Dominique Mutio
Publié le 06/12/2015

Terrasser Daech


Dominique Mutio est né au Pays basque en 1964.

Dessinateur depuis l'enfance, il monte à Paris en 1982 pour y étudier l'art graphique. Dessinateur de presse depuis 1988, il tente de réinterpréter avec humour et sincérité le monde chaotique qui l'entoure.

Il a publié dans de nombreux journaux et revues ( le Monde, Le monde diplomatique, Libération, La Croix, Force-ouvrière hebdo, L'Itinérant, Siné hebdo, Zélium, ...).

Ses dessins sont présents actuellement sur le site Urtikan.net (dessins d'actualité) et sur le site Delignes en ligne.com (croquis dans le métro).

 

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Le 8 mai 2012 à 10:39

"Je n'avais pas envie de la jouer à la Jospin, de créer du drame et de plomber l'ambiance"

Nicolas Sarkozy, Atlantico.fr, lundi 7 mai 2012.

Il avait commencé comme client de brasserie, il finit comme agent d’ambiance. C’est vrai qu’il a assuré le spectacle au soir de sa défaite, ce Nicolas Sarkozy qui va nous manquer à l’heure où l’on cherche des perles à enfiler pour des sites à caractère collaboratif. Au risque de ne pouvoir ressortir vivant de la place de la Bastille, on prétendra qu’il a attendu de ne plus être président pour parler ainsi que la dignité de la fonction requiert. Bon, c’est vrai qu’à la fin de son oraison, lancer: “vous êtes la France éternelle” à une palanquée d’ados branchouillés, de dames botoxées, et de bourgeois indignés, il y avait de quoi  vendre son âme au diable pour échapper à une telle éternité.  Mais, dans le genre : ‘”j’ai-paumé-j’ai-pas-l’air-con-mais-je-vais-me-tirer-avec-les-honneurs” le président sortant s’en est mieux sorti que Jospin qui, lui, se l’était plutôt jouée à la Anelka quittant encapuchonné  la Coupe du monde de football. Giscard, lui,  se l’était jouée à la Domenech attendant l’ultime moment pour mettre au défi de l’exfiltrer d’un poste où il pensait qu’on le regretterait un jour. Sarko a placé la barre très haut. Il se l’est jouée à la Messi, en assurant que ce fut un honneur de descendre parmi les hommes, mais que d’autres buts l’attendent  une fois débarrassé de ses défenseurs. L’adieu du stade, en quelque sorte.

Le 20 mai 2015 à 09:10

Entre un chat et un canapé il faut choisir

A force de voir mon chat faire ses griffes sur mon canapé j’ai fini par l’abandonner. Comme ça, un soir, sur un coup de tête. Je sais que c’est moche, mais n’allez pas croire que je l’ai fait sans aucune compassion.   Le plus difficile a été de le faire rentrer dans la voiture, comme s’il se doutait de quelque chose, à moins que ce ne soit parce qu’il faisait nuit et que je n’y voyais pas grand chose contrairement à lui. J’ai commencé à rouler sans la moindre idée d’où aller, la seule chose à laquelle je pensais était de partir le plus loin possible, m’assurer qu’on ne puisse pas me le rapporter, suffisamment loin pour ne pas être tenté de faire demi-tour au moment venu où le remord viendra ronger le vide de la banquette arrière et de ma solitude annoncée.   Je jetais de temps en temps un regard dans le rétroviseur pour m’assurer qu’il était bien attaché et ne se fasse pas la malle au moindre virage serré. Après une bonne heure de trajet, j’ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place à ce moment là, je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. J’ai fait le plein d’essence et je suis reparti.   Lorsque je me suis retrouvé suffisamment loin, là où le paysage autoroutier vous offre ce qu’il y a de plus ennuyeux à regarder et que le son de la radio n’émet plus que d’inaudibles grésillements, j’ai fini par emprunter la première sortie qui venait avant de m’arrêter quelques kilomètres plus loin, dans un endroit à première vue idéal, en plein milieu des bois.   D’ici on pouvait apercevoir quelques étoiles et la nuit était agréablement froide. Je l’ai sorti de la voiture avec cette fois-ci beaucoup moins de précautions qu’au départ. Je l’ai lâché là, en pleine nature, sans même me retourner, pressé de repartir de peur d’être rattrapé par la culpabilité.   Lorsque je suis arrivé chez moi, quelle ne fut pas ma surprise de trouver mon chat qui m’attendait sur le pas de la porte. J’étais persuadé de l’avoir laissé à l’intérieur tout à l’heure en partant. En tout cas, il n’avait pas l’air plus contrarié que cela de ne plus avoir de canapé à lacérer.   Les chats s’accommodent facilement de l’absence de leurs maîtres, si vous ne leur donnez pas à manger, ils vont chez le voisin ou bien ils bouffent vos plantes tandis que le canapé peut lui se laisser mourir. Je ne sais pas encore si je reprendrais un jour un canapé, mais si cela devait arriver et que j’ai encore mon chat, ce sera forcément un canapé déjà amoché, un canapé soldé, un canapé dégriffé.

Le 12 juillet 2015 à 08:15

L'épouse, fée de la famille

Quelques perles tirées d'un Manuel scolaire d'Économie Domestique pour filles dans des écoles catholiques en 1960

FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRÊT Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu'ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la chaleur nécessaire d'un accueil. SOYEZ PRÊTE Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit. PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNÉE il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle. RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire. ÉCOUTEZ-LE Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne. NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON Ou sort pour diner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

Le 11 juillet 2012 à 07:58
Le 4 septembre 2011 à 08:50

Stigmatisé.

Actuellement, je vis quelque chose de grand, de très grand ! Du moins dans mon esprit c'est ce que se passe.... Aux yeux des autres, j'en suis moins sûr. Ils me prennent surement pour une pauvre âme, ayant perdu toute faculté mentale, n'ayant plus les moyens d’appréhender de manière logique les évènements de la vie. Un simple fou, sans aucune capacité de jugement.  Pourtant, je suis tout à fait clairvoyant plus que jamais. Je sais exactement où je vais, qui je suis. J'ai juste compris. Mais les autres ne comprennent pas, ils ne comprennent pas que nous étions deux, et qu'aujourd'hui nous nous sommes pris la main pour ne former qu'un.  J'ai une vie double, devant mes amis, mes camarades, les inconnus, les commerçants je suis un Homme un peu féminin, sûrement enfantin. Et devant ma famille, je suis une Femme ultra masculine, sûrement folle a lier, complètement déphasée, peut être même en dépression nerveuse. Je crie STOP ! Stop au diktat que l'on m'a imposé, non je ne suis pas fou, je suis tout à fait sain d'esprit. Je veux devenir l'Homme que j'ai toujours été quitte a faire partie des marginaux de notre société. Oui parce qu'aujourd'hui une Femme devenant Homme ou un Homme devenant Femme est forcément marginal/marginale. Nous sommes dérangés, incomplets, on cherche à tout prix a nous stigmatiser en passant principalement par la stérilisation... - Hors de question que de telles personnes puissent procréer, ils pourraient se multiplier. Et puis quoi encore ? On nous enferme dans des cabanes en bois en attendant de nous mettre dans des fours ? Pour protéger la ménagère de quarante ans qui se fait tromper par son mari tous les soirs et leurs quatre enfants complètement psychotiques de voir leurs parents s’engueuler tout le temps.  - Pourtant n'oubliez pas que les enfants homosexuels sont élevés par des parents hétérosexuels que vous qualifiez de tout à fait sains et normaux. Et les couples homosexuels, transidentitaires, élèvent des enfants hétérosexuels, sains et tout à fait normaux.... Alors qu'ils ont des parents tellement marginaux. Les choses ne changeront pas parce que j'ai écrit quelques lignes sur le sujet surtout que d'autres l'ont déjà fait. Mais je veux protéger mes droits, et ceux des prochains et prochaines qui sentiront qu'ils et qu'elles devront accomplir ce changement pour devenir ce qu'ils et qu'elles sont réellement. 

Le 7 septembre 2010 à 17:26
Le 27 mars 2013 à 10:03

L'objet du délire #13

Tu peux pas.

Tu peux pas partir comme ça, allons, viens-là, tu vas pas finir comme ça, je t'ai dans la peau, je t'ai dans la tête, on a partagé trop de trucs salés, trop d'instants empilés, trop de secondes sacrées, tu peux pas, tu peux pas me laisser là, tout seul, tout nu sans toi, tu peux pas t'en aller comme ça, on a trop vécu, on a trop vu, trop lu, trop bu, trop entendu, j'étais là pour toi, t'étais là pour moi, on parlait pas, mais tout était là, le monde et les mots, les images et les sons, les jeux et les joies, mes doigts sur toi, ta glace sous ma pulpe, mes yeux dans ta voix, non, non, tu peux pas, tu peux pas t'en aller comme ça, tu vas faire quoi, tu iras où, je serai qui sans toi, rappelle-toi, la musique et le soleil et le printemps et les tempêtes et le métro et les voyages et les petits mots et les grands cris et ces silences et ces séismes, tu vois bien, tu peux pas, tu peux pas me laisser là, et les nuits grises, les sms tordus, l'alcool dans les circuits et les urgences et l'amour en trois lettres et la mort en six mots, je sentais tes pulsations, tu connaissais le goût de mes poches, on ne se quittait pas, partout, en haut, en bas, de travers, dans les zigzags, on parlait pas, tout était là, non, tu peux pas, tu peux pas t'en aller comme ça, je t'ai dans la peau, je t'ai dans la tête, je vais faire quoi, je serai qui, allez, me laisse pas, t'en vas pas, reste avec moi, où es-tu, reviens, reviens, me laisse pas. Me laisse pas. Putain d'Iphone.

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