Stéphane Trapier
Publié le 18/12/2015

Du velours


Né le 15 juillet 1790, Stéphane Trapier a toujours raté les rendez-vous de l’histoire. Ancien avant-centre de l’équipe de France, il n’a jamais gagné la coupe du Monde. Il collabore à Fluide Glacial (après le départ de Gotlib), au Monde (sans jamais croiser Beuve-Méry) ou encore à Télérama (dès la retraite de Jean-Claude Bourret). Il a illustré deux ouvrages de Jean-Michel Ribes, et son Rond-Point. Il ne connait pas personnellement Henri Guaino. 

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Le 16 avril 2010 à 03:03

Et pendant ce temps, les commentateurs... commentent

Un mot qui m'énerve.

Ça fait plusieurs fois ces dernières semaines que j’entends ce mot de « commentateurs » dans la bouche de nos hommes politiques, en l’occurrence (ne pas y voir de malice), ceux du parti présidentiel. La dernière fois, c’était dans celle de notre premier ministre et juste avant, dans celle du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Les commentateurs, de ce que je comprends en écoutant mes dirigeants, c’est une masse informe et pleine de mauvaise volonté qui préfère parler, voire réfléchir, plutôt que d’agir. Ce qui, au royaume du pragmatisme, semble être le lèse-majesté suprême. Pour moi, et jusque-là, cette fonction avait un nom, ou plusieurs, le plus courant étant le terme générique d’ « opposition » ou, si je ne me trompe pas, de « journalistes », d’ « analystes » et même de « chercheurs ». Je gardais le terme de « commentateurs » pour des types qui hurlent dans des micros (alors qu’on les entend très bien hurler sans) dès que d’autres types poussant un ballon s’approchent d’un nouveau type aux grosses mains qui a l’air d’avoir très très peur dans sa cage en les voyant arriver (je ne voudrais pas être à sa place). Pour moi donc, les commentateurs, ce sont des gars qui crient très fort des choses que l’on ne comprend pas, alors qu’on les comprendrait très bien s’ils arrêtaient de crier. Ça m'énerve beaucoup. Et donc ça n'a rien à voir avec les individus sus-cités. Ce qui m'énerve encore plus.

Le 5 février 2013 à 08:53

Sur la messagerie de l'Ange de Reims

Mona Mailing n°8

Angelo, come stai ? Moi, c'est un cauchemar : avec cette canicule ils sont tous en marcel et en tong. C'est dingue ces touristes, hiver comme été ils ont toujours l'air déguisés ! Tu ne connais pas ta chance, toi qui vis au grand air ! Vraiment, je ne suis pas vernie. Ah ! Quand je repense au Val de Loire... J'ai tellement kiffé ma colloc' avec François quand j'étais jeune... Un grand mec plein aux as qui organisait des fêtes à tout casser... C'était un peu l'ambiance Érasmus, tu vois ? Bref, ce n'est pas pour me plaindre que je t'appelle mais une question me taraude : qu'est-ce qui te fait sourire toi ? Franchement, entre nous, tu n'en n'as pas marre de jouer l'idiot du village ? Moi, ça me soule tellement que certaines nuits je craque, je jure comme un charretier, je mets une fausse moustache, je fume la pipe, je fais la bringue avec une bande de loufdingues bien déjantés. On mange chinois, on met la musique à donf', on danse comme des oufs et on refait le monde jusqu'à 6H00 du mat'. Parfois, quand ils partent, je les entends se vautrer dans les escaliers et je vois tout de travers parce qu'ils m'ont mal raccrochée ! Je dors deux heures, et hop ! Un coup de peigne, un soupçon d'anticernes, un coup de fer sur la robe, je me calle sur la chaise, deux trois exercices de détente des lèvres et à 9h00 pétantes, je suis fin prête. « Le sourire de la Joconde » 2 000 000ème, clap, action ! Ah ! Cazzo? ça coupe ! J'ai pris le pack 500 ans mais je suis déjà hors forfait ! Je dois te laisser, mon ange. D'ailleurs, j'aperçois un parapluie rouge de guide japonais qui s'avance vers moi. Allez, ciao Angelo, je ne t'embrasse pas, ça ride les lèvres, mais le coeur y est !

Le 21 juin 2014 à 09:08
Le 24 mai 2014 à 10:06

Les années 80 : Papa Seaver, papa douceur

Des Ingalls aux Soprano : Quoi de neuf docteur ? #2

1981, un vagabond bodybuildé arrive dans une petite ville de montagne et demande à un shérif aux idées arrêtées « de pas le faire chier, sinon il va avoir une guerre comme il en a jamais vu !» et tient parole. Reagan et l'effacement 1985, Ronald Reagan est en poste depuis quatre ans. Son plus grand tour de force : avoir redoré l’appareil politique et la figure présidentielle (ce qu’aucun des prédécesseurs de Nixon n’a réussi à faire). Sa façon de faire ? Etre le plus effacé possible. En gros, Reagan, c’est simple : en politique intérieure, c’est le désengagement total : baisse d’impôts pour favoriser la libre entreprise, le dollar est de nouveau indexé sur l’or. Bref, on tente d’éponger les retombées du second choc pétrolier en encourageant tous azimuts l’ultralibéralisme. On rend aussi une plus grande autonomie aux politiques sociales des Etats (du coup, certains Etats sudistes reviendront à quelques petites traditions de derrière les fagots, sous forme de promesses électorales fort heureusement jamais tenues). Question politique extérieure, c’est simple : l’endettement américain va atteindre des records, presque uniquement pour des dépenses militaires.   1985 voit deux évènements encore. D’une part, notre vagabond bodybuildé qui purgeait un peu de taule pour avoir fait une « guerre qu’était pas la sienne », décide de repartir au Vietnam avec un arc, un couteau et un gros flingue. Mais aussi le 24 septembre 1985 débarque sur nos écrans la famille Seaver, dans l’emblématique sitcom : « Quoi de neuf docteur ? ». Desperate Houseman  En résumé, le docteur Jason Seaver (Papa Seaver pour nous), psychiatre new-yorkais rapatrie son cabinet dans sa maison de proche banlieue lorsque sa femme décide de reprendre sa carrière de journaliste et qu’il faut bien quelqu’un pour surveiller les mômes.   La famille Seaver compte donc cinq membres (un sixième arrivera sur la fin ; tentative un peu grossière de relancer le show qui durera, tout de même, 166 épisodes).   Papa Seaver : le psychiatre quelque peu desperate houseman (on y reviendra).  Maggie : que l’on aimerait appeler Maman Seaver, mais la vérité c’est qu’elle est surtout en train de relancer sa carrière et que bon, sa famille, oui, mais de loin…  Mike : l’aîné, intelligent et magouilleur qui passe sa vie à monter des embrouilles improbables et qui réussit généralement toutes ses entreprises (souvent on lui indique que moralement c’est douteux mais dans le fond c’est le résultat qui importe).  Carol : la fille, intello brillante et presque politisée (faut pas déconner non plus; ça serait une lointaine cousine de Lisa Simpson, à la rigueur).  Ben : le petit dernier, coureur de jupons, un peu con et qui se voudrait magouilleur comme son aîné, mais qui rate tous ses coups… (il souffrira un peu plus de ses magouilles puisque le but est rarement obtenu par ce biais ; on pardonne la méthode, pas l’échec quoi…). Papa Seaver n'est pas Papa Ingalls  Bon là encore la famille Seaver va se reposer sur Papa Seaver. Cependant, Papa Seaver ce n’est pas Papa Ingalls. Papa Seaver c’est un psy, il observe et écoute de loin, voit que chacun ne prend pas nécessairement le bon chemin mais se doit de laisser « vivre ». Attention, Papa Seaver n’est pas un impuissant, tout au contraire. Papa Seaver sait ce que chacun devrait faire pour que tout aille bien. Mais voila Papa Seaver préfère que chacun se forge sa propre expérience et en tire les conséquences (enfin, là, souvent, il doit quand même un peu expliquer, parce que hormis Carol l’intello, les deux autres s’en foutent assez des conséquences). Bref, Papa Seaver laisse chaque individualité s’exprimer, il n’est là que pour maintenir la cohérence du groupe.      La structure de la série est simple :   - Ben, Carol, Mike ou Maman Maggie (plus rarement quand même) vont chacun être confrontés à un problème dans l’épisode (quelques thèmes graves seront abordés mais, dans l’ensemble, ça reste léger).   - Papa Seaver observe de loin sa marmaille faire son chemin, voit qu’ils/elles vont se planter.   - Ils/elles se plantent et Papa Seaver fait un hug et on passe à l’épisode suivant…   Les problèmes de la famille Seaver sont toujours internes. C’est bien simple,  le monde extérieur n’existe pas ! Et lorsque de temps en temps l’extérieur réussit péniblement à faire une percée, c’est sous l’identité de Luke Brower (interprété par un jeune Leonardo Dicaprio encore loin du loup). Luke est un enfant des rues, élevé par de violents alcooliques. Diantre, voila un challenge pour un psychiatre ! Solution : l’assimilation. Oui, pour soigner le p’tit Luke, un peu tout fracassé, les Seaver l’adoptent. On est d’ailleurs en 1988, date à laquelle quelque part dans un monastère thaïlandais, notre vagabond qui s’est mis au zen, décide de partir en Afghanistan dézinguer du russe qui emmerde de pauvres montagnards. C’est toujours pas sa guerre mais il est généreux le vagabond.      Un puits de sagesse auquel personne ne vient s'abreuver Pour les Seaver, c’est simple : la famille n’est pas le problème mais la solution. Papa Seaver donc père progressiste et non interventionniste accepte de huguer tout  le monde, il suffit de faire partie de la famille et tout le monde peut être de la famille si il en émet le désir.   Notons d’ailleurs que le hug garde sa fonction d’unir le groupe ici encore, sauf qu’il n’est pas une sorte de rituel mystique, simplement la façon dont Papa Seaver signifie à l’autre « tu t’es planté, t’as besoin de moi et je suis là ».   Bref, Papa Seaver, reste encore le ciment de la structure familiale, il est encore le puits de sagesse qu’était Papa Ingalls. Seulement plus personne ne veut venir s’y abreuver et ça, Papa Seaver l’a bien compris et ne compte forcer personne. Il est une sentinelle inébranlable et pétrie de bons sentiments et d’indulgence.     Et puis là, débutent les années 90 : Clinton est élu président, notre vagabond bodybuildé disparait soudainement (une légère déprime sans doute liée à ce nouveau président). Papa Seaver s’accroche, il a une nouvelle petite fille, mais bon c’est les années 90 : Kurt Cobain se fait exploser, le monde découvre que Bill aime à savourer son havane à sa façon. Les premières grandes vagues « complotistes » émergent (la guerre dans les Balkans c’est pour nous faire oublier l’histoire du cigare assureront certains).   Bref, Papa Seaver est totalement dépassé et disparait. Remplacé quatre ans plus tard par Papa Soprano. (A suivre) > Première partie : Les années 70, Papa Ingalls et le Hug

Le 14 mai 2014 à 09:15

Des Ingalls aux Soprano, quoi de neuf docteur ?

Les années 70 : Papa Ingalls et le hug

Une petite maison dans la prairie pour cacher la fin du rêve américain 1974, les USA se réveillent avec une sacrée gueule de bois : Nixon vient de démissionner, le Watergate est dans tous les esprits, la défaite du Vietnam et les premières secousses sur la vie économique du premier choc pétrolier se font sentir. La société américaine est encore prospère : les lois pour la déségrégation sont soutenues aussi bien par les Démocrates que par les Républicains, on parle même d'un Equal Rights Amendment (égalité homme/femme, au niveau salarial notamment, bon il ne verra en fait pas le jour). Pourtant, c'est le bordel, jamais cette démocratie n'avait vécu une telle crise de confiance dans ses institutions : le rêve américain, c'est plus trop ça, quoi... et la figure présidentielle, jusqu'alors presque héroïque, est sacrément égratignée. Et là, le 30 mars 1974, débarque sur le petit écran "La petite maison dans la prairie", librement, très librement inspiré du Roman de Laura Ingalls Wilder (la famille Ingalls a bel et bien existé et le roman de Laura serait même plutôt de bonne facture, je n'en sais rien, je ne l'ai pas lu).   On découvre alors Charles Ingalls sous les traits du viril Michael Landon et sa famille volontairement exilée de la grande ville pour venir se ressourcer aux grands préceptes des pères fondateurs : beaucoup de travail, une vie saine dans les grands espaces et surtout vivre selon les grandes règles de Dieu (chacun sa place et quand t'es énervé, du bois par tonne tu couperas !). Et surtout, surtout une figure paternelle inébranlable : Papa Ingalls comme nous l'appellerons, c'est le roc, le phare vers qui tout le monde va venir chercher des solutions à ses problèmes. Ingalls c'est le type sur qui l'on peut toujours compter : travailleur, courageux, sage et surtout très très pieux ! Dans la famille Ingalls tous les problèmes viennent des étrangers De quoi la charmante famille et son paternel bucheron vont donc nous parler durant près de huit ans ? (oui M6 essaye de nous convaincre chaque fois qu'on va chez papy et mamie que la série est toujours en production mais M6 vous ment !). Eh bien de tout ! Tous les problèmes que l'on peut envisager sont présents : financiers, raciaux, adultérins, de drogue, bref tout ce que les USA traversent... Le seul grand manquant est l'approche réaliste des conséquences bucheronesques de Papa Ingalls : normalement en huit ans il aurait dû déboiser trois Etats, au bas mot. Bien sûr Papa Ingalls a toujours la solution à tous vos problèmes. Généralement le problème est résolu en trois étapes : - un étranger (à la famille s'entend... ça peut être un ami) a un problème et vient s'en confier à un membre de la famille Ingalls (rarement Papa, parce qu'il coupe du bois). - Le membre de la famille, donc au choix l'une des deux filles, la mère ou plus tard le fils, tente de résoudre le problème... mais malgré un volontarisme à toute épreuve, échoue. - On se confie à Papa Ingalls et il résout le problème (sachant que Charles est plutôt humble, donc si on ne le consulte pas, il reste généralement en retrait, se contentant de donner des indices discrètement...).   Le Hug ou la résolution universelle des problèmes familiaux Pour ce qui est des problèmes internes à la famille ? En fait, c'est bien simple : la famille Ingalls n'a pas de problème. Une fille aveugle, me direz-vous ? Oui bon c'est vrai, mais ça c'est juste une épreuve divine que Papa et Maman Ingalls vont vite régler et devenant encore plus pratiquants. Bref, la cécité de la fille devient même un ciment et va renforcer la famille, une bénédiction, quoi. En fait les Ingalls ont trois solutions à tous leurs problèmes : la prière, Papa Ingalls et une sorte d'étrange parade de simulation copulatoire pratiquée aussi par nos cousins bonobos : le Hug ! Effectivement, une grande partie des problèmes rencontrés par la famille va se retrouver résolue par ce simple geste : Maman Ingalls a des doutes sur la fidélité de Papa ? Un hug ! Un indien, noir, mexicain se sent un peu mis à l'écart du groupe du fait de ses origines ? Un hug ! Il n'y a plus d'arbre à couper pour Papa Igalls ? Je ne sais pas ; ce n'est jamais arrivé, il me semble. La figure du père, une constante des séries made in USA Bref, voilà donc que durant huit ans, toutes les crises ont trouvé une solution radicale : du hug, du hug, du hug... et Papa Ingalls. A noter toutefois que le hug n'a souvent lieu qu'une fois que Papa Ingalls à définitivement éradiqué le problème (en gros, sans Papa pas de hug). Soudainement sous nos yeux et loin du tumulte de la société moderne, apparaît donc de nouveau l'homme providentiel américain. La figure du père, comme putative d'une figure politique à la dérive qui consolide par sa sagesse et sa force (passive) le groupe, la famille mais aussi toute la communauté du village où ils vivent. Cette vision du père dans la série américaine va devenir une constante et évoluer (souvent s'assombrir) tout au long des années 80, 90 et surtout 2000. Comment est-on passé de Papa Ingalls à Tony Soprano (papa mafieux dans la série du même nom) ou à Walter White (Papa Meth dans Breaking bad) ? A suivre...

Le 11 décembre 2013 à 19:56

"Pénélope Bagieu, le racisme et la pub"

L'Express du 10 décembre 2013

"(…) C'est la petite vidéo qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. (…)"> l'article complet C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99

Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 9 juin 2014 à 08:26

Hi fi

- Ça fera 17 euros 42, monsieur. Vous avez la carte de fidélité ?- Pardon ?- La carte de fidélité, monsieur. Tous les 10.000 euros d'achats, vous gagnez un point et à 1400 points, vous pouvez participer au tirage au sort pour une lampe, ça vaut la peine.- Qu'est-ce que vous essayez d'insinuer ? Que je suis fidèle, c'est ça ?- Hé bien... C'est une très belle lampe, elle peut aussi faire porte-parapluie mais dans ce cas là la garantie est annulée.- Hé bien, voyez-vous... Oui, je suis fidèle, c'est vrai, je l'avoue. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant. - Mais vous avez la carte, alors ?- C'est pas faute d'avoir essayé, pourtant, je vous assure, je ne suis pas un de ces marginaux qui croient qu'ils peuvent faire comme bon leur chante. Mais voilà. On ne choisit pas toujours. Les aléas de la vie. Enfin, vous savez ce que c'est, vous travaillez à la caisse d'un supermarché.- Voilà une remarque totalement caissiste, monsieur. Mais j'aimerais vous poser une question, entre nous, ça ne sortira pas de cet espace accueil, promis, je ne l'ébruiterai pas, même si ça ferait une super anecdote à raconter, le soir, au coin du feu, vous avez la carte de fidélité ?- Non parce que moi, en fait, j'ai toujours eu pas mal de mal avec mon agenda, vous voyez ? Je disais ah oui, lundi, c'est bon, j'ai rien, et en fait j'avais confondu avec le lundi suivant ? Alors forcément, ça aurait pas mal compliqué les choses si en plus de mon emploi et de mes fonctions de trésorier du club de crapette, j'avais eu à gérer une infidélité.- Pour 131.000 points, vous recevez justement un agenda 2013.- Et puis je n'ai pas la mémoire des prénoms, non plus. On n'y pense pas, à ça.- Il faudrait quand même vous décider, parce que des clients attendent.Au loin, des clients : - C'est vrai ! Nous attendons !- Et puis, je ne sais pas, j'ai déjà toujours du mal à engager la conversation avec les inconnus...- Ah bon ?- Alors leur dire bonjour, seriez-vous intéressé par une aventure de type extra-conjugal, ne vous inquiétez pas, je ne possède pas de carte de fidélité...- Ah, nous y voilà !- Je ne vous ai pas interrompu, ne m'interrompez pas. Pas de carte de fidélité alors ça ne devrait pas poser de problème... Je ne sais pas, je n'ai jamais trop bien su comment l'amener sur le tapis. Très doux, très soyeux, parfait pour... enfin ce à quoi vous faites allusion depuis tout à l'heure.- Justement, pour 495.000 points, ce tapis.- Ah, oui, très bien, je vous en prends une alors.

Le 18 février 2014 à 07:27

Après la théorie du genre, des livres pour enfants leur racontent qu'ils n'auront ni travail ni de retraite

Nouveau scandale dans l’Education nationale. Après les livres qui traitaient de la théorie du genre, plusieurs spécialistes ont repéré des ouvrages sensibles pour les enfants. Des ouvrages qui laissent entendre aux enfants qu’ils auront du mal à trouver du travail plus tard et qu’il leur sera difficile, voire impossible, d’obtenir une retraite décente. Reportage. Encore des livres qui s’en prennent à nos enfants. La découverte de ces livres à problèmes pose un réel problème, estime Michel Eckert, le premier à avoir donné l’alerte. « Sous ses allures guillerettes et innocentes, ces livres racontent comment sera le réel de nos enfants dans quelques années » explique-t-il sur son site internet. « Ainsi dans l’un, on y décrit les péripéties d’une oursonne pour trouver du travail à l’usine. Une usine qui est rachetée par le grand méchant loup. Refusant d’être délocalisée au pays du loup, Missy l’ourse se retrouve alors au chômage avant de sombrer dans la dépendance au miel » écrit-il. Le père de famille ajoute qu’il a dû rassurer son fils sur le fait qu’il trouvera bien plus tard du travail sans problème, dans la filiale qu’il veut et au salaire qu’il veut. Car ce père de famille courageux refuse que ses enfants ne se fassent de fausses idées sur leur futur. Dans un autre ouvrage incriminé, « Pas de retraite pour Papy Libellule » une vieille libellule arrivée à la fin de de sa vie souhaite se reposer. Mais hélas, ses bébés libellules sont tous partis, ne donnent plus de nouvelles et Papy Lib’ va devoir continuer à travailler pour subvenir à ses besoins car le Mouvement De L’Étang et du Fleuve estime qu’il n’a pas assez chassé de moustiques durant sa vie. « Mon fils m’a demandé si cela pouvait arriver dans la vraie, je lui ai dit que non, ça n’arrive pas, toutes les grandes personnes ont leur retraite après avoir durement travaillé » précise-t-il. Le gouvernement n’a pas souhaité commenter cette nouvelle liste de livres sensibles mais plusieurs parents d’élèves sont inquiets. « Les enfants sont des êtres fragiles et naïfs, s’ils apprennent ce qui se passe vraiment dans le monde, cela sera sans doute un choc terrible » réaffirme ce père de famille brandissant un autre livre qu’il estime dangereux. Dans cet ouvrage pernicieux, on peut y voir Isa qui joue avec ses frères à être garagiste. Mais celle-ci réalise bientôt qu’elle est moins bien payée que ses autres frères pour le même travail. « Jusqu’où cela va aller, il faut retirer ces livres avant que cela soit trop tard » s’alarment les parents.

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