Claude Chanaud & May Livory
Publié le 11/10/2015

L'expression "Va y avoir du sport", avant les présidentielles


Cette prédiction un peu rouleuse de mécanique est tout à fait dans sa ligne originale lorsqu’elle annonce le tournoi de rugby des Cinq Nations, mais elle reste d’obédience métaphorique quand elle annonce un décoiffement de cocotiers au Café du Commerce ou lors d’un optimiste repas.
Y a-t-il en fait un peu de sport là où la compétition évoquée est exclue du contexte de Coubertin ?
D’évidence réservée aux amateurs d’événements de pacotille et simple promesse d’une sorte de spectacle à la façon du catch où les coups sont annoncés e  dramatisés pour souligner le rire de la dérision, cette annonce peut rejoindre, dans des cas rarissimes, la mystique d’un Opéra.
Roland Barthes nous confirmait cette dernière hypothèse quand il soulignait combien la vertu du catch était d’être un spectacle excessif car on y trouvait une emphase rejoignant par moment les dimensions du théâtre antique.
Depuis cette pensée exprimée dans les années soixante par ce décodeur de vocabulaire, les campagnes politiques repoussent les limites de cet exercice bien au delà du ring. 
Va y avoir du sport en 2016.

Claude Chanaud

Claude Chanaud

Parisien amoureux du théâtre dont il offre d’alertes chroniques sur encres-vagabondes.com, il forge en Brennou sa langue d’ethnographe tendre et malicieux pour conter des fictions publiées chez Barde la Lézarde, dans L’Imbriaque, Journal d’un Jour, Hommage aux Marges et à la collection foL’Ivres : Secret de veuve, Cent dessous d’Aristote à Capsula Popoe, Les mordeuses de bois de lit, Un plein bol d’eau tiède. Aux éditions Le bruit des autres, les recueils de nouvelles Fatoumata la Berrichonne, Pas toutes urbaines, Chroniques gaillardes de Bourg-en-Brenne, et les « élucubres » : Gens de plume et vin chaud à la cannelle et Mécréantes hypothèses.

May Livory
Cette Cotentinoise arpente Paris comme une grève, busoque dans les dictionnaires, invente un porte-bébé, des stickers d’ongles, une thèse d’ethnologie sur la rumeur et les Machines célibataires, des Textilographies ou des Peaucifications, et aussi des livres pour Barde la Lézarde dont quelques-uns avec Claude Chanaud. Tenancière de La loge de la Concierge, près de la Samaritaine, de 1994 à 2013. Tricote à la main depuis 2000 le site d’art et d’essais ethnologiques et littéraires shukaba.org.

 

Epistémologie des récipients amis de l’Homme

Littré, Larousse et Robert, bien informés sur ces partenaires qui se sont révélés fidèles depuis que nous avons quitté nos inconfortables cavernes pour habiter à la Garenne-Colombes un appartement muni d’un chauffage par le sol, nous expliquent que ce sont  « des ustensiles destinés à des usages ménagers de formes plutôt creuses » et qu’ils « servent surtout à recevoir des substances diverses »...

 

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Le 28 octobre 2015 à 09:23

La beauté du sport amateur

Au bout de trois tours, j'avais fini par comprendre qu'il s'agissait de prendre la balle et de la passer à son voisin. Elle était un peu plus petite qu'une balle de hand, mais très lourde. De loin, elle donnait une impression de souplesse, mais au toucher, elle était d'une matière s'approchant du formica. Elle passait de mains en mains, un peu comme un témoin dans une course de relais. Nous faisions des pas chassés autour de ce qui ressemblait à un but de football.Il n'y avait aucune urgence, aucune pression, aucun élan. Personne ne tentait de marquer, ça ne devait pas être l'objectif. L'ambiance était à la désinvolture. Les membres des équipes (il y en avait manifestement trois, puisque les uns portaient un t-shirt bleu, d'autres un t-shirt vert, et les derniers des protège-tibias jaune) affichaient un air de détachement, voire de dédain à l'égard du jeu. C'était tellement ostentatoire que je me mis à croire qu'ils obéissaient là à une des règles. Alors j'ai fait la moue – j'ai senti une forme de contentement de la part des Verts, dont je faisais partie. En tout, on comptait seize joueurs.Tout le monde parlait à mi-voix, je ne distinguais pas grand chose. Il n'était pas question du match que nous étions en train de jouer, c'est sûr. J'étais le seul sans moustache.Il y avait un arbitre, placé à une cinquantaine de mètres de nous sur le terrain vague (nous nous trouvions sur un long espace en extérieur, moitié boueux, moitié herbu). Il portait un mégaphone à sa bouche régulièrement. "200 !", cria-t-il. Puis : "145 !". Il se passa un long moment encore avant qu'il répète : "145, j'ai dit !". Selon ce que je constatais, les joueurs ne modifiaient pas leur comportement, ni le rythme ni rien.D'autres projectiles entrèrent soudain dans le jeu, sans que je comprennent d'où ils venaient. En lieu de balles, il fut plutôt question de billes en métal. Quelqu'un les projetait sur nous à toute force, alors qu'on continuait les pas chassés. Aucun mouvement d'esquive de la part des joueurs. Rapidement, ils se mirent à saigner, des ecchymoses, des plaies. Des arcades sourcilières éclatèrent, je me protégais comme je pouvais, tout en continuant de passer la balle à mon voisin.L'arbitre agita une clochette à l'autre bout du terrain. Aussitôt, les Bleus exultèrent, sauts en l'air, chant de victoire. Les Jaunes se congratulèrent chaleureusement. Les Verts n'étaient pas mécontents non plus. "On a fini troisièmes, pas mal", me glissa un coéquipier qui pansait son genou. Bon esprit, me dis-je. On se donna rendez-vous à l'année prochaine.

Le 30 novembre 2015 à 11:16
Le 6 octobre 2010 à 15:21

« J'ai oublié de vous dire, j'étais l'amant de Martine aussi, mais gardez-le pour vous. »

Bernard Tapie, France Info, 6 octobre 2010

Sigmund reviens, ils vont nous rendre fous ! Rachida venait de faire fourcher sa langue sur l’inflation, lorsque l’irremplaçable Nanard nous a plongé dans la troisième dimension érotique du deuxième degré politique, à propos d’un livre faisant état d’une rencontre secrète entre Jean-Marie Le Pen et lui, avant le second tour des législatives de 1993. L’anecdote est minuscule, sa vraisemblance moyenne, mais « hénaurme » est la réaction de Tapie qui choisit France Info pour se livrer à un démenti acrobatique. Par dérision il renchérit sur les questions en assurant que, oui il a toujours été copain avec ce « gros con » de Le Pen, même qu’ils jouaient ensemble au poker, au tennis-ballon, sans oublier que…. Mais là, patatras, Tapie a beau faire désormais l’acteur, il s’est planté dans son impro en parlant d’une certaine « Martine » à la place de Marine, la fille de qui l’ont sait. Eliminons un retour de libido pour la regrettée Martine Carol, et parions à coup sûr que c’est Martine Aubry qui est lovée dans son subconscient. Martine, dont Tapie disait en 2007 qu’elle aurait fait une meilleure candidate que Ségolène, mais Martine qui, tout récemment, s’indignait du « cadeau » de 285 millions d’euros fait par l’Etat à un homme « aux pratiques pas toujours convenables ». Une maitresse femme qui ne châtie bien que ceux qui la désirent. C’est une souffrance intime que nous a livré le «sévèrement burné ».

Le 5 mai 2011 à 09:20

Ceci n'est pas une Porsche

En tombant sur la photo qui fait trembler les murs de Solférino actuellement, c'est l'image subliminale du parapluie de Kadhafi qui m'est immédiatement revenue en tête, avec la conscience toutefois que les deux n'ont rien à voir. Encore que...          Alors que quelques inconditionnels du sondage s'émoustillent de la date fatidique à laquelle le Messie fera son apparition dans le cercle des primaires disparues, un signe qu'on n'attendait plus surgit d'une manière quelque peu désobligeante pour le prétendant partisan apparemment des envolées mystérieuses. La Porsche de DSK fait jaser, parce qu'elle ramène à quelque chose qu'on connaît bien et qui rappelle quelqu'un. La Porsche de DSK serait-elle le petit Fouquet's de Sarkozy qui s'annonce trop tôt ? C'est en tout cas à deux pas de ce lieu désormais emblème du sarkozysme que la photo a été prise. Nous sommes ici bien loin de la radieuse DS des Trente Glorieuses plébiscitée par le Général de Gaulle et dont Roland Barthes disait: "Jusqu'à présent, la voiture superlative tenait plutôt du bestiaire de la puissance ; elle devient ici à la fois plus spirituelle et plus objective… la voici plus ménagère, mieux accordée à cette sublimation de l'ustensilité que l'on retrouve dans nos arts ménagers contemporains…".Et nous, on la sent bien loin, cette gauche Porsche, bien loin de nous et de nos petits "arts ménagers" du quotidien... Alors à quand une gauche Deuch' ?---Sur le même sujet, lire aussi la chronique d'Eole Contrario, SuPorscherie.

Le 4 septembre 2011 à 10:36

« Dans l'Essonne, où notre Coréen national va avoir chaud aux plumes »

Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP, Public Sénat, vendredi 2 septembre 2011

Alain Marleix a chaud aux fesses depuis qu’il a proféré cette boutade aux relents xénophobes à l’égard de Jean-Vincent Placé, le bras droit de Cécile Duflot.  L’allusion aux racines biologiques de l’écologiste adopté dès son plus jeune âge par des parents normands, a provoqué un tollé. Même Jean-François Copé, camarade en chef du parti de Marleix a « regretté » un tel propos. L’élu du Cantal voulait souligner que Jean-Vincent Placé, candidat aux sénatoriales sur une liste PS-EELV dans l’Essonne, allait avoir quelques soucis avec une liste dissidente. Il n’a sans doute rien appris à l’intéressé qui a la réputation de faire, chez les écologistes, un peu le même boulot que Marleix à l’UMP. Ce n’est évidemment pas une raison. Alain Marleix pourrait bien sûr plaider qu’en associant « notre », « coréen » et « national » il a procédé à une sorte de régularisarion bienveillante de Jean-Vincent Placé. Même si, en faisant de l’impétrant un petit chef  emplumé, Marleix semble se représenter le pays du matin frais comme une réserve apache. Quand on ne s’occupe que de cartes électorales, on peut avoir des lacunes en géographie tout court. Et puis il n’y a pas péril en la demeure. Brice Hortefeux, auvergnat d’adoption comme Marleix (ils sont tous deux nés en région parisienne et parachutés au pays des Arvernes), a dû lui souffler que quand il y a un Coréen ça va, c’est quand il y en a beaucoup  qu’il y a des problèmes.

Le 24 janvier 2011 à 13:15

Prévisions météo pour l'année 2011

Raz-de-marée de sondages et intempéries médiatiques attendus

Après un mois de janvier mitigé, les premières avaries chiffrées se dessineront début février. Progressivement, la masse média statisticienne envahira le pays. Les chiffres se feront plus fréquents, leur probabilité élevée de 80 à 85% avec des pointes pouvant atteindre par endroits 100 à 140%. La pensée critique restera couverte sur l’ensemble des régions malgré ici ou là quelques timides éclaircies. La rigueur sera aussi de mise pour échapper au brouillard sur les débats d’idées et au gel des programmes. En effet, un risque de verglas sur les conceptions politiques concrètes, innovantes et participatives est à craindre. Toutefois, en milieu d’année, après les premières transhumances estivales, un anticyclone journalistique arrivant par le pourtour méditerranéen nous apportera une embellie saisonnière. Les enquêtes ciblant des panels d’électeurs baisseront en température. Selon toute vraisemblance, la période favorisera de fortes vagues d’opinions positives caniculaires. A cette alternance de courte durée succédera un temps dépressionnaire. Les sondages d’opinion violents viendront souffler à plus de 40 nœuds accompagnés des pertes de points en rafale. Certains candidats devront donc s’attendre à de fortes chutes d’intentions de vote. Une avalanche de livres politiques s’abattra alors du nord au sud et de l’est à l’ouest, pleine de convictions brumeuses. Le degré de pessimisme ambiant gagnant le territoire, l’ambiance sera électrique, les orages verbeux éclateront progressivement. Une France soumise à la tempête numérique guettera fiévreuse, l’ouragan présidentiel, plus très loin désormais…  Conseils de Prévisions Météo : abritez-vous ! Si vous devez absolument mettre le nez dehors, sortez couvert. En cas de vents contraires, n’hésitez pas à retourner votre veste.

Le 2 décembre 2014 à 09:21

Au secours les mots : Marc Molk défend le parler régional

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Être né à Marseille, c'est être né quelque part. A l'époque, la ville grouillait de cette bonne vieille pègre d'honneur, principalement corse mais déjà très ouverte à la diversité, dont tout le monde a entendu parlé. Et tandis que « Le Chinois » braquait l'agence BNP de la Canebière (où mon oncle travaillait comme guichetier), tandis que « Francis le Belge » écrasait menu menu les phalanges d'un certain « Rico le coco » qui avait voulu la lui faire à l'envers, moi je me vidais, enfant, d'une diarrhée époustouflante dans les toilettes de notre appartement du 16, rue Colbert. « Irrrk ! » s'écrient déjà les plus délicats d'entre vous. En fait, il ne s'agissait pas d'une diarrhée classique, et j'annonçais toujours la bonne nouvelle en même temps à ma mère et à tout le quartier, en hurlant, perché sur mon siège Jacob Delafon : « Maman ! J'ai la cagagne ! »... « La cagagne », cela fait bien longtemps que je ne l'ai plus eue. Des gastros terribles, certes, des chiasses, pour sûr, mais « la cagagne » appartient à mon enfance, à ce pays d'avant que j'apprenne à gommer mon accent de plouc du sud, mon accent de prolétaire. Il y a tout un troupeau de mots qui vivent encore derrière un grand mur transparent dans ma tête : « malon », « estrasse », « pacoulin », etc. En un sens, on peut dire de moi maintenant que je suis constipé... Car il est question de surveillance derrière chaque mot, et nous sommes tous, bien sûr, identifiés à chacune de nos intonations. Notre vocabulaire, notre façon d'abuser ou non des e accent grave, de faire traîner les a, notre façon de dire « putain », ou pas, ou mieux : « flûte », des pièges comme « genèse » ou « Oedipe », tout cela fixe nos vies subrepticement, nous oriente, un bandeau sur les yeux au coeur de la forêt des sourires narquois, jusqu'à « notre place ». A ce triste colin-maillard personne n'est innocent.L'aseptisation, la stérilisation, la calibration, le degré zéro de la langue comme lieu de domination maximum des individus. « Pauvre de nous » !Marc Molk est l'auteur du roman Pertes Humaines, collection “1er Mille”, paru aux éditions Arléa. Il est aussi peintre, dessinateur, performer… Pour en savoir davantage : molk.fr

Le 7 juin 2012 à 14:51

L'important, c'est les trois points

Le sport, tout le monde le sait, on l'a suffisamment répété à la télé, est une magnifique école de vie. Le magnifique enchaînement service volée Euro – Jeux olympiques qui nous attend, par exemple, va nous apprendre beaucoup de choses.   Je ne parle pas seulement de la légendaire mauvaise foi, utile au moment d'affirmer « Pas du tout, monsieur le juge, il n'y a pas du tout faute, je suis victime d'un complot ». Moi-même, l'autre jour, j'ai demandé si je pouvais rentrer plus tôt car j'étais un peu malade, puis je me suis roulé par terre en me tenant le tibia, il m'a demandé « Mais c'est pas une angine que tu avais ? » et j'ai fini un truc que j'avais à finir.   Mais le sport a encore beaucoup plus à nous apprendre. L'existence d'un pays nommé St Kitts-et-Nevis, par exemple. Ce n'est pas super utile au quotidien, mais on sait jamais, une finale impromptue de « Questions pour un champion » est si vite arrivée... D'ailleurs, il est amusant de constater que la plupart des St Kittsois-et-Nevissou sont spécialistes du sprint : leur participation aux Jeux olympiques est plus courte que le temps qu'il faut pour prononcer le nom de leur pays.   Le sport est également riche source d'inspiration à l'heure de choisir un prénom : Jo-Wilfried, Usain Przemyslaw ou Mannschaft, avoue que ça claque plus qu'Ethan et Léa. De même pour les surnoms : L'aigle de Vizille, la loco de Waco, le taureau du Bosphore, le Kid de Las Vegas, le Normal de Tulle, la Jument de Michao, ça change un peu de roudoudou ou chouquinet.   Songez-y avant de céder à la facilité et de préférer participer aux championnats du quartier d'enfumage de voisins catégorie plus de 60 kilos de merguez plutôt que de suivre la rediffusion de plongeon synchronisé en solo sur une chaîne du câble.

Le 7 avril 2012 à 08:13

La vie sous les tropiques

Carte postale du Mexique

Quand on voyage, on apprécie l’exotisme, et puis, après quelques mois passés sous les tropiques, il y a des choses qui nous agacent ; la nonchalance des commerçants qui préfèrent dire qu’ils sont en rupture de stock plutôt que d’aller vérifier dans l’entrepôt, la corruption endémique à laquelle participent les policiers en faction qui rackettent les automobilistes, l’anarchie qui règne sur les routes où personne ne respecte la moindre règle, tous ces petits détails qui pourrissent la vie. Et puis, après quelques mois, ou même quelques années sur place, on sait d’où viennent tous ces problèmes. Les employés sont systématiquement licenciés tous les six mois, comme ça leurs patrons ne leur versent aucune indemnité. Les policiers ne sont pas payés, et doivent s’acheter leurs uniformes. Quant au permis de conduire, ce n’est qu’une formalité administrative qui coûte environ vingt euros, moins si on a envie de marchander. Alors, quand je suis énervé, je repense à ce pays dont je viens et dans lequel il faut passer par les grandes écoles pour faire carrière, où il est impossible de louer un appartement si l’on ne gagne pas trois fois de quoi payer le loyer, et où les politiciens peuvent se faire prendre  la main dans le pot de confiture et continuer à s’indigner qu’on ne respecte pas leur présomption d’innocence. Et je me dis que je ne suis pas si mal que ça sous les tropiques.

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