Les bonus de la saison
Publié le 07/06/2016

Patrice Thibaud : "Le fair-play, élégance trop souvent perdue dans le sport moderne"


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Avec Fair-Play, le mime Patrice Thibaud célèbre l'élégance des débuts du sport moderne. Et raconte comment les choses se sont dégradées peu à peu sous l'influence de l'argent, des enjeux et du dopage, avec crasses et mauvais coups entre joueurs ou athlètes.
 
Enfant il passait des heures à se contorsionner devant le miroir en pensant à De Funès ou Jacques Tati. Aujourd'hui, il se laisse porter par le piano de son compère Philippe Leygnac pour improviser en répétition toutes les figures de sportifs qui viennent le hanter pendant ses rêveries : le remplaçant sur le banc de touche, le lanceur de poids, le cavalier olympique et bien sûr la poignante gymnase qui rate son numéro, son sosie féminin.
Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Patrice Thibaud

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Le 6 octobre 2015 à 08:00

Va y avoir du sport !

A 13 ans j'ai trouvé quel serait mon sport, celui où j'allais cartonner, celui dont je serai le grand styliste. Le fondateur. C'était à la piscine municipale, je tremblais au sommet du plongeoir de 10 mètres, déchiré entre la peur de me jeter vers le timbre poste liquide au-dessous de moi et l'humiliation de redescendre à pied par les escaliers en béton. J'y suis resté une heure, je grelottais sur place. Je tergiversais. Puis je décidai de m'entraîner méthodiquement, à chaque cours de gym : devant le ballon je tergiversais ; sur le cheval d'arçons je tergiversais ; agrippé au bas de la corde je tergiversais ; plutôt que faire des pompes je tergiversais. Et je rêvais qu'un jour, grâce à moi, après le curling, la natation synchronisée et le baby foot, la tergiversation sportive fasse enfin son entrée parmi les disciplines olympiques. Tous les records ont été atteints au siècle dernier, et si l'on parvient à réduire le dopage il est à craindre qu'ils resteront à jamais inégalés. Alors place aux sports de lenteur. Attention tergiverser ne se résume pas à ne rien faire. C'est une suspension habitée, bruissante de mouvements contradictoires, d'intentions complexes subtilement agencées pour organiser un jeu de jambes fulgurant, microscopique et tragique. Homme de son temps, l'athlète tergiversateur – nouvel Hamlet zen en survêtement couvert de poches dans lesquelles il se met soudain à fouiller de manière si caractéristique – s'imposera peu à peu dans toutes les disciplines, à commencer par la boxe, je vous le dis. La tergiversation sportive renouvellera l'idéal olympique. Aujourd'hui, contre quoi lutterait le baron Pierre de Coubertin ? Contre l'oisiveté des cœurs. Contre nos sociétés qui doutent. Contre nos responsables politiques aussi indécis les uns que les autres. Contre les individus repliés eux-mêmes. Contre la peur de se mettre en mouvement. Seule une tergiversation sportive de haut niveau pourra nous en libérer. Alors chaque jour je me perfectionne face au miroir. Ou dans ma baignoire. Ou sous mes draps les yeux fermés. Je ne sais pas ce qui est le mieux. Qu'est-ce que vous en pensez ? J'hésite. Mais une chose est sûre :va y avoir du sport.

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