Les bonus de la saison
Publié le 09/06/2016

Alfredo Arias marqué à vie par les absurdités du péronisme


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Le péronisme est le seul modèle de référence qui puisse fonctionner comme recours dans une société argentine maltraitée par l'autoritarisme, les dictatures, la corruption ou la débacle économique. La question du politique doit être redéfinie partout sur la Terre, on le voit bien en ce moment le concept d'Hhomme providentiel pourtant obsolète revient de manière caricaturale en force, il y a pourtant de nouveaux modèles d'organisation politique à construire dans notre époque violente et virtuelle. En Argentine ce sera encore plus difficile qu'ailleurs, tant ce pays a peine à organiser sa propre Histoire, enfoncé qu'il est dans l'absurde. Il suffit de se rappeler que le général Péron avait nommé l'écrivain Jorge Luis Borges, alors directeur de la Bibliothèque nationale, inspecteur des volailles sur le marché municipal !

Propos recueillis par Jean-Daniel Magnin

Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Alfredo Arias

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Alfredo Arias

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Une émission France CultureChaque mois, un écrivain vous ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres, une littérature savoureuse et décapante, que des comédiens viendront interpréter en public.Alfredo Arias Avec Alfredo Arias, Georges Claisse, Michel Fau, Catherine Salviat"La misère, la pauvreté, l’exploitation ne datent pas d’aujourd’hui dans notre pays. Les grands auteurs, poètes ou pamphlétaires pour les dénoncer avec férocité non plus. Pour débiner l’hypocrisie des bourgeois, des patrons et des politicards, Jehan Rictus ou Emile Pouget – avec son Almanach du Père Peinard - n’ont jamais manqué de verve ni de panache. Imperméables à toute forme d’autorité, indifférents aux oreilles sensibles, ils s’expriment dans un argot fruité et corrosif, un pur joyau de la langue populaire française, une écriture insolente, bourrée d’humour et de colère. Qui donne envie de tout fracasser pour être libre. Attention aux éclaboussures m’sieurs dames!" De Copi à Alfredo Manguel, en passant par Roberto Arlt, Alan Pauls, Hector Bianciotti ou Silvina Ocampo, les lectures argentines d’Alfredo Arias. Emission coproduite par France Culture et le Théâtre du Rond-Point sur une idée originale de Jean-Michel Ribes. Enregistrée le 4 avril 2011 au Théâtre du Rond-Point Durée : 58:23

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Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #2

George W Bush et Ashley Faulkner / L'étreinte

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Le 30 mars 2015 à 13:39

Rodrigo García : "Nous ne savons pas aimer"

Rencontre avec l'écrivain, metteur en scène et directeur de théâtre Rodrigo García au resto du Rond-Point. 2e épisode : l'autre. "Pour moi, l'idée de l'autre est très simple : je ne peux pas croire qu'en cet instant même il existe dans le monde des millions de gens qui vivent leur propre vie, je ne peux pas le croire et moi je ne fais en aucune manière partie de leur vie, pourtant j'aimerais les connaître, j'aimerais qu'ils me connaissent, les Chinois, les Boliviens, les Vietnamiens, les Allemands... Ça me semble miraculeux, incroyable que tous ces gens vivent leur propre vie et que je n'aie aucune relation avec leurs vies. C'est quasiment une chose religieuse, je le vois comme si nous étions tous des éléments d'un même être et il y a un démembrement douloureux qui fait que nous ne sommes pas proches, que nous ne connaissons pas. C'est absurde, ridicule mais il y a un mal-être en moi généré par ça, une grande curiosité, un grand désir de voir ce qui arrive aux autres, mais aussi  peut-être une chose sexuelle, je pense que ça me plairait de baiser avec tous ces gens ! Ce qui me surprend c'est que les autres, c'est finalement comme  du spiritisme… Tu vis seul et tu meurs seul, toutes les relations que tu peux avoir dans ta vie – amitié, famille, enfants – je les considère comme des ombres, pas comme des choses réelles. Les seules choses réelles sont les choses physiologiques, la mort bien sûr. Le reste ce sont des inventions pour nous distraire de l'idée principale : nous vivons et que nous mourons seuls. Alors j'ai envie d'être au contact de tous les gens, mais dans le même temps, je sais que c'est impossible, je sais que c'est impossible même que nous soyons ensemble, tous les trois, là, à discuter. Il y a beaucoup de mondes, j'imagine, la réalité que nous avons ici, dans un théâtre à Paris, notre travail, notre manière de vivre ne ressemblent en rien à la vie que peuvent avoir les gens en Bolivie, en Alaska. C'est une question de mondes intérieurs. Je vis dans cette société capitaliste, occidentale, nous connaissons les règles du jeu plus ou moins, mais je pense que ce n'est pas vraiment ça le problème. Je remarque un autre modèle social, économique que je connais de près : c'est la pauvreté, ces gens qui vivent sans argent au Brésil ou en Argentine. C'est quelque chose que je connais bien parce que j'ai vécu là-bas et il y a quelque chose qui continue de me déranger, c'est une forme de moralité, de règles morales qui sont les pires selon moi. Ça n'a pas tant que ça de rapport avec le pouvoir d'achat ou la société de consommation, mais avec une morale horrible, castratrice, une morale catholique, je pense que c'est un problème finalement religieux, surtout en Amérique latine. Ça me préoccupe presque plus, l’égoïsme qui ne connaît finalement pas beaucoup de différences – que ce soit l'égoïsme d'une personne avec beaucoup d'argent, d'un banquier ou celui d'une personne qui n'a rien. Ce qui retient mon attention, c'est la difficulté d'aimer, le fait que nous ne sachions pas aimer. Je pense que c'est plus profond que ces problèmes économiques qui sont évidents. Je dénonce dans mes spectacles cette manière de vivre pour travailler, de consommer, etc., mais je pense que c'est en fait secondaire. Il y a surtout un problème dans la difficulté de trouver une forme de sérénité et d'être plus ouvert à ce qui arrive aux autres. Mais certainement, ce doit être humain de ne pas en avoir la possibilité." Traduit de l'espagnol par Vincent Lecoq

Le 16 mai 2016 à 14:59
Le 2 juin 2014 à 07:00

Et au lit, comment ça se passe ?

l'Edito

Le sexe. Marronnier des marronniers pour une presse en panique de lecteurs : « sexe chez les ados », « sexe et politique », « comment être un bon coup », « tendances et nouvelles pratiques »… Notre intimité fait vendre, comme si le voyeurisme des médias venait redoubler notre curiosité pour une guerre sans précédent menée contre le plus secret des continents, peut-être le dernier : notre fort intérieur. La traçabilité des vies, des désirs et des âmes est en cours. Et tout se met en place pour qu’il ne soit même pas nécessaire de faire voler des drones à taille de moustiques au-dessus de nos alcôves : les corps iront gentiment se publier eux-mêmes, les pratiques sexuelles s’homogénéiseront autour du scénario standard élaboré par une pornindustrie qui se rêve d’être considérée comme l’accomplissement mondial des philosophies libertaires. Jouissance obligatoire pour tous. Voilà le décor, version film catastrophe. Sauf que nos vies se foutent d’être ou non dans la bible de la série, vous ne croyez pas ? Au lit ça me regarde. Et je t’y regarde. Je bois ta tendresse et les mots qui vont avec. Je crève d’en manquer. Au lit, j’y meurs souvent comme une viande lourde écrasée par la journée. Je m’y consume aussi, offert aux petites morts de l’amour, du sommeil et des rêves. Mon lit est le dernier carré de forêt libre où rester magicien. Il n’est pas à vendre. Il est à partager.

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