Laurent Houssin
Publié le 27/12/2015

Je me régale la flore


Boire un coup avec Lindingre et Houssin

Textes de Yan Lindingre

Laurent Houssin dessine des gros et grands dessins depuis toujours. Il a lu des tas de BD, a débuté dans le fanzine Argh!, a troqué ses crayons contre des gants de boxe puis ses gants de boxe contre des crayons, a vu le bagne, a animé ses dessins chez Œil pour Œil multimédias, a dessiné Marcel et son orchestre, l'album"Rendez-nous Miss Moule ! ", des histoires de loups pour le Psikopat...Aujourd'hui, il dessine dans Fluide Glacial. Bon, c'est clair ou vous voulez que je vous fasse un dessin ?

 

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Le 1 avril 2010

Absence de commentaires sur ventscontraires.net

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,J’ai repensé cette nuit à notre règle fondamentale : pas de commentaires des internautes… Cela ne risque-t-il pas d’être perçu comme un manque de respect pour nos lecteurs? Comme si nous considérions que leurs avis nous importent peu. Que nous savions, en quelque sorte, qu’ils vont être aussi mauvais sur notre site qu’ils le sont sur les millions de blogs qui infestent Internet ? Avons-nous eu raison d’interdire cette pratique considérée aujourd’hui comme un droit civique (“n’importe quel idiot a le droit d’écrire n’importe quelle connerie au sujet de n’importe quoi “)? Ne sommes-nous pas un peu inconscients de préférer au commentaire la contribution pure et simple ? Où allons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef,Jean-Daniel MagninCher ami et co-rédacteur en chef,Vous pensez la nuit, vous ? Non, je ne crois pas que nous manquions de respect à nos lecteurs, bien au contraire. Nous leur faisons gagner du temps, vous savez comment c’est, les zones de commentaires, les gens finissent toujours par s’y insulter ou échanger des conseils de jardinage. Notre ventscontraires.net a une force centrifuge, voyez-vous ? L’énergie ne s’y perd pas, elle y circule. Nous avons des chroniqueurs… qui chroniquent. Les lecteurs, eux, sont invités… à lire. Et s’ils ont envie de chroniquer, ils tentent leur chance dans « Piste d’envol », c’est drôlement bien fait. Ils n’ont qu’à s’inscrire, qu’à écrire… et à attendre. Si leur texte nous plaît, il est publié dans la rubrique « Piste d’Envol », et au bout de trois heureuses tentatives, hop, ils montent chez les chroniqueurs adoubés. Vous voyez que nous avons pensé à tout, cher ami et co-rédacteur en chef…  Laure Albernhe

Le 16 décembre 2011 à 08:15

L'archipel de la connerie

Lorsque Les Paravents de Jean Genet fut créée en 1966 au théâtre de l’Odéon à Paris, la troupe d’intégristes nationalistes qui s’acharnait à jeter sur la scène des rats morts et des punaises sur la comédienne Maria Casarès et ses autres confrères et consœurs, invoquait le scandale que cette pièce représentait pour l’honneur de la France et l’autorité nationale déchue de l’autre côté de la Méditerranée. Ils s’insurgeaient non d’une guerre injuste et de ses motivations profondes, mais de l’œuvre d’un dramaturge repris de justice, et sodomite qui plus est, représentée sur la scène d’un théâtre national, donc avec les deniers de l’Etat.Bien des années plus-tard c’est une pièce de Daniel Lemahieu intitulée Viols qui provoque à Avignon la haine d’un certain public qui désosse les fauteuils et les jette sur la scène du théâtre en menaçant l’auteur, une partie du public et les comédiens. Ce diktat de la connerie grégaire, cette incapacité à considérer la critique, la création artistique, ou toute forme d’expression hors de ses propres avis entendus, les siens ou ceux d’une communauté fétichisant une parole ou une pensée à travers laquelle on se définit, détermine toutes les formes de fascisme banal. Pasolini avec Salo, ou les 120 jours de Sodome, a pour sa part, même indirectement, payé cette production coprophage, sadomasochiste, bestiale et poétique de sa vie, alors qu’il dénonçait le degrés de corruption de son Etat durant les années de plomb minées par différentes formes de terrorisme et d’affaires de corruption (cela ne vous rappelle pas quelque chose ?) ; en 1988 dans une salle de cinéma à Paris, ce sont treize spectateurs qui sont sévèrement blessés suite à l’attentat d’un groupuscule terroriste chrétien qui a voulu manifester contre la projection de La dernière tentation du Christ de Martin Scorcese, d’après le roman d’un auteur et philosophe grec (décidément ces grecs, y savent rien faire que corrompre la jeunesse – dixit cet enculé de Socrate ; et vider les bourses de l’Europe) Nikos Kazantzakis.En Grande-Bretagne le théâtre aussi choque. C’est dans les années 1960 une pièce du Dramaturge Edward Bond qui provoque un public bourgeois et bien-pensant, très démocrate-chrétien, s’indignant de voir une scène de violence où un landau (et son bébé) se trouve lapidé par des jeunes ; trente ans plus-tard c’est la pièce Anéantis de Sarah Kane, décrivant la situation d’un journaliste cynique, cancéreux en fin de vie, enfermé avec une jeune femme qui lui servira de victime puis de bourreau pendant qu’au dehors une guerre civile se déroule, qui défraye la chronique. A chaque fois c’est l’artiste et son propos qui choquent et non la réalité dans laquelle nous vivons, conduisant ces bien-pensants, au nom d’une prétendue idéologie décatie ou d’une spiritualité dont ils ne connaissent rien du sens et de la portée profonde, à manifester et à invoquer la censure plutôt qu’à s’insurger contre le monde dans lequel ils vivent et dans lequel jour après jours les principes fondamentaux de nos démocraties et de notre république sont malmenés ou piétinés. Ces bien-pensants préfèrent huer le comédien qui symboliquement lève un poing emprisonnant une pierre au-dessus d’un landau vide, plutôt que le ou la chef de gouvernement qui s’apprête à bombarder, selon les époques, les îles malouines, ou les civils irakiens au nom de leur démocratie et surtout du portefeuille.Ce théâtre des morts qui est le nôtre depuis l’antiquité, en passant par Shakespeare, Müller et le théâtre d’agit-prop critiquant le consumérisme et la morale qui le soutient, ce théâtre dans lequel le sang, la sueur, l’argent, la merde et leurs inséminations se lient au cynisme du monde dénoncé sur la scène du théâtre où l’amoralité profonde de notre humanité éructe, les irrite et c’est bien normal, car leur souci n’est pas l’état de leur monde, mais l’état de leur pré-carré, de leur maison, de leur salon, de leur salle à manger et de leur chambre à coucher. Selon eux l’on peut tuer et mourir dans des conditions indignes tant que la morale, leur morale, est préservée, et s’installer tout en mangeant devant son poste de télévision. En ce sens, ils ne diffèrent par réellement de certains chefs d’entreprises, du banquier ou du gros actionnaire du CAC 40 qui préserve son veau d’or à tout prix, malgré les conséquences de cette vénération.Ils préfèrent s’indigner devant le badigeonnage d’une figure dévote sur la scène d’un théâtre national (même si l’on peut librement considérer que badigeonner la figure du Christ de merde, ou mettre un crucifix dans un bocal rempli de pisse, n’est pas l’acte artistique le plus subversif ni le plus intéressant de toute la création de notre ère), alors que leurs saintes écritures sont pleine de cette haine, de ces feux de la géhennes divine brûlant des âmes impies : Job le plus fidèle serviteur d’un seigneur vengeur, jaloux, colérique, si humain finalement, recouvrant son serviteur le plus dévot et chevronné de pustules et de vermine, lui faisant perdre femme et enfants parce que son Dieu n’a finalement pu résister à la tentation de Satan, de la même manière que ces dévots ne peuvent résister à la tentation de leur propre ignorance. Ces catholiques d’extrême-droite ou de droite conservatrice s’indignent que l’on puisse malmener un fétiche, un bout de bois ou une image, mais ne semblent pas faire preuve de la même ferveur, ni même du même amour du prochain en voyant ces hommes et ces femmes contraints de dormir sur le bitume ou dans des tentes de fortunes dans les bois (pour certains des employés mal payés) parce qu’ils ne trouvent pas de logement et que leur situation, et celle de leurs familles, indiffère la plus-part d’entre-nous. Ils devraient s’indigner devant la paupérisation galopante de leur pays et de nos démocraties occidentales qui est le fruit d’une politique économique brutale et amorale qui nous conduit droit dans le mur, plutôt que devant les gestes symboliques et rituels de celui ou de celle qui s’exprime librement sur la scène d’un théâtre où dans les pages d’un livre. Ceux qui ont manifesté et qui manifesteront devant le théâtre du Rond-Point, comme devant n’importe quel autre théâtre du monde pour ces raisons, ne réalisent pas à quelle point leur attitude, comme celle de ces intégristes ayant brûlé la rédaction d’un journal parce que ce dernier avait publié des caricatures dites hérétiques d’un autre prophète, incarnent eux-mêmes par leur aveuglement le mal et l’intolérance qu’ils prétendent dénoncer et qui tue réellement, et non symboliquement, jour après jour. Leur indifférence à l’humain. Cet archipel de la connerie qui est notre propre goulag.

Le 17 décembre 2011 à 08:23
Le 10 décembre 2012 à 11:09
Le 12 juin 2015 à 08:31

30 millions d'amis

et moi, et moi, et moi

Je ne suis pas raciste, mais tout de même, vous trouvez ça normal, vous, qu'on nourrisse des pigeons idiots qui passent leurs journées à roucouler et dont les fientes abîment nos murs et nos statues, et tout ça aux frais du contribuable, bien sûr ? Vous avez déjà vu une petite vieille mettre du vieux pain sur son balcon pour attirer les rats, les cafards ?   En Suisse, une loi vient de passer pour interdire la détention de dauphins. Toujours les mêmes animaux qui ont la belle vie. Toujours les mêmes pour lesquels on légifère. Les dauphins, les ratons-laveurs, les petits lapins, les poneys. Parce qu'ils sont si choux. Pendant ce temps-là, on massacre des colonies entières de fourmis coupables d'avoir volé un peu de sucre, dans l'indifférence générale. Prenez la Constitution helvétique, je vous mets au défi de trouver une seule ligne sur les gnous, les agoutis, les carcajous ou les podagres. Alors je vous pose la question. Est-ce vraiment normal ? Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons pour nos chinchillas ?   Et moi, par exemple, qui vous parle, si j'étais un chaton, il me suffirait d'être mignon pour faire trois millions de vues sur youtube sans avoir besoin de me creuser la cervelle (et heureusement, parce bon, le chaton, on parle de quelqu'un qui peut poursuivre sa propre queue pendant des heures, alors se creuser la cervelle, excusez-moi, mais c'est pas tellement le genre de la maison) pour trouver une chute à cette chronique « plus animalière ».

Le 19 novembre 2013 à 09:27

Médias inquiets : la France pourrait être en rupture de sondages avant la fin de l'année

Inquiétude dans toutes les rédactions françaises. Plusieurs experts estiment que les réserves de sondages pourraient atteindre leur limite d’ici la fin du mois, courant décembre pour d’autres. Une annonce qui plonge plusieurs journalistes dans l’inquiétude. L’explosion de sondages ces derniers jours va se payer chèrement, affirment les spécialistes. Selon ces derniers, la France sera en rupture de sondages avant la fin de l’année. « L’année 2013 a été particulièrement coûteuse en sondages, de tout type » explique Julie Thomas, de l’institut Louis-Harris. « Mariage pour tous, popularité du chef de l’État, météo, tous les sujets possibles ont été passés au crible du sondage ». Selon elle, les réserves de sondages ont tout simplement atteint leur limite et il faut attendre un peu avant que le stock se reconstitue. « Cela prendra des semaines, voire des mois, on ne sait pas ». Cette hypothèse plonge dans l’angoisse les rédactions de plusieurs journaux pour qui les sondages étaient devenus ces derniers temps leur principale source d’analyse et de commentaire. « Il faut qu’on réfléchisse à ce dont nous allons parler, ce que nous allons pouvoir analyser en nous passant de sondages » explique-t-on ainsi au Huffington Post qui a publié pas moins de deux sondages hier. « La chose va être compliquée mais pas impossible ». Une possibilité reste d’importer des sondages, mais le procédé est coûteux. « Les questions et réponses ne reflètent pas forcément ce qui se passe en France vu que les personnes qui répondent ne vivent pas en France, du coup, cela créé un décalage entre le but du sondage et la façon dont il est perçu » commente-t-on chez Ifop. L’autre option reste bien sûr de se passer totalement de sondages et de traiter l’actualité telle qu’elle est. « Est-ce que le lecteur est prêt pour ça ? » s’interroge-t-on. « Les gens sont habitués aux sondages. S’ils disparaissent du jour au lendemain, ils vont vouloir savoir pourquoi » explique un journaliste, qui note que l’absence provisoire de sondages dans la vie politique serait une excellente base pour un sondage. Le Gorafi Photo: Daft_Lion_Studio / iStock  

Le 2 novembre 2010 à 16:51

"Vous m'emm... mènerez pas sur ce terrain"

Jean-Louis Borloo, Canal +, dimanche 1 er novembre 2010.

En fait de terrain, c’était du verglacé. Poussé dans ses derniers retranchements sur les vacheries proférées à son égard par le premier ministre en place, le ministre de l’Ecologie a failli verser dans le fossé. A la 36e minute de l’émission "Canal + dimanche", son quart de seconde d’hésitation entre la première et la deuxième syllabe du verbe emmener, lui aurait valu plus qu’un quart d’heure de célébrité s’il avait poursuivi sur ce qu’il avait manifestement en tête (et en bouche) à l’intention de la journaliste  : "Vous m’emmerdez avec vos questions." Des psycho-linguistes avanceront que le choc des syllabes et le poids des impensés sont facteurs de grands vertiges intérieurs. On l’avait déjà observé avec "inflation" et "fellation" (R. Dati) ou encore "ministre" et "premier ministre" (L. Chatel). Mais cela n’explique pas tout. Quand Hervé Morin déclare sur Beur-FM que « c’est difficile d’expliquer à des cons… à des.. hommes et des femmes… » la guerre en Afghanistan, c’est le sur-moi du ministre de la Défense qui a déserté. Jean-Louis Borloo, qui avait perdu des points en se conduisant en planqué durant la guerre du carburant, a donc failli voir sombrer dans le ridicule son ambition primo-ministérielle. Mais il aurait été dommage d’être prématurément privé d’un homme public dont le « calme » affiché est aussi trompeur. Ça bout du dessous chez Borloo, et cela devrait fuser, pour notre grand ravissement, s’il est encore plus sous pression à Matignon.

Le 29 juillet 2012 à 08:27

Un été enflammé en PACA ?

Roger Talpoin, le nouveau ministre des Cultes, a du souci. Non seulement l'hérésie vaudoise a repris du poil de la bête dans plusieurs vallées des Alpes, mais on signale, ici ou là, des processions de Flagellants qui n'y vont pas de main morte, occasionnant, de plus, une rupture de stock dans les divers modèles de martinets. Talpoin doit compter aussi avec une éruption de Fraticelles militants, géolocalisés dans la Lozère, mais qui pourraient faire des émules jusque dans le Bas-Languedoc. Ce qui ne serait rien si la Surveillance des Cultes n'avait signalé une épidémie de Galvanistes dans le Sud du Dauphiné et, déjà, en Haute Provence, combattus jusqu'aux abords du massif des Maures - très combustible, comme on sait – par des bandes d'Arianistes, de Docétistes, voire de Nestoriens, autant d'excités qui voient dans le rite, jusqu'ici consensuel, du pastis, l'occasion idéale d'entrechoquer leurs dogmes et d'en venir aux mains dans tous les bistros, bientôt, de PACA. Talpoin panique, dit-on, à la perspective d'une contamination des plages sur toute la Côte, inclus Saint-Trop', où les arts conjugués de la bronzette et du flirt se verraient dangereusement suppléés, chez les Juillettistes et les Aoûtiens, par la rage des excommunications. Homme à poigne, il envisagerait, d'après nos sources, d'éteindre l'incendie qui menace en envoyant les canadairs, de sorte à noyer en vrac Monophysistes et autres Pélagiens sous les eaux attiédies de l'indifférentisme postmoderne néorépublicain.

Le 19 septembre 2013 à 07:29
Le 28 juin 2011 à 08:28

Juste une dernière (psy)chose

- Et donc vous confirmez que Miss Crane a bien passé une nuit au motel et qu’elle est repartie le lendemain matin ? - C’est cela, Inspecteur.- Lieutenant.- Oh, Lieutenant. Reprendrez-vous du café ? - C’est pas de refus. J’adore le café. D’ailleurs ma femme me dit toujours que j’en bois trop. - Ah c’est drôle Lieutenant, ma mère aussi me répète sans arrêt : « Norman, arrête de boire tout ce café ! ». Ahahahaha !!! - Ahahaha ! Il est délicieux votre café. - Merci Lieutenant. -  Et votre motel est très agréable, très bien entretenu. Depuis combien de temps en êtes-vous propriétaire ? -  Oh, en fait il appartient à ma mère, mais elle est âgée maintenant, alors c’est moi qui m’en occupe. -  C’est un bel endroit… Un peu isolé peut-être, mais joli quand même. Et comment avez-vous trouvé Miss Crane ? -  Je vous demande pardon ? -  Je veux dire… Est-ce qu’elle vous semblait pressée ? Inquiète ?-  Oh vous savez, Lieutenant, elle est arrivée tard, et je lui ai proposé de partager mon repas, il n’y a pas de restaurant à proximité. Nous n’avons pas beaucoup parlé, elle semblait fatiguée. C’est tout ce que j’ai remarqué. D’ailleurs, elle est très vite retournée dans sa chambre. - Je comprends, je comprends… Et est-ce que vous avez vu dans quelle direction elle est partie ? - Oh, je crois me souvenir qu’elle a pris la route de Fairvale. - Très bien, Msieur, je ne vais pas abuser plus longtemps de votre hospitalité, merci encore pour le café. - Mais je vous en prie Lieutenant, Lieutenant comment, déjà ? - Colombo. Lieutenant Columbo. Oh, Mr Bates, juste une dernière chose… Je voudrais parler à Madame votre mère, peut-être qu’elle a remarqué quelque chose… - Oh, euh… Je… Euh… Oui, je veux dire… Bien sûr… Attendez ici, Lieutenant, je vais la chercher…

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