Jane Birkin

Télérama Dialogue

La rédaction de Télérama se mobilise pour mieux partager avec ses lecteurs le travail et le vécu d’artistes, créateurs et intellectuels avec lesquels notre hebdomadaire entretient une relation singulière. Admiration ou grande curiosité : chaque journaliste choisit d’interviewer une personnalité marquante de son domaine, présente ou pas dans l’actualité de la rentrée, star dans sa discipline ou peu connue encore du plus grand nombre. Une chaleureuse occasion d’entendre parler littérature, cinéma, musique, design, théâtre, photographie, B.D., mais aussi média, environnement et sciences humaines…
Chacun des invités est ainsi interrogé librement sur son parcours, son travail, son œuvre. Ces rencontres avec de rares personnalités occupent toutes les salles du Rond-Point – comme souvent partenaire très actif de nos manifestations. Grâce à Télérama Dialogue, on (re)découvre non seulement des créateurs passionnants mais on observe une rédaction amoureuse de culture au travail, aux prises avec ses brillants interlocuteurs.

Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction de Télérama

Enregistré le 26 septembre 2016 au Théâtre du Rond-Point, salle Renaud-Barrault

Durée : 56:21

Photo Pascal Victor



Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Le 28 mars 2019 à 18:05

A définir dans un futur proche : Léonie Pernet, Barbara Carlotti, Flèche Love, Ariane Ascaride...

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

A définir dans un futur proche - "Nos périphéries", une soirée imaginée par : Elodie Demey, Mélissa Phulpin, Géraldine Sarratia, avec par ordre d'apparition Léonie Pernet, Victoire du Bois, Barbara Carlotti, Flèche Love, Ariane Ascaride. D'après "Sorcières" de Mona Chollet, adaptation Géraldine Sarratia. Aide à la mise en scène Charles Templon. Cinq artistes femmes au bord de… Comment se définir aujourd’hui ? L’idée même de définition a t-elle toujours un sens ? Il y a sûrement autant de réponses à cette question qu’il y a d’individus, autant de façons singulières de vivre sa relation au masculin, au féminin, à l’identité. À définir dans un futur proche, soirée éphémère et itinérante, explore cette pluralité sur scène en créant des ponts entre des artistes femmes (musiciennes, plasticiennes, danseuses, chanteuses, actrices) d’horizons et de profils différents qui se succèdent et apportent quelques éléments de réponse en interprétant une oeuvre de leur choix (lecture, performance, chanson...). Répondant à l’invitation du Rond-Point, À définir dans un futur proche explore donc cette fois le thème de la périphérie d’une manière poétique, métaphorique, subjective, topographique ou encore politique en invitant cinq artistes femmes sur scène. Programmé le 13 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan

Le 22 avril 2017 à 09:26

Christophe Pellet : "J'ai essayé d'inventer un personnage féminin pour aujourd'hui"

Expérience scénique dangereuse, la pièce "Erich von Stroheim" de Christophe Pellet nous entraîne dans un triangle charnel entre une femme libre et deux hommes perdus. Sous la direction de Stanislas Nordey,Emmanuelle Béart, Laurent Sauvage et Thomas Gonzalez dessinent les traits d’une humanité décentrée. Troubles tangibles d’individus fissurés, qui cherchent réparation. Christophe Pellet — Erich von Stroheim est convoqué comme une figure symbolique. Cet être magnifique qu’il fut, flamboyant et à terre, reste profondément moderne. Cinéaste scandaleux à son époque (il mettait en scène ses obsessions, ses désirs), dans la marge comme créateur et comme individu, accepté comme acteur mais  pour des rôles toujours très typés, incompris, perçu comme un pornocrate. Les personnages de la pièce sont eux même dans la marge : l’un par ses activités (il prête et vend son corps), l’autre par sa volonté de disparaître du paysage social (il ne souhaite pas travailler, ni s’intégrer au monde, autrement que dans une fusion amoureuse : il est épris d’absolu). L’un et L’autre seront broyés. Le personnage de la femme s’en sort mieux, car elle connaît les règles, c’est elle même qui les dicte. Mais ce que je voulais explorer c’est comment ces trois personnages s’éteignent les uns et les autres, en une alchimie tragique. Si la pièce est pornographique, c’est que la société qui l’a vu naître est elle-même pornographique. Comme toutes les pièces que j’ai écrites il y a une grande part documentaire – sinon autobiographique – sans cette nécessité je n’écrirais pas. Même si je ne me la suis pas posée en l’écrivant, il est passionnant de se poser la question de la pornographie sur une scène de théâtre. Beaucoup d’autres praticiens de la scène le font, c’est même devenu une sorte de passage obligé. Mais cela, il me semble, passe surtout par les images scéniques, le corps des acteurs, les actes, voire les vidéos – la projection  –, et pas tant que cela dans les situations et les mots, même s’il y a quelques tentatives (les adaptations  de Sade, auxquelles Stanislas Nordey a participé). La scène finalement rejoint en ce domaine particulier les représentations du cinéma et du flux sur le net : même si au théâtre le scandale est plus grand. Mais en dehors de ce scandale immédiat et direct, il n’y a pas vraiment de fable, ni peut-être même de sens. D’un côté, la représentation théâtrale offre une stylisation, une dimension formelle et distancée, de l’autre, les écrans  proposent une matière brute et interchangeable. Même si au théâtre on voit bien la volonté de démontrer une forme d’aliénation, ce qui n’existe pas la plupart du temps dans la pornographie diffusée. Il y a aussi le désir de montrer un peu crânement et vainement qu’un acte pornographique sur scène est autant possible que sur le net. Mais au bout du compte c’est la même vacuité ; l’acte lui-même se désincarne, faute de mots, ou tout simplement parce que le sens de cette agitation échappe. Un auteur peut alors tenter de prendre le  relai, et questionner cet acte via la fable. Cependant la pornographie n’est pas le sujet central de la pièce : le sujet c’est l’émancipation difficile de trois êtres. Et le sujet, avant tout, c’est moi-même. Sans aucune  réflexion sociologique, politique, ou philosophique, tout simplement parce qu’en écrivant ce texte, je n’avais pas de recul, j’étais en état de stress. Et qu’une fois publié (très vite, dans la foulée, comme pour m’en débarrasser), je n’y suis pas revenu pour en accentuer telle et telle dimension réflexive. S’il apparaît une  dimension pornographique dans le corps de ce texte, c’est qu’elle est dans mon corps à moi, parce que les textes que j’écris et mon corps ne font qu’un. > en partenariat avec theatre-contemporain.net

Le 8 septembre 2013 à 05:13

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Guillaume Vitrich, 8e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 8e secrétaire, Guillaume Vitrich.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? L’histoire dit que c’était à la maternité, j’étais déjà bavard. En vérité : en première année de droit. Un ami m’avait parlé d’une joute oratoire menée par 12 jeunes avocats. J’attendais de douces et feutrées plaidoiries, j’ai entendu le tonnerre de 12 hommes en colère, taillant en pièces de valeureuses victimes consentantes. Je me suis dit qu’un jour j’aimerais à mon tour faire tomber la foudre. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Avec la mer, mon dernier espace de liberté Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Choisir est trop difficile, j’aime la lignée des huitièmes Secrétaires pour sa diversité et son originalité. J’ai forcément une grande tendresse à l’égard de celui qui m’a directement choisi, mon "père" comme on dit.    Comment s'est passée votre première Berryer ? La peur au ventre et l’esprit en fête, tiraillé entre la crainte de décevoir et la fierté d’honorer mon poste. Ce fut finalement une libération. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ? Parler pour ne rien dire n’est jamais une perte de temps ! D’autant plus que lorsque la parole est totalement libre, elle n’est jamais gâchée. Il n'y sans doute rien de plus précieux que la parole libre, alors abusons-en. Plaider c’est partir au combat, contre vos adversaires et souvent contre vous-même, il ne faut jamais manquer une occasion de s’y préparer.   Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Sans hésitation notre premier Secrétaire (Alexandre Vermynck), pour une raison simple : il sait mieux que quiconque le faire lui-même ! Vous verrez. Imaginez une Berryer dans le métier de la pisciculture - Approchez ! Approchez Mesdames, Messieurs ! 5 euros le kilo de bar, la palette de 25 kilos pour 100 euros tout rond. - Mais Monsieur, vous vendez votre bar à prix d’or ! - Oui Monsieur, c’est de l’or en barre. - Peut-être mais vous placez la barre un peu trop haut, pour ce prix je peux m’offrir 25 kilos d’huitres. - Mais Monsieur vous confondez, je ne suis pas conchyliculteur ! - C’est bien ce que je dis, je vous conchie. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. > Les réponses de Nicolas Pottier, 3e secrétaire.

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