Le Gorafi
Publié le 15/12/2015

Rennes : un groupe de copains heureux d'aider l'industrie de l'alcool dès 9h du matin


C’est un geste de solidarité qui fait chaud au cœur. Ce matin, aux alentours de 9 heures, un groupe de 5 copains a fait irruption dans un bar de la rue Saint-Michel à Rennes. Dans une ambiance conviviale empreinte d’amitié et d’anecdotes personnelles, ils ont tous ensemble entrepris de soutenir fièrement le marché de l’alcool. Et c’est évidemment en consommant allègrement de nombreux spiritueux qu’ils ont décidé de montrer leur soutien sincère à cette industrie vieille comme la France. Reportage.

Privilégier les marques françaises

Cet acte militant s’est donc déroulé dans un des très nombreux bars de la rue Saint-Michel, plus communément appelée rue de la Soif. A peine arrivés, les cinq camarades de chômage rennais sont de suite passés à l’action. Et c’est en attaquant la journée avec des alcools produits et vendus par le français Pernod Ricard, qu’ils ont souhaité entamer leur soutien, nous explique Patrice, 3,5 grammes : « Rouge, blanc, whisky, Cognac : on essaie de boire un peu de tout pour que notre geste de solidarité soit le plus complet possible. On essaie au mieux de garder une certaine égalité entre les différentes marques du groupe. »

Les 5 hommes, à quelques heures seulement d’un rendez-vous collectif au Pôle Emploi, ont tout de même tenu à montrer leur volonté de soutenir toute l’industrie de l’alcool et pas seulement celle basée en France. C’est donc en enchaînant par une tournée de boissons produites par l’anglais Diageo, n°1 du secteur, qu’ils ont prolongé leur happening : « Là ça devient un peu dur mais y’a toujours une ‘tite place pour une mousseuse et un Bourbon. » scande Laurent, 6,7 grammes.

Revenir tous les jours pour consolider le mouvement

C’est donc à la limite du coma éthylique et avec un rendez-vous au Pôle Emploi loupé que nos 5 collègues terminent leur journée de mobilisation vers 21H. Une mobilisation qu’ils ont promis de renouveler tous les matins, même endroit, même heure, précise Patrice, 4,8 grammes : « C’est un engagement de fond. Et pour que notre soutien ait un effet concret sur la vitalité de l’industrie de l’alcool, il faut que cela se fasse tous les jours. Après tout, le Rhum ne s’est pas fait en un jour ! Hein ? Excellent nan ? »

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Une des façons simples de décrire la crise européenne est d’y voir l‘éclatement de la bulle de l’euro. Ce que je vais essayer de faire ici, en la comparant avec la bulle de l’Internet de la fin des années 90. On peut en effet voir l’euro comme une innovation, au même titre que l'Internet. Une « monnaie sans état », c’était un truc vraiment nouveau auquel on prêtait tout un tas de vertus. Bien sur elle comportait aussi tout un tas de défauts et de risques dont débattaient les économistes, mais il existait une utopie de la construction européenne, et la réalité économique a quelque peu été étouffée par une croyance un peu « magique ». C’est toujours le cas avec les bulles financières : elles sont le fruit d’une réelle innovation apportant du progrès (et des bénéfices), qui provoque un emballement de plus en plus généralisé. Il est chaque fois question d’un temps nouveau, d’une nouvelle économie, ou d’un nouveau paradigme. L’innovation attire des investissements, nourris par une expansion du crédit : jusqu’à ce que l’on comprenne que les anticipations des bienfaits apportées par l’innovation sont largement exagérées, et que la bulle explose.  Avec la « bulle de l’euro » les actifs financiers dont la valorisation était irrationnelle, étaient les dettes souveraines. Ainsi, avant 2010, le taux d’intérêt la dette grecque était pratiquement aussi bas que celui de la dette allemande : de même que pendant la bulle de l‘Internet, le prix des actions de certaines entreprises ne reflétait pas leur véritable potentiel (les bénéfices actuels et futurs), le marché des dettes souveraines ne reflétait plus l’état des finances  des pays, (le ratio d’endettement, la dynamique économique, etc.). Un peu comme pendant la bulle de l'Internet il suffisait d’avoir un « point com » accroché à son nom pour être valorisé comme Yahoo, il suffisait d’entrer dans la zone euro pour voir son taux d’intérêt se rapprocher de celui du modèle le plus vertueux, l’Allemagne. Dans les bulles, il y a souvent une haute autorité qui valide la croyance des marchés. Alan Greenspan (alors président de la FED, la Banque centrale américaine) avait produit le discours de la « nouvelle économie » pour « valider » le potentiel de croissance de l’internet, et booster la bourse. De même la Banque Centrale Européenne en décidant de traiter de la même manière le collatéral grec et allemand (c’est-à-dire les titres souverains qu’elle accepte comme garantie d’emprunt) a envoyé un  message aux marchés : La Grèce était aussi solide que l’Allemagne.  Tous les pays de la zone euro pouvaient se financer sur les marchés à très faible coût, et donc s’endetter pour pas un sou, ce qui ne pose pas trop de problèmes tant que les taux d’intérêt restent très bas, (ou que l’endettement sert à financer des reformes structurelles qui à l’avenir vous permettront de produire, d’exporter, et d’équilibrer votre balance des paiements).   Lorsque le doute s’installe sur l’avenir (de l‘entreprise ou du pays) on se retrouve dans un schéma de ce qu’on nomme une panique auto-réalisatrice. Les investisseurs craignent l’effondrement de leurs actifs (actions internet ou dettes souveraines)  et vont chercher à tout prix à éviter des pertes en cas de défaut (faillite de l’entreprise ou restructuration de la dette). Ils vont donc vendre leurs titres ou leurs obligations. Celle-ci vont s’effondrer (les taux d’intérêts exploser dans le second cas) et vont aggraver la crise et rendre plus probable le défaut ou la faillite redouté. Certes, ma présentation est un poil simpliste et la crise européenne a de nombreux autres aspects bien plus complexes. Mais cette vision doit nous rassurer un peu : l’Internet n’est pas mort à cause de la bulle. Nous devrions passer un jour à l’euro 2.0

Le 2 août 2010 à 08:50

Saleté de chien qui n'a pas fait le job !

Coyotte ! Bon Dieu, viens ici ! Faut qu’on ait une explication. Ici, je te dis. Tu vas pas y couper. Le cambriolage, oui, là, ce week-end, Stéphanie en est malade, tu t’en doutes. Furieuse. Pour elle, t’es un TRAÎTRE. Rassure-toi, j’en ai pris moi aussi plein la gueule. Sauf que c’est toi le chien de garde, pas moi. Et t’as pas fait le job. Tu t’es laissé surprendre. Les types t’ont neutralisé. Bravo. Bijoux, argenterie, meubles anciens, tout est parti. Son bas de laine a également disparu. Non, il ne s’agit pas de bonneterie, bougre de beste ! Un bas de laine, c’est une épargne en liquide. Une somme importante, selon Stéphanie. Eh bien, envolé, pfuit ! Plus rien. Merci, le chien. Va falloir rendre des comptes. Tu vas pas t’en tirer comme ça. Stéph’ est pas du genre qui pardonne. Tu verras. Elle va exiger l’euthanasie. Tes billes sur un plateau lui suffiraient pas. Et je la comprends. On a payé bonbon pour avoir un cerbère, on a eu un mouton. Y a tromperie, en plus du vol. Tout ça est mauvais pour toi. Au mieux, je peux essayer de te revendre à un laboratoire. Ils doivent pas payer cher mais ça compenserait un peu les pertes. Tu ferais des expériences. Des tests. Tu te donnerais à la vivisection. Pour une fois tu servirais à quelque chose. Ah, tu fais grise mine. Eh oui, adieu les beaux jours ! Pour toi, l’avenir se présente mal. Que veux-tu, il y a eu faute professionnelle grave, ça entraîne sanction, faut assumer. Ça te consolera pas, mais sache que nous non plus ne sommes pas au bout de nos emmerdements. Tu vas voir les assurances. Ils vont diligenter un expert, lequel passera ton génome et ton pedigree au peigne fin, il en conclura que tu es un veau et on sera pas remboursés. Tu vois, par ta faute on va être deux fois volés. Stéphanie a raison : tu n’es pas un chien, t’es une merde.

Le 29 novembre 2010 à 11:33

Les araignées

Chroniques de mon jardin à moi

Dans mon jardin à moi il y a des araignées grosses comme mon pouce qui tissent des toiles partout, entre les arbres, entre les fleurs, entre les rosiers. Elles sont belles, ces toiles, brillantes de rosée dans le petit matin frisquet. Elles en tissent également entre un rosier et mes volets. Ces toiles-là, je me les prends dans la figure et ça m’agace. C’est poisseux. Et invisible. Tu as l’impression d’avoir un bout de ruban adhésif en travers de la figure. Ou de la barbe à papa. Tu tires dessus et tu t’en mets entre les doigts, dans les cheveux, les narines, les yeux. Et si tu te mets à penser que ces fils sont sortis du ventre d’un animal répugnant, plein de pattes et de poils et qui emprisonne ses proies pour les becqueter, c’est comme si tu la sentais te courir dessus, entre les doigts, dans les cheveux, les narines, les yeux. Petit à petit tu te sens emberlificoté dans un maillage visqueux, nauséabond, tu t’agites mais ça fait vibrer la toile et voilà cette sale bestiole qui descend vers toi, qui agite sa petite bouche, qui en fait gicler le venin qui va te dissoudre, tu la sens dans ton dos qui te suçote comme quand tu suçotes une délicieuse araignée de mer à la terrasse d’une brasserie. Et tu te jures deux choses, la première de ne plus descendre au jardin avant les grandes gelées. Parce qu’elles gèlent ces connes ! Et la seconde c’est de ne plus manger d’araignée de mer. Mais ça c’est vraiment les jours de déprime.

Le 29 septembre 2015 à 08:30

Les pigeons parisiens évoluent avec leur environnement et deviennent de plus en plus arrogants

Charles Darwin disait « Ce n’est pas la plus intelligente des espèces qui survivra mais celle qui sera le plus apte à changer ». Et si cette espèce « hyper adaptable » était le pigeon ? Reportage. Au contraire des écologistes, Il semblerait bien que « le roi des villes » ne soit pas près de disparaître. En tout cas c’est que semble confirmer une étude de Pigeon Magazine. Selon le très sérieux hebdomadaire « Les pigeons parisiens ont muté pour s’adapter et survivre dans la jungle parisienne. Ils sont notamment devenus très arrogants. Deux à trois fois plus qu’un paon ou qu’un producteur tv pour vous donner un ordre d’idée.  » « Nous sommes les plus beaux et les meilleurs pigeons du monde » Une mutation clairement assumée par les pigeons parisiens. Michel, pigeon parisien depuis 5 ans vient confirmer la tendance « Un pigeon gentil, qui ne snobe pas, n’a aucune chance de survivre dans des univers comme la ligne une du métro ou le quartier de Saint Germain. Je pense que de toutes les façons nous sommes les plus beaux et les meilleurs pigeons du monde. » Évoluer pour survivre Cette capacité d’adaptation du pigeon en milieu urbain a été remarquée également dans d’autres villes de France. Par exemple dans la ville de Limoges ou le pigeon a évolué en fonction de son environnement. Il sécrète maintenant naturellement des antidépresseurs, essentiels pour pourvoir survivre dans la cité comme dans l’ensemble de la région Limousine.

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