Nous avons aimé
Publié le 10/11/2015

Golgota Picnic : une pièce de théâtre en correctionnelle


Récit d'un procès, lestroiscoups.fr

J.-M. Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. »

J.-M. Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. »

Jean-Michel Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. »

"On se souvient de l’affaire Golgota Picnic, de l’effroyable mobilisation contre le Théâtre du Rond-Point à coup de menaces de mort, de manifestations et d’actions coup-de-poing pendant les 9 représentations de la pièce de Rodrigo García. C’était au mois de novembre 2011 ; le procès, lui, se tenait vendredi 30 octobre."

Ainsi commence le très détaillé compte rendu du procès en correctionnelle intenté par l'A.G.R.I.F contre le Théâtre du Rond-Point et les éditions Les Solitaires intempestifs, le 30 octobre dernier, quatre ans après les faits. Prise de note pointue par Lise Facchin et crobards noirs et blancs stylés de Frédéric Chaume, les envoyés spéciaux de la revue théâtrale lestroiscoups.fr  – bref si vous désirez en savoir plus, allez voir l'article complet ici.

En attendant, quelques instants croqués et leurs verbatim ci-dessous :

Maître Richard : « Oui, Rodrigo García provoque ! Bien sûr qu’il provoque ! Comme tous les artistes, qu’est-ce qu’une œuvre qui ne provoque pas ? (...) Quant à la prétendue unanimité de l’opinion des chrétiens sur ce spectacle, en tant que catholique, je ne me reconnais pas et ne me reconnaîtrais jamais dans l’A.G.R.I.F. »


Maître Triomphe : « L’auteur peut dire ce qu’il veut, le titre parle pour lui : Golgota Picnic, c’est la crucifixion du Golgotha qui est le thème. »


Mme le procureur : « L’avocat de la partie civile nous a posé la question de savoir quel était l’intérêt de cette pièce pour le débat public. Mais la question n’est pas là. La question est de savoir si la communauté chrétienne est délibérément visée par les propos incriminés, et je n’en suis pas convaincue. (...) Le parquet considère que la plainte de l’A.G.R.I.F. n’est pas caractérisée (…) et demande donc la relaxe. »



Vous n'imaginez pas le nombre de manuscrits, de films, de livres, de projets que le Rond-Point reçoit chaque mois. Et parmi ces monticules, il y a des perles qui n'ont pu trouver place dans la programmation déjà très fournie du théâtre. La tête pleine de pages vibrantes et le cœur chaviré, nous publions ici ce que nous avons aimé et que nous désirons vous faire partager.
 

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Le 10 novembre 2011 à 12:36

« Dis-moi si Dieu mange, et s'il a un boyau rectum ? »

Voltaire (dictionnaire philosophique, article déjection)

D’approximations en incompréhension, intégristes mais aussi catholiques plus ou moins traditionalistes et désinformés conduisent depuis une dizaine de jours une campagne désastreuse contre la création artistique dont les conséquences dépassent les calculs de quelques apprentis sorciers mitrés. Des spectateurs accueillis sous les insultes, plusieurs centaines de manifestants hurlant au blasphème, quelques arrestations, des adolescents en larmes place du Châtelet qui égrènent leur chapelet pour obtenir l’exorcisme d’un artiste et d’un spectacle sataniques, c’est le bilan de dix jours d’agitation aussi saugrenue qu’anachronique. Tout cela prêterait à rire si le pathétique de la situation ne fondait d’authentiques motifs d’inquiétude. Celle de voir à Paris des représentations théâtrales assurées librement à la condition d’être protégées par la police,  des artistes diffamés, un spectacle chaque soir compromis, entravé, dénaturé par les conditions honteuses de sa représentation.    De l’œuvre d’Andres Serrano, Piss Christ, partiellement détruite en avril dernier à Avignon lors de son exposition à la Galerie Yvon Lambert, au boycott, organisé comme une opération commando, du spectacle de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, au Théâtre de la Ville, la hargne militante de catholiques intégristes cherche à imposer une forme d’épuration à la création artistique, et lui conteste le droit de s’emparer de l’héritage religieux collectif. Intimidation et censure, le projet n’est pas nouveau, la méthode éprouvée, les responsables bien repérés. Beaucoup plus inquiétant est le phénomène qu’on observe depuis quelques mois et qui touche un catholicisme réputé modéré et ouvert, peu enclin pourtant à la bigoterie et respectueux des limites qui doivent être celles du religieux dans la cité. Sous l’action concertée d’un nombre d’évêques et d’archevêques significatif, fulminant des déclarations incendiaires sur des œuvres dont ils ne connaissent que partiellement le titre et rarement le fond, c’est à une bronca bientôt généralisée contre les artistes et les théâtres que nous assistons.   Dépassant le cercle des militants d’extrême droite qui font le gros des troupes de l’intégrisme, voilà que l’Eglise catholique elle-même éructe contre Gólgota Picnic, le prochain spectacle de Rodrigo Garcia. Qualifiant l’œuvre d’ « hystérie culturelle » et de spectacle « indigne de la démocratie », des ecclésiastiques voudraient la voir interdite pour satisfaire des catholiques blessés et souffrant dans leur chair une nouvelle mort du Christ. Les théâtres qui la présentent, le Rond-Point à Paris comme le Théâtre Garonne à Toulouse, s’ils étaient privés de subventions et sanctionnés par l’Etat et La Ville, illustreraient alors, selon l’église, par leur honte bue, le sens des responsabilités des élus nationaux et locaux qui les auraient cloués au pilori des blasphémateurs. Un brûlot officiel publié sur le site Internet de la Conférence des évêques de France laisse pantois par sa brutalité et son caractère liberticide. Pour ceux qui se souviennent qu’il est écrit dans l’évangile « tu seras jugé à la mesure dont tu auras toi-même jugé », ils ont fort à redouter un passage à tabac des fanatiques le jour venu. Avant de trembler pour le salut des prélats d’Inquisition, c’est l’intégrité artistique et physique de tous, artistes, techniciens, acteurs culturels participant à la liberté de création qui inquiète et mobilise. Et c’est encore bien évidemment la sécurité mais aussi la liberté des spectateurs de Rodrigo Garcia qui préoccupent. Voilà l’aberration à laquelle on livre aujourd’hui artistes et institutions culturelles : celle de redouter, au cœur de la capitale d’un pays qui s’honore d’avoir fondé les principes des Droits de l’Homme, que la faculté de voir, de ressentir, de penser et de s’exprimer soit compromise du fait de l’action d’extrémistes relayés imprudemment par l’impéritie de quelques religieux obscurantistes.    Certes, Rodrigo Garcia est iconoclaste. Il ne ménage ni son discours ni les moyens de l’asséner mais n’oblige personne à le voir ni à l’entendre. Oui, il attaque frontalement au nom du message biblique l’action de l’Eglise catholique comme avant lui l’ont fait les philosophes des Lumières, ou Dostoïevski, ou même, accordons ce plaisir à nos extrémistes, Charles Maurras, parmi une cohorte d’autres pourfendeurs.   Certes, tout cela est en partie subventionné par l'État et la ville, parce que notre pays fonde aussi la liberté des citoyens sur la liberté de leur accès à une culture diversifiée, privée ou non, rendue possible par une politique culturelle qui permet par ailleurs l’existence et la pérennité d’édifices classés (a caractère religieux ou non), de manifestations qui peuvent à voir avec l’art et la musique dits sacrés, avec la conservation et l’exposition d’œuvres picturales (aux figures religieuses ou non), ce que personne ici ne souhaite remettre en cause. La finalité du subventionnement sur fonds publics dans le spectacle vivant, c'est justement la possibilité et la garantie de la pluralité des formes et des opinions, non la rétribution d'une conformité à une norme édictée bien pensante, non clivante, neutre et neutralisante.   Oui, il y aura sur la scène du Rond-Point de la viande et du sang comme il y eut des excréments sur celle du Théâtre de la Ville ces derniers jours. N’en déplaise aux groupuscules extrémistes, il n’est pas certain que cela soit ce qui pue le plus fort dans le paysage de cette affaire. Il y aura de l’irrespect, de la provocation, c’est-à-dire de la pensée qui s’oppose à la pensée, du vent qui souffle dans tous les sens.   Jean-Michel Ribes rappelle dans « Le Monde » qu’en 1545, Lucas Cranach grave une caricature du pape chevauchant une truie. Complice, Martin Luther la légende : « Tu veux avoir un concile ? À sa place, reçois ma merde ! ». Alors excommunié et menacé de mort, Luther s’est vu au mois de septembre dernier salué comme un puissant théologien par Benoît XVI lors de son voyage en Allemagne. Il n’en est pas tant demandé pour Rodrigo Garcia. Qu’on lui accorde seulement le droit de créer et d’être entendu dans des conditions pacifiques, qui sont celles de l’art et de la culture, fussent-ils subversifs. Qu’on laisse à ceux qui auront la curiosité ou le goût de partager son œuvre de le faire sans menace et sans insulte. Qu’on nous laisse le temps de ne pas désespérer des catholiques.

Le 8 janvier 2015 à 10:10

Charb : "J'en ai marre qu'on s'inquiète de voir les musulmans modérés ne pas réagir"

Charb : "On s'inquiète de voir les musulmans modérés ne pas réagir. Il n'y a pas de musulmans modérés en France, il n'y a pas de musulmans du tout, il y a des gens qui sont de culture musulmane, qui respectent le ramadan comme moi je peux faire Noël et bouffer de la dinde chez mes parents, mais ils n'ont pas à s'engager plus que ça contre l'Islam radical en tant que musulmans modérés, puisqu'ils ne sont pas musulmans modérés, ils sont citoyens. Et en tant que citoyens oui ils agissent, ils achètent Charlie Hebdo, ils manifestent à nos côtés, ils votent contre des gros cons de droite. Ce qui me fait chier c'est qu'on les interpelle toujours en tant que musulmans modérés, il n'y en a pas de musulmans modérés. C'est comme si on me disait à moi :« Réagis en tant que catholique modéré. » Je ne suis pas catholique modéré, même si je suis baptisé. Je ne suis pas catholique du tout." Nous avions publié cette vidéo le 11 décembre 2011, alors que le Théâtre du Rond-Point était assiégé par les intégristes catholiques qui voulaient interrompre les représentations du spectacle Golgota Picnic de Rodrigo Garcia. Charlie Hebdo nous avait soutenu sans faille. La rencontre avec Charb a eu lieu dans les nouveaux locaux où le journal s'était réfugié après la destruction de ses bureaux par un cocktail molotov. Charb: "I'm frustrated by the growing concern regarding moderate muslims' lack of engagement" Charb: "People are worried by moderate muslims’ lack of political engagement. There are no moderate Muslims in France, there are no Muslims at all. There are people of Muslim heritage, who respect the Ramadan as much as I respect Christmas when I gobble down my turkey at my parents’ place. But it no way does this oblige them to be more involved against Radical Islam, since they are not moderate Muslims, they are citizens. And as citizens, they do react, as they buy Charlie Hebdo, as they demonstrate with us and vote against these right wing assholes. What pisses me off is that they’re always called out as moderate Muslims. There are no moderate Muslims. It’s as if someone were to demand from me that I «React, speaking as a moderate Catholic.» I’m not a moderate Catholic, although I am baptized. I’m not a Catholic at all."   We uploaded this video on 11 December 2011 when Catholic fundamentalist were demonstrating and attempting to disrupt the performances of Rodrigo Garcia’s «Golgota Picnic». Charlie Hebdo defended us relentlessly. The meeting with Charb took place in the new headquarters they moved in following the destruction of their precedent address by a Molotov cocktail.

Le 6 septembre 2013 à 18:39

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Nicolas Pottier, 3e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'années 2013. Aujroud'hui le 3e secrétaire, Nicolas Pottier.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? Assez récemment pour finir : il y a deux ou trois ans, lorsque j'ai voulu présenter la Conférence, la vraie : la Conférence des avocats au Barreau de Paris. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?La rencontre jouissive de deux masos et de douze sadiques. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Tous et aucun.    Comment s'est passée votre première Berryer ? Ceux qui vous diront qu'ils s'en souviennent mentent : nous avions tous trop bu... N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ?Les conférences Berryer ne sont qu'un des aspects de notre mandat. L'essentiel est ailleurs, dans les missions pénales criminelles. Mais les Berryer compensent la pesanteur de ces missions par un peu de légèreté.  Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Xavier Nogueras. C'est un authentique fou, incontrôlable, magnifique. Qui aurait l'idée de le défendre ! Personne n'oserait l'attaquer ! Imaginez une Berryer dans le métier des ambulanciers...Une course de stock-car entre douze ambulances et deux civières. Un médecin-chef qui passe après la bataille et, comme il se doit, tire sur les ambulances. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 30 mars 2015 à 13:39

Rodrigo García : "Nous ne savons pas aimer"

Rencontre avec l'écrivain, metteur en scène et directeur de théâtre Rodrigo García au resto du Rond-Point. 2e épisode : l'autre. "Pour moi, l'idée de l'autre est très simple : je ne peux pas croire qu'en cet instant même il existe dans le monde des millions de gens qui vivent leur propre vie, je ne peux pas le croire et moi je ne fais en aucune manière partie de leur vie, pourtant j'aimerais les connaître, j'aimerais qu'ils me connaissent, les Chinois, les Boliviens, les Vietnamiens, les Allemands... Ça me semble miraculeux, incroyable que tous ces gens vivent leur propre vie et que je n'aie aucune relation avec leurs vies. C'est quasiment une chose religieuse, je le vois comme si nous étions tous des éléments d'un même être et il y a un démembrement douloureux qui fait que nous ne sommes pas proches, que nous ne connaissons pas. C'est absurde, ridicule mais il y a un mal-être en moi généré par ça, une grande curiosité, un grand désir de voir ce qui arrive aux autres, mais aussi  peut-être une chose sexuelle, je pense que ça me plairait de baiser avec tous ces gens ! Ce qui me surprend c'est que les autres, c'est finalement comme  du spiritisme… Tu vis seul et tu meurs seul, toutes les relations que tu peux avoir dans ta vie – amitié, famille, enfants – je les considère comme des ombres, pas comme des choses réelles. Les seules choses réelles sont les choses physiologiques, la mort bien sûr. Le reste ce sont des inventions pour nous distraire de l'idée principale : nous vivons et que nous mourons seuls. Alors j'ai envie d'être au contact de tous les gens, mais dans le même temps, je sais que c'est impossible, je sais que c'est impossible même que nous soyons ensemble, tous les trois, là, à discuter. Il y a beaucoup de mondes, j'imagine, la réalité que nous avons ici, dans un théâtre à Paris, notre travail, notre manière de vivre ne ressemblent en rien à la vie que peuvent avoir les gens en Bolivie, en Alaska. C'est une question de mondes intérieurs. Je vis dans cette société capitaliste, occidentale, nous connaissons les règles du jeu plus ou moins, mais je pense que ce n'est pas vraiment ça le problème. Je remarque un autre modèle social, économique que je connais de près : c'est la pauvreté, ces gens qui vivent sans argent au Brésil ou en Argentine. C'est quelque chose que je connais bien parce que j'ai vécu là-bas et il y a quelque chose qui continue de me déranger, c'est une forme de moralité, de règles morales qui sont les pires selon moi. Ça n'a pas tant que ça de rapport avec le pouvoir d'achat ou la société de consommation, mais avec une morale horrible, castratrice, une morale catholique, je pense que c'est un problème finalement religieux, surtout en Amérique latine. Ça me préoccupe presque plus, l’égoïsme qui ne connaît finalement pas beaucoup de différences – que ce soit l'égoïsme d'une personne avec beaucoup d'argent, d'un banquier ou celui d'une personne qui n'a rien. Ce qui retient mon attention, c'est la difficulté d'aimer, le fait que nous ne sachions pas aimer. Je pense que c'est plus profond que ces problèmes économiques qui sont évidents. Je dénonce dans mes spectacles cette manière de vivre pour travailler, de consommer, etc., mais je pense que c'est en fait secondaire. Il y a surtout un problème dans la difficulté de trouver une forme de sérénité et d'être plus ouvert à ce qui arrive aux autres. Mais certainement, ce doit être humain de ne pas en avoir la possibilité." Traduit de l'espagnol par Vincent Lecoq

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