Laurent Houssin
Publié le 29/12/2015

Je me soigne au sirop


Boire un coup avec Lindingre et Houssin

Textes de Yan Lindingre

Laurent Houssin dessine des gros et grands dessins depuis toujours. Il a lu des tas de BD, a débuté dans le fanzine Argh!, a troqué ses crayons contre des gants de boxe puis ses gants de boxe contre des crayons, a vu le bagne, a animé ses dessins chez Œil pour Œil multimédias, a dessiné Marcel et son orchestre, l'album"Rendez-nous Miss Moule ! ", des histoires de loups pour le Psikopat...Aujourd'hui, il dessine dans Fluide Glacial. Bon, c'est clair ou vous voulez que je vous fasse un dessin ?

 

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Le 4 février 2014 à 08:20

Chambre de Constantin : Batman et Hulk repoussent une nouvelle attaque du T-Rex

Amiens – Situation toujours incertaine ce midi dans la chambre de Constantin, 11 ans, après la violente attaque hier soir d’un T-Rex. Une attaque repoussée de justesse par Batman et Hulk qui ont dû faire équipe bon gré mal gré. Reportage. Des voitures écrasées, les restes d’une barricade constituée de livres et de boîtiers de CD renversés. La maison des Simpson en Lego éventrée, des pièces du jeux jonchant le sol. Le spectacle de la chambre de Constantin après l’attaque du Rex d’hier soir est effroyable. Mais grâce à Batman et Hulk, l’honneur est sauf. « La première ligne de défense constituée de Lego pourtant entraînés n’a pas résisté au choc » expliquait Constantin lors d’une conférence de presse. « Nous avons été débordés par notre gauche, ils sont passés par dessus le coffre de vêtements, ils avaient l’avantage de la hauteur ». Dès lors, il ne restait plus que les deux super héros pour stopper le carnage annoncé. L’attaque, dirigée par le T-Rex et une peluche Angry Birds, n’a laissé aucune chance aux Lego pris au piège après l’effondrement de la barricade. « La maison des Simpson en Lego a pris l’attaque de plein fouet, nous n’avons rien pu sauver » racontait un sauveteur encore sous le choc. Mais tandis que la bataille semblait perdue,  l’arrivée inespérée de Batman et de Hulk a changé la donne. Les deux super héros vont s’associer, repousser l’attaque et remporter la bataille. Une victoire cependant discutable selon les experts. « Cette arrivée était un peu trop télécommandée, il est évident que les Lego ont été sacrifiés délibérément pour laisser croire à une infériorité numérique ». Pour d’autres, « la destruction de la maison des Simpson est à prendre  en compte pour donner la victoire à l’attaquant, même si le rôle de Ned Flanders est trouble : pourquoi n’a-t-il pas donné l’alerte lorsque le Rex était en vue ? ». De son côté la petite sœur de Constantin, qui supervisait l’attaque du Rex, n’a pas hésité à qualifier son frère de très mauvais joueur. « On avait dit pas plus de deux super héros par personne. Or, là on en a bien deux, c’est clairement de la triche, c’est pas bien » a-t-elle déclaré aux journalistes avant de quitter la chambre en larmes. Constantin, lui, restait sûr de son bon droit. « J’avais dit de pas toucher à la maison des Simpson, j’ai mis du temps à la faire, alors c’est tout, c’est elle qu’a commencé ». Le Gorafi  

Le 14 juillet 2011 à 09:10
Le 20 novembre 2012 à 10:49

Elections/UMP : Quand les psychologues accompagnent les journalistes dans l'après-duel

C’est le grand tabou de cette élection interne à l’UMP. Jean-François Copé a été officiellement reconnu vainqueur hier soir. Le suspens et la tension dégagés par son duel avec François Fillon prend donc fin. Mais les grands oubliés de cette confrontation maintenant terminée, ce sont bien les journalistes français. Ce clash au cœur de la droite française a nourri et passionné la quasi-totalité des médias d’informations de l’hexagone. Des journalistes qui retournent aujourd’hui à une réalité bien moins excitante. Et dans plusieurs rédactions un service d’accompagnement psychologique a même été mis en place pour les aider dans leur retour à la normale.   « Des journalistes qui se laissent mourir »   Catherine Pouchet fait partie de ces psychologues qui opèrent au sein des rédactions. Elle assure une permanence d’écoute et de conseil à BFM TV depuis une semaine. Pour elle, ce mal-être propre au milieu journalistique reste encore mystérieux par bien des aspects :  » On ne connaît pas bien la nature de cette pathologie encore récente dans l’histoire de la psychopathologie. Tout ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est qu’on a là un syndrome proche du trouble de stress post-traumatique vécu par certains soldats lors de leur retour du front. Personnellement, dans mon travail j’ai à faire à des individus qui ont perdu toute envie professionnelle, parfois même toute envie de vivre. Des journalistes qui cessent de se nourrir, délaissent leur hygiène, s’isolent psychologiquement et socialement. On a à faire à des journalistes qui se laissent mourir« .   Luc est journaliste à Libération. Ce choc post-traumatique il le connaît bien. Il l’a vécu après l’affaire DSK. Chargé de suivre l’histoire dès le début du scandale il a très vite sombré quand l’attention s’est essoufflée sur le sujet : « Du jour au lendemain je suis passé d’une actualité de pointe à des sujets de société franco-français, parfois même des faits divers locaux. Je me souviens l’avoir extrêmement mal vécu. J’avais l’impression de régresser professionnellement, socialement mais humainement aussi » .   Pour soigner ce traumatisme post-actu, Catherine Pouchet reconnaît qu’il n’y a pas de solution miracle et que le traitement reste relativement classique : « Avec la plupart de mes collègues, nous conseillons aux rédacteurs en chef de ne pas imposer un changement trop brutal à leurs journalistes traitant des gros sujets comme l’élection au sein de l’UMP. Nous leur demandons de distribuer progressivement des sujets un peu moins excitants, plus normaux pour que le journaliste ait le temps de s’habituer, qu’un phénomène d’accoutumance ait le temps de s’installer. Pour le reste, ma tâche consiste essentiellement en un travail d’écoute. Et puis nous rappelons toujours aux journalistes qui sortent d’un sujet de premier plan et qui viennent nous voir que l’actualité peut très bien leur apporter très vite un nouveau sujet brûlant comme un tsunami ou un scandale sexuel » .   Le Gorafi  

Le 24 juillet 2015 à 08:30
Le 21 septembre 2015 à 08:04

Le futur fait-il encore rêver ?

Le Professeur Pascal répond à vos questions

NON. Le futur faisait encore rêver il y a peu, quand on apprenait à le conjuguer à l'école ; c'était facile, il suffisait de prendre l'infinitif du verbe et d'ajouter les bonnes terminaisons, un peu comme on accroche des petits wagons à une locomotive. Et puis, en grandissant, on s'est rendu compte que le futur outrepassait largement ce qu'on avait appris dans les livres de grammaire où tout se tient sur le bout de la langue. On a commencé à déchanter aussi. Autrefois, on disait : « Quand je serai grand, je serai vétérinaire. » Aujourd'hui, on dit plutôt : « Quand je serai vieux, je ne serai peut-être plus serveur au MacDo. » De même, le futur qu'on nous promettait enfant semble avoir sacrément merdé quelque part. Tandis que la moitié du monde s'échine à trouver le meilleur régime minceur, l'autre moitié se sent si légère qu'elle n'a même plus la force de hurler dans le désert. Et le désert gagne du terrain chaque jour, si bien que les ours polaires ne savent plus comment s'habiller. Enfin, s'il y a un métier qui ne connaît pas de pénurie, c'est bien celui de VRP en Kalachnikovs et autres instruments de musique à balles sifflantes. Qu'on soit dans le Donbass, en Syrie ou au Yémen, on trouve toujours un VRP disponible pour vendre sa camelote payable en carte Visa, laquelle commence comme le mot « viseur ». Mais si la guerre vous indispose et si vous craignez même de mourir un jour (oui oui, ça arrive), tournez-vous vers les transhumanistes. Eux, au moins, ils n'ont pas peur du futur. A leurs yeux, l'Homme est fait pour être amélioré, augmenté, dépassé, à condition évidemment de disposer d'un compte en banque bien garni. Si c'est le cas, vous ferez peut-être un jour partie de ces happy few dont on aura transféré le cerveau sur un ordinateur. Eh oui, vous continuerez de vivre après votre mort physique, un peu comme Jésus quand il est monté au ciel, à ceci près que, l'ordinateur étant branché, vous ne serez pas à l'abri quand même d'une petite panne de courant, poil aux dents.

Le 19 septembre 2015 à 09:09
Le 9 novembre 2010 à 09:37

Au bord de la Laponie, Elin Larsson et la nuit polaire

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Le deuxième jour, la nuit. Elin Larsson monte sur scène, jeune et faussement fragile. Elle attend que le batteur soit en place, le guitariste aussi. Et elle envoie. Elle envoie tout. Parfois le trombone essaie de s’imposer, mais rien à faire, Elin Larsson est là, le plus prêt possible du micro, avec des notes rapides et précises, jouées avec la plus grande présence possible. Elin Larsson et personne d’autre. Elle absorbe tout, elle prend toute la place. Il est 14h30, nous sommes à Umeå, à quelques centaines de kilomètres du cercle polaire et de la Laponie, au bord de la mer Baltique. La salle de concert se remplie.La nuit n’a pas encore.Mais presque. Le froid non plus.Elin par contre.Elin Larsson parce qu’enfin, il est question de jazz, même en novembre, même à 62° de latitude nord. Il est donc question de basse, de batterie et d’instruments qui s’affirment, qui se combattent, s’affrontent. Elin Larsson est dans son instrument, cuivré, long, recourbé, elle est autre chose qu’une voie, autre chose que le silence ou la retenue. Il est 14h50. La salle est pleine, on est venu nombreux de Stockholm. Quelqu’un allume la lumière. Puis éteint.Elin s’arrête. Décontenancée. Puis la guitare, puis le batteur.Personne ne parle, personne ne bouge.Le silence est revenu.Le silence au nord de la Suède, dans une salle de concert. Elin s’approche du micro.Plus personne ne sait où il est, où il en est.Elin essaie de parler.Je.Je pense que c’est le moment pour Le ciel sombre.Le ciel sombre, celui qui va arriver dans quelques instants et ne plus partir pendant des mois.Elin laisse la guitare, la contrebasse et la batterie s’amuser, dans une musique blanche, adoucie, consolée. Elle les laisse jouer, à contre des jazz anciens, à contre des affrontements et des combats. Puis de conclure par un rire, de nouveau fragile, de nouveau humain.Le ciel sombre peut arriver. Il peut tout absorber. Il peut prendre place, il peut prendre toute la place. A écouter : Elin Larsson Set free.

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