Le Gorafi
Publié le 04/11/2015

Les scientifiques proposent de placer la banquise dans une glacière géante en attendant de trouver une solution


Une équipe de chercheurs norvégiens vient de dévoiler les plans d’une glacière géante destinée à recueillir provisoirement la banquise menacée de fonte. Le dispositif aux dimensions pharaoniques pourrait être mis en service d’ici la fin de l’année. Reportage.

Le chantier qui devrait débuter dès le mois prochain va voir l’installation dans l’océan Arctique d’une plate-forme de plus de 100 000 hectares pour accueillir la glacière géante. « Cela représente plus de 52 millions de terrains de curling » se targuait Erik Sorensen, qui pilote le projet depuis le début.

Le chercheur précise que si le projet prévoit de sauver environ 200 milliards de mètres cubes de glace, il n’offre aucune résolution durable au problème du réchauffement climatique. « Nous agissons juste sur un symptôme, mais le mal reste toujours là. Il est donc toujours urgent d’agir et de continuer à trouver d’autres solutions » rappelle le scientifique en précisant que le chantier démesuré risquait d’augmenter de 0,2 degrés les températures dans la zone.

De nombreux pays voisins ont salué l’initiative des chercheurs norvégiens, certains annonçant qu’ils étaient prêts à apporter leur contribution au projet. Les Suédois devrait suivre avec un dispositif complémentaire au Norvégien. Trois millions de ventilateurs devraient être installés dans l’Arctique, dès que la construction de la centrale nucléaire qui les fera fonctionner sera achevée.

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 2 décembre 2015 à 09:40
Le 23 juin 2010 à 11:59

L'empire du froid

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Moscou, juin 2010Artour Tchilingarov est dans son bureau de la Douma. Il n’arrive plus à suivre l’activité parlementaire russe. Le Kirghizistan est à feu et à sang, la corruption du Kremlin est surmédiatisée, un juge vient encore d’être assassiné, les néonazis tiennent les rues de Moscou, la Slovénie a éliminé la Russie des sélections pour la coupe du monde, Dimitri Medv… Dimitri emmerde Artour. Il lui demande encore des nouvelles de l’ONU au sujet des sous-sols arctiques : l’extension du monde russe doit se passer sous la calotte glaciaire. L’idée d’Artour peut tout régler : la reconnaissance internationale de son statut d’explorateur polaire, l’accès russe à une réserve de pétrole équivalente à celle du Golfe persique et la domination énergétique de la Russie sur le monde.  Artour Tchilingarov est dans son bureau de la Douma. Il apprend que Vladimir Poutine inaugure une expo au Grand Palais à Paris. Artour en a un peu marre. Il étend ses jambes, croise ses bras derrière la tête et repense au 2 août 2007. C’est lui qui était à la tête de l’expédition arctique 2007 et des deux bathyscaphes, Mir-1 et Mir-2. Il était là, tout au fond, quand Mir-2 a planté un drapeau russe en titane, à 4302m de profondeur, à la verticale du Pole Nord. Plus il y repense, plus il trouve que c’était l’idée du siècle. Artour Tchilingarov est dans son bureau de la Douma. Il apprend qu’Elena Dementieva ne participera pas à Wimbledon. C’est fois-ci, il abandonne. Il est fatigué de la lenteur de l’ONU à accorder à la Russie la souveraineté de cette zone nordique. Il va autoriser les pétroliers à traverser l’Arctique. Ça va contrarier l’ONU et en plus, ça calmera Dimitri. Ce qui l’embête, c’est son statut d’explorateur polaire international. Il a pourtant fait comme les autres, il a mis un message d’espoir sous le drapeau : c’est une petite plongée pour l’Homme ...

Le 30 novembre 2015 à 11:16
Le 9 juin 2015 à 08:28

Des scientifiques découvrent que les rayures des zèbres ne sont pas noires, mais blanches

C’est la stupeur dans la communauté scientifique, après la découverte d’un chercheur lituanien qui s’intéressait de près au pelage des zèbres. Le spécialiste en zoologie est parvenu à démontrer que les rayures qui ornent l’animal ne sont pas noires sur fond blanc, mais bien au contraire, blanches sur fond noir. Le chercheur, Irmantas Rajoksis, aura passé plus de deux ans à observer l’animal rayé avant de rendre publiques ses conclusions. « Nous pouvons confirmer à 95% qu’à l’origine, l’animal est bien noir » explique le scientifique. « Les rayures sont donc bien blanches, ajoutées sans doute par pure coquetterie » précise-t-il, en tournant en dérision la théorie d’un de ses confrères qui prétendait que les zèbres étaient des chevaux en pyjama. Irmantas Rajoksis a commenté dans la presse locale les récentes avancées dans ses recherches. Des travaux menés à l’université de Vilnius et rendus difficiles selon lui par le manque de moyens qui l’ont forcé à travailler à partir de clichés photographiques pour mener ses recherches. « Nous avons trop peu de ressources pour nous permettre des observations sur le terrain » explique Maria, une étudiante du professeur. « M. Rakjoksis est sûrement le lituanien qui a mené le plus d’observations de clichés d’animaux » précise-t-elle, admirative. Les travaux d’Irmantas Rajoksis avaient déjà dépassé les frontières de son pays, puisqu’il avait démontré il y a plusieurs années que les poissons clowns n’avaient probablement aucun humour.

Le 13 décembre 2011 à 08:35
Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 2 mars 2011 à 08:00

L'oeuf et la poule

Question métaphysique

Qui de l'œuf ou de la poule est apparu le premier? Bien sûr, s'il fallait l'écouter, Darwin répondrait l'œuf. Heureusement, les replis des soutanes abritent des objections imparables. Il ne faut pas prêter l'oreille à Darwin. Et d'ailleurs, Darwin ne rend pas les oreilles qu'on lui prête. La bonne réponse à cette question métaphysique, l'unique, l'indiscutable réponse est… Dieu.Un jour, Dieu pondit un œuf. Et Dieu, examinant cet objet d'une forme parfaite, vit que cela était bon. Il s'interrogea longtemps, abîmé dans une profonde méditation, se priant lui-même de lui apporter la clé à ses interrogations : à quoi cela peut-il servir ? Il posa par-dessus son gros cul divin après l'avoir orné de plumes duveteuses. Une fantaisie qui lui prenait de temps en temps, les soirs où il se rendait au Lido. Il vit que cela était bon. Puis Dieu reprit sa réflexion. Après avoir créé la terre et les cieux, séparé la lumière des ténèbres, fait pousser les montagnes et les déserts de sable, après avoir inventé les océans et le pâté de lapin, Dieu n'avait plus rien à faire et s'emmerdait menu. Il s'abandonnait à la contemplation et cherchait à comprendre le sens des choses, même des plus futiles comme cet œuf. Vingt-et-un jours plus tard, la coquille de l'œuf se fendilla, un poussin naissait.Devant cet extraordinaire événement, Dieu pondit de nouveau un œuf. Il n'attendit pas vingt-et-un jours. Il inventa alors la mouillette. Et Dieu vit que cela était bon.

Le 20 mai 2011 à 08:55

Au plus nord du continent américain #2

Tant qu'il y aura du froid

Ce que l’on voit, c'est d'abord la nuit dans ces images prises par une webcam posée dans les hauteurs de Barrow, village situé au plus nord du continent américain. Eben Hopson est né ici en 1922. > voir l’épisode précédent Eben Hopson ne comprend pas. Il n’a pas vingt ans, et cette fois-ci, il n’a pas demandé à partir de Barrow. Il est inupiaq, esquimau, indien, il n’a pas de droits civiques. Il s’est retrouvé dans un bateau, ce n’était pas le North Star, mais un bateau de l’armée américaine, de l’incorporation américaine. Direction Nome, toujours en Alaska, mais au-dessous du cercle polaire, au-dessous du détroit de Béring. Nome, une ville de chercheurs d’or, de crevards, de joueurs, de tricheurs.   Eben Hopson se rend chaque matin sur la base aérienne, la dernière base avant l’Urss. Il est là pour construire des avions, des avions russes. La guerre n’a pas commencé, alors les Américains et les Russes commercent. Eben Hopson ne comprend pas. Il est encore chez les Inupiat, en face, de l’autre côté du Détroit, des Tchouktches doivent subir le même sort, un peu plus au sud, ce doivent être des Aléoutes, des nomades, éleveurs de rennes, chasseurs de morses, amateurs de viandes crues, ne demandant rien à personne. Eben Hopson fait ce qu’on lui dit. Les Américains et les Russes entrent en guerre. Il fait ce qu’on lui dit, il embarque sur un autre bateau pour la guerre des mille miles dans l’archipel des Aléoutiennes. Au moment du bombardement d’Unalaska par les Japonais, il n’est pas loin. Quand les Américains déportent les Aléoutes dans des camps sans eau ni chauffage au centre de l’Alaska, il n’est pas loin. Quand, ils pillent les maisons, tuent les phoques sans raison, s’amusent à la chasse au phoque, il est là.La guerre se finit, Eben Hospon fait ce qu’on lui dit, il reste à Nome pour installer les radars contre les missiles balistiques russes. Il est un soldat accompli, l’Amérique a besoin de lui, il ne rentrera à Barrow qu’en 1946.

Le 25 février 2014 à 08:35

Étude : La mort, 1ère cause de décès chez les Français de tous âges

Ce matin, 09 h 30 au siège de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) à Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne. La presse a fait le déplacement en masse pour suivre une conférence de presse dont l’importance est à la hauteur de l’affluence. A 09 h 35 précise, une équipe de chercheurs en biologie de l’InVS a rendu publics les résultats d’une recherche sur les causes de la mortalité chez les Français entre fin 2010 et début 2013. Et surprise. Alors que la plupart des observateurs scientifiques s’attendaient à voir les tumeurs et autres maladies cardio-vasculairesdécrocher la médaille d’or, le verdict des chercheurs a laissé bouche bée tout le monde. Selon ces derniers, la mort serait en réalité le 1er véritable facteur de décès dans la population française. « Les gens meurent parce qu’ils meurent » Anne Latieule est chercheuse en biologie à l’Institut de Veille Sanitaire. Elle a participé à cette étude autour de 540 700 cas de décès et son verdict semble sans appel : « Après un listing pour le moins exhaustif de tous les types de morts ces dernières années, on en est venu à cette conclusion aussi simple qu’évidente. Les gens meurent parce qu’ils meurent. Au-delà de la cause secondaire du décès, comme par exemple un cancer, un accident de voiture ou un suicide par pendaison, les Français meurent avant tout parce qu’ils « peuvent » mourir. » Une cause première visiblement ignorée pendant des années et qui pourtant semble concerner tous les citoyens de la France, comme le souligne Jacques Lafarge qui a piloté cette recherche : « Nous n’avons jusque là trouvé aucun cobaye de nationalité française qui ne pouvait pas mourir. La mort semble donc inhérente à l’existence de chacun des Français et peut-être même à l’existence d’êtres humains de nationalité étrangère. Mais sur ce dernier point, il ne s’agit encore que d’une hypothèse. » Une idée loin des croyances des Français Le fait d’être mortel comme raison primordiale de l’ensemble des décès dans l’Hexagone et dans les DOM-TOM ? Une vision de notre condition bien loin de ce que la majorité des Français s’imaginait jusque là, comme le souligne très justement Jacques Lafarge : « Les gens, en tout cas les Français de manière certaine, semblent oublier que la mort fait partie de notre nature apparemment. Et quand quelqu’un qui leur est proche meurt, ils préfèrent se focaliser sur la cause secondaire de la mort et ils s’attristent parce qu’ils se disent que cela aurait pu être évité. Ou alors ils souffrent tout simplement parce qu’ils ont oublié que nous, Français, nous mourrons. Naturellement. » Le Gorafi

Le 13 janvier 2011 à 13:37

I'm just going outside and may be some time

Tant qu'il y aura du froid. Une sensation en voie de disparition

Aujourd’hui, cette expression est à prononcer en plaisantant. I’m just going outside and may be some time.Elle reste ensuite. Elle reste en suspens. I’m just going outside and may be some time.Je sors, et peut-être qui sait, peut-être que dans quelque temps. Cela peut prendre un certain temps. Mais peut-être que dans quelque temps, je reviendrai.I’m just going outside and may be some time.Froide injonction, paradoxale sans doute.Laissée aux autres. Elle est née d’une situation dramatique, une situation d’une grande intensité historique.Elle a été prononcée pour la première fois lors d’un événement majeur de l’histoire de la conquête des pôles.La conquête du Pôle Sud par Robert Falcon Scott.Il y était arrivé. Tant bien que mal. Dans des souffrances atroces.Il y était arrivé avec quatre équipiers : Henry Bowers, Edward Wilson, Edgar Evans et Lawrence Oates.Mais avec un retard.Un retard considérable.Un retard de cinq semaines sur Roald Amundsen. Le 16 mars 1912Il reste 650 kilomètres à parcourir pour revenir du Pôle Sud.Lawrence Oates, meurtri par d’anciennes blessures, par la déception, par la pesanteur de la situation, Lawrence Oates n’en peut plus.Robert Falcon Scott, Henry Bowers, Edward Wilson et Lawrence Oates s’enferment dans la tente, ils se serrent pour préserver un peu de chaleur ; dehors, la tempête bat son plein. Edgar Evans est tombé dans une crevasse quelque temps auparavant. Il n’en est pas ressorti.Dehors, la tempête bat son plein. Il est question de vents à 150 kilomètres/heure, de températures qui dépassent les moins 40 °C.Lawrence Oates ne pourra pas repartir. Il n’aura pas la force. Il le sait.Il sort. Il sort pour ne plus gêner les autres.I’m just going outside and may be some time. Le 29 mars 1912.Cela fait neuf jours que Robert Falcon Scott, Henry Bowers et Edward Wilson, ne peuvent plus sortir de leur tente. Ils meurent.Ils meurent à 18 kilomètres du dépôt de vivres.

Le 11 novembre 2015 à 08:38
Le 25 novembre 2014 à 08:43

Vivre d'amour et d'eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage

C’est la fin d’un doux rêve. Celui de milliers et de milliers de couples français qui ont essayé un jour, ou qui essaient aujourd’hui, de vivre pleinement leur histoire d’amour malgré des conditions financières très difficiles. Ce matin, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a dévoilé les résultats de deux biologistes de l’institut. Ces derniers ont semble-t-il mis fin à ce qui révélait finalement de la foi quasi mystique: non, il est tout simplement impossible de vivre, voire même de survivre uniquement d’amour et d’eau fraîche. Décryptage. Un défi biologique intenable Marc Cyrulnik et Anthony Bazire sont les deux chercheurs en biologie du CNRS qui ont conduit cette étude qui vient mettre fin à une croyance vieille de plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui, il se disent catégoriques sur la question : « Il est physiologiquement impossible de vivre ou même de survivre avec simplement un apport d’amour et d’eau fraîche. Nous avons constaté chez tous nos cobayes qui suivaient un tel traitement une violente détérioration des tissus musculaires et organiques entraînant un violent déclin physique qui les conduit vers une mort certaine. » explique M. Bazire. En cause, le manque de calories et de graisses indispensables à la survie de l’organisme comme le détaille Marc Cyrulnik : « Certes l’amour nous apporte une certaine forme de bien-être psychologique. Mais ce bien-être n’a jusqu’à présent aucune incidence sur le fonctionnement correct du corps humain. Ou en tout cas très minime et très faiblement nutritionnel. Quant au rôle de l’eau, certes il est indispensable mais reste insuffisant pour permettre de maintenir le processus vital. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de repousser les limites de leurs patients. Mais Marc Cyrulnik et Anthony Bazire racontent s’être heurtés à un nombre impressionnant d’échecs : « On a tout tenté. De faire vivre des centaines de couples uniquement grâce à de l’amour et de l’eau fraîche mais nous avons hélas perdu la totalité de nos spécimens. On a pourtant essayé de changer certaines variables comme le cadre qu’on a voulu tour à tour urbain puis plus rural. Rien n’y fait. Où qu’il soient les couples ne survivent pas à un régime d’amour et d’eau fraîche. » Claire et Laurent ont respectivement 24 et 24 ans. Tous deux encore étudiants sur Paris avec un petit boulot à côté, ils ont pourtant décidé de vivre ensemble sous le même toit. Économiquement cela s’avère rude pour eux et leur consommation quotidienne d’eau fraîche et d’amour commence à les épuiser. Un constat qui fait directement écho à la recherche des deux biologistes Français et sur lequel Claire reste lucide : « Là ça devient dur. On commence à voir nos côtes et plusieurs symptômes graves de malnutrition commencent à apparaître. On rentre pour ainsi dire dans la zone sanitaire à risque mais on tient bon. Après on s’aime et on a de l’eau fraîche. C’est le plus important. Il faut juste qu’on serre un peu les dents en espérant que les choses s’améliorent vite. » La théorie des « 10 de retrouvées » dans le collimateur Cette découverte des chercheurs du CNRS démontre donc que l’expression « vivre d’amour et d’eau fraîche » ne peut être prise sérieusement qu’au sens figuré. Un coup dur pour tous les couples qui espéraient cela possible jusqu’à présent. Le CNRS a également précisé à la suite de la publication de ses résultats que d’autres chercheurs du Centre, des sociologues plus précisément, planchaient dès à présent sur une autre problématique. Les spécialistes en sciences humaines seraient déjà en train de mettre à l’épreuve la fameuse croyance sociale qui voudraient qu’«1 de perdue, 10 de retrouvées. » Une pensée fortement implantée dans les esprits mais qui semble très loin de refléter la réalité si l’on en croit les scientifiques qui essayent cependant de ne pas trop s’avancer : « C’est très difficile de conclure à quoi que ce soit au jour d’aujourd’hui. Mais de toute évidence le compte n’y est pas. On arrive parfois à 3-4 maximum. Mais jamais, au grand jamais, à 10. C’est une estimation qui nous semble davantage symbolique que réaliste. » selon Pierre Pissard, qui dirige cette nouvelle étude. Le Gorafi Illustration: Flickr /  vincen-t  

Le 5 novembre 2015 à 10:01
Le 14 septembre 2015 à 08:56
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