Les bonus de la saison
Publié le 06/11/2015

Côme de Bellescize : "Mes personnages et moi-même vivons dans un monde où tout est éphémère, violent, solitaire"


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Autres épisodes :

Dans Eugénie, l'écrivain et metteur en scène Côme de Bellescize nous fait plonger dans la vie psychique et dans les contradictions intérieures de ses personnages, en effaçant la distinction entre réel et fantasmé. Cela produit un récit à la structure complexe, avec une quinzaine de personnages et autant de lieux...
Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Côme de Bellescize

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Le 12 mai 2017 à 12:58

Copi fait rire Marilú Marini et Pierre Maillet dans leur loge #2

En conversation avec son metteur en scène Pierre Maillet, Marilú Marini se maquille et se prépare pour jouer La Journée d'une rêveuse (et autres moments...) d'après Copi.   Pierre Maillet — Quand la grande Marilú Marini m’a proposé del’accompagner dans une aventure autour de Copi, qu’elle a connu et qu’elle a beaucoup joué, souvent sous la direction d’Alfredo Arias (notamment l’inoubliable Femme assise, personnage récurrent dessiné par Copi pour la première fois incarnée sur une scène de théâtre),nous avons tout de suite rêvé d’une forme libre comme l’était notre « cher maître ». Copi, moi, je ne l’ai pas connu, mais je l’ai beaucoup joué aussi, avec Marcial Di Fonzo Bo et Élise Vigier. Copi, c’est pour Marilú, autant que pour moi, un auteur emblématique, important, un ami qu’on a toujours hâte de retrouver, et de découvrir, encore. J’ai imaginé ce spectacle bien sûr comme un hommage vibrant à l’auteur, acteur, dessinateur et figure emblématique du mouvement homosexuel des années 70, mais je voulais qu’il soit aussi et surtout un hommage à Marilú Marini par le biais de son compatriote et ami. Et j’ai tout de suite pensé à La Journée d’une rêveuse.   Terrain neutre pour elle comme pour moi, inconnu du grand public. Un beau poème théâtral, énigmatique et méconnu, créé par Jorge Lavelli en 68 avec Emmanuelle Riva dans le rôle-titre... Nous avons fait un monologue du personnage central de cette pièce, qu’elle incarne comme un double féminin de Copi acteur (dans Le Frigo ou Loretta Strong : monologues mythiques et délirants qu’il jouait avec une élégance et un détachement rares et inoubliables pour tous ceux qui l’ont vu et entendu). Elle invente sous nos yeux une sorte de Blanche-Neige, plus proche de Brigitte Fontaine que de Walt Disney. Et en miroir avec tout ce matériau poétique et fictionnel, nous traversons le Rio de la Plata, un texte écrit en 1984. Conçu comme la préface d’un roman qu’il n’a pas eu le temps d’écrire, dans lequel Copi parle comme jamais, de lui, de ses origines, de l’Uruguay, de l’Argentine où il était interdit, de l’exil, et de son rapport à l’écriture...

Le 24 septembre 2010 à 10:47

Origine. La nôtre.

Les Monstres arrivent au Rond-Point

Irruption. Ainsi naissons-nous. Sans norme ni contour. Lave mêlée, viande rouge, gènes en fusion, cheveux frisés, sexe divin, coeur au galop et pensées sans fin. Nous jaillissons refusant d’emblée ce monde où la parole ne peut dire l’immensité de nos désirs, la fureur de nos rêves et notre douleur d’exister. Nous crions, rage et panique, dès l’apparition de nous mêmes enfermés dans une peau d’humain. Le combat pour la liberté va durer quelques mois puis, sous les coups répétés de la civilisation raisonnante, notre génie considérable va se réduire en morale tiède et bon goût parfumé avec, comme seule autorisation de sortie, diverses églises où notre âme se cabossera sur des dogmes. Ainsi le bébé géant que nous sommes, l’enfant-dieu, le monstre lumineux pénètre penaud dans la cage du réel, rapetisse soudain et devient homme. Apparaît alors le secrétaire de mairie, le nouveau philosophe, le gastro-entérologue et le tennisman. Chez certains pourtant la braise des origines ne s’est pas éteinte, elle continue de raviver le souvenir de ce jardin perdu où dans une joie complice l’enfer et le paradis nous faisaient enjamber tous les horizons par-delà le bien et le mal. Ceux-là artistes ils sont. Et leurs chefs-d’oeuvre témoignent des êtres fantasques et démesurés que nous aurions dû être. De Polyphème le cyclope d’Homère au Minotaure de Dante, du Dracula de Bram Stoker au Quasimodo de Victor Hugo, des ogres de Grimm au Docteur Jekyll de Stevenson, de Phèdre dont Racine nous rappelle en un alexandrin qu’elle est la fille de Minos et de Pasiphaé, mi-femme mi-déesse, sans oublier Les Songes de la raison de Goya, Le Jardin des délices de Jérôme Bosch ou Les Monstres sacrés de Cocteau. Il en est d’autres chez qui, torturés par la norme et la loi des hommes, la braise originelle s’enflamme soudain vengeresse jusqu’à leur brûler la tête. Alors surgit de leur cervelle en cendre le seul monstre noir contenu jusque-là dans nos cauchemars et qui, le temps d’un génocide ou d’un meurtre dans une ruelle, ravage une humanité qui les étouffe. Ainsi en est-il des monstres, c’est-à-dire de nous-mêmes. Il n’y aurait pas de théâtre sans eux.> Toute la saison les monstres sont au Rond-Point : Orlan, Jacques Vergès, le champion de France de Body Building, l'homme le plus tatoué du monde, les avocats du couple Fourniret, des acteurs monstres sacrés lisent des textes monstrueux, Michel Onfray et son université populaire... Voir les liens ci-dessous qui vous renvoient vers les programmes des conférences-perfomances de la Monstrueuse université, des Lectures monstres, de l'Université populaire de Caen...

Le 20 avril 2011 à 03:21

Denis Robert contre Bankenstein - 7 : J'étais filé par la DST

Les coulisses de l'affaire Clearstream

Denis Robert raconte les coulisses de l'affaire Clearstream, 7e épisode. C'était trois mois avant qu'il soit relaxé par la Cour de Cassation des accusations portées contre son enquête. Denis Robert ne savait pas encore qu’il allait gagner au moment où nous l'avons enregistré...Mais la polémique continue, après la diffusion par Canal+ du documentaire "Cleastream, le grand bal des menteurs", réalisé par Daniel Leconte. Voici ce qu'en dit Denis Robert dans une tribune publiée par notre partenaire bibliobs.com - qui reprend notre feuilleton sur son site. Extrait :"En plein procès, Leconte avait eu la riche idée  d’interroger des journalistes pour leur demander ce qu’ils pensaient de mon travail. J’étais dans un premier temps au générique avec la mention « avec Denis Robert dans son propre rôle ». Ma victoire judiciaire les a obligés in extremis à virer les passages me concernant. J’écris « ils », car Daniel Leconte n’est pas seul. Richard Malka, son avocat qui est aussi celui de Clearstream et Denis Jeambar ont participé au film. Je ne comprends pas ce que Jeambar est venu faire dans cette galère mais tant pis pour lui. Pendant des semaines au moment des audiences, puis dans les mois qui suivirent, puis un an après, Leconte, Jeambar et les petites mains qui ont fait ce film m’ont poursuivi, écrit, supplié de parler devant leur micro. J’ai toujours refusé. Je m’en suis expliqué dans un courrier très poli."Bankenstein, conférence-performance enregistrée à l'Université Monstrueuse du Théâtre du Rond-Point le 22 octobre 2010 > épisode suivant> 1er épisode> en partenariat avec le site littéraire du Nouvel Observateur, bibliobs.com

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