Sebh Leouf
Publié le 25/11/2015

Élevons le débat


Sebh ne sait pas se décrire car personne ne lui a appris. Tout ce qu’il sait faire c’est dessiner des gens qui donnent leur avis sur www.lapin.org, ou des multitudes de personnages enchevêtrés dans des accumulations agglomérées et bourrées de références acidulées sur son site : www.sebh.tk

 

Plus de...

Blogueurs BD

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 27 août 2010 à 15:49

L'insécurité n'est pas un mal en soi, mais un symptôme

Lutter contre l'insécurité par le tout répression, c'est comme prendre du sirop pour la toux quand on a mal à la gorge, et continuer à dormir dehors sous la pluie en hiver.

En médecine comme en politique, il y a plusieurs façons de lutter contre les maux auxquels nous sommes confrontés.   D'abord, on peut chercher à soigner les symptômes. Quand on a une pharyngite, on prend du sirop pour la toux. Quand l’insécurité est latente, on envoie la police. On peut aussi s’attaquer aux racines du mal. Pour certaines pharyngites, on prendra des antibiotiques. Si l’on est assez robuste, il suffit parfois de rester au lit, et l’organisme se chargera de lutter contre l’infection. Dans le même esprit, pour lutter contre l’insécurité, on s'efforcera d’endiguer la pauvreté, le chômage, la paupérisation... Enfin, et c’est la troisième option, on peut faire de la prévention ; éviter de sortir sous la pluie, avoir une alimentation saine et un train de vie équilibré, bref disposer d’un organisme qui ne favorise pas le développement de la maladie. En appliquant cette idée à la lutte contre l’insécurité, on en vient à se demander si une société qui pousse à la consommation à outrance ne favorise pas ainsi la délinquance, en faisant de l'argent une finalité en soi.   Un dernier commentaire. Ce n’est qu’en phase terminale, ou devant une maladie inconnue, que les médecins se résignent à ne s’attaquer qu’aux symptômes, afin de soulager le patient…

Le 12 octobre 2010 à 10:00

Manuel de communication à l'usage des méchants

Leçon 2 : le déni

La règle est simple, ne jamais avouer. Là où ça se complique un peu, c’est qu’il ne faut pas se laisser enfermer dans ses propres mensonges. L’astuce à garder en tête, c’est qu’il ne faut nier que l’essentiel, et pinailler sur les détails.   Exemple numéro 1 « Vous avez été flashé à 210 km/h. Reconnaissez vous les faits ? – Désolé monsieur l’agent, mais je ne pense pas avoir roulé si vite. Je ne peux pas reconnaître une telle infraction. – C’est pourtant écrit là sur le radar Et en effet, un 210 clignote en gros chiffres rouges sur un écran qu’on vous pointe sous le nez. – Peut-être qu’il ne marche pas bien. »   Exemple numéro 2 « Tu avais bien des boulettes de shit dans tes poches, non ? – Non. Je vous ai dit. C’était pas mon pantalon, j’ai dû me tromper en m’habillant. Y a plein de copains à mon frère qui sont venus dormir à la maison hier soir. »   Exemple numéro 3 « Vous continuez à prétendre que vous ignorez tout des virements qui ont été effectués ces derniers mois sur votre compte en banque ? – C’est ma femme qui gère les comptes à la maison, monsieur le juge. »   Les exemples pourraient être multipliés à l’infini :« Je n’ai pas connaissance d’un tel fichier. »« Nous n’avons jamais autorisé ce trader à investir autant d’argent sur des marchés à risques. »« Je parlais des Auvergnats… »

Le 27 avril 2011 à 15:13

Restons soudés

(Comme titre, j'avais aussi "caustique dans les prés")

On m'a dit « Pas mal, ta première chronique, mais la prochaine fois, il faudrait être plus caustique. » « Super », j'ai répondu, parce que j'ai des lettres. Avant de faire une semaine d'angoisse de la page blanche aiguë (j'ai essayé d'écrire en vert sur fond mauve, ça n'a pas aidé et j'ai eu un peu mal au coeur). Parce que pour un Suisse (je suis suisse, je ne sais pas si j'en avais parlé), ce n'est pas si évident d'être caustique, à cause de la neutralité, du calvinisme et des erreurs de traduction. En France, c'est beaucoup plus facile : on te refile une chronique et hop, tu parles de politique, tu balances tes vannes caustiques avec la verve d'un chacal et la faconde d'un narval, « Nicolas Sarkozy est petit », « Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen, qui est borgne », « Nicolas Hulot a présenté Ushuaia, comme le savon », c'est drôle, c'est efficace et avec un peu de chance, tu te fais renvoyer ou insulter par un autre chroniqueur et là, c'est le succès garanti. En Suisse, c'est plus compliqué, parce qu'avec la présidence tournante (oui, oui, comme le ping-pong), personne ne sait jamais trop qui est le Chef d'état. Le temps qu'on fasse une blague sur sa taille, ses dents ou ses cheveux (nous aussi, on a de fins analystes de la chose publique, tu crois quoi?), il a déjà cédé sa place. Et puis de toutes façons, le caustique, j'y touche pas trop, à cause de mon hypocondrie.

Le 8 décembre 2010 à 10:39

« Europe Ecologie-Les Verts, ce n'est pas un monde de Bisounours »

Yves Cochet, L'Express.fr, 7 décembre 2010

On s’en doutait un peu. Depuis que Jean-Vincent Placé avait traité Eva Joly de « vieille éthique » avant de se faire traiter lui même de « crétin » par Daniel Cohn-Bendit, l’univers écolo ne passait pas pour le monde enchanté et gentillet des « Bisounours », ces personnages créés sous forme de peluche pour enfants dans les années 80, avant d’être déclinés en dessins animés. Ils sont devenus un cliché du discours politique où quiconque apparaît comme naïf dans les  jeux de pouvoir en prend immédiatement pour son (planti) grade. En l’espèce, la cible implicite est Jean-Paul Besset qui vient de démissionner de la direction de EELV, au prétexte des « délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie » qui règnent dans ce tout récent parti né de la fusion des Verts et d’Europe-écologie.   Céder à la sincérité,  faire preuve de vertu, expose à devenir le « Bisounours » de service pour les forts en gueule et fiers-à-bras qui se tiennent aux avants-postes de tous les partis. Venant d’un écologiste, que l’on croirait plus enclin à protéger les ursidés, cela surprend davantage. Mais Yves Cochet n’est pas né de la dernière pluie acide. Il postule à l’investiture présidentielle aux primaires d’EELV, contre Eva Joly soutenue précisément par ceux que Besset conchie désormais. Besset un proche de Nicolas Hulot dont on dit qu’il pourrait être un candidat de recours pour EELV, au cas où… Bref, c’est pas Joly, Joly tout ça.

Le 31 mai 2011 à 12:00

«Je dois le confesser, le sujet était tellement tabou que nous n'avions pas osé mettre dans le programme la fin de la retraite à 60 ans »

François Fillon, conseil national UMP, 28 mai 2011

Un doigt d’honneur dans un gant de soie : cet aveu du premier ministre est injustement passé inaperçu. Il est assez rare qu’un politique en activité explique de la sorte à ses concitoyens comment ils ont été délibérément berlurés –  sur d’autres sites moins bien tenus que Ventscontraires on filerait une métaphore plus  osée–, en l’espèce une réforme des retraites qui prendra date comme un chef d’œuvre de non-promesse de campagne présidentielle, scrupuleusement respectée. Alors que se profile le terme des quinquennats respectifs de MM. Fillon à Matignon et Sarkozy à l’Elysée, il est légitime de se demander s’ils en ont encore en stock, de ces idées trop inflammables pour être laissées à portée d’infantiles électeurs. Néanmoins, au cours des dix mois à venir, un missile furtif de taille comparable, semble difficile à propulser. Même  s’il ne faut jurer de rien,  les esprits devraient plutôt déjà se tourner vers la prochaine campagne du président sortant en se livrant au jeu spéculatif : mais qu’est-ce qu’il peut bien nous cacher ? Pour pimenter, il n’est pas interdit d’étendre à ses concurrents l’exploration de cette autre dimension de la politique. Auquel cas la campagne prendrait des allures  de combat virtuel façon console Wii où, sans bouger de son salon, on débusque le félon. Ne resterait plus qu’à installer l’application vote en ligne. On y vient.

Le 5 juillet 2010 à 10:15

« La politique économique que nous menons en France actuellement, c'est une politique de ri-lance"

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, 4 juillet 2010

Cacher un vilain mot que l’électeur ne saurait entendre, en atténuer un autre que le consommateur ne doit pas trop prendre… au mot, faire carburer les concepteurs d' « éléments de langage »,  produire en scène la ministre la plus rompue aux contractions anglo-saxonnes et nous voilà lestés de « ri-lance ».  C’est ce qu’on appelle un mot-valise où rigueur et relance sont rangées tête-bêche pour suggérer que tout est « under control ». Christine Lagarde n’est pas la plus antipathique des ministres en exercice et dans sa bouche « ri-lance » c’est du rire et de l’aisance, comme si tout ça n’était pas bien grave. La conduite des politiques économiques étant riche en métaphores routières on observera cependant que faire de la rigueur pour conjurer le crash budgétaire et de la relance pour éviter la panne de marché, c’est appuyer en même temps sur le frein et l’accélérateur. Généralement ça ne se termine pas très bien. De même d’ailleurs la « stagflation » des années 60 (stagnation et inflation vont dans la même valise !) où, cette fois, on débrayait et accélérait tout à la fois. L’avantage de « ri-lance », par les temps présents, c’est que pour sacrifier à la mode des « lipduds » on verrait bien les ténors UMP en faire la promotion sur du Mika : « rilance…relax...take it easy… ».

Le 24 mai 2010 à 10:29

"Mieux vaut un cheval qui laboure qu'une vache qui meugle"

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ancienne ministre du Logement et de la Ville, communiqué du 12 mai 2010

De nouveaux passagers ont embarqué sur l’Arche politique grâce à une Christine Boutin qui, pour être pieuse, ne tend pas toujours l’autre joue quand on la soufflette. Marine Le Pen avait lancé la veille, pour couper court à toute rumeur d’alliance FN-UMP : "être la Boutin du gouvernement Sarkozy, non merci!". Chez les Le Pen, le jeu de mot est héréditaire, mais d’une génération à l’autre, il ne tombe plus sous le coup des lois antiracistes mais anti-sexistes. Si les animaux avaient des droits – d’aucuns plaident pour que l’ONU s’attèle à une Déclaration universelle en ce sens – il se trouverait bien des plaideurs pour faire valoir en outre le préjudice moral subi par la race bovidée, ravalée aux rangs des inutilités. Dans une approche plus macro-économique des choses, on opposera à Christine Boutin que cela fait bien longtemps que le tracteur a éclipsé l’équidé dans le travail des champs et que, à tout prendre, la vache a conservé le mérite irremplaçable de produire du lait et assurer ainsi un revenu régulier à ses maîtres, même si, on en convient, le prix du lait ç'a eu payé, mais ça ne paye plus forcément.Pour néanmoins réconcilier l’écurie et l’étable, rappelons que rien n’est plus vache en politique qu’un vieux cheval de retour.  

Le 5 mai 2011 à 09:20

Ceci n'est pas une Porsche

En tombant sur la photo qui fait trembler les murs de Solférino actuellement, c'est l'image subliminale du parapluie de Kadhafi qui m'est immédiatement revenue en tête, avec la conscience toutefois que les deux n'ont rien à voir. Encore que...          Alors que quelques inconditionnels du sondage s'émoustillent de la date fatidique à laquelle le Messie fera son apparition dans le cercle des primaires disparues, un signe qu'on n'attendait plus surgit d'une manière quelque peu désobligeante pour le prétendant partisan apparemment des envolées mystérieuses. La Porsche de DSK fait jaser, parce qu'elle ramène à quelque chose qu'on connaît bien et qui rappelle quelqu'un. La Porsche de DSK serait-elle le petit Fouquet's de Sarkozy qui s'annonce trop tôt ? C'est en tout cas à deux pas de ce lieu désormais emblème du sarkozysme que la photo a été prise. Nous sommes ici bien loin de la radieuse DS des Trente Glorieuses plébiscitée par le Général de Gaulle et dont Roland Barthes disait: "Jusqu'à présent, la voiture superlative tenait plutôt du bestiaire de la puissance ; elle devient ici à la fois plus spirituelle et plus objective… la voici plus ménagère, mieux accordée à cette sublimation de l'ustensilité que l'on retrouve dans nos arts ménagers contemporains…".Et nous, on la sent bien loin, cette gauche Porsche, bien loin de nous et de nos petits "arts ménagers" du quotidien... Alors à quand une gauche Deuch' ?---Sur le même sujet, lire aussi la chronique d'Eole Contrario, SuPorscherie.

Le 20 mai 2013 à 09:33

Lenny Bruce

1925-1966

Né en 1925 à Long Island dans une famille juive, Lenny Bruce se débarrassa de sa jeunesse en devenant soldat en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À son retour du front, il fonda sa propre église et s’autodésigna pasteur ; il fit du porte-à-porte et récolta de l’argent pour une léproserie en Guyana. Le Jésus qu’il proposait n’était pas très convenable, alors la police l’arrêta.
   Son humour iconoclaste et son éloquence n’étant appréciés ni par l’Eglise ni par les tribunaux, il trouva asile dans les cabarets. Il continua ses prêches ; son ambition était de guérir les lèpres du racisme et de l’hypocrisie.
  La société ne le toléra pas longtemps ; elle n’avait pas encore compris qu’il est plus efficace d’encenser ou d’ignorer les irréductibles. Des policiers arrêtaient Lenny Bruce à la fin de ses représentations. On l’accusait de proférer des obscénités. Pour lui, la seule obscénité c’était le silence. Il s’attaquait à tous les pouvoirs et dévoilait la haine derrière la respectabilité. Il était juif, noir et indien à la fois. Cette guerre contre l’injustice et l’humiliation ne lui laissait aucun répit. Il n’avait pas l’intention de déposer les armes.
    Sa femme était strip-teaseuse. Lui exhibait son âme. Un abîme le séparait du public. Sur scène, il se trouvait en équilibre ; comme un funambule, il mettait sa vie en jeu en marchant sur un fil. La drogue et l’alcool sont les seuls anges-gardiens sur qui l’on peut compter dans ces cas-là. Bob Dylan a écrit une chanson en hommage à Lenny Bruce où, par une phrase, il dit tout : « Il a combattu sur un champ de bataille où chaque victoire fait mal ».
  Selon un critique, un de ses rares admirateurs à l’époque, il ne parlait pas : il faisait du jazz. Il improvisait avec sa voix, ses émotions et ses idées. C’est en jouant qu’il se créait. Il découvrait parfois ses monologues au moment même où il les prononçait. Lenny Bruce était un artiste. Dans ses one-man-shows, l’humour se mêlait à la politique, la grâce poétique à la colère. Il se moquait du succès et de la reconnaissance. Les rires et les applaudissements ne l’ont jamais corrompu. Il ne cherchait pas à plaire à n’importe quel prix. Il méprisait les compliments de ceux qui croyaient trouver dans ses spectacles de quoi conforter leur bonne conscience progressiste. Il n’hésitait pas à engueuler et à insulter son public. Une telle indépendance coûte cher : il perdit son métier, sa femme, sa maison.
  Aujourd’hui la censure n’est plus nécessaire. Les comiques font des sketchs sur le téléphone portable, leurs amours ou la cigarette. On jette Lenny Bruce en prison chaque jour où l’on ne reprend pas son flambeau. Il n’est pas une relique de la génération beatnik. Il fait partie de notre trousse de secours humaniste. Il est vivant si nous le voulons. Je voudrais que l’on se souvienne de lui comme d’un honnête homme. C’est beaucoup moins fascinant que son image de rebelle scandaleux. Non, il n’était pas scandaleux, ni vulgaire. C’était un héritier de La Fontaine et de Chamfort.
   Laissons-le terminer. À la fin d’un spectacle à New York, il s’adressa ainsi au public : « Je suis désolé si je n’ai pas été très drôle ce soir. Parfois je ne suis pas drôle. Je ne suis pas un comique. Je suis Lenny Bruce ».

Le 28 janvier 2011 à 17:58

« Je ne lèche pas »

Nicolas Dupont-Aignan, Matinale du Mouv'-Rue 89, mercredi 26 janvier 2011

C’est réconfortant d’entendre un homme qui a fait don de son corps au Peuple (souverain), fixer de lui même les limites d’un tel acte. Il y a donc parfois de la retenue en politique. Il faudra réviser certains préjugés qui la situent plus bas que le commerce tarifé des charmes. Encore que sur marché-là, on observe aussi des pudeurs respectables : il y en a qui n’embrassent pas, d’autres n’ inflationnent pas… Passons. Pour être réglo, elle est un peu tronquée la citation du président de « Debout la République. » En fait il répondait, par micro interposé, à Jean-Pierre Elkabbach, d’Europe 1, qui avait ironisé sur les candidatures présidentielles de Nicolas Dupont-Aignan et de Jean Arthuis (très virtuelle celle-là), en les traitant de « n’importe qui. » NDA (pour faire court) n’a pas du tout apprécié cette condescendance. Et il a traduit d’une formule ramassée, ce qui le distinguerait de l’intervieweur séculaire toujours « du côté du manche ». Tout se tient. Mais puisque NDA nous a entrainé sur ce terrain glissant,il faut quand même  rappeler que tout en étant en opposition sur presque tout avec Nicolas Sarkozy, il avait appelé à voter pour lui au 2ème tour de 2007. Et n’avait pas eu de candidat UMP contre lui aux législatives suivantes. Depuis, il l’a regretté et fait bande à part, entre la droite, la gauche, le centre, Villepin et tous les autres. Non seulement il ne « lèche » pas, mais il ne couche pas. Histoire de se refaire une virginité ?

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication