Claude Chanaud & May Livory
Publié le 17/12/2015

Nunc est bibendum


Initiation à un culte d’essence dionysiaque facilitant la spontanéité du verbe ou escapade sans contrainte qui permet de tutoyer les Dieux, l’ivresse témoigne à la fois du désir latent de transcender l’humaine condition et du pouvoir magique du vin pour y parvenir. Ce jus de fruit fermenté est en même temps mystérieuse passerelle vers la poésie. Baudelaire y voyait poindre aussi celle d’une vertu potentielle tandis que l’hirsute Verlaine navré de se regarder dans le miroir de sa soupente s’y vautrait en pochardise.

Hommes de plume unanimes à l’évocation de la dive bouteille, Rabelais et Montaigne ont reconnu dans l’ivresse le pouvoir de s’esbaudir sans pratiquer l’excès du précédent. Ronsard la chanta. Mais ils n’ont pas négligé d’en évoquer la nécessaire légèreté.

Le classique 17e siècle lui rendit également hommage en chansons sous les plumes de Molière, Scarron ou de Mathurin Régnier à qui l’on doit UN JEUNE MEDECIN VIT MOINS QU’UN VIEL IVROGNE. Ce qu’Alfred de Musset démentit bien plus tard en pratiquant le désordre des boissons dès le petit déjeuner de ses pâteux réveils et sans s’attarder sur les flacons dont il a souligné qu’ils importaient bien peu POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE.

Claude Chanaud

Parisien amoureux du théâtre dont il offre d’alertes chroniques sur encres-vagabondes.com, il forge en Brennou sa langue d’ethnographe tendre et malicieux pour conter des fictions publiées chez Barde la Lézarde, dans L’Imbriaque, Journal d’un Jour, Hommage aux Marges et à la collection foL’Ivres : Secret de veuve, Cent dessous d’Aristote à Capsula Popoe, Les mordeuses de bois de lit, Un plein bol d’eau tiède. Aux éditions Le bruit des autres, les recueils de nouvelles Fatoumata la Berrichonne, Pas toutes urbaines, Chroniques gaillardes de Bourg-en-Brenne, et les « élucubres » : Gens de plume et vin chaud à la cannelle et Mécréantes hypothèses.

May Livory
Cette Cotentinoise arpente Paris comme une grève, busoque dans les dictionnaires, invente un porte-bébé, des stickers d’ongles, une thèse d’ethnologie sur la rumeur et les Machines célibataires, des Textilographies ou des Peaucifications, et aussi des livres pour Barde la Lézarde dont quelques-uns avec Claude Chanaud. Tenancière de La loge de la Concierge, près de la Samaritaine, de 1994 à 2013. Tricote à la main depuis 2000 le site d’art et d’essais ethnologiques et littéraires shukaba.org.

 

Epistémologie des récipients amis de l’Homme

Littré, Larousse et Robert, bien informés sur ces partenaires qui se sont révélés fidèles depuis que nous avons quitté nos inconfortables cavernes pour habiter à la Garenne-Colombes un appartement muni d’un chauffage par le sol, nous expliquent que ce sont  « des ustensiles destinés à des usages ménagers de formes plutôt creuses » et qu’ils « servent surtout à recevoir des substances diverses »...

 

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Le 20 mai 2013 à 09:33

Lenny Bruce

1925-1966

Né en 1925 à Long Island dans une famille juive, Lenny Bruce se débarrassa de sa jeunesse en devenant soldat en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À son retour du front, il fonda sa propre église et s’autodésigna pasteur ; il fit du porte-à-porte et récolta de l’argent pour une léproserie en Guyana. Le Jésus qu’il proposait n’était pas très convenable, alors la police l’arrêta.
   Son humour iconoclaste et son éloquence n’étant appréciés ni par l’Eglise ni par les tribunaux, il trouva asile dans les cabarets. Il continua ses prêches ; son ambition était de guérir les lèpres du racisme et de l’hypocrisie.
  La société ne le toléra pas longtemps ; elle n’avait pas encore compris qu’il est plus efficace d’encenser ou d’ignorer les irréductibles. Des policiers arrêtaient Lenny Bruce à la fin de ses représentations. On l’accusait de proférer des obscénités. Pour lui, la seule obscénité c’était le silence. Il s’attaquait à tous les pouvoirs et dévoilait la haine derrière la respectabilité. Il était juif, noir et indien à la fois. Cette guerre contre l’injustice et l’humiliation ne lui laissait aucun répit. Il n’avait pas l’intention de déposer les armes.
    Sa femme était strip-teaseuse. Lui exhibait son âme. Un abîme le séparait du public. Sur scène, il se trouvait en équilibre ; comme un funambule, il mettait sa vie en jeu en marchant sur un fil. La drogue et l’alcool sont les seuls anges-gardiens sur qui l’on peut compter dans ces cas-là. Bob Dylan a écrit une chanson en hommage à Lenny Bruce où, par une phrase, il dit tout : « Il a combattu sur un champ de bataille où chaque victoire fait mal ».
  Selon un critique, un de ses rares admirateurs à l’époque, il ne parlait pas : il faisait du jazz. Il improvisait avec sa voix, ses émotions et ses idées. C’est en jouant qu’il se créait. Il découvrait parfois ses monologues au moment même où il les prononçait. Lenny Bruce était un artiste. Dans ses one-man-shows, l’humour se mêlait à la politique, la grâce poétique à la colère. Il se moquait du succès et de la reconnaissance. Les rires et les applaudissements ne l’ont jamais corrompu. Il ne cherchait pas à plaire à n’importe quel prix. Il méprisait les compliments de ceux qui croyaient trouver dans ses spectacles de quoi conforter leur bonne conscience progressiste. Il n’hésitait pas à engueuler et à insulter son public. Une telle indépendance coûte cher : il perdit son métier, sa femme, sa maison.
  Aujourd’hui la censure n’est plus nécessaire. Les comiques font des sketchs sur le téléphone portable, leurs amours ou la cigarette. On jette Lenny Bruce en prison chaque jour où l’on ne reprend pas son flambeau. Il n’est pas une relique de la génération beatnik. Il fait partie de notre trousse de secours humaniste. Il est vivant si nous le voulons. Je voudrais que l’on se souvienne de lui comme d’un honnête homme. C’est beaucoup moins fascinant que son image de rebelle scandaleux. Non, il n’était pas scandaleux, ni vulgaire. C’était un héritier de La Fontaine et de Chamfort.
   Laissons-le terminer. À la fin d’un spectacle à New York, il s’adressa ainsi au public : « Je suis désolé si je n’ai pas été très drôle ce soir. Parfois je ne suis pas drôle. Je ne suis pas un comique. Je suis Lenny Bruce ».

Le 2 mai 2011 à 12:00

Roll & Rops

Félicien Rops

Belge et re-rebelge, Félicien Rops (1833-1898). Peintre, caricaturiste, illustrateur, aquafortiste, donc artiste de l’acide. De lui, il disait : « Je sais que je ne respecte pas assez les notaires, que je suis étourdi comme un hanneton et insouciant comme un moineau, je sais que je ne suis pas utile au bien de l'Etat mais ce dont tu ne doutes pas et qui ferait tomber en syncope tous les gens sérieux jusqu'à la cinquième génération mâle, c'est que je suis heureux et presque fier d'être ainsi ; et non autre... ceci je l'espère passe les bornes d'une honnête insanité... » A Namur, il ne faut pas manquer de visiter son musée sis entre la gare et la Sambre. De Bruxelles, empruntez la E411 puis la sortie 13 (Champion). Prix d’entrée : 3 €. Etudiants, troisième âge : 1,50 €. Enfants : gratuit. Rops faisait dans le drôle et le noir, à la pointe sèche. En témoignent les titres de ces œuvres : La Peine de mort, L'ordre règne à Varsovie, La Médaille de Waterloo, La Buveuse d'absinthe, Satan semant des graines, La Grève ou Mors syphilitica. Il estimait que « l'amour des jouissances brutales, les préoccupations d'argent, les intérêts mesquins, ont collé sur la plupart des faces de nos contemporains un masque sinistre où l'instinct de la perversité, dont parle Edgar Poe, se lit en lettres majuscules; tout cela me semble assez amusant et assez caractérisé pour que les artistes de bonne volonté tâchent de rendre la physionomie de leur temps ». Dans son œuvre, beaucoup d’érotiques, moyen le plus direct de mettre les conventions à nu. Un ouvrage de 1888, jolie perle bibliophilique chinée le samedi 30 avril, nous livre cette anecdote : Félicien Rops connaissait bien Auguste Poulet-Malassis, exilé en Belgique en 1863. C’est l’éditeur de Baudelaire dont Rops illustrera par la suite Les Epaves. A Bruxelles où le poète le rejoint au printemps 1864, couvert de dettes, miné par la drogue et la maladie, Poulet-Malassis s’est promis d’organiser une rencontre entre les deux artistes. Il a choisi un café pour faire les présentations. -Baudelaire. -Rops. Présentations faites. Le serveur du café attend les ordres. Baudelaire interroge : -Que vous offrirai-je monsieur Rops ? Le peintre esquisse un vague geste de la main. Manière de signifier : « Qu’importe ! Ce que vous voudrez ! » Baudelaire se penche. Il a une voix qui s’insinue, un débit lent, une manière aussi de détacher les syllabes, de planter son regard comme un pieu… -Si nous… prenions… un bain ? Rops demeure impassible. D’une voix enjouée, il répond : -J’allais vous le proposer ! Ces deux-là deviennent aussitôt amis. -

Le 1 septembre 2010 à 11:17

Sous Les Toits 2

On s’est rencontré autour d’une boîte d’haricots verts, un soir après minuit. T’aurais pas un ouvre-boîte ? qu’elle m’a demandé comme ça. Je sortais des chiottes, et l’un dans l’autre, on a fini par déboucher une bouteille de vin, assis en tailleur sur ma moquette bleu mauve. On a discuté un peu de Bukowski, de John Fante, et puis elle a commencé à pester contre son loyer – le fameux 400 euros, 10 mètres carrés mansardés. J’ai gueulé aussi. Fumiers ! Salauds ! Et puis j’ai roulé sur le côté. Tu veux que je te suce ? Pas la peine, j’ai répondu. Ce vin dégueulasse, ce vasistas foireux – la chambre est si lumineuse, vous verrez, que du bonheur ! - toute cette merde me sapait le moral. Au réveil, elle m’a demandé si je voulais bien l’accompagner chez son proprio. Elle avait un plan. J’ai dit okay. On s’est pointée à 10 heures. J’avais une gueule de bois pas possible. Je me tenais un peu en arrière, au bord de la  gerbe. Le proprio a ouvert. Tronche de l’emploi. – Je veux que vous baissiez mon loyer, elle a attaqué, je me suis renseignée, votre chambre n’est pas dans les règles. – Pas dans les règles ? Tu veux payer combien ? – 300 euros, elle a répondu du tac au tac. – Marché conclu, il a dit. Je n’en croyais pas mes oreilles, putain ! Il m’a jaugé - je pesais pas lourd. Il a ajouté, à une condition, poulette, que tu viennes me la sucer tous les matins. Le vent s’est levé quelque part du côté de Stalingrad. Un sale vent froid, un truc à vous râper les os. Aucun doute, on était bien à Paris. Le gros lard s’est marré. Il s’est marré, et puis il nous a claqué la porte à la gueule. Elle portait un prénom allemand, prénom allemand que le temps a fini par emporter. Mais pas sa coupe de cheveux. Tout au carré. Noir de jais.

Le 1 novembre 2012 à 17:03

Vladimir Antonov-Ovséenko (1884-1938)

Les cracks méconnus du rire de résistance

On sait que l’on doit certains des textes les plus tirebouchonnants qui existent à quelques fort tristes sires pathétiquement dépourvus de la moindre flammèche d’humour. À chaque lecture du récit historique désespéré qui suit, que m’a fait découvrir chez lui il y a presque trente ans un Jean-Patrick Manchette hilare, ça ne loupe pas, je m’étrangle de rire. C’est que l’ascétique commissaire à l’Armée Rouge Antonov-Ovséenko, qui supervisa la prise du Palais d’Hiver d’octobre 1917, retrace comme personne les événements qui l’atterrent. Et qu’on comprend au ton de ce passage tragique de ses Mémoires (1924) jusqu’à quel point de vieux rogatons stalino-léninistes de cette farine pouvaient réellement croire qu’une « saoulerie » collective démesurée était à même (grandiose nouvelle !) d’envoyer dinguer en quelques jours tous les acquis répressifs d’un nouveau régime dictatorial. L’historien Isaac Deutscher, dans le tome 2 du premier volet de son Trotski, considère lui aussi que la beuverie monstre décrite par le haut fonctionnaire bolcho « menaça un moment de mettre la Révolution en panne et de la paralyser ». « L’orgie joua également un rôle dans les événements qui préludèrent à la paix de Brest-Litovsk car une grande partie de la vieille armée russe s’y dissout littéralement dans le néant. »   L’ahurissante Saturnale de Petrograd « La garnison, qui se désintégrait complètement, donna personnellement beaucoup plus de souci que les partisans de l'Assemblée constituante... Une orgie sauvage et sans exemple déferla sur Petrograd; et il n'a pas encore été possible de dire avec quelque vraisemblance si elle fut ou non le résultat de quelque subtile provocation. Ici et là, des bandes d'émeutiers surgissaient, généralement des soldats, qui envahissaient les caves, les celliers et allaient parfois jusqu'à piller les cafés. Les rares soldats restés disciplinés s'épuisaient, comme les Gardes Rouges, en tâches de surveillance. Les exhortations n'étaient d'aucun effet. Les caves du Palais d'Hiver (ex-résidence du tsar) constituèrent le problème le plus embarrassant... Le régiment Preobrajensky, qui avait jusque-là gardé sa discipline, s'enivra complètement alors qu'il était de garde au Palais. Le régiment Pavlovsky, notre rempart révolutionnaire, ne résista pas davantage à la tentation. On envoya des gardes d'origine différente, choisis dans diverses unités. Eux aussi s'enivrèrent. Les membres des comités (de régiment : c'est-à-dire les chefs révolutionnaires de la garnison) furent alors désignés pour assumer la garde. Ils succombèrent à leur tour. On ordonna aux soldats des brigades blindées de disperser la foule − ils paradèrent un peu de long en large, puis commencèrent à vaciller dangereusement sur leurs jambes. Au crépuscule, la folle bacchanale faisait rage. « Liquidons ces débris du tsarisme ! » : ce joyeux mot d'ordre courait la foule. Nous tentâmes de l'arrêter en obstruant les portes. Elle pénétra par les fenêtres, arracha les barreaux et s'empara des stocks. On voulut inonder les caves avec des lances à incendie : les brigades de pompiers s'enivrèrent comme les autres. Seuls les marins d'Helsingfors réussirent à venir à bout des caves du Palais d'Hiver. Ce fut, dans son genre, une lutte titanique. Mais les marins tinrent bon, car ils étaient liés par un vœu sévère : « La mort pour celui qui trahit son serment » ; et bien qu'ils eussent été, dans d'autres circonstances, de magnifiques buveurs, il se tirèrent de ce mauvais pas, pavillon haut. Le combat, pourtant, n'était pas fini. La ville entière était gagnée par la folie de boire. Enfin le Conseil des Commissaires du Peuple désigna un commissaire spécial, doté de pouvoirs exceptionnels, et lui donna une forte escorte. Mais le commissaire, lui aussi, se révéla faillible... Une lutte sévère se déroula à l'île Vassilevski. Le régiment finnois, dont les chefs penchaient vers l'anarcho-syndicalisme, proclama l'état de siège sur son territoire, puis fit savoir qu'il allait faire sauter les caves à vin et abattrait les pillards, à vue. Ce n'est qu'après des efforts intenses que cette folie alcoolique fut enfin maîtrisée... »

Le 5 décembre 2015 à 07:43

Prenez, ceci est mon... hips

En avril 2013, à Avignon, un homme été contrôlé par la police avec un taux d'alcoolémie de 11 grammes par litre. Quand on sait que le taux d'alcoolémie théoriquement mortel se situe autour de 5 grammes, on ne peut s'empêcher de saluer la performance du valeureux Vauclusien. Pourtant, en l'an 33 de notre ère, un homme s'était illustré avec un niveau d'alcoolisation encore plus spectaculaire. Lors d'un repas qu'il partageait avec une douzaine d'amis, notre champion leur confia que son sang était en fait du vin, un délicieux rouge à 12 degrés que son père adoptif aurait qualifié de bien charpenté. J'imagine d'ici les doutes qui ne manqueront pas d'émerger dans votre sourcilleux esprit mais l'homme dont on raconte ici l'exploit n'a rien d'un menteur et je vous demanderais de considérer ses propos comme paroles d'évangile. Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre agneau pascal qui révéla à ses camarades que son sang et le vin avaient les mêmes caractéristiques et contenaient donc la bagatelle de 12% d'alcool. Quand on sait qu’un humain (fils de Dieu ou pas) compte environ 6 litres de sang et que la densité de ce sang est de 1,06 kg/litre, on peut en déduire que notre ami comptait 6,360 kg de sang. Le sang de celui que, pour préserver son anonymat, nous appellerons JC contenait 12% d’alcool soit 763,2 grammes d’alcool pour 6 litres de sang. Le taux d’alcoolémie du prodigieux buveur était donc de 127 g/l. Avec un tel taux d’alcoolémie, notre homme aurait dû être mort depuis longtemps. Le miracle de sa survie peut sans aucun doute être considéré comme la preuve de sa nature – n'ayons pas peur des mots - divine. Pour savoir ce qu’a bu JC pour atteindre un tel taux d’alcoolémie, on applique la règle suivante : taux d’alcoolémie : Alcool Total absorbé (g) ÷ [ Poids (kg) x le coefficient de diffusion ] Pour un homme, ce coefficient de diffusion est de 0,7. Si on estime que JC pesait 70 kilos, on peut conclure que, pour atteindre un taux d'alcoolémie de 127g/l, il a ingéré 6223 g d’alcool soit 622,3 verres et donc environ 83 bouteilles, ce qui représente, reconnaissons-le, un sacré exploit. Rien d'étonnant donc qu'avec un tel niveau d'alcoolisation, notre ami JC ait pu avoir l'impression de marcher sur l'eau et voir des pains se multiplier sous ses yeux.

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