Le Gorafi
Publié le 10/11/2015

Les animaux redisent leur totale confiance en l'Homme pour régler ce souci de réchauffement climatique


Alors qu’on apprend que l’Antarctique pourrait faire relever le niveau des océans de façon critique, l’épineux dossier du réchauffement climatique revient sur le devant de la scène. Cependant, de très nombreux animaux continuent malgré tout de penser que l’Homme reste le mieux placé sur Terre pour sauver la situation et éviter une destruction globale de la planète. Reportage.

Il apparaît que l’Homme semble, selon des experts animaux, le plus intelligent et le mieux placé parmi tous les autres animaux. « Il est l’un des rares animaux qui soit capables de créer des outils, et d’agir sur son environnement immédiat » soulignent de nombreux animaux qui notent aussi que c’est également l’un des seuls à posséder les fameux pouces opposables, ce qui rend les choses extrêmement plus faciles au quotidien. « On ne peut pas imaginer que l’Homme n’ait pas pris conscience de la chose et qu’il reste impuissant face à cela » ont insisté plusieurs animaux. « Je pense que l’Homme sait qu’il a une certaine responsabilité vis à vis du reste de la planète et ce n’est pas dans ses habitudes de renoncer, enfin peut-être » ont-ils rajouté.

Le réchauffement climatique est aujourd’hui pour beaucoup une réalité et quelques animaux ont cependant noté un léger retard pris par l’Homme dans l’application de mesures rapides et efficaces pour lutter contre. Simple oubli ? Volonté de nuire ? Les animaux restent divisés. « Je ne pense pas qu’il faille le blâmer, il doit être sans doute très très occupé en ce moment » ont répliqué les animaux qui sont certains que dès que l’Homme aura un peu plus de temps, il prendra aussitôt les mesures qui s’imposent et sauvera la totalité des espèces de la planète. « Ce genre de décision doit prendre du temps. L’Homme doit certainement être en train de réunir d’autres hommes pour mener tous ensemble à bien sa lutte contre le réchauffement » espèrent les animaux.

Quant à la responsabilité de l’Homme dans le phénomène du réchauffement climatique, les animaux refusent de l’accabler publiquement, préférant se donner un délai de réflexion. « C’est un sujet bien plus complexe, il y a énormément de choses à la clé, on ne sait pas tout vous savez » ont-ils préféré dire, quelques secondes seulement avant qu’une demie douzaine de bulldozers traverse la clairière dans laquelle la réunion avait lieu.

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 5 décembre 2015 à 07:43

Prenez, ceci est mon... hips

En avril 2013, à Avignon, un homme été contrôlé par la police avec un taux d'alcoolémie de 11 grammes par litre. Quand on sait que le taux d'alcoolémie théoriquement mortel se situe autour de 5 grammes, on ne peut s'empêcher de saluer la performance du valeureux Vauclusien. Pourtant, en l'an 33 de notre ère, un homme s'était illustré avec un niveau d'alcoolisation encore plus spectaculaire. Lors d'un repas qu'il partageait avec une douzaine d'amis, notre champion leur confia que son sang était en fait du vin, un délicieux rouge à 12 degrés que son père adoptif aurait qualifié de bien charpenté. J'imagine d'ici les doutes qui ne manqueront pas d'émerger dans votre sourcilleux esprit mais l'homme dont on raconte ici l'exploit n'a rien d'un menteur et je vous demanderais de considérer ses propos comme paroles d'évangile. Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre agneau pascal qui révéla à ses camarades que son sang et le vin avaient les mêmes caractéristiques et contenaient donc la bagatelle de 12% d'alcool. Quand on sait qu’un humain (fils de Dieu ou pas) compte environ 6 litres de sang et que la densité de ce sang est de 1,06 kg/litre, on peut en déduire que notre ami comptait 6,360 kg de sang. Le sang de celui que, pour préserver son anonymat, nous appellerons JC contenait 12% d’alcool soit 763,2 grammes d’alcool pour 6 litres de sang. Le taux d’alcoolémie du prodigieux buveur était donc de 127 g/l. Avec un tel taux d’alcoolémie, notre homme aurait dû être mort depuis longtemps. Le miracle de sa survie peut sans aucun doute être considéré comme la preuve de sa nature – n'ayons pas peur des mots - divine. Pour savoir ce qu’a bu JC pour atteindre un tel taux d’alcoolémie, on applique la règle suivante : taux d’alcoolémie : Alcool Total absorbé (g) ÷ [ Poids (kg) x le coefficient de diffusion ] Pour un homme, ce coefficient de diffusion est de 0,7. Si on estime que JC pesait 70 kilos, on peut conclure que, pour atteindre un taux d'alcoolémie de 127g/l, il a ingéré 6223 g d’alcool soit 622,3 verres et donc environ 83 bouteilles, ce qui représente, reconnaissons-le, un sacré exploit. Rien d'étonnant donc qu'avec un tel niveau d'alcoolisation, notre ami JC ait pu avoir l'impression de marcher sur l'eau et voir des pains se multiplier sous ses yeux.

Le 7 octobre 2014 à 09:07

Ghislain

P { margin-bottom: 0.21cm; } Parents, je n'accède pas à votre convocation du droit à l'image pour m'interdire de prendre en photo votre enfant alors que vous l'avez transformé sciemment en banderole politique vivante, banderole qui à chaque fois que je la croise dans la rue, le métro, le bus, me crache au visage, me tord le cœur et me fait pleurer comme jamais encore quelqu'un ou quelque chose n'avait réussi à le faire. Vous vous devez de tout assumer jusqu'à votre petit Ghislain qui porte ce ballon en étendard. Je ne vous autorise pas à vous comporter comme si cela n'était pas important ou comme si je devais ne pas y répondre par le mépris, la colère ou la haine. Je vous interdis de penser que vous avez le droit d'évoquer ces sentiments sans que je n'aie de mon côté les mêmes droits à les utiliser pour vous répondre. Je vous interdis de me rétorquer que je n'ai d'autre droit, encore, que celui de vous tendre ma joue. Je vous interdis de m'imposer vos valeurs judéo-chrétiennes comme je m'interdis de vous imposer les miennes. Je vous interdis de vous draper dans ce que vous appelez une forme de bienveillance, d'amour et de partage sans concevoir une seule fois que si, vos paroles, vos slogans, vos logos, sont bien au contraire d'une violence inouïe envers tous ceux qui souffrent à travers le monde à cause très exactement de vos voix, de vos ballons et de ce qu'ils impliquent envers ces gamins, ces hommes et ces femmes qui, ne pouvant concevoir vivre dans cette société que vous leur fabriquez, préfèrent la quitter un peu plus rapidement plutôt que de l'affronter. Chacun de vos slogans soi-disant pacifiste, chacun de vos tracts empli d'amour, sont autant de mollards contre les gens comme moi qui ne vous ont rien demandé hormis _pardon_ le fait d'accéder tout simplement aux mêmes droits que vous. Vos mots sont autant d'armes que vous tendez à vos enfants qui, si l'envie leur en prend, les utiliseront contre les "autres" et parfois même contre eux-mêmes sans savoir ce qu'ils font.  Alors oui, je prends en photographie votre petit Ghislain parce qu'il est votre symbole autant que le mien, j'ai le même droit que vous de l'utiliser. En lui faisant porter ce ballon, vous m'y avez de facto autorisé. Je lui floute le visage, non pas par peur de ce droit à l'image (encore une histoire de droit), mais parce que je lui espère un libre arbitre qui lui permettra de s'émanciper de vous et de vos valeurs que les miennes jugent mortifères.  Je veux montrer la photo de votre petit Ghislain à cette petite et jolie Juju qui m'est chère et qui a sensiblement le même âge que votre enfant pour lui dire : "tu vois ma chérie, ce petit Ghislain beau comme un cœur, blond comme un Petit Prince, il est comme toi, il va bâtir un monde, celui de tes enfants et des enfants de tes enfants. Il n'a pas vraiment choisi de tenir ce ballon, il n'a pas vraiment choisi d'être une banderole politique qui tue des gens, partout dans le monde et en France. Je vous souhaite tellement que toi et Ghislain bâtissiez le monde dont je rêve, parce que tu sais, moi, franchement, à cause de tous ces ballons qui font moches dans le ciel, qui s'envolent, se répandent et tout envahissent depuis quelque temps, j'ai bien envie de baisser les bras et de me reposer _ oh, un tout petit peu_ à l'abri d'un arbre, la joue posée contre le sol humifère et tendre de mes rêves, cette joue que jamais plus je ne tendrai vers qui que ce soit...

Le 3 septembre 2011 à 08:53

Pas volée

Pas de sous-titre cette semaine, en raison de la situation

Cette semaine, on m'a demandé de faire une chronique de reprise, ce qui m'a surpris, puisque je pensais ce site axé culture plutôt que couture. La reprise est en effet une opération consistant à supprimer les trous des chaussettes, afin de pouvoir ensuite les porter en toute quiétude. Car il est inutile de rappeler que chaque année, dans le monde, des dizaines de milliers d'accidents de pieds sont dus à des chaussettes trouées. Il faut pour cela se munir de fil de couleur chaussette et d'un oeuf en bois (dont on ne peut pas se servir ensuite pour faire une omelette en bois, à cause des normes européennes de sécurité). Par extension, la reprise économique est une activité consistant à supprimer les trous de l'économie en période de crise, par exemple quand tout le monde raccommode ses chaussettes au lieu d'en acheter de nouvelles, entraînant irrémédiablement une terrible récession dans le domaine de la chaussetterie, qui peut ensuite entraîner dans son sillage des conséquences, dont certaines terribles. Il faut alors se munir d'un oeuf de poule aux oeufs d'or et de fil de soie pour raccommoder durablement la conjoncture. Un exercice long, douloureux (à cause des épingles) et économiquement irresponsable puisque, tous les politiciens avisés vous le diront, quand la situation économique commence de marquer des signes de faiblesse, mieux vaut en acheter une nouvelle que de tenter de réparer l'ancienne, sinon que deviendront les fabricants de situations économiques ?

Le 25 janvier 2015 à 10:52
Le 20 janvier 2012 à 08:25

Robert

Y’a des fois où Cupidon il a juste pas envie. Il va chez Burger King et il se descend une mauvaise bière en format maxi dans un gobelet en carton. Parfois plusieurs. Il fait des concours de rots avec des potes, mais sinon il est bien souvent seul alors il finit la tête dans la cuvette des toilettes parce qu’il est pété comme un coing et le serveur de chez Burger King doit le mettre dehors à grand renfort de coups de balai et de « Bon et bien maintenant ça suffit hein ». Cupidon, il s’appelle Robert Jourdheuil-Chaussy et il habite à Bastille dans un 22m². Il est au chômage et il est un peu alcoolique. Il ne se rase pas. Il ressemble à Gainsbourg, le talent en moins : il est donc très banal. Il est bordélique : son appartement pue. Robert joue au Loto tous les deux jours dans l’espoir de pouvoir s’offrir la nouvelle enceinte panoramique pour iPod dessinée et pensée par Jean-Michel Jarre, parce que Robert, il a toujours été fan de Jean-Michel. Avant, il aimait lire Rainer Maria Rilke, mais ça fait longtemps qu’il ne lit plus Rainer Maria Rilke : il préfère regarder Plus Belle la Vie sur France 3 parce qu’au final, Rainer Maria Rilke, Robert il trouve ça un peu chiant. Robert a une relation suivie avec Marinette Concrat qui habite à Saint-Denis. Ils ne sont pas attachés l’un à l’autre plus que ça, mais il est vrai qu’au lit, c’est plutôt pas mal : cette Marinette, c’est un peu une vraie cochonne. Marinette elle trompe Robert avec François Quanterin et Philibert Jançay, tout ça en même temps. Robert le sait bien, alors pour se venger, il voit régulièrement Ghislaine Vernot de Montmartre. Ghislaine Vernot, c’est l’ancienne égérie de Fabien Carnaudie, le peintre qui s’est suicidé il y’a trois ans et qu’on a enterré au Père-Lachaise parce qu’il était célèbre. Fabien Carnaudie, comme tout bon peintre, avait la syphilis, ce qui veut dire que Ghislaine Vernot, François Quanterin, Philippe Jançay, Marinette Concrat et Robert l’ont également. Robert sait tout ça : il est Cupidon et de ce fait, même s’il n’est plus le petit angelot tout mignon des représentations, il a accès à des informations très secrètes de ce type. Robert ne croit plus au romantisme qui était pourtant le pilier fondateur de son activité. Robert ne croit plus en rien : il a rangé son petit arc et ses petites flèches depuis bien longtemps et ils prennent la poussière dans un coin de son 22m². Désormais les gens font semblant de s’aimer, juste par habitude, et nostalgie : ça ne dure pas, mais ce n’est pas de la faute à Robert. Robert, il est pas responsable si les gens savent plus vraiment comment faire. Hier Marinette a dit : « Robert, je crois bien que je t’aime. » Robert, il a répondu : « Ouais, ouais ». Elle avait besoin de pognon alors Robert va lui en donner et ne jouera pas au Loto cette semaine. Par amour. Tant pis pour l’enceinte à Jean-Michel Jarre.

Le 17 novembre 2011 à 09:23

Travail Faillite Patrie

(AFP)  Le Premier ministre, s'épanchant dans un cercle de journalistes, a réitéré sa conviction que la France était "en totale faillite". "Sans mon gouvernement, a-t-il précisé, les assises même du pays se seraient déjà ... " Et de pointer la carte de France au-dessus de son bureau : "Voyez, elle rétrécit, ses formes s'affaissent, la Bretagne a piqué du nez, le golfe du Lion se creuse, il y a un gros trou dans la Manche, plusieurs villes sont déjà effacées." L'angoisse gagnant ses auditeurs, il s'est voulu rassurant : "Je dors dans mon bureau, je ne le quitte plus, seule ma présence constante permet, je ne dirai pas d'enrayer, mais de ralentir le fatal processus, l'érosion, la dislocation, l'absorption, parce que ce n'est pas le Président qui …". Et s'avisant des regards vaguement scandalisés, il expliquait : "Le Président est trop petit, moi je fais dix centimètres de plus et ça me permet, voyez-vous, toutes les nuits, de me coucher sur la France, parce que je la décroche, la carte de France, je veux dire, et alors je m'étends dessus, comme un homme sur une femme, et je la recouvre toute, de Dunkerque à Tamanrasset … Enfin, ça c'était De Gaulle, il faisait deux mètres, mais avec moi au moins il restera quelque chose, au niveau de mon nombril, du côté de … Bourges, Bourges, Bourges, Bourges …". Et les journalistes de s'esquiver, même celui du Figaro, laissant le Premier ministre psalmodier ce nom qui lui semblait si cher, allez savoir pourquoi.

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