Winshluss
Publié le 15/12/2015

O' boy! What nice legs!


Une aventure de Monsieur Ferraille

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Né en 1970, Winshluss alias Vincent Paronnaud publie ses premiers travaux dans les années 1990 dans plusieurs fanzines et revues de bande dessinées (Jade, Le journal de Monsieur Pabo, Ferraille etc.) posant les jalons d’un style graphique très personnel caractérisé par un trait acéré qui souligne la noirceur d’un propos corrosif au cynisme dévastateur. En 2001 on le retrouve au catalogue de nombreuses maisons d’éditions indépendantes. Il publie Super Negra chez Les Requins Marteaux en 1999, Pat Boon, Happy End chez l’Association, Welcome to the Death Club chez Six Pieds Sous Terre et en 2001 Monsieur Ferraille (avec Cizo) chez les Requins Marteaux. Après la publication de Smart Monkey aux éditions Cornélius en 2004, Winshluss, épaulé par ses deux compères de toujours, Felder et Cizo, reprend la direction éditoriale du journal de bande dessinée Ferraille Illustré jusqu’en 2006. En 2008, il publie le magnifique Pinocchio, couronné par le Fauve d'or d'Angoulême et par le prix de la meilleure BD étrangère au Brésil.

Parallèlement à la bande dessinée, Vincent Paronnaud réalise avec Cizo, en 2004, les courts métrages d’animation Raging Blues en 2003 et O' Boy! What nice legs! en 2004 puis en 2010 Il était une fois l’huile. Il reçoit en 2007 le Prix du Jury du festival du film de Cannes et deux Césars pour l’adaptation de Persépolis avec Marjane Satrapi. En 2011, Ils collaborent, à nouveau, pour réaliser un long métrage en images réelles Poulet aux prunes.

Winshluss est régulièrement exposé. A partir de 2001, il conçoit avec Cizo et Felder les expositions Le Supermarché Ferraille, Le Musée Ferraille et Il était une fois l'Huile. En 2012, il présente Nature Sucks! à l’Espace Culturel François Mitterrand à Périgueux. En 2013, le Musée des Arts Décoratifs de Paris lui consacre une exposition intitulée "Winshluss, un monde merveilleux".

Winshluss est représenté par la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois à Paris depuis 2009. Il y présentera sa troisième exposition personnelle en 2015.

Illustration :
Poupée Winshluss, 2013
Technique Mixte
117 x 27 x 30 cm
Courtesy Galerie GP & N Vallois, Paris
Photo : Luc Boegly

 

 

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On l’avait rarement vu dans un tel pétard, l’ancien ministre préféré des « djeunes. C’est vrai que l’agent purificateur du PS a un peu forcé sur le Kärcher. Dans une lettre à Martine Aubry, Arnaud Montebourg non seulement dénonce les magouilles du député socialiste de Liévin pour financer le PS du Pas-de-Calais, mais il mouille son collègue de Calais, en stigmatisant un système de corruption « dont la présence de Jack Lang dans ce département n’est qu’un des tristes symptomes. » Faute du moindre début de preuve, de présomption ou d’indice, c’est un cas de diffamation assez facilement emballable par le premier juge d’instruction venu. Ca tombe bien, Jack Lang dépose plainte, mais il a quand même la main qui le démange. Là où il déçoit, Jack, c’est qu’il avait l’occasion de renouer avec la tradition du duel sur le pré, tombée en désuétude puis 1967. Cette année-là Gaston Defferre avait traité d’ « abruti » un député gaulliste, René Ribière, qui lui avait aussitôt envoyé ses témoins. L’Elysée s’émut qu’un député de la majorité soit occis car l’on savait que Gaston avait pratiqué l’escrime dans sa jeunesse. De Gaulle diligenta donc des émissaires auprès du maire de Marseille qui les rassura : « je ne viserai que les couilles… » Il avait en effet appris que René Ribière allait se marier. En fait le combat cessa à la première égratignure de Ribière… au coude. Le Général, dit-on, en a longtemps rigolé.

Le 2 janvier 2011 à 12:32

Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793)

Les cracks méconnus du rire de résistance

Pour découvrir les stupéfiantes « effronteries pamphlétaires » du chanoine Dulaurens au XVIIIe siècle, sur lesquelles m’aiguilla Raoul Vaneigem en 1980, il fallait jusqu’à il y a peu se téléporter dans les salles de lecture des grandes bibliothèques. Grâce à une petite maison d’édition téméraire, Les points sur le i, on a accès désormais à la fois à un des ébesillants chefs-d’œuvre du prêtre mécréant, paru clandestinement en 1767, L’Antipapisme révélé ou les Rêves de l’antipapiste et à Écrire et s’enfuir dans l’ombre des Lumières, Henri-Joseph Dulaurens, la truculente biographie d’un jeune chercheur inspiré, Stéphan Pascau, qui a fricassé également pour les éditions Honoré Champion Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793). Réhabilitation d’une œuvre.Jugées licencieuses et blasphématoires, les satires de Dulaurens, déployant « un comique mêlé de délire et d’érudition préfigurant l’esprit de Sade », mirent en pétard les autorités ecclésiastiques caricaturées férocement à longueur de pages. Leur auteur fut sans fin ni cesse poursuivi, jusqu’à son enfermement à vie au couvent pénitentiaire de Marienborn. La plupart de ses œuvres « décelant une imagination dépravée » selon les frères Didot, des éditeurs-imprimeurs trônant à l’époque, furent brûlées. Il est vrai que le facétieux frigousseur des Jésuistiques, de La Bataille des nonnes, de L’Arretin, ou d’Étrennes aux gens d’église exhortait lui aussi aux feux de joie : « Pour rendre la France heureuse et tranquille, il faut ramasser nos livres de morale, nos casuistes réservés, nos contreversistes, nos bans théologiques, nos rubriques, les mîtres de nos évêques, les habits des Capucins, et mettre le feu à toutes ces belles choses en chantant un hymne à la Raison ».Qu’est-ce qui avait donc pris à l’indévot Henri-Joseph Dulaurens d’entrer en religion ? 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Il proposera qu’on reconnaisse comme un droit naturel la fabrication et l’écoulement de fausse monnaie. « Il est certain qu’il n’y a rien de plus naturel que le pouvoir de donner telle forme, tel poids que l’on juge à propos à un morceau d’or et d’argent et de lui attribuer la valeur qu’on veut. » Il invitera à désapprendre l’usage des mouchoirs : « Jean était bon et non pas débonnaire. Quoique dévôt à la sainte Amitié, Il n’était homme à se moucher du pied. Toujours ses doigts servoient à ses usages Pour épargner les frais de blanchissage. » Et il appellera même à un renouvellement radical de nos mœurs alimentaires. « L’horreur ridicule que l’on a de manger de la chair humaine, le respect imbécile que l’on a pour le cadavre d’un homme ne tirent leur origine que de notre ignorance. S’il y avait quelque chose à faire pour la sépulture de l’homme, l’estomac humain devrait l’emporter sur le tout. »Notons enfin que l’un de ses titres de gloire est d’avoir définitivement orthographié le mot godemiché. Et qu’il y a lieu de le créditer d’un véritable exploit. Alors qu’un triste jour les choses s’étaient corsées pour lui, les jésuites vilipendés par ses diatribes l’ayant enfermé dans une cage de bois qu’ils avaient supendue dans les airs, le chanoine Dulaurens, privé sous ce régime de tout moyen d’écrire, n’en était pas moins parvenu à couvrir, avec une pointe de fer, les ais de sa cage de quolibets et d’épigrammes.Jambon à cornes, croquons quelques hosties à la santé de ce diable d’homme !

Le 11 novembre 2014 à 07:52

L'expression "Tout est bien qui finit bien" ne s'appliquerait qu'à la fiction

Une enquête menée auprès de la fine fleur des scénaristes et auteurs de fiction français révèle que l’expression « Tout est bien qui finit bien » ne s’appliquerait pas au monde réel, mais serait plutôt un pur produit de leur imagination. Ils sont environ 1500 à avoir accepté de répondre aux questions de l’équipe de Dominique Meyre, Docteur en sciences du langage. Les résultats sont sans appels, puisque tous les auteurs affirment à l’unanimité avoir tout inventé lorsqu’il terminaient leurs oeuvres dans un « happy end ». « Mais bien sûr que tout est faux. Vous pensez vraiment que dans la réalité, les gentils s’en sortent et que le héros mal dans sa peau repart avec la belle qu’il convoitait depuis des années.  Réfléchissez un peu et ouvrez les yeux » explique Noémie Haddouche, scénariste pour la télévision. Un fantasme collectif Sceptiques sur leurs premiers résultats, les équipes du Docteur Meyre ont donc poussé leurs vérifications jusqu’à mettre le nez dans les histoires privées de plusieurs milliers de volontaires. Et là encore les chiffres parlent plus que les mots, puisque les chances de voir survenir une fin heureuse tomberaient à 11% dans la réalité. « Il faut arrêter avec ce fantasme généralisé qui consiste à penser tout le temps que les choses vont rentrer dans l’ordre avec le temps. Maintenant c’est établi » affirme le professeur. Dominique Meyre dit espérer que les conclusions de son étude pourront faire évoluer les mentalités. « Les raisons de ne plus espérer et de céder au fatalisme ne manquent pas, mais les gens continuent bêtement d’avoir foi en l’avenir. Cela est très préoccupant » explique-t-il en précisant vouloir proposer une signalétique particulière sur les œuvres de fiction, rappelant au lecteur ou au spectateur au moment du happy-end que toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. La rédaction

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