturellement. Humiliations sinueuses, lentes manipulations opportunistes, et dédains rapides. Ça crée des amertumes, sortes de tumeurs de regrets, pustules bénignes que consolent d’autres succès, d’autres rencontres et d’autres bonheurs. Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes nous invitent, Cotillard et moi, à réfléchir à un projet pour le Rond-Point. Je réécris Sombre précurseur - sitcom, l’intitule à nouveau Ma mère, pour en finir avec. Et je fais le malin. La scène alors finale de la chambre de l’hôpital où tout le monde se retrouve autour de la grand-mère mourante est composée d’allers-retours, action et commentaires, c’est le laboratoire d’Henri Laborit dans Mon oncle d’Amérique. Besoin d’inventer une forme, un machin différent. Les personnages deviennent des figures, qui incarnent une réalité terrible, l’affrontement, le deuil, le règlement des comptes, mais ils sortent systématiquement de l’action pour commenter leurs actes, parlent de leur personnage, de leurs partenaires, s’engueulent encore, se mettent en abîme et en boîte. Ils dissèquent leurs réflexes de chiens sociaux, puis s’y recollent. Je fais le malin, c’est-à-dire que je décide d’ajouter à cette scène explosée, déjà compliquée, une nouvelle scène antérieure, qui serait exactement la même, mais débarrassée des commentaires et des allers-retours. D’abord l’action, puis l’action entrecoupée des commentaires. Ça fait plus théâtre public, plus chic, plus dingue. Ça grandit la pièce, me semble-t-il, la rend plus compréhensible, mais l’action est donc entrecoupée et répétée. Happé La chose se complique. Jean-Michel est réservé, Jean-Daniel encore plus. La pièce leur fait peur. Cotillard et moi passons une heure dans le bureau de Jean-Michel sans savoir nous montrer très convaincants. On ne sait pas encore comment ça marche, comment on entre là dedans, comment on persuade, par quoi. Je suis pris pour ma part d’une terreur qui dès lors ne me quittera plus jamais, celle d’ennuyer Jean-Michel par ma conversation molle. Ils attendent une nouvelle mouture, et un projet de production. Une dizaine de personnages, et une structure à ce point alambiquée, c’est un peu compliqué à envisager. Ni Cotillard ni moi ne sauront répondre. Cotillard a d’autres projets, puis il monte Journalistes, petits barbares mondains, notre drôle d’idée commune. Moi aussi, autres choses à faire, et notamment à la Comédie-Française, je suis happé. Muriel Mayette, nommée en juillet, que je connais à peine, me sollicite en août pour que je la rejoigne et l’accompagne dans son projet de révolution. Je mène encore envers et contre les aléas du Français mes ateliers à Viry-Châtillon, je me consacre à nouveau à la thématique des désastres familiaux, j’écris pour les élèves Les couteaux dans le dos qu’ils joueront au Théâtre de la Bastille. C’est Noël dormira encore un moment.

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