Florence Muller
Publié le 13/11/2015

Les Conseils de Nicole


Episode 4 : Meringue

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Autres épisodes :

Nicole, personnage tout droit sorti du spectacle La Beauté, Recherche et Développements, vous livre en exclusivité ses secrets Beauté.

Elle crie très peu à sa naissance et passe donc son temps à le faire au conservatoire d'art dramatique de Paris.
Elle part ensuite avec sa vie sous le bras, pour suivre des traces dont celles du Royal de Luxe.
Elle fait des détours par le 7e art avec Bruno Podalydès ou Eric Lartigau.
Elle va toujours du côté des lumières, brûle les ponts et les planches, reprend son souffle,
devient auteure mais n'arrive plus à viellir depuis qu'elle a écrit "La beauté, recherche et développements" avec Eric Verdin.
Elle continue malgré tout à se (re)chercher et à se développer.
(Elle ne delonise qu'en cas de nécessité absolue)
N.B. : Deloniser : parler de soi à la 3e personne)

 

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Florence Muller

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À voir aussi

Le 2 août 2013 à 08:32

"Vous êtes tous des auteurs dramatiques"

Cet été j'écris une comédie puis une tragédie ! Jean-Michel Ribes vous tient la main

Il n'est plus admissible aujourd'hui, alors que la lune est à portée de la main, que l'on guérit et comprend tout, que vous ne puissiez écrire une pièce de théâtre - simplement parce que vous n'êtes ni doué, ni créatif, ni inventif. Nous vous proposons un certain nombre d'éléments qui vous permettront aisément d'écrire un drame ou une comédie, sans avoir un instant recours au talent que vous n'avez pas.20 personnages au choix :- Le Roi - Madame Andrée - le fils - le conseiller - la mère du conseiller - Jean-Claude - Michel son demi-frère - le capitaine de la garde écossaise - Andromaque - Andromaquette - Monsieur Peyrol (peut être anglais ou grec) - le jardinier - saint Antoine - l'Homme qui revient - Hermione - le chanteur musulman - Madame Sardine - Périclès - Richard III du Portugal12 répliques au choix et quelques rimes :1/ Bonjour2/ Tu sais, Michel, si tu continues...3/ La mer tout entière enragée t'emportera jusqu'au port.4/ Je vous rappelle que c'est ma femme que vous aimez.5/ Oui! Oui!6/ Si vous dites demain, je suppose que vous avez vos raisons!7/ Madame, s'il vous plaît... il faut qu'à petits coups de hache je me détache de vous... (Peut être utilisé au masculin en remplaçant "Madame" par Monsieur".)8/ A quelle heure tu rentres (ou "rentres-tu" si on préfère) Jean-François?9/ Juste te regarder sourire, et puis fermer les yeux, et puis t'aimer doucement au fond de moi...10/ Madame, fuyez, le Roi est hors de lui. (A dire essoufflé.)11/ -Hector? Je pensais que vous vous appeliez Alain?12/ Je pense que c'est mieux ainsi Simone, le mensonge n'a pas d'issue. (Si on est gêné par l'allitération ainSi Simone, on peut appeler Simone Bernard.)Pour ceux qui seraient tentés d'écrire une œuvre dramatique en vers, voici quelques rimes :A/ Pain, vain, matin, Simonin, alors, hein!?, cabotin, chien de chasse (enlever "de chasse").B/ Bateau, allô, pas beau, caraco, San Francisco, bateau (attention, très utilisé), Dario Moreno.C/ Chandernagor, changer de bord, alors, tribord, totor, Salvador, bague en or, cors de chasse (enlever "de chasse").4 idées de décros au choix :- la Place Saint-Marc à Venise;- la salle de bains de la fille du personnage principal;- une partie de chasse (enlever "de chasse");- un magasin de canapés.6 intrigues au choix :1/ Le père de Jean s'aperçoit qu'il est norvégien. L'avouer, ne pas l'avouer? Tout se finit bien grâce à Denise qui vient lui rendre visite dans un rêve. Il comprend que c'est elle qu'il aime, il quitte aussitôt son emploi de juriste dans une grande société dont on taira le nom.2/ Urbain de Casterheim, seigneur de Livarie, n'a qu'une fille. Cosme VII, comte d'Estremadure et de Roubaix, n'a qu'un fils. Louis le Pieux dit Louis le Brave (ou le Sérieux), évêque de Tunis, de Saint-Mandé et de Brestlitovsk, n'a qu'un rein. C'est à ce moment de l'action que débarque André, envoyé du pape Camille VI, père de trois jumeaux qui n'ont qu'un oeil.3/ Françoise aime Paul qui ne l'aime pas. Paul aime Catherine qui ne l'aime pas. Catherine aime Françoise dont le vrai nom est Liliane.4/ Jean se réveille sur une île déserte perdue au milieu de l'océan. Soudain il aperçoit son visage dans une flaque d'eau et réalise que l'île n'est pas déserte. Bouleversé il se pend. (Pour une pièce en un acte, ou un lever de rideau.)5/ Le docteur F., célèbre psychanalyste, découvre que sa patiente Mireille G. n'est autre que lui-même. Il refuse de la faire payer.6/ Koa-tang vient de mourir, sa femme Tsi-buhli le veille en silence.8 titres au choix :- Cours mon beau printemps;- La Camaraderie;- Le Cendrier attendu;- Le Tigre et la Rascasse;- L'Anniversaire de Paula;- L'Echafaud cartilagineux;- Le Décès de la veuve;- Les Alouettes suisses.Prix des places (quelques propositions) :- 2 euros;- 15 euros;- 23 euros;- 15075 euros.Une fois que vous aurez terminé votre pièce, si vous souhaitez un metteur en scène et des acteurs, vous trouverez quelques conseils pour les choisir dans un prochain article de ventscontraires.net.Bravo d'y être arrivé et merci de ne pas nous envoyer votre manuscrit. Extrait de Multilogues suivi de Si Dieu le veut, © Actes Sud, 2006.http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742760701

Le 7 juin 2011 à 01:30

Le corps des femmes après Berlusconi

Un documentaire de Lorella Zanardo, Marco Malfi Chindemi et Cesare Cantù

Ça n'est pas une majorité morale serrée du cul qui a dit "assez" à Berlusconi en lui infligeant sa plus humiliante déculottée électorale. Mais des spectateurs se frottant les yeux après des décennies de "pornocratie" triomphale. Même la ville d'Arcore, près de Milan, où Silvio Berlusconi possède la luxueuse villa de ses soirées "bunga bunga", est passée à l'opposition.Voici un documentaire éclairant sur la manière dont l'Italie berlusconienne a traité le corps des femmes. "Nous sommes partis d’un état d’urgence. La constatation que les femmes, les femmes vraies, sont en train de disparaître de la télévision et qu’elles ont été remplacées par une représentation grotesque, vulgaire et humiliante", racontent les réalisateurs de ce film disponible en sept langues sur leur site il corpos delle donne (le corps des femmes). "La perte nous a semblé énorme : l’élimination de l’identité des femmes était en train de se produire sous les yeux de tous mais sans qu’il y ait une réaction appropriée, même de la part des femmes. A partir de cette constatation, l’idée a fait son chemin de sélectionner des images de la télévision qui auraient en commun l’utilisation manipulatoire du corps des femmes pour raconter ce qui est en train de se produire, non seulement à qui ne regarde jamais la télévision, mais aussi et surtout à qui la regarde mais « ne la voit pas  ». L’objectif est de nous interroger et d’interroger sur les raisons de cette disparition, un véritable « pogrom » duquel nous sommes tous les spectateurs silencieux. Le travail a donc donné une importance particulière à l’élimination des visages adultes de la télévision, au recours à la chirurgie esthétique pour éliminer le moindre signe du passage du temps et aux conséquences sociales de cette élimination."

Le 3 janvier 2017 à 17:40

Jean-Michel Rabeux et Claude Degliame : Aglaé s'en fiche qu'on ait fait un spectacle sur elle

L'auteur et metteur en scène Jean-Michel Rabeux et la comédienne Claude Degliame ont tiré leur spectacle de leur rencontre inespérée avec "Aglaé", prostituée ayant dépassé les soixante-dix ans, toujours en activité, qui défend avec une morgue aristocratique la liberté avec laquelle elle a toujours exercé son métier. Jean-Michel Rabeux – Aglaé nous a fait taire en fait. Nous sommes sortis de chez elle joyeusement, stupéfaits d’une liberté de parole qui racontait une liberté de vie. Elle revendique son destin, elle s’amusait beaucoup à nous le raconter. Liberté est un de ses mots. Certains autres de ses mots sont beaucoup plus crus. J’ai beaucoup coupé, mais pas pour l’amadouer ou la trahir. Je n’aimerais pas du tout trahir cette femme. Son humour, sa causticité, son intelligence, mais aussi sa générosité, son amour pour ses clients, enfin, certains, sa profondeur humaine, nous ont réjouis. Nous sommes sortis de chez elle revigorés. Aussi par son intransigeance, ses emportements terribles contre les maquereaux ou les lois, qu’elle met un peu dans le même panier.   Aglaé c’est une Dame, avec majuscule, c’est le mot qui nous est venu. Une aristocrate. De Sarcelles, mais une vraie, pas par le sang, par l’altitude. Une que l’avis de la société sur sa pensée, sur son mode de vie, laisse de marbre, elle se met d’ailleurs assez aisément hors-la-loi. C’est une qui diffère. Elle nous a plu pour ça, elle diffère. Ce n’est pas tant son métier qui nous a retenus, c’est sa différence. Je le dis vraiment sans provocation, la personne à qui elle nous a fait le plus songer est un mathématicien de haut niveau de nos amis. Lui aussi est ailleurs de nous, il est autrement.   C’est cette différence qui, outre sa drôlerie, son humain trop humain, en fait un personnage de théâtre : elle n’est pas « normale », pas dans la norme. Ça non ! Phèdre non plus. Nous ne sommes pas d’accord avec tout ce que dit Aglaé, loin de là, mais c’est peut-être ce désaccord qui nous a fait tenter le plateau. Elle sait des choses que nous ne savons pas, elle les sait avec son corps, c’est, à bien des égards, difficile de se mettre à sa place. C’est pourtant exactement ce que Claude Degliame va faire, tenter de faire, se mettre à sa place, prendre sa place, pour vous faire ressentir ce que nous avons, par elle, ressenti. Avec émotion nous vous présentons cette Dame, pour qu’il soit rendu justice à sa forme de liberté. Il y a, socialement, politiquement, débat déchaîné sur son métier. Ça ne nous intéresse pas, en tout cas pas ici. Ici c’est l’humain qui nous intéresse. Il n’y a humainement pas débat : Aglaé est une grande, très grande personne. Grâce soit rendue à sa vie de chien !

Le 6 juillet 2015 à 08:11
Le 14 juillet 2015 à 11:19

« Où sont les femmes ? »

C’est une question très technique qui plonge mes compétences dans un abîme de confusion puisqu’il faut d’abord s’entendre sur le sens du mot femme. Même si au cours de ma maigre expérience j’ai eu l’occasion d’en fréquenter pendant les soirées dansantes ou autres fantaisies vétérinaires, je ne peux décemment pas prétendre savoir ce qu’est une femme et encore moins dire où elles se trouvent. Néanmoins, puisque j’ai accepté de me prononcer sur cette question publiquement, mon intégrité ne peut se contenter d’une réponse fumiste et je vais tâcher de m’en sortir par l’habile pirouette de la culture. Au gré de mes lectures, j’ai pu observer que les femmes sont ainsi faites qu’elles se cachent pour vieillir. En revanche, lorsque sonne l’heure de l’apéro, elles ne sont pas les dernières à se damner la cuisse pour un bon Mercurey. Dans certains manuels de bricolage, on souligne que les femmes sont habiles à la carabine du fait de leur sens pratique en matière de composition florale. Les femmes travaillent dans des bureaux roses, sont carmélites ou pompiers volontaires. On en trouve parfois recroquevillées sous une auto bon marché dans l’espoir qu’un jour meilleur vienne balayer leur mari hors du véhicule. Quelques autres préfèrent vivre en meute, (« entre femmes » dit-on pudiquement) ou d’autres encore lisent des poèmes d’avant-garde. La rumeur populaire raconte que seule la femme peut enfanter et cuisiner un couscous mais quelques auteurs brillants prouvent modestement le contraire. Dans la plupart des grands classiques littéraires qui peignent la nature des femmes, j’ai relevé un goût farouche pour la couleur beige, les gros nibards et les contrepèteries infantiles. Au détour de mes meilleures lectures à ce sujet, j’ai pu examiner que quelques femmes s’adonnent à la vie avec une fureur mêlée de poivre et de distance qui confère à leur existence un caractère rudement sexy. D’autres par contre, portent le poil nu et ras, à l’instar de ces petits chiens hideux que l’on s’arrache sur le marché boursier. C’est tout ce que je peux vous dire à ce sujet. En attendant le silence, je vous propose d’alimenter cette brève réflexion à l’aide de quelques ouvrages de référence sélectionnés pour l’occasion. Bien à vous, Nicole

Le 29 avril 2014 à 13:50

Ça va la famille ?

– Pas vraiment. Récemment j’ai croisé Jean-Michel Ribes, il m’a demandé ce que j’étais en train d’écrire. C’était « La Servante du Seigneur », un livre sur ma fille qui a rencontré un sacripant pas très catholique qui l’a entraînée dans une religiosité suspecte. Jean –Michel m’a dit «  C’est vrai toi t’as du matos. » C’est vrai, ma famille m’a fourni du matos : un père alcoolique qui se suicide à table chaque dimanche : Il a jamais tué personne mon Papa. Une mère hypocondriaque qui mourait toutes les semaines, mais qui a fini par mourir pour de vrai :  La Mère est froide (en préparation). Deux enfants handicapés pour de vrai à qui j’ai écrit Où on va papa ?  Une épouse charmante qui meurt subitement que j’ai ranimée dans Veuf. Pas de quoi rire mais de quoi écrire…J’ai, comme dit Cendrars, trempé ma plume dans ma vie.Je suis devenu le greffier de ma famille, je leur ai élevé des monuments en papier. En les faisant entrer dans des livres, j’ai essayé de faire durer ce qui ne dure pas. Je n’ai pas eu à inventer des personnages pour peupler mes livres, ils m’ont été fournis. Mon père était un héros de roman, livré clé en mains, il était alcoolique, médecin de campagne, il ne faisait pas payer ses clients, rentrait en voiture dans les troupeaux de moutons mais il a jamais écrasé le berger. Il mettait au bout de ses vieux souliers des caoutchoucs de bocaux pour refermer la semelle qui baillait. Si j’avais eu un père comme les autres, expert comptable, qui ait des souliers brillants et qui boive de l’eau d’Evian… peut-être que j’aurais jamais eu envie d’écrire…

Le 27 mars 2015 à 11:52

Depuis le 7 janvier, je parle aux oiseaux

Bonsoir Jean-Daniel,Je t'écris, c'est la nuit.La dernière fois que nous nous sommes écritsc'était à propos du Coq à Lasne je croisun spectacle que j'aurais volontiers partagé avec les spectateurs au Rond-Pointj'aime ce lieu et son foisonnement  l'autre jour je suis venue écouter dans la petite salleLe Discours à la nationréjouissant, interpellantLa scène est cet espace où un autrui renouvelle un autruioffrir être regardé partager la parole créer au même espace d'autres possiblesqui bouleversent font rire rêver interrogent éblouissent tuent ressuscitent...Aujourd'hui, tu m'invites à écrire sur l'autre peut-être est-ce le moment pour moi de le dire...Depuis le 7 janvier, ma vie est bouleversée.depuis le 7 janvier,  je parle aux oiseaux. Je marchais là dans ma ville au plat pays, tôt le matin, "le Carré de Moscou", c'est le nom de cette place aux abords de chez moi ; un oiseau s'est approché et puis un autre, j'ai regardé autour de moi, je me suis dit "il doit y avoir quelqu'un juste derrière mon épaule qui tient un morceau de pain" mais non personne.Un oiseau, oui, et un autre et puis un autre encore…En vérité, Jean-Daniel, je te le dis, je parle aux oiseaux.Je ne parle pas avec mes lèvres,pas avec des syllabes ni avec des voyellespas avec ma langue mouilléepas en sifflant ni gazouillantni croassant ni glougloutant non,pourtant je parle aux oiseaux.Le premier jour, il y avaitdes pigeons bien sûrmais aussi 7 mouettes 29 merlettes38 pinsons 63 moineaux 12 perruches vertestoutes sortes d'oiseauxune nuée d'oiseaux s'est posée petit à petit autour de moila ville dormait encore un peuon s'est entretenu comme ça les oiseaux et moi je peux te dire à quoi pense le pigeon qui ouvre ses ailes quand l'enfant arrive en courantou la sensation fantastique d'une nuée d'oiseaux qui vole en nappe au-dessus de la villeje parle aux oiseaux Jean-Daniel une vieille dame, lente, est passée pas étonnée du tout la dame âgée de me voir entourée ainsi par les oiseauxelle a sorti de son sac des bouts de vieux pain qu'elle a égrainésj'ai picoré les miettesD'ailleurs, je parle aussi aux vieilles dames.J'étais assise sur un banc il y a quelques jours, une vieille dame s'est assise à côté de moiet une autre puis une dizaine de vieilles dames et puis une centaineet toutes ensemble, nous nous tenions là, immobiles, ensuite nous avons traversé la ville au bruit des cannes et des petits talonsgrand troupeau de lenteur et c'était bon Jean-Daniel cette lenteur majestueuse qui recouvrait la villesi bonet aux enfants aussi je parle comme le joueur de flûte je peux si je veux mener un cortège d'enfants aux eaux de la Senne  et puis voilà que l'autre jour un groupe d'hommes et quelques femmes parmi euxse sont rassemblés autour de moije me suis demandé "à qui je parle cette fois-ci ? à quel autre dont je suis l'autre ?"un d'eux m'a tendu une photo du prophèteun autre un fusil d'assautpuis plus rien, juste nous rassemblés comme çaje ressentais en leurs cœurs l'ivresse et la puissance métalliqued'installer un nouvel ordre nous n'étions pas tant que ça  je nous ai comptés, 33là rue de la Paix à Ixellesleurs visages m'interpellaient, me réclamaient justice paix harmoniemais ce sang Jean-Daniel sur mes mains au bout de mon fusilterrible ce sang   mal j'ai malça non je me disais ça pas possiblenous marchions du même pas décidé et effacéet là Jean-Daniel, il y a eu un moment  fantastiquedes vieilles dames se sont jointes à nouspuis les oiseaux nous ont fait une traînece n'était plus un groupe ou l'autrec'était nous tous ensemble et mélangésnous ne savions plus où nous allionsplutôt vers le nord me semblait-il déjà sur mon visage le baiser des embrunset quelques rires naissaient de notre bande drôle presque dansantej'ai senti dans tout mon êtrecombien nous nous portons les uns les autrescombien lui elle toi moi sommes effroyablement prochescombien je suis l'oiseau et la vieille dame et l'enfant et l'extrémisteoh l'autre ! qui me dévisageje ne sais trop quoi faire de tout cela qui m'arriveje me dis que si ça arrive à moi ça doit arriver à d'autres aussi…?une communion sans parolesune pentecôte sans finUne phrase d'Emmanuel Levinas me revient à l'esprit« J’entends la responsabilité comme responsabilité pour autrui, donc comme responsabilité pour ce qui n’est pas mon fait, ou même ne me regarde pas, ou qui précisément me regarde, c’est-à-dire qui est « absorbé » par moi comme visage. »J'attends les jours plus chauds pour parler aux papillonsaux bourgeons peut-être aussiMais à l'instant dans cette nuit où je t'écrisun nuage d'insectes volants arrive vers mois'agglutinese précipite sur l'écran de l'ordiplusieurs nuages tour à tour s'y fracassent  perdent leurs ailes tapis d'ailes à mes doigtsje ne parviens presque plus à t'écrireils me cachent la lumière  et je croisque je vais moi aussipercuter l'écranje suis cet éphémère qui va perdre ses aileset qui se précipite vers la lumièreallez allezje clique sur "envoyer"avant de passercher Jean-Danielavant de tomberjeclic

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