Ray Banana
Publié le 08/11/2015

Demain les fourmis


... Tout comme Lon Chaney, mais plus que le Docteur Lao (qui n'en a que sept) et que la peur (qui n'en a que trois) Ray Banana a mille visages! ...

... Avant d'opter pour le bien, Ray Banana avait une prédilection pour les éclairages par en dessous, qui font toujours leur effet...

... Cet homme pense... même s'il a du mal à courir en même temps! Et en plus il parle latin...

... Ray Banana a compris que si, comme dit Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, il est très fréquent qu'on se baigne plusieurs fois dans la même piscine. 

(La presse)


Dernière parution: La Philosophie Dans la Piscine (La Boite à Bulles éditeur)

Dernier domicile connu: www.raybanana.org

 

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Le 12 juin 2015 à 08:31

30 millions d'amis

et moi, et moi, et moi

Je ne suis pas raciste, mais tout de même, vous trouvez ça normal, vous, qu'on nourrisse des pigeons idiots qui passent leurs journées à roucouler et dont les fientes abîment nos murs et nos statues, et tout ça aux frais du contribuable, bien sûr ? Vous avez déjà vu une petite vieille mettre du vieux pain sur son balcon pour attirer les rats, les cafards ?   En Suisse, une loi vient de passer pour interdire la détention de dauphins. Toujours les mêmes animaux qui ont la belle vie. Toujours les mêmes pour lesquels on légifère. Les dauphins, les ratons-laveurs, les petits lapins, les poneys. Parce qu'ils sont si choux. Pendant ce temps-là, on massacre des colonies entières de fourmis coupables d'avoir volé un peu de sucre, dans l'indifférence générale. Prenez la Constitution helvétique, je vous mets au défi de trouver une seule ligne sur les gnous, les agoutis, les carcajous ou les podagres. Alors je vous pose la question. Est-ce vraiment normal ? Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons pour nos chinchillas ?   Et moi, par exemple, qui vous parle, si j'étais un chaton, il me suffirait d'être mignon pour faire trois millions de vues sur youtube sans avoir besoin de me creuser la cervelle (et heureusement, parce bon, le chaton, on parle de quelqu'un qui peut poursuivre sa propre queue pendant des heures, alors se creuser la cervelle, excusez-moi, mais c'est pas tellement le genre de la maison) pour trouver une chute à cette chronique « plus animalière ».

Le 19 août 2014 à 08:32

Deux mois dans une fourmilière - suite

Comme je vous l’ai raconté dans mon premier article, j’ai effectué, pendant ma prime jeunesse, un stage de deux mois dans une fourmilière. Beaucoup de lecteurs m’ont contacté pour me demander pourquoi je n’avais pas cherché à y rester, mais en CDI. Après tout, un job bien payé et pour lequel on ne travaille qu’au tiers de son potentiel, ça ne se refuse pas. Pour mémoire, une fourmi ne travaille réellement que le tiers des heures pointées. Le reste du temps, elle l’occupe à ne rien faire, où simplement à faire ce qui lui plaît. La raison qui m'a poussé à ne pas persévérer dans cette voie, c'est que j’étais ambitieux. Pendant ces deux mois, j’ai voulu me rapprocher du sommet de la fourmilière, alors j’ai travaillé dur, très dur. Et travailler deux fois plus que les autres – ce qui ne m’amenait toujours qu’aux deux tiers de mon potentiel, un ratio somme toute raisonnable – m’a permis de gravir plusieurs échelons chez les fourmis. Le problème, c’est que ma méthode fonctionnait, mais que ça n’était pas la meilleure, et à force de me faire passer devant par toutes les fourmis qui utilisaient leur temps libre uniquement à se faire bien voir par la reine, j’ai fini par jeter l’éponge. Maintenant je suis sûr d’une chose, on ne réforme pas une fourmilière de l’intérieur. En revanche, un jet d’eau et quelques bons coups de pelle devraient parfaitement faire l’affaire.

Le 5 septembre 2015 à 08:27

E-passeur.com

Cher e-réfugié, merci de nous avoir choisi. Avant la guerre, tu étais médecin, avocat, étudiant en Syrie et tu te retrouveras bientôt sur les routes, devras supporter la faim, la soif, le froid, traverser des mers. Mais maintenant, grâce e-passeur.com, tu as un vrai compagnon de route. Plus besoin de chercher des passeurs malhonnêtes dans chacun des pays traversés, nous resterons en contact tout au long de ton périple. Tu pourras nous envoyer des messages Whatsapp, parler à ta famille par Skype, lire les tweets des autres migrants, te diriger par Google Map et nous liker régulièrement sur Facebook ! Avec ton smartphone, tu pourras réserver ta place sur une barque de pêcheur, dans un camion frigorifié, dans un container de navire de marchandises, retenir un matelas dans un campement de clandestins ou encore poster tes selfies pour que la vieille Europe se réveille enfin ! Rappelle-toi, elle n’avait pas vu les quatre millions de syriens déplacés avant que la photo du petit Aylan circule sur les réseaux sociaux. Tu pourras aussi profiter de nos conseils en cliquant sur notre rubrique « vie pratique » : Comment te glisser entre la remorque et la cabine du chauffeur d’un poids lourd, comment effacer tes empreintes digitales en les brûlant à l’acide ou en arrachant la peau de tes doigts. Tu vois, ami internaute, on n’arrête pas le progrès.  Souviens-toi, le plus grand nom de l’histoire du numérique était le fils d’un réfugié syrien : Steve Jobs. Viens donc vite rejoindre e-passeur.com !

Le 13 octobre 2014 à 08:23

Leurs mains comptaient cinq doigts

Dans la nuit du 5 au 6 hyuz, Trdm Krzt affirme avoir été enlevé par des jouglas bleus. Voici son témoignage : « Il faisait un pyrex pas possible cette nuit-là. J’étais posté à la fenêtre de ma chambre à prendre l’air quand soudain j’aperçois une sorte de Dzoing volant, carré comme un huissier. Dans un grand vacarme, l’engin se pose à une centaine de mètres de ma demeure et en descend trois jouglas bleus d’une taille impressionnante – ils faisaient dans les deux prouks, deux prouks et demi, chacun. Après s’être étirés, ils se mettent à marcher d’un pas lent à inspecter les lieux. Bientôt, je réalise qu’ils se dirigent vers chez moi. Je me rue sur mon secrétaire et me saisis de mon Katrol 38. Ils sonnent à la porte. J’ouvre en braquant mon Katrol sur eux. Effrayés, ils lèvent leurs longs bras vers le ciel. L’un d’entre eux me dit dans une langue très étrange (la réplique a été captée par le EIM - Enregistrement Intra Muros) : - Pogrul loumirnie dotru. Castre pryst tombolot acite grouza im potiron ! A quoi je réponds : - Je ne comprends rien à ce que vous racontez. Allez-vous-en ! C’est alors qu’un deuxième se met à s’exprimer avec les mains – qui comptaient cinq doigts ! Je comprends enfin qu’ils cherchent un toit pour la nuit. Pour prouver leur bonne foi je suppose, le troisième sort de sa poche un billet vert et me le tend. Le billet ressemble beaucoup, mais en bien plus petit, aux diplômes qu’on accroche fièrement dans nos salons. Toujours en braquant mon Katrol sur eux mais avec moins de véhémence, je leur fais signe d’entrer en leur demandant d’enlever leurs zobasses avant de franchir le seuil. Puis, comme le veut la tradition, je leur sers un Partzel au chocolat. En les observant siroter leur boisson je finis par les trouver touchants et sympathiques. A un moment donné, il y en a un qui a voulu se prendre en photo avec moi. « Selfie ! Selfie ! » qu’il a crié automatiquement… Ensuite, somnolent et quelque peu rassuré, je prends congé pour aller me coucher, les laissant dormir dans le salon… Le lendemain matin, j’ouvre les yeux dans un endroit qui m’est parfaitement inconnu. Je suis attaché sur un chariot de la tête aux pieds. On m’a probablement anesthésié car je ne sens rien et je peux à peine bouger. Des jouglas bleus vêtus de blouse blanche s’affairent autour de moi. Je regarde dehors, il y a une sorte d’immense suppositoire qui s’apprête à décoller. A moitié endormi, je demande à l’un des jouglas bleus en blouse blanche – une  meuf – où est-ce que je me trouve. N’ayant pas l’air d’avoir saisi ma question, elle me répond par une autre question, laconique :  - Nasa ? Je fais non de la tête – « non, je ne veux pas faire pipi » – et je me rendors. Quand je rouvre les yeux, je me retrouve cette fois-ci chez moi, dans mon lit, avec une énorme tache violette à l’avant-bras… » A la question « comment décririez-vous les jouglas ? » Trdm Krzt répond : « Les jouglas sont bleus. Leur planète est bleue. Chez eux tout est bleu presque. Bleu comme la tristesse. »

Le 8 avril 2011 à 09:27

A propos du film GAZA-strophe

Dialogue de deux scuds par vents contraires

Jean-Pierre : Ce film tourné à Gaza au lendemain de l’opération « Plomb durci » de janvier 2009  m’a bouleversé. Bouleversé par ces images d’après cataclysme, bouleversé par le contenu effroyable des témoignages, bouleversé par la dignité des témoins, bouleversé par l’acharnement d’Israël à massacrer les populations civiles. Catherine : Evidemment, moi aussi j’ai été bouleversée ! On ne peut pas rester insensible à l’intolérable. Néanmoins, passé le stade de l’émotion légitime et sans entrer dans une critique de film hors de propos, le point de vue des réalisateurs m’a dérangé. Jean-Pierre : C’est justement ce qui m’a interpellé. Ce zoom sur la catastrophe organisée que semblent nous confier les victimes. Dans le cas présent le point de vue de l’adversaire ne m’a pas manqué. Catherine : Moi, si. Au contraire de toi, face à un sujet aussi sensible, les répétitions des témoignages, au-delà de leur légitimité et de leur véracité, des images de dévastation, sans analyses et sans réflexion géopolitique m’ont donné une sensation de contrainte et de manque. Je n’aime pas que l’on m’impose une adhésion. On ne se refait pas. Jean-Pierre : Moi, j’aime être en empathie totale et personne ne m’a forcé ! D’autant que tu sembles oublier une dimension capitale du film : l’humour et la poésie. Lorsque je les entends respirer la poésie de Mahmoud Darwich au milieu des ruines, je ne peux m’empêcher de penser aux témoignages des rescapés des camps d’une autre catastrophe… Catherine : Mais mon cher Jean-Pierre, je ne les ai pas oubliés. S’il y a une chose qui m’a profondément bouleversée dans ce film, c’est l’humain dans toutes ses dimensions et la poésie qui irrigue ce film, qui jaillit à la fin dans cette grotte de ruine où ces hommes sont terrés, dans un lyrisme sublimé. Jean-Pierre : Enfin un terrain d’entente ! J’en ajouterai un autre. Cette phrase qui revient dans un sourire tout au long du film : « Encore deux victoires comme ça et il n’y aura plus aucun Palestinien à Gaza ! ».   GAZA-strophe, film documentaire (95 mn – mars 20011) de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk. Projeté Espace Saint-Michel, Paris. DVD disponible.   > www.gaza-strophe.comJean-Pierre Thiercelin et Catherine Tullat

Le 25 août 2010 à 08:17

Le parti du Chien à deux queues (Magyar Kétfarkú Kutya Párt)

Carte postale de Budapest

"Il est si mignon, il ne va pas te voler !"Voteriez-vous pour le nouveau parti dont les affiches ont envahi Budapest cet été ? Ce toutou à cravate qui rassemble bien visiblement sa duplicité dans une jolie double queue, promet la vie éternelle, le droit de vote aux animaux, la bière gratuite, l'abrogation des impôts, l'ouverture de relations diplomatiques avec les extraterrestres, l'entrée des virus au Parlement (sous un espace vitré pour éviter la contagion), une réforme de la météo avec neige en hiver sauf sur les routes nationales, le Rallye de Monte Carlo en Hongrie... "Le MKKP est fondamentalement différents des autres partis au sens où nos promesses ne sont clairement que des promesses. C'est un programme rationnel et urgent  pour faire décoller le pays. C'est la seule option raisonnable.", précise le programme du Chien à deux queues hongrois. Après les Turcs, les Habsbourg, une dictature fasciste qui fait alliance avec les Nazis et enfin l'occupation soviétique, les Hongrois n'expérimentent vraiment la démocratie que depuis la chute du mur. En donnant des gros coups de volant à chaque élection. Des virages de plus en plus rageurs, au vu des tombereaux de promesses non tenues par les partis qui se sont succédés au pouvoir. Cette année, le pays a fait un tête à queue à droite : les électeurs viennent de confier tous les leviers à Viktor Orban, un libéral nationaliste très sarkozyste dans sa manière de monopoliser le pouvoir. Son opposition de centre gauche s'est volatilisée au profit d'un nouveau parti populiste d'extrême droite ouvertement antisémite et bouffeur de Roms, le Jobbic ("Y'a bon à droite"). A ceux qui ne savent plus à quel bulletin se vouer, le parti du Chien à deux queues veut apporter un peu d'air frais en présentant ses candidats à la mairie de Budapest et de Szeged aux très prochaines élections municipales. Ils sont sans doute encouragés par la victoire du comique islandais Jon Gnarr à la mairie de Reykjavik en juin dernier. Après le crash qui a rendu visible à tous les Islandais la collusion entre finance et politique, son "Meilleur Parti" s'est imposé en proclamant : "Un seul Père Noël pour faire des économies, un ours polaire pour le zoo de Reykjavik, Disneyland à l’aéroport, un Parlement sans drogues d’ici 2020".Des promesses dont pourrait s'inspirer Eva Joly avec son projet de "déprofessionnalisation de la politique"...

Le 12 août 2011 à 13:31

Jeudi en me concentrant j'ai réussi à empêcher une feuille de tomber d'un arbre

Ce matin j'étais devant mon bol de porridge quand j'ai vu ma cuillère se lever toute seule, prendre du sucre dans le sucrier, le verser dans mon bol, mon couteau se lever, prendre du beurre dans le beurrier, tartiner mon pain, se lever le pack de jus d'orange, en verser dans mon verre, puis j'ai senti un tendre baiser sur ma joue. C'était ma femme, mais tout ça s'est passé si vite.Hier j'ai rencontré Mme Douglas. Elle m'a embrassé sur les lèvres en murmurant, toi mon chéri tu es fait pour l'amour. C'est en s'éloignant qu'elle me lança "je m'appelle Mme Douglas". Un soir, au cinéma, j'ai fait du plat à mon voisin en croyant que c'était une femme, alors qu'en réalité, c'était un chien. C'est lui qui me l'a dit, au moment où je m'apprêtais à l'embrasser, il m'a murmuré, je serai ta chienne. Un matin en me levant je me suis aperçu que mes cheveux avaient poussé dans la nuit. Ma femme en me voyant s'est écriée, Qui êtes-vous Monsieur, voulez-vous bien sortir de mon lit ! Mais chérie, c'est moi Jean, mes cheveux ont poussé dans la nuit! Mon mari n'a pas de barbe Monsieur, a-t-elle dit. C'est à ce moment-là que je me suis souvenu que je m'appelais Bernard. Jeudi en me concentrant j'ai réussi à empêcher une feuille de tomber d'un arbre. Je l'ai vue hésiter à mi-chemin du sol, vaciller puis remonter et se fixer au point exact de la branche d'où elle s'était détachée. Au printemps j'avais déjà hâté l'éclosion d'un bourgeon en lui prétendant que tout le monde était déjà sorti.  (A suivre)

Le 22 septembre 2011 à 08:00

Devenir caméléon

Pourquoi se battre ? Pourquoi faire des efforts ? Je crois que je ne vais plus bouger. Avec de la chance je vais finir par prendre la couleur de mon environnement. Je veux devenir un caméléon. Jusqu’à maintenant je me suis conduit comme si j’avais le pouvoir d’être un anti-caméléon : je voulais donner mes couleurs au monde. L’influencer, le changer, l’amender. Mais le monde est récalcitrant. C’est une lutte sans fin pour un résultat incertain. Alors il vaut mieux devenir comme le monde. Se fondre dans la masse. Ne plus bouger. Ne plus offrir sa fatigue et son énervement, ne plus sacrifier sa bonne humeur. C’était une erreur. Il faut se laisser couler. La noyade est la seule règle de vie valable. C’est à partir de ce moment que l’on peut agir, car on ne gaspille plus son énergie à tenter de rester à la surface. Se noyer, doucement, se laisser porter par les courants. On veut tout le temps prendre position et se tenir face à un monde monstrueux. Résister. Mais on est ignoré, souvent même écrasé. Nous ne changerons rien à la destruction de la planète et à la domination sociale. Nous avons passé des années à nous battre sans résultat. La lutte pour un monde meilleur nous abîme. Nos épuisements et nos cicatrices ne sont pas des victoires. Peut-être la solution est de devenir invisible. Parer les coups de l’éternelle déception, de la dureté, de la solitude, de l’incompréhension. Invisibles, non pas à nos yeux, mais aux yeux de ce qui nous opprime. Ne pas prendre le monde si sérieusement que l’on se croit obligé d’apparaître entièrement face à lui, et donc offert à ses coups. Il faudrait ne plus être honnête. Superbement mentir. Apprendre à faire disparaître des parties de nous-mêmes et les garder en secret. Les nouvelles révolutions seront menées par des hommes et des femmes qui sauront être des fantômes.

Le 9 avril 2013 à 07:52

WWF publie sa liste annuelle d'animaux qu'il n'est franchement pas du tout nécessaire de protéger 

New-York – Comme chaque année, le Fond Mondial pour la Nature (WWF) a rendu publique sa liste réactualisée de ces espèces qu’il n’est franchement pas du tout nécessaire ni urgent de protéger. Une liste qui fait débat – parfois même au sein de l’association – mais qui est suivie dans de nombreux pays. Des priorités même dans le monde animal C’est lors d’une conférence de presse express que le Fond Mondial pour la Nature a révélé sa liste 2013 des animaux qu’il n’est franchement pas nécessaire du tout de protéger. Une liste peu différente de celle des années passées, dans l’ensemble. On y retrouve sans surprise le requin blanc. « Une espèce sans intérêt et dangereuse » a commenté le porte-parole de l’association écologiste. « Les rares fois où on essaie de s’approcher d’eux, ils sont agressifs, nous avons perdu suffisamment de plongeurs dans ces idioties » rajoute t-il. Suivent le Dragon de Komodo, reconnu pour sa laideur. « On n’arrive à rien avec ces animaux. Ils font peur aux enfants. Nous avons tenté de faire des peluches à leur effigie, nous n’en avons vendu aucune » ajoute-t-il. Parmi les nouveaux venus, le Koala. L’animal, pourtant au demeurant fort sympathique et à l’allure attendrissante, a usé la patience de nombre d’organisations écologistes. « Nous dépensons des millions pour leur protection et ça ne fait que manger de l’eucalyptus à longueur de journée. Il arrive un moment où il faut taper du poing sur la table ». WWF précise que l’ajout sur la liste est temporaire. « Une fois qu’ils comprendront qu’on ne peut pas toujours être derrière eux, ils se bougeront » . En fin de liste on trouve la grenouille violette, elle aussi très critiquée pour son esthétique « Elle ressemble à tout sauf à une jolie grenouille. Et jusque là on ne lui pas trouvé la moindre utilité ». Autres animaux concernés, le Cochon de mer, qualifié de « moche, triste et ridicule », ou encore le Chlamydophore tronqué qui a surtout beaucoup fait rire l’assistance. Le Gorafi photo: DR  

Le 24 décembre 2014 à 09:46
Le 16 août 2011 à 10:00

Mieux connaître les maladies pour mieux connaître le monde.

L'éducation devrait d’abord consister en une éducation aux maladies. Rien n'est plus important que la maladie. Les virus et les bactéries sont nos animaux domestiques, les colocataires de nos corps. Mieux que ça : ce sont les premiers êtres que nous rencontrons. Ils nous accueillent dès la naissance. Quand nos parents nous prennent dans leurs mains au sortir du ventre, ce sont des bactéries qui nous font la fête et se jettent sur nous. Apprenons à nous connaître. Faisons les présentations. Essayons de trouver un terrain d'entente. Peut être alors que nos rapports ne seront plus aussi conflictuels.Les maladies devraient être une matière à l'école comme les mathématiques et la géographie. On étudierait leur histoire et leur action. On mettrait tout en oeuvre pour vivre en bon voisinage.Et puis nous rapprocher des maladies nous aiderait à comprendre la société humaine. Il n’y a pas meilleur indicateur social : elles nous renseignent sur les inégalités de revenus, sur la répartition des richesses d'un pays, son hygiène, son rapport au corps, à la nourriture. Apprendre à connaître les maladies c’est apprendre à nous connaître nous-mêmes.Les maladies sont la base de la société. Rien n’est plus important. Elles nous accompagnent à tous âges. Rhume, acné, grippe, infarctus, allergies. Je les soupçonne d’être notre copilote. Elles nous guident et nous cadrent.Surtout en considérant les maladies on comprendrait que nous sommes nous-mêmes une maladie. Alors on ne s’étonnerait plus des dégâts que nous faisons à notre planète, des tragédies que nous nous infligeons à nous-mêmes. A partir de là, à partir de ce diagnostic, il sera enfin possible non pas de changer, mais d’inventer des ruses qui atténueront nos effets les plus délétères sans pour autant nous soigner complètement. Car nous guérir, ce serait nous éradiquer.

Le 2 septembre 2014 à 09:42

Les extraterrestres pensent trouver une intelligence humaine d'ici 20 ans

Les extraterrestres restent étonnamment optimistes dans leur prévision de recherche. Ainsi, ils ont maintenu leur objectif de trouver une preuve d’une potentielle intelligence humaine sur Terre d’ici vingt ans. « Nos schémas de calculs nous montrent que notre faisceau de recherche se réduit, on va forcément toucher au but » estiment les chercheurs extraterrestres, pas découragés par la possibilité de se heurter à un possible mur. « On y pense, bien sûr. Qu’au fond, nous ne soyons qu’en fait terriblement seul dans l’Univers. Mais on pense que la Terre possède les caractéristiques nécessaires pour l’apparition de la vie et donc, pourquoi pas, d’une intelligence ». Découvrir une trace d’intelligence sur Terre remettrait en question de nombreuses théories et ouvrirait aussi la porte à un nouveau champ de possibilités. « C’est un peu notre obsession, savoir si nous sommes seuls dans l’Univers capables de raisonnement et d’empathie »  explique un chercheur,  même si pour bon nombre la possibilité que l’humain puisse posséder une telle faculté d’empathie reste clairement du domaine de la science fiction. Les chercheurs arpentent ainsi la planète depuis des années, équipés de dispositifs et d’appareils, destinés à calculer et relever les traces de vies. « Nous avons décelé des traces de vies, très résiduelles, mais pas forcément des traces d’intelligence » contre-balance un autre chercheur, moins optimiste que ses confrères. À l’issue de la conférence de presse, les chercheurs ont annoncé  leur intention de focaliser leur recherche sur une région non analysée dans l’immédiat et dans laquelle ils ont placé de grands espoirs de découvertes, le Moyen-Orient.

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