Terreur Graphique
Publié le 18/12/2015

Passion boisson


Terreur Graphique, Auteur de Bandes Dessinées qui grattent un peu (Rorschach, hypocondrie(s) -six pieds sous terre- La Rupture tranquille - Même Pas Mal- La Musique Actuelle Pour les sourds, Make My Day Punk ! - Vraoum), tumblriste forcené.

Membre de la maison Vide Cocagne, rédacteur en chef de la revue "Alimentation Générale"

la belle vie.

 

Plus de...

Terreur Graphique

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 2 novembre 2015 à 08:20
Le 24 janvier 2014 à 09:08

La Fontaine, démission !

Qu'on me permette d'émettre quelques doutes sur la réalité des anecdotes racontées par Jean de la Fontaine, et qui sont inculquées de force à nos chères têtes blondes depuis des siècles avec une suspecte constance par des instituteurs dont on sait par ailleurs qu'ils sont tous de gauche. Prenons l'exemple de l'oeuvre, présentée pour immortelle, et intitulée "Le corbeau et le renard". Si le titre de l'oeuvre ne souffre aucune critique, puisqu'il s'agit de narrer de façon concise une anecdote mettant aux prises ces animaux dans une rencontre certes improbable mais dont le caractère champêtre serait susceptible de lui conférer un certain charme agreste, regrettons d'emblée le manque de recherche qui caractérise le dit titre, mais passons. Ce poème, pour agréable qu'il soit dans sa narration, ne semble pas particulièrement documenté si on se place sous l'angle de la réalité de la vie animalière. Les deux protagonistes de l'histoire sont en effet dépourvus de cordes vocales leur permettant de conduire un dialogue organisé ; par suite, il est hautement improbable qu'on puisse prétendre qu'ils aient pu conduire une conversation, et il aurait été préférable, pour peu que l'auteur se préoccupât d'une certaine crédibilité de sa narration, qu'il mît en scène un ara chroloptère et un amazone à nuque d'or, pour ne prendre qu'un exemple au hasard dans wikipedia. De plus, relevons que la forme du bec du corbeau rend hautement improbable qu'il puisse tenir un fromage entier, dont l'auteur ne précise pas au demeurant quelle est sa forme ni sa provenance, et qu'à supposer qu'il ait pu y parvenir il soit en mesure, dérogeant ainsi aux lois les plus élémentaires de la physique, de rester perché sur un arbre sans être déséquilibré et se casser la gueule. Afin d'affiner cette démonstration, mettons-nous un instant à la place du corbeau, si vous le voulez bien. Redescendez de cet arbre, c'est une image. Merci. Reprenons. Admettons, donc, que vous êtes un corbeau, et que pour une raison restant imprécise, vous soyez en possession d'un fromage d'origine indéterminée. Vous êtes perché sur un arbre et sans qu'on puisse en expliquer la raison, vous n'avez pas encore mangé le fromage, quand soudain survient un renard. D'emblée, vous n'avez rien à attendre d'un tel animal ; vous n'avez nulle envie de l'écouter ; les conversations mondaines ne sont pas dans vos habitudes ; une certaine méfiance s'installe à l'égard de cet étranger, c'est humain (si on peut dire) ; le dialogue étant déjà assez difficile comme ça, vous n'avez aucune raison de chanter. On voit par là que l'aventure décrite par le poète est hautement improbable. En second lieu, si on se place du point de vue du renard, qui est un animal résolûment carnassier, pourquoi voulez-vous qu'il se fatigue à engager le dialogue avec le corbeau pour lui piquer un fromage dont, répétons-le, la provenance et la traçabilité ne sont pas exemptes de toute suspicion, au lieu simplement de bouffer le corbeau ? Il est donc temps de purger les manuels de littérature des "oeuvres" de l'imposteur Jean de la Fontaine, et d'alerter de toute urgence M. Peillon sur ce qui est bien un des scandales de notre système éducatif.

Le 28 mars 2012 à 17:20

Y'a-t-il un pilote dans l'avion ?

« Hélas oui ! » auraient pu répondre en choeur les passagers d'un vol reliant New York à Las Vegas ce 27 mars. En effet le commandant de bord, dans un état proche de l'Ohio, a surgi des toilettes aux cris de : « Irak, Al-Qaïda, terrorisme, nous allons tous nous écraser ! » Côté cabine ça a plombé l'ambiance. D'autant qu'il a ensuite sonné à pleins poumons l'alerte à la bombe avec menace d'explosion imminente. Entre-temps le co-pilote, s'étant aperçu que le boss avait un peu trop tiré sur le manche, voire sur le joint, avait verrouillé de l'intérieur la porte du cockpit, laissant son supérieur vociférer parmi les passagers. Ces derniers parvinrent à le ceinturer tandis que le co-pilote réussissait un atterrissage d'urgence. Je ne sais pas vous, mais ce fait divers me rappelle le « vol » que notre beau pays, aussi complexe à manoeuvrer qu'un avion, effectue depuis cinq ans. Régulièrement notre commandant, qu'il sorte de l'Elysée ou du salon de l'Agriculture, beugle un étrange refrain : « Immigrés, chômeurs, sans-papiers, nous allons tous vous écraser ! » Pourtant, à la différence de ce qui vient de se passer aux Etats-Unis, les Français ne bronchent guère en cabine. Ceux de la classe affaires ou de la première passe encore, ils sont trop occupés à étendre leurs jambes en sirotant du champagne. Mais les autres, ceux de la classe éco tendance bétaillère, pourquoi ne se lèvent-ils pas ? Ils attendent quoi, de finir recroquevillés dans la soute ? Pendant ce temps le pilote multiplie les loopings pour laisser croire qu'une « bombe » nous anéantira si on ne le reconduit pas bientôt dans le cockpit pour le vol retour, avec les honneurs qui lui sont dus. Alors je vous le demande, et pour ce faire j'emprunte à son style inimitable : « Quand c'est qu'on le neutralise ? »

Le 9 mars 2012 à 08:50

"Nous voterons Sarkozy parce qu'il y a quelque chose d'indéplaçable en lui, parce qu'il pose franchement cette question : de quelle vérité l'homme est-il capable ?"

Igor et Grichka Bogdanoff, Le Parisien, 9 mars 2012.

Les deux plus fameuses protubérances mentonnières de l’univers connu, viennent d’apporter au Président-candidat, un soutien qui va lui faire chaud dans les tuyères. Un soutien cosmique à tous égards.  Il faut être capable de penser en cinq dimensions (au moins) pour justifier la réélection d’un sortant au motif qu’il est « indéplaçable. » A notre misérable échelle humaine, on pense qu’au terme de cinq ans à un poste où il n’aurait pas spécialement brillé – à en croire des sondages terrestres divers et concordants – son déménagement définitif de la rue du Faubourgg Saint-Honoré serait d’une logique démocratique banale. Errare ! Ces anciens présentateurs de l’émission « Temps X » sur TF1 (une sorte de journal  de la science hard), sont les messagers d’une opinion intersidérale attribuant à Nicolas Sarkozy l’immanence définitive tant sa masse développe d’énergie :  E= M6, si l’on préfère résumer d’une équation cette brève vulgarisation de la pensée bogdanovienne. Assurément un homme qui descend parmi les hommes, pour leur délivrer des vérités dont ils ne seraient pas rendus compte par eux-mêmes,  leur démontrer qu’en osant tout on peut tout, alors oui cet homme-là est d'une autre dimension. Et on ne s’en débarrasse pas comme ça, sur le coup d’une humeur électorale. Un de ses prédécesseurs n’a toujours pas été déplacé de la croix où des jaloux l’avaient cloué.

Le 26 juillet 2011 à 17:14

Oslove

Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'île d'Utøya ou au milieu de l'explosion à la voiture piégée du centre de la capitale. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200.000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout dans la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme.     Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'ile d'Utøya ou au milieu de l'explosion a la voiture piégée du centre de la capitale.. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200 000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout da Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'ile d'Utøya ou au milieu de l'explosion a la voiture piégée du centre de la capitale.. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200 000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout dans la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Pourtant le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme. ns la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Pourtant le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme.

Le 19 septembre 2013 à 07:29
Le 21 juin 2012 à 08:00

Il en a dans le chou !

Entretien avec Jean-Christophe Royer

Depuis maintenant 4 mois, Jean-Christophe Royer propose chaque semaine sur ventscontraires.net ses « Prises de choux », petits bijoux d'humour paysan au bon goût de terroir. Sachez qu'il est aussi l'un des créatifs publicitaires les plus primés au monde. Il vient encore de recevoir 4 prix pour une campagne que nous avions envie de vous faire découvrir.   Les lecteurs de ventscontraires.net vous connaissent pour vos « Prises de choux » mais peu savent que dans la « vraie vie », vous travaillez dans la publicité. Vous y faites quoi exactement ?   Je suis concepteur-rédacteur dans une agence de pub : BETC/PARIS. En deux mots, mon travail consiste à trouver des idées en partant d’un « brief » des clients/commerciaux pour de la presse, de l’affichage, de la radio, des films, du web…   Quitte à froisser un peu votre modestie, pouvez-vous nous dire deux mots sur les campagnes qui vous ont valu un bon nombre de distinctions ces dernières années (éventuellement un mot sur votre palmarès) ?   Vous ne froissez rien. Les quelques campagnes récentes que j’ai faites qui se sont fait remarquer sont des films pour Canal+ : L’ours et, toujours pour Canal+ : Le placard. Une campagne presse pour Ricard, quelques films Peugeot… Quant au palmarès récent, le film du placard a été le film de pub le plus récompensé au monde en 2010, et « L’ours » semble en prendre la voie…   Vous venez de recevoir 4 lions d'or à Cannes pour votre campagne « Blood relations ». Pouvez-vous nous en dire plus sur le brief, la commande du « client » ?   Il y a deux ans, au festival de Cannes de la publicité, une agence Israélienne (Saatchi & Saatchi Tel-Aviv) a lancé un appel aux créatifs du monde entier (via Facebook) pour trouver une idée pour promouvoir la paix entre Israël et La Palestine. J’ai proposé une idée qui a été retenue par un jury composé de publicitaires israéliens et arabes.   Comment vous est venue cette idée ? C’est une idée assez simple, de pur bon sens : rappeler à ces deux peuples qu’ils sont « frères » et donc qu’ils ont le même sang qui coule dans leurs veines. D’ou l’idée d’organiser un don/échange de sang entre volontaires israéliens et palestiniens sous le « slogan » : feriez-vous du mal à quelqu’un dont votre sang coule dans les veines ?   Comment la campagne a-t-elle été accueillie ? Apparemment très bien. Elle a reçu le soutien de Shimon Perez lui-même via le « Shimon Perez center for Peace » et, c’est une association de parents de victimes du conflit Israelo-Palestinien qui a été la première à se prêter au « jeu ». Cette initiative a même été saluée par Clinton, Obama, Desmond Tutu et quelques autres…(Eux, par contre, ils ont bien froissé ma modestie, les salauds.)   Vous travaillez régulièrement pour de grandes causes (récemment pour Planète Urgence, notamment). Est-ce un moyen de vous racheter une conscience à côté de votre travail pour le « grand capital » ?   On peut voir ça comme ça, mais ça sous-entendrait que j’ai honte de ce que je fais pour vivre (ce qui n’est pas le cas). Je dirais plutôt que j’estime que j’ai un certain savoir-faire que je peux mettre au service de personnes ou de causes qui ne pourraient pas se les offrir si on les considérait comme des annonceurs « normaux ». Mais, je n’ai pas mauvaise conscience de faire le métier que je fais.   Pensez-vous que la publicité puisse « améliorer » le monde ?   Non. Mais elle peut aider à faire connaître ceux qui, eux, essayent de le faire et donner à leurs actions une résonance qu’elles n’auraient pas autrement.   Y a-t-il des clients, des marques pour lesquels vous refuseriez (ou avez refusé) de travailler ?   J’ai déjà refusé de bosser pour des hommes politiques simplement parce que, si j’aide à vendre un yaourt ou une voiture, les consommateurs peuvent les essayer et, les refuser si cela ne leur convient pas. Alors qu’un homme politique, on en prend quand même pour cinq ans et qu’ils ne sont ni remboursés, ni échangés, comme on dit dans la réclame. (PS : ce n’est pas une question de conviction politique, on m’a proposé de bosser pour des politiques dont je me sentais plutôt proche, c’est marrant, j’ai écrit PS).   La publicité est-elle ou peut-elle être considéré comme un art ? N'est-ce pas gâcher votre talent que de le consacrer à la pub ?   Je n’en sais foutre rien. Certains vous diront que de grands tableaux étaient des œuvres de commande avec un « brief » très précis et des buts « politiques » ou même « propagandistes ». Je pense juste que mon boulot est de rendre « regardable », voire joli ou drôle quelque chose qui, de toutes façons, existerait sans moi. Vous savez, on stigmatise souvent les publicitaires, mais je ne connais pas un créatif qui n’ait pas envie d’être fier de ce qu’il fait, de faire marrer les téléspectateurs, de faire de beaux films, de belles annonces… Sans vouloir balancer la patate chaude, c’est plutôt du côté de nos amis annonceurs (n’oublions pas que ce sont eux qui décident quelle idée verra le jour) ou des instances comme le CSA ou l’ARPP qu’il conviendrait de pointer les flingues de temps en temps.   Le créatif/créateur que vous êtes a-t-il des projets strictement artistiques ? Un film, un roman, une pièce, un album ?   Comme vous le dites, je suis créatif, pas créateur. Je fais un peu de musique, j’écris des conneries… Rien de plus. Quant à dire qu’un film, un bouquin, un album sont forcément des projets artistiques…   « Prises de choux », le livre, c'est pour bientôt ?   Voilà un projet absolument pas artistique qui me tient à cœur. Un bouquin est prévu pour septembre, si tout se passe bien. Question subsidiaire : Les rabbins volants se reformeront-ils un jour et était-ce déjà une contribution au processus de paix israélo-palestinien ?   C’était il y a bien longtemps, autres temps, autres mœurs. Je pense que si on décidait de reformer les Rabbins Volants aujourd’hui on irait directement en tôle et je crois même qu’on se ferait plastiquer notre cellule.

Le 4 février 2011 à 08:22

« Ça montre qu'elle [MAM] n'est pas droit dans ses bottes : elle a fait son mea culpa. L'affaire est close »

François Baroin, France Info, jeudi 3 février 2011

Depuis quand un ministre du Budget est-il autorisé à donner l’absolution à une pécheresse ? Porte-parole du gouvernement il n’a pas à porter la parole de Dieu, même si son avatar est hyper-président. Certes il y avait eu confession la veille sur Canal+, quand Michèle Alliot-Marie reconnut que, durant ses vacances de Noël en Tunisie, elle aurait mieux fait de ne pas emprunter l’avion d’un de ses riches amis locaux, drôle de paroissien benaliste. Elle s’épanchait auprès du bedeau Denisot, lequel, jusqu’à plus ample informé, n’est pas davantage habilité à effacer l’ardoise. Quand bien même la pénitente aurait récité dans la Boîte à questions : « Confiteor Deo omnipotenti et vobis, fratres, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, opere et omissione: mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ».  Pas d’absolution, donc pas d’ « affaire close ». Et qu’elle ne vienne pas se plaindre. Si elle était juive, ce n’est pas même pas un rabbin qui pourrait passer l’éponge, mais le « Prochain » qui a été offensé. On imagine MAM implorant le pardon des manifestants tunisiens ! C’est la France qui, pour le coup, ne serait pas non plus à l’aise dans ses « bottes » car, faut-il le rappeler, MAM est sa ministre des Affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, elle passerait ses vacances pascales à Rome, dans le quartier Prati Trionfale, c’est à deux pas du Vatican où il paraît que les Indulgences se négocient pour rien.

Le 30 mai 2013 à 08:50

Chante, danse et mets tes baskets !

Je dis pas ça pour râler, mais je me méfie de la danse.Non pardon, je sens qu'il faut que je résume. Alors voilà. Dans la ville de Berne, quelques casseurs se sont mêlés à une manifestation très peu autorisée, sobrement intitulée "Tanz dich frei", ce qu'on pourrait traduire en français par "Danse-toi libre", je ne vais donc pas le traduire, ça vaudra mieux pour tout le monde. En Suisse, on n'aime pas trop les casseurs, parce qu'ils cassent et ce n'est pas bien. Du coup, les autorités aimeraient bien que cela ne se reproduise jamais, parce que sinon, on commence comme ça et on finit autrement. Ils ont donc, le plus logiquement du monde, songé à attaquer en justice Facebook, parce que c'est par ce biais que les invitations avaient été lancées. Je ne suis pas du genre à spoiler, mais ils n'ont aucune chance de gagner ce procès. Le puissant lobby des vendeurs de fax aurait trop peur que cela ne fasse jurisprudence.Et puis, ils se trompent de cible. C'est à la danse qu'il faut s'en prendre. La danse, sans laquelle rien de tout cela ne serait arrivé. La danse, sans laquelle Stromae nous aurait été épargné. La danse sans laquelle les escarpins ne seraient rien. La danse, sans laquelle la dance n'aurait jamais vu le jour. Qu'a apporté la danse à la société ? Saturday night fever, la lambada, la danse des canards... Le seul apport utile au quotidien de la danse, c'est l'invention du casse-noisette. C'est maigre.Il faut, de toute urgence, porter plainte contre ce fléau.Ou, à la rigueur, contre la liberté.

Le 2 septembre 2014 à 09:42

Les extraterrestres pensent trouver une intelligence humaine d'ici 20 ans

Les extraterrestres restent étonnamment optimistes dans leur prévision de recherche. Ainsi, ils ont maintenu leur objectif de trouver une preuve d’une potentielle intelligence humaine sur Terre d’ici vingt ans. « Nos schémas de calculs nous montrent que notre faisceau de recherche se réduit, on va forcément toucher au but » estiment les chercheurs extraterrestres, pas découragés par la possibilité de se heurter à un possible mur. « On y pense, bien sûr. Qu’au fond, nous ne soyons qu’en fait terriblement seul dans l’Univers. Mais on pense que la Terre possède les caractéristiques nécessaires pour l’apparition de la vie et donc, pourquoi pas, d’une intelligence ». Découvrir une trace d’intelligence sur Terre remettrait en question de nombreuses théories et ouvrirait aussi la porte à un nouveau champ de possibilités. « C’est un peu notre obsession, savoir si nous sommes seuls dans l’Univers capables de raisonnement et d’empathie »  explique un chercheur,  même si pour bon nombre la possibilité que l’humain puisse posséder une telle faculté d’empathie reste clairement du domaine de la science fiction. Les chercheurs arpentent ainsi la planète depuis des années, équipés de dispositifs et d’appareils, destinés à calculer et relever les traces de vies. « Nous avons décelé des traces de vies, très résiduelles, mais pas forcément des traces d’intelligence » contre-balance un autre chercheur, moins optimiste que ses confrères. À l’issue de la conférence de presse, les chercheurs ont annoncé  leur intention de focaliser leur recherche sur une région non analysée dans l’immédiat et dans laquelle ils ont placé de grands espoirs de découvertes, le Moyen-Orient.

Le 12 mai 2011 à 08:00

Tout est chaos ? A côté !

Je sais pas vous, mais tout est chaos   Entre la gare et le lieu où je travaille, il y a un gymnase*, dans lequel des hordes d'adolescents apprennent les équations différentielles pour pouvoir un jour présider aux destinées de la nation. Tous les jours, donc, je partage un bout de chemin avec eux et même que parfois, je traverse au rouge. Cela me permet de me tenir au courant des aspirations de la « génération Z » (au passage, si quelqu'un connaît quelqu'un au nommage de générations, j'aimerais bien leur dire deux mots), ce qui tombe super bien puisque je dois être « plus transgénérationnel ». Or, l'autre jour, alors que je tentais un dépassement hasardeux, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre un jeune homme, muant et florescent, affirmer : « J'adorais ça quand j'étais petit. » Sans être vieux jeu ou quoi que ce soit, il me semble que les jeunes d'aujourd'hui sont nostalgiques de plus en plus tôt. Je suis ouvert d'esprit, j'ai moi-même, sans aller jusqu'à la nostalgie, eu quelques accès de mélancolie pendant mon adolescence, mais je ne sais pas si c'est bien, si vite... Oh, oui, on y pensait, on en parlait entre nous, on regardait avec envie ceux qui pensaient déjà que c'était mieux avant. Mais ça se faisait différemment, de manière plus naturelle. Je comprends, ils vont sur Internet, ils voient des sites nostalgiques, ils ont envie d'essayer eux aussi mais est-ce bien raisonnable ? Sinon, l'honneur est sauf, il avait aussi une coupe de cheveux ridicule.* NDLR : En Suisse, le gymnase est un lycée.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication