Ray Banana
Publié le 27/11/2015

Les douloureuses articulations de l'histoire


... Tout comme Lon Chaney, mais plus que le Docteur Lao (qui n'en a que sept) et que la peur (qui n'en a que trois) Ray Banana a mille visages! ...

... Avant d'opter pour le bien, Ray Banana avait une prédilection pour les éclairages par en dessous, qui font toujours leur effet...

... Cet homme pense... même s'il a du mal à courir en même temps! Et en plus il parle latin...

... Ray Banana a compris que si, comme dit Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, il est très fréquent qu'on se baigne plusieurs fois dans la même piscine. 

(La presse)


Dernière parution: La Philosophie Dans la Piscine (La Boite à Bulles éditeur)

Dernier domicile connu: www.raybanana.org

 

Plus de...

Blogueurs BD

Philo

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 11 juin 2011 à 08:00

Le jour d'avant

Le 30 mars                                                    Jane, ma chérie, Comme je suis heureux d’apprendre que vous quittez ce Rochester ! Bientôt nous serons à New York, libres de vivre et de nous aimer ! J’ai enfin réuni la somme nécessaire à notre grand voyage. Nous partirons de Southampton le 10 avril, sur un paquebot magnifique, le Titanic. Ma décision est prise, rien ne pourra m’empêcher de fuir avec vous. Je ne peux plus supporter cette vie de voyageur de commerce, toujours à courir, à passer d’un train à l’autre. Tout ça pour rembourser les dettes de mon père ! Il n’a qu’à se trouver un autre pigeon, j’en ai soupé de tout cela ! Il était temps que je mette un terme à cette existence imbécile. Depuis quelques mois, elle m’est devenue de plus en plus odieuse. Qui sait ce qu’il me serait arrivé si j’avais continué ! Pour ne pas éveiller les soupçons, je vais travailler cette semaine encore comme si de rien n’était… Ma dernière semaine ! Bien sûr, j’ai quelque scrupule à laisser ma mère et ma sœur Grete. Je leur écrirai juste avant d’embarquer, et j’enverrai de l’argent à la maison dès que j’aurai fait fortune en Amérique. Voilà, Jane, ma chérie, il est très tard et je vais essayer de dormir un peu avant de prendre le train de cinq heures demain matin. Je me sens fébrile, trop de bonheur sans doute. Je vous embrasse, Votre Grégoire

Le 3 janvier 2015 à 00:08

Ne soyons pas crédules : quelque chose a mal tourné

Au commencement était un Cri strident. Il déchira le Rien, drapé de noir, en une faucille de lumière résolument versatile. La lune est comme ça : indécise. Elle n'avait pas de magazine mode qui puisse l'éclairer sur les tendances sensuelles de l'année à ce moment-là et continuera à n'en faire qu'à sa tête plus tard : un temps pleine et ronde et gourmande, un temps rachitique et coupable et discrète. Ne pas compter sur le Cri ou ce grand bêta de Rien qui s'emmitouflait de la profondeur de la nuit, pudique comme une jeune fille qui vacille sur le rebord de l'enfance, pour lui fournir quelques conseils esthétiques... D'ailleurs le monde était bien laid, bien froid et bien sombre au départ. La lune dans son ennui, aguichait et tatillonnait de sa moitié de disque son ami le Rien, déchirant sa parure de nombreuses petites alcôves de lumières. Les étoiles conceptualisèrent alors le Nombre. Tardif, le Soleil se découvrit à son tour : il naquit du sourire timide du Rien, qui avait éclos du rentre-dedans de la Lune. Ne jamais douter de la splendeur de la pénombre ! Il y eut alors une grande fête pour célébrer l'amour enfin révélé de la Lune chahuteuse et du Rien-Soleil. Nombre, Cri, Lumière et Etoiles étaient de la partie. On but beaucoup, on s'amusa vraiment. Dans les effluves de l'alcool et de joies entremêlées se révélèrent les Caprices, la grande Ivresse et son acolyte l'Enthousiasme, les Tempérament qui mirent le feu et le Cri muta en Son qui se fit musique durant ces festivités qui durèrent (au moins) plusieurs millénaires. Et puis, la gueule de bois se manifesta : on s'aperçut des séquelles de la désinhibition avec stupeur : partout sous les effets conjurés des Caprices et du Nombre étaient apparus des Planètes, d'autres n'avaient pas lésinés sur les gaz, on avait même créé, par un malheureux concours de circonstance, la Couleur ! Sa beauté fit immédiatement et définitivement chavirer le cœur de Lumière qui lui fit une flopée de mômes, une ribambelle de gosses mal-élevés et chapardeurs : les Vies. Ils n'avaient encore rien vu...

Le 26 avril 2012 à 09:50

Le mal des ardents

Dans la tradition biblique, c'est un buisson ardent qui révéla à Moïse le Dieu du monothéisme. Loin de toutes les traditions républicaines, c'est un Patrick Buisson, ardent maurrassien décomplexé, qui parvint à convaincre Nicolas Sarkozy qu'il n'existerait qu'une seule Droite, consumant les pudeurs passées et franchissant à pieds joints la sacro-sainte frontière entre droite républicaine et droite extrême. Notons au passage qu'en anglais, buisson se dit Bush et ceci n'est peut-être pas un hasard. Dans la tradition botanique, un buisson est une végétation touffue parfois épineuse, qui se caractérise par sa tendance à former des masses denses. Le buissonnisme politique aspire également à faire émerger des masses et à les inciter à voter massivement justement pour Nicolas Sarkozy. En médecine, le mal des ardents, également appelé ergotisme, est une empoisonnement par des alcaloïdes. Dans l'histoire médicale, on relate de nombreux cas de pain infecté provoquant notamment des hallucinations, des convulsions, des spasmes et des nausées. Dans l'histoire à écrire de la médecine politique, le mal du Buisson ardent est une infection de la vie politique basée elle aussi sur une intoxication - les étrangers viendraient manger le pain des Français – et débouchant immanquablement sur les mêmes symptômes que le mal des ardents. Heureusement, il y a fort à parier (et au moins, à espérer) qu'une partie de l'électorat traditionnel de droite se détache progressivement de cette tendance pathologique. Le buissonnisme n'aurait alors été qu'un feu de paille. Et c'est tout le mal qu'on souhaite à la France.

Le 11 septembre 2013 à 09:20

Bob à Cabourg en août : journal

Lundi matin, j'ai acheté une serviette de bain au bazar du coin. Elle est rose et noir avec inscrit dessus en lettres dorées « sea sex and sun ». Quand je l'ai sortie sur la plage, toutes les femmes se sont précipitées sur moi pour que je termine leurs mots croisés.   Dans la soirée, comme je me promenais sur la grève en réfléchissant à quelque chose, j'ai senti que quelqu'un me suivait, c'était une mouette qui marchait avec ses ailes repliées sur le dos. Au moment où je me retournais elle s'est retournée aussi, mais je n'ai vu personne derrière elle.   Ce matin, j'ai inauguré une nouvelle canne à pêche sur le hors-bord d'un ami. A un moment, croyant avoir fait une touche, j'ai accroché mon propre slip avec l’hameçon.   Un peu plus tard, alors que je bronzais sur la plage, un chien s'est approché de moi et a placé sa tête pleine de poils au-dessus de ma tête. C'est en lui demandant ce qu'il attendait de moi que j'ai entendu ma femme me dire : « Je voudrais que tu me regardes enfin ».   Mercredi matin après avoir nagé un bon quart d'heure, je me suis aperçu que j'avais perdu mon maillot de bain. Heureusement, j'ai réussi à attraper un grand poulpe et suis sorti de l'eau le sourire aux lèvres en montrant ma belle prise.   Dans l’après-midi en voulant retenir ma femme qui était entrainée par le parasol qu’elle voulait empêcher de s’envoler, j’ai été trainé sur le sable sur quinze mètres avant de la laisser décoller vers le large.   Vendredi, une petite fille blonde au bob rouge m'a proposé de faire des pâtés avec elle. Quand elle trouvait que mes pâtés n'étaient pas assez bien elle me donnait des coups de râteau sur la tête. Parmi la dizaine de corbeaux qui me survolaient quand je grimpais l'escalier de la plage pour rentrer chez moi, un seul me criait « comment » alors que tous les autres me criaient « quoi ».

Le 30 décembre 2012 à 18:50
Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication