En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions. Dimanche 6 mai 2007 21h00. Place de la Bastille, où d’innombrables sympathisants de gauche se sont spontanément rassemblés, une fête imprévue s’organise. Aucun membre du Parti socialiste n’est présent : retranchés rue de Solferino, les cadres du parti, encore sous le choc, se refusent pour l’instant à tout commentaire. Mais c’est dans l’improvisation la plus totale que le peuple de gauche a toujours trouvé ses plus grandes ressources.
Le chanteur Cali apporte une sono et une scène commence à se construire, fournie par Yannick Noah. Des milliers de jeunes en tee-shirt Vêtimarché affluent sur la place, un portrait de Ségolène dans une main, une bougie dans l’autre. Tous crient au miracle ; certains n’y croient pas encore et invoquent Saint Thomas, d’autres avouent qu’à partir d’aujourd’hui, ils croiront en Dieu, d’autres qu’ils vont se faire baptiser, la majorité arrosant la victoire de la gauche avec le sang du Christ. Dans la foule, anonymes et personnalités communient dans une immense ferveur. Georges Moustaki improvise une ronde avec un groupe de jeunes filles. Yves Saint-Laurent brandit une pancarte où l’on peut lire « On t’aime » et Pierre Bergé, une autre, où est écrit : « Pense à moi ». Éric Zemmour cherche sa femme, en se répétant qu’il faut vraiment être conne pour vous donner rendez-vous place de la Bastille un soir d’élection. La chanteuse Diam’s embrasse à pleine bouche l’écrivain Philippe Sollers. Les yeux noyés de larmes, Bruno Delport, le directeur de Nova, marche au hasard dans la foule, en distribuant des cigares.…
Parce que les ficelles de la communication ne
doivent pas être le seul apanage des institutions, voici quelques astuces à l’usage
de ceux qui se retrouvent habituellement du mauvais côté du bâton.
Au même titre que l’on a remplacé le terme bombardement par celui de frappe chirurgicale, les braqueurs de banques ne
commettront plus des vols à main armée mais des cambriolages libératoires de
liquidité.
Les casseurs se livreront à des lancers de
pierres citoyens.
Les tueurs en série deviendront des spécialistes
en cessation de vie solidaire.
Et bien sûr, les terroristes seront requalifiés
en combattants de la liberté.
- Ah la merde ! Laisse tomber ! Vas-y... Finis seul ! Je suis mort !
Je vais finir tranquillement, à mon rythme. Je vois déjà les collègues me chambrer lundi matin.
C'est la dernière fois que je fais les Foulées du Comité d'Animation des Radiologues Cliniciens. Je n'ai pas le temps de m'entraîner pour aller plus vite.