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Publié le 30/10/2015

Massimo Furlan : "Le burlesque c'est de voir un type de cinquante ans se démener à la place du numéro 10"


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Enfant il rejouait les matches du championnat italien dans sa chambre, rivé à un transistor grandes ondes pas toujours fiable. Son lien avec son pays d'origine. S'en souvenant en 2002, il décide une folie : rejouer seul, dans un vrai stade et en temps réel, un match mythique de l'histoire du foot. Il commence dans sa ville au stade de la Pontaise, à Lausanne. L'artiste Massimo Furlan endosse les couleurs de l’Italie pour une performance hors norme : il est le joueur numéro 23, il remet en action seul sur la pelouse la finale Italie-Allemagne du championnat du monde 1982, qui se termina sur la victoire de l’Italie. Seul et sans ballon, il revit la totalité de ce match, dans toute sa dramaturgie. Avec le récit en direct de Jean-Jacques Tillmann, ancien commentateur de la télévision suisse romande, et sous les yeux d’un public qui revit le match avec lui, endossant le rôle des supporters. Puis il enchaîne au Parc des Princes en revêtant le numéro 10, celui de Platini lors de la demi-finale homérique entre la France et l'Allemagne, sous le regard de Michel Hidalgo. Jusqu'à aujourd'hui, il s'entraîne plusieurs mois comme un sportif pour traverser ainsi de grandes parties restées dans la mémoire collective, avec la complicité de commentateurs sportifs et d'entraîneurs de l'époque, comme à Marseille, Vienne, Hambourg, Varsovie, Porto, Séoul...

> l'actualité de Massimo Furlan

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Massimo Furlan

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Le 16 octobre 2015 à 10:41

Massimo Furlan : "Une performance physique terrible, un véritable cauchemar"

Enfant il rejouait les matches du championnat italien dans sa chambre, rivé à un transistor grandes ondes pas toujours fiable. Son lien avec son pays d'origine. S'en souvenant en 2002, il décide une folie : rejouer seul, dans un vrai stade et en temps réel, un match mythique de l'histoire du foot. Il commence dans sa ville au stade de la Pontaise, à Lausanne. L'artiste Massimo Furlan endosse les couleurs de l’Italie pour une performance hors norme : il est le joueur numéro 23, il remet en action seul sur la pelouse la finale Italie-Allemagne du championnat du monde 1982, qui se termina sur la victoire de l’Italie. Seul et sans ballon, il revit la totalité de ce match, dans toute sa dramaturgie. Avec le récit en direct de Jean-Jacques Tillmann, ancien commentateur de la télévision suisse romande, et sous les yeux d’un public qui revit le match avec lui, endossant le rôle des supporters. Puis il enchaîne au Parc des Princes en revêtant le numéro 10, celui de Platini lors de la demi-finale homérique entre la France et l'Allemagne, sous le regard de Michel Hidalgo. Jusqu'à aujourd'hui, il s'entraîne plusieurs mois comme un sportif pour traverser ainsi de grandes parties restées dans la mémoire collective, avec la complicité de commentateurs sportifs et d'entraîneurs de l'époque, comme à Marseille, Vienne, Hambourg, Varsovie, Porto, Séoul... > l'actualité de Massimo Furlan

Le 9 octobre 2015 à 09:02

Massimo Furlan : "Enfant je refaisais tout le championnat italien dans ma chambre"

Enfant il rejouait les matches du championnat italien dans sa chambre, rivé à un transistor grandes ondes pas toujours fiable. Son lien avec son pays d'origine. S'en souvenant en 2002, il décide une folie : rejouer seul, dans un vrai stade et en temps réel, un match mythique de l'histoire du foot. Il commence dans sa ville au stade de la Pontaise, à Lausanne. L'artiste Massimo Furlan endosse les couleurs de l’Italie pour une performance hors norme : il est le joueur numéro 23, il remet en action seul sur la pelouse la finale Italie-Allemagne du championnat du monde 1982, qui se termina sur la victoire de l’Italie. Seul et sans ballon, il revit la totalité de ce match, dans toute sa dramaturgie. Avec le récit en direct de Jean-Jacques Tillmann, ancien commentateur de la télévision suisse romande, et sous les yeux d’un public qui revit le match avec lui, endossant le rôle des supporters. Puis il enchaîne au Parc des Princes en revêtant le numéro 10, celui de Platini lors de la demi-finale homérique entre la France et l'Allemagne, sous le regard de Michel Hidalgo. Jusqu'à aujourd'hui, il s'entraîne plusieurs mois comme un sportif pour traverser ainsi de grandes parties restées dans la mémoire collective, avec la complicité de commentateurs sportifs et d'entraîneurs de l'époque, comme à Marseille, Vienne, Hambourg, Varsovie, Porto, Séoul... > l'actualité de Massimo Furlan

Le 4 novembre 2015 à 12:11

Massimo Furlan : "Avec Michel Hidalgo au bord du stade, je me sentais comme un chaman"

Enfant il rejouait les matches du championnat italien dans sa chambre, rivé à un transistor grandes ondes pas toujours fiable. Son lien avec son pays d'origine. S'en souvenant en 2002, il décide une folie : rejouer seul, dans un vrai stade et en temps réel, un match mythique de l'histoire du foot. Il commence dans sa ville au stade de la Pontaise, à Lausanne. L'artiste Massimo Furlan endosse les couleurs de l’Italie pour une performance hors norme : il est le joueur numéro 23, il remet en action seul sur la pelouse la finale Italie-Allemagne du championnat du monde 1982, qui se termina sur la victoire de l’Italie. Seul et sans ballon, il revit la totalité de ce match, dans toute sa dramaturgie. Avec le récit en direct de Jean-Jacques Tillmann, ancien commentateur de la télévision suisse romande, et sous les yeux d’un public qui revit le match avec lui, endossant le rôle des supporters. Puis il enchaîne au Parc des Princes en revêtant le numéro 10, celui de Platini lors de la demi-finale homérique entre la France et l'Allemagne, sous le regard de Michel Hidalgo. Jusqu'à aujourd'hui, il s'entraîne plusieurs mois comme un sportif pour traverser ainsi de grandes parties restées dans la mémoire collective, avec la complicité de commentateurs sportifs et d'entraîneurs de l'époque, comme à Marseille, Vienne, Hambourg, Varsovie, Porto, Séoul... > l'actualité de Massimo Furlan

Le 20 octobre 2015 à 10:20

Fausto Coppi c'est moi !

Croyez moi ou non, je suis Fausto Coppi. Je suis né le 4 janvier 1960, date de la mort officielle du campionissimo. Je suis brun, chauve, petit et grassouillet, et à vélo je souffre le martyre dès que la route s’élève. C’est dire mon calvaire d’être Coppi, mais je ne dis pas cela pour me défiler. Je devine à votre sourire un brin d’incrédulité, peut-être même de l’agacement, à moins que ce ne soit de l’indignation. Peu m’importe, je sais ce que je sais, y compris les circonstances de la mort du champion puisque c’était un malentendu, d’où ma présence ici. Pensez-vous sérieusement que le grand Fausto aurait succombé à une crise de malaria contactée en Afrique, qu’une fièvre l’aurait emporté, lui qui n’aimait que la chaleur ? A son palmarès je vous serais reconnaissant d’ajouter les grands prix cadet de Saint-Symphorien (Deux-Sèvres), de Nieul-le-Dolent (Vendée), le prix des médaillés sportifs de la Ville d’Etaules (Charente-Maritime), puis en catégorie junior la course de Côtes de la Chapelle des Pots (idem), les kermesses de Villiers-en-Plaine (Deux-Sèvres), Angoulins-sur-mer (Charente-Maritime encore) et de Sigournais (Vendée), marquée par une péripétie avec une vipère prise dans ma roue arrière. Je conçois que ces victoires n’ont pas le prestige d’un Giro ou d’une Flèche Wallonne, mais j’ai fait ce que je pouvais avec mes modestes moyens pour honorer le nom de Fausto dont je suis, si vous me passez l’expression, une manière de réincarnation. J’y reviendrai si vous m’accordez un peu de votre temps. Officiellement Fausto a été emporté par une maladie exotique contractée avec son ami Geminiani, alias Gem ou le Grand Fusil, lors d’un critérium disputé fin 1959 au Burkina-Faso. Il se raconte que Gem survécut au prix d’un traitement de cheval prodigué dans le bon hôpital de Clermont-Ferrand. Alors que Coppi, soigné à tort pour une grippe, fut emporté illico presto. La presse de l’époque tira quelques conclusions sévères sur l’état de la Faculté transalpine, sur le diagnostic de ses médecins, et sur les vengeances possibles d’un bon dieu que le champion n’avait pas ménagé de son vivant, allant même jusqu’à lui disputer son rang, surtout en haut des cols pentus. Ce qu’il ne faut pas entendre ! Je n’aime guère parler de moi mais puisque vous m’y poussez (discrètement tout de même, les commissaires de course sanctionnent sévèrement les poussettes aux coureurs), je vais vous dire ce que je sais des temps reculés où j’étais Coppi. Ce n’est pas pour rien qu’à ma naissance mes parents m’ont appelé Fausto. Un Fausto de seconde main, je vous l’accorde, encore que les mains soient des outils mineurs dans l’art de pédaler. S’accrocher au guidon ou se pendre à la potence est à la portée du premier empoté venu. Pour faire de plus amples présentations, permettez-moi de vous en dire davantage sur l’authentique Fausto qui sortait de la cuisse de Jupiter. Je me tais car le voici qui s’avance et si l’envie vous vient de l’applaudir, n’hésitez pas, un champion même disparu est toujours une vieille coquette. De loin la silhouette est effilée. Aérienne et légère. Un Giacometti de chair et d’os qui frôle le ciel comme une catastrophe. Le coureur fait corps avec sa bicyclette qui lui tient lieu de squelette. Dressé sur les pédales, il se joue de la pente. C’est à se demander s’il peine pour monter. Il donne une sensation d’apesanteur. Ses boyaux lisses et minces ressemblent à de jeunes orvets dont la peau vert pâle se marbre au contact du goudron. Il grimpe en danseuse, coupe les virages au plus près selon une trajectoire parfaite. Ses jambes de feu tournent sans accroc dans un va-et-vient harmonieux semblable au mouvement perpétuel. Le coureur abolit le temps, aplanit la montagne, défie en souplesse les lois de la gravité. Il avale le goudron que le soleil liquéfie. La sueur forme un film liquide sur sa peau. Parfois il secoue la tête et des gouttes fusent de toute part, son corps est une masse d’eau salée. Il a le visage creusé du Christ. Le teint have d’un supplicié. On l’appelle Fausto, la terre entière l’appelle Fausto. Son premier prénom, celui que prononce sa mère la désormais vieille dona Maria avec son chignon blanc serré comme un poing transpercé par une aiguille de buis, celui qui figure sur sa feuille d’état civil établie le 15 septembre 1919 à Castellania, dans le Piémont, son prénom devant Dieu c’est Angelo. Le petit ange, le messager. Il n’est pas l’ange de la montagne. Il a laissé l’appellation au luxembourgeois Charly Gaul qui n’aime les cols que sous la pluie. Lui porte le soleil et l’ombre en lui. Il est Fausto. Faust dort dans son nom. Parfois il se réveille et Fausto est le jouet du diable. Au bout de Fausto roule le o de Méphisto.  

Le 11 novembre 2014 à 09:16

Frédéric Ferrer : Wow ! Et si on changeait de planète ?

Conférencier agité de la langue et mouillant sa chemise devant les urgences qui nous menacent, Frédéric Ferrer revient le 24 janvier au Rond-Point. Prophétisera-t-il la catastrophe ou l’espoir fou ? En tout cas il nous fera rire, même si les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique, menace d’astéroïdes… l’humanité devra partir. La découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrit tous les espoirs.  Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Frédéric Ferrer – Je trouve notre rapport très drôle (et assez complexe). – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue ce sont les appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage, qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et les mets beaucoup trop épicés. Ce qui la sauve, c’est notre désir de ne pas prêter notre bouche aux appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et un grand verre d’eau quand un met est vraiment trop épicé. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je n’arrive pas à l’enrouler sur elle-même. – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– L’une des rencontres qui a sans douté été des plus déterminantes pour ma langue (devenant événement pour moi) est celle d’un jeune scientifique, dont je ne me souviens pas du nom, à qui je n’ai pas parlé, et que je n’ai pas non plus rencontré personnellement (de sorte que je peux dire aujourd’hui que vraiment nous ne nous connaissons pas du tout, ce qui fait qu’il ignore totalement ce qu’il a provoqué en moi ce jour là à Bruxelles, et même jusqu’à mon existence), mais dont la conférence en néerlandais, langue que je ne parle pas et ne comprends pas, m’a permis d’accéder à un autre monde (en atomisant totalement et éparpillant façon puzzle le rapport que j’avais à ma propre langue).Et s’agissant maintenant de la question de la nourriture quotidienne, ma langue a la chance de pouvoir profiter des recettes inattendues et merveilleuses de Lou, 7 ans, et Marin, 4 ans. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais écouter les langues extra-terrestres et faire des hypothèses sur le devenir de la mienne.  

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