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Publié le 19/11/2015

Jade Lindgaard : "Les limites maximum de taux de CO2 dans l'atmosphère sont déjà dépassées depuis deux ans"


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Autres épisodes :

L'état des savoirs sur les changements climatiques

La journaliste Jade Lindgaard suit pour Médiapart les négociations climatiques en vue de la COP21. Aujourd'hui, nous dit-elle, les travaux du GIEC offre une synthèse sans précédent sur l'état du climat et des effets sur lui de nos activités économiques. C'est un outil extraordinaire, réunissant les travaux de physiciens, chmistes, météorologues, sociologues, économistes, spécialistes de la faune et de la flore, etc. Il est de plus en plus précis et ses conclusions sont plus alarmantes que jamais.

On y voit clairement un lien entre les émissions de CO2 et le dérèglement du climat qu'on peut déjà observer à travers des événements qu'on ne prévoyait que pour dans plusieurs décennies. Les limites maximum de taux de CO2 dans l'atmosphère sont déjà dépassées depuis deux ans. Comme il faut beaucoup de connaissances pour apprécier les résultats complexes de ces travaux, un objectif symbolique et politique a été établi autour d'une limite du réchauffement global de l'athmosphère limité à 2°.

Il s'agit d'une élévation de température moyenne pour l'ensemble de la planète, qui cache des réalité disparates, avec des régions déjà torrides où il fera 5 voire même 6 degrés de plus.

Or certaines régions gagneront à ce réchauffement. En fondant la banquise arctique donne accès à des champs pétrolifères jusqu'alors inaccessibles. Vu de France, 2° ne semblent pas effrayants. Mais d'énormes bouleversements auront lieu, comme l'arrivée du moustique vecteur du chikungunya ou le déplacement des vignobles vers le nord...

 

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Jade Lindgaard

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Le 7 juin 2013 à 10:14

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #7

La révolution du politique

> Premier épisode Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il démonte le "carré magique" de la communication politique, en prenant exemple sur la première campagne présidentielle d'Obama, mais aussi sur celle de McCain. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 30 août 2011 à 10:00

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #1

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". Quand vous tourniez Palace ou Merci Bernard, le mot d’ordre était : « Tout, sauf l’actualité ! ». Et jusqu’ici, on vous trouvait plutôt du côté de l’absurde, rarement vers la satire… C’est vrai que jusqu’ici, ma manière de me moquer du monde ou des étouffements de la société passait par l’absurde ou le non-sens. A l’ombre des dadaïstes, je m’efforçais de dynamiter l’esprit de sérieux à sa racine. René l’énervé s’approche beaucoup plus d’une réalité visible. Cela vient du fait que depuis plusieurs années, je ressens un malaise face à la gouvernance de notre pays et de la politique en général. Avant que cela ne se termine en aigreur, j’ai préféré tenter de le transformer en farce joyeuse. Un rire de résistance en chansons. De plus, j’ai une passion pour l’opéra bouffe où l’entrain et la légèreté emportent tout.   À la lecture du titre, René l’énervé, c’est au chef de l’État que l’on pense. Est-ce qu’on se trompe ? On doit plutôt penser à l’univers politique dans son ensemble, qui a été coloré par Nicolas Sarkozy. Car la force du Président de la République est d’avoir non seulement bouleversé la façon de faire de la politique, mais d’avoir transformé aussi son opposition, et toute la classe politique ! Le Sarkozysme, ce n’est pas uniquement Nicolas Sarkozy. C’est une sorte de contagion de lui-même qui envahit l’ensemble des politiques. Une mise en coma agité de la société ! C’est la raison pour laquelle cet opéra bouffe met en scène aussi bien un conseiller nommé Hurtzfuller qui aime les Arabes quand ils ressemblent aux habitants du Cantal, un ministre des hautes frontières, un autre de la prise de sang, mais aussi les opposantes Ginette et Gaufrette, des philosophes nouveaux, as du cerveau s’il en est ! Des écolos bio bio et encore bio, et bien sûr le parti montant des « Cons de la Nation »… C’est une galopade rigolote qui traverse le barnum politique en perpétuelle parade.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 26 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 24

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Planet.lundi 18 juin 2007Élysée. Le plan d’économies gouvernementales « un euro dépensé, un euro utile » se poursuit avec une rigueur spartiate. Après avoir fait changer toutes les ampoules de l’Élysée pour des modèles à basse consommation, la présidente fait procéder à un audit des caves, suivi d’une vente aux enchères de 10 000 des 15 000 grands crus en réserve — qui pourrait rapporter entre 2 et 5 millions d’euros. L’opération est rondement menée, malgré la crise de nerfs du sommelier de l’Élysée : le forcené s’enferme dans les caves, criant qu’il n’y laissera jamais descendre la présidente, parce qu’elle ferait tourner le vin. La garde républicaine l’en délogera. Au grand mécontentement des syndicats viticoles, on procède au réexamen des contrats avec les fournisseurs réguliers, essentiellement remplacés par des producteurs de Pineau des Charentes,  pour 200 000 € d’économies à l’année. La droite, sous l’impulsion de Jean Louis Borloo, hurle qu’on brade à l’encan le patrimoine. Les frais de bouche sont revus dans le sens « de l’économie ménagère », c’est-à-dire qu’on accommodera les restes. Les réceptions officielles se voudront « festives et conviviales », centrées autour d’un buffet Pineau des Charentes et chabichou. Le chef du protocole ayant fait circuler une note angoissée sur les menaces que ces disposition font planer sur le prestige de la nation, la présidente a suggéré qu’on les complète — pour les grandes occasions seulement — par des pyramides de rochers au chocolat sur des plateaux : 21 millions d’économie à l’année. L’ensemble du parc automobile est soldé, pour être remplacé par 45 voiturettes électriques Heuliez « Friendly ». La Présidente aligne sa rémunération sur le SMIC — « Ça m’évitera les questions pièges sur le niveau du SMIC », déclare-t- elle — et elle prie à chaque membre du gouvernement de proposer, lui-même, la baisse de ses émoluments : les Français jugeront ces hommes et ces femmes en fonction du pourcentage annoncéLa suite demain...

Le 26 février 2013 à 12:07
Le 31 janvier 2013 à 15:53

Paul Jorion : Un tournant comme notre espèce n'en a encore connu que deux ou trois jusqu'ici

Trousses de secours en période de crise

Du 12 au 23 février, sept nouvelles "Trousses de secours en période de crise" s'enchaînent au Rond-Point : Paul Jorion viendra le vendredi 22 février enregistrer en public un épisode de "Le Temps qu'il fait", chronique phare de son blog où il suit en direct la chute annoncée d'un système économique en faillite. Il nous fait le plaisir de répondre à quelques questions. L'intelligence a-t-elle toujours été "collaborative" ?Oui bien entendu, et le plus souvent entre personnes qui ne se connaissent pas : les références bibliographiques d’un livre mentionnent tous ceux qui y ont collaboré – le plus souvent à leur insu et pour beaucoup, post mortem ! A une époque où les politiques ont l'air de faire de la figuration, y a-t-il des expériences en ligne de type collaboratif qui à vos yeux ouvrent des pistes ou offrent des outils pour avoir prise sur les événements ?Oui, il y a sur l’internet une multitude de réseaux sociaux, de systèmes de messages instantanés, de blogs, de forums, de groupes de discussion, qui fonctionnent comme autrefois seuls le faisaient les think-tanks, les universités populaires, les groupes de recherche. L’avantage sur l’internet, c’est qu’on peut être n’importe où à la surface du globe. Au sein du groupe de discussion « Les amis du Blog de Paul Jorion », il y a des participants que je n’ai jamais rencontrés, j’ignore même pour certains dans quel pays ils vivent. Ces groupes ont joué un rôle considérable dans les printemps arabes, dans le mouvement des indignés ou « Occupy », ils vont décider de ce que la Chine deviendra, ou l’Inde – comme on l’a vu récemment dans une actualité tragique. C’est ce qui explique pourquoi les services de renseignement, y compris des gouvernements dits démocratiques, consacrent aujourd’hui tant d’énergie à infiltrer l’internet, à tenter de le manipuler. On dit que la concurrence est le moteur de l'évolution. La collaboration peut-elle régater dans cette course ?La collaboration est première : elle joue en permanence entre nous, sans elle, rien ne pourrait fonctionner dans nos sociétés, on ne pourrait même pas circuler dans les rues ! La concurrence n’est pas le moteur de l’évolution : c’est une « valeur » qu’on essaie de nous vendre bien qu’elle soit dysfonctionnelle. Saint-Just l’avait déjà fait remarquer : la concurrence ne joue dans le monde naturel qu’entre espèces, à l’intérieur des espèces, c’est la collaboration qui prévaut. On parle de crise. Vivons-nous à l'intérieur d'une césure ou sommes-nous déjà de plain pied dans un nouveau type de société ?Non, nous ne sommes pas encore dans un monde nouveau, il y aura beaucoup d’efforts à faire, beaucoup de sacrifices à consentir. Il y a un tournant à opérer, ce sera un tournant comme notre espèce n’en a encore connu que deux ou trois jusqu’ici, sans doute le plus sérieux puisque ce sont les conditions de survie d’une espèce comme la nôtre à la surface de la terre qui sont cette fois en jeu. Sur votre site, vous venez de vous passer de la possibilité de laisser des commentaires. Quelle leçon en tirez-vous ?La formule du blog avec commentaires s’enraie, comme nous avons pu le constater, quand leur nombre dépasse 500 par jour (d’autant plus que sur mon blog les commentaires faisaient souvent plusieurs pages) : on n’a plus le temps de tout lire, les intervenants ne retrouvent plus les textes qu’ils ont mis en ligne, la frustration monte. Pour que le « think tank » spontané ne soit pas alors noyé dans une masse d’informations impossibles à traiter, il faut le recréer en plus petit ailleurs : pour maîtriser la complexité. C’est ce que j’ai fait. Autre chose à dire à ce sujet?Oui : retroussons nos manches, ce n’est pas le boulot qui va manquer !

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