Nos disques sont rayés
Publié le 24/01/2017

Geneviève Jacques : Sonnons l'alarme !


Nos disques sont rayés - quinze jours sur les blocages français

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Geneviève Jacques, présidente de la Cimade
Sonnons l'alarme ! Trois jours après l'investiture de Donald Trump, Mediapart propose cette soirée exceptionnelle pour comprendre et résister au nouvel ordre international qui se profile. Alors qu'en Europe, nos libertés sont attaquées, sous couvert de la lutte contre le terrorisme ; alors qu'en Turquie, une répression massive frappe la société ; qu'en Russie, le régime Poutine s'enfonce dans l'autoritarisme ; que la guerre se poursuit en Syrie, qui déstabilise toute la région, il est urgent d'en appeler aux nombreuses dynamiques venues des sociétés et de les soutenir. Cette soirée s'organisera en deux temps : crises françaises et crises mondiales.

Animée par Edwy Plenel, avec la participation des journalistes de Mediapart, cette soirée rappelle aussi combien, en ces temps de fractures et de régressions, un journalisme indépendant est indispensable. 

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Retrouvez sur ventscontraires les podcasts et vidéo des différentes éditions du festival "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne.

>Edition #4 février 2020 : Réparer le monde
Quinze jours de débats, performances et conférences pour ouvrir les yeux sur ce que l'avenir climatique nous réserve :épuisement des ressources, déséquilibre climatique, dictature de l’intelligence artificielle... Mais comment négocier l’avenir après l’effondrement général ? On fêtera même la naissance d’une nouvelle science : la collapsologie. Après la fin du monde, on fait quoi ?

>Edition #3 février 2019 : Issue de secours, la périphérie ?
Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines.

>Edition #2 janvier-février 2018
Nos disques rayés plus intimes, ceux qui viennent tourner insidieusement en boucle dans nos têtes et font bégayer de magnifiques mots comme égalité, liberté d’opinion, transparence, justice, laïcité, fraternité, démocratie, mots que nous revendiquons toujours mais qui sont entravés, tenus en laisse, dévoyés de leur élan premier. Ce qui nous révolte et nous accable, nous entraîne dans un monde que nous n’avons pas choisi.

>Edition #1 janvier-février 2017
Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ?

 

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Le 20 février 2017 à 12:58

Nicolas Truong, intervieweur interviewé #1

Il conçoit et met en scène "Interview", avec Judith Henry Nicolas Bouchaud : l’interview qu'il connaît bien pour le pratiquer lui-même, comme lieu théâtral à explorer C’est le genre journalistique le plus prisé, l’exercice médiatique le plus usité, le mode éditorial le plus célèbre. C’est un genre qui les comporte tous. L’interview est une mise en scène, le lieu d’un théâtre où se joue la confrontation de deux subjectivités.   À la manière des chansons populaires, les traces écrites, sonores ou télévisuelles des interviews sont dans tous les souvenirs et scandent la mémoire intime et collective des nations et des générations. Les exemples de la prégnance de ces scènes médiatiques de la vie publique sur nos vies sont innombrables : aveux de l’ancien président Richard Nixon sur le Watergate faits lors des vingt-neuf heures d’émissions réalisées par le  journaliste David Frost ; entretien touchant et désopilant entre Pierre Desproges et Françoise Sagan ; interview posthume du philosophe Heidegger à l’hebdomadaire Der Spiegel sur son engagement nazi ; entretien au Monde avec le « philosophe masqué », à savoir Michel Foucault qui choisit délibérément l’anonymat, « par nostalgie du temps où, étant tout à fait inconnu, ce [qu’il] disait avait quelques chances d’être entendu » ; faux-entretien de Patrick Poivre D’Arvor avec Fidel Castro ; déballages cultivés et foutraques de Michel Polac, échanges rachmaninoviens de Bernard Pivot, servitude volontaire des candidats aux « interviews-vérité » de Thierry Ardisson, etc.   L’interview est une maïeutique. Un divan contemporain, un confessionnal de l’ère cathodique, une agora de l’extimité et de la mise en scène de soi. On y pleure, on s’y livre, on s’y découvre, on s’y lâche. L’interview est une vitrine de la connivence journalistique aussi. Le lieu de la déférence et de la flatterie, ou bien l’espace de la dénonciation, des aveux et de l’humiliation.    Nicolas Truong

Le 23 décembre 2010 à 12:00

Viktor Orbán plus rapide que "Poutluscozy"

Carte postale de Hongrie

Comment devenir Poutine en son pays quand aucun pétrole ne coule en Hongrie ? Comment régner tel un Berlusconi radieux sur l'ensemble des médias nationaux, Internet compris ? Légiférer dix fois plus vite que l'hyperprésident français ? Lancer la plus grande chasse aux sorcières depuis la chute du Mur et caser ses lieutenants à tous les étages du système ? Après son élection raz de marée en avril dernier, Viktor Orbán va si vite qu'il a laissé tout le monde sur le carreau : opposition, opinion publique, presse, chancelleries, Bruxelles... En huit petits mois seulement, le nouveau Premier ministre est en passe de devenir un autocrate exerçant un pouvoir absolu sur la Hongrie — en toute légalité. Fort de son emprise sur le Parlement à Budapest (sa machine de guerre, le Fidesz, y tient deux tiers des sièges), il a pu modifier à répétition la Constitution, pomper dans le gisement des retraites privées, faire placarder son credo nationaliste dans tous les établissements publics du pays, distribuer des passeports aux minorités hongroises des pays voisins, savonner le pouvoir de la Haute cour de justice, nommer un champion d'escrime à la présidence de la République et, par exemple, un ancien Hell's Angel des "Motard Goy" à la tête de Radio Petöfi, la meilleure station musicale du pays.Sur Radio Kossuth, le France Inter magyar, un journaliste a eu le courage de faire une minute de silence à l'antenne après avoir annoncé la création d'une Autorité nationale des médias et des communications (NMHH) contrôlée majoritairement par le Fidesz d'Orbán : tous les médias, publics comme privés, devront corriger des informations jugées erronées par la NMHH, sous peine de très lourdes amendes «pour manque d’objectivité politique». Depuis son acte héroïque, on n'entend plus guère le brave homme sur les ondes de Radio Kossuth, il doit être en train de songer à une reconversion radicale.Maigres protestations : plusieurs journaux sont parus mardi dernier avec une première page vide – mais la manifestation qui a suivi n'a rassemblé que 1500 personnes. Les Hongrois sont fatigués de la politique, et Viktor en profite pour courir sur d'autres dossiers. Par exemple l'éviction du metteur en scène Robert Alföldi de la direction du Théâtre National, après qu'un parti d'extrême droite ouvertement anti-rom et anti-juif a réclamé sa tête parce qu'il était "une pédale, un pervers, un Juif indigne du théâtre national" (> pétition internationale de soutien).Ah oui, encore une chose : la Hongrie prend la présidence tournante de l'UE au 1er janvier. Viktor sera au centre de la photo. Bonne et heureuse année en Europe !

Le 14 février 2017 à 18:03
Le 3 juin 2010 à 08:21

Alertez les bébés

Simone a besoin d’un passeport pour monter dans l’avion. Précision : Simone a 9 mois. A cet âge là, il n’y a pas si longtemps, on ajoutait son nom sur les papiers de papa et maman, mais c’est terminé. La faute à papa et maman qui ne s’aiment plus comme avant, ou bien la faute aux terroristes qui font péter les avions ? On ne sait pas. Deux photos d’identité sont nécessaires. Direction le photomaton. Simone a tout de même de la chance, dans notre monde cruel les petites boîtes à rideau ne cachent plus de curés.« Il faut que l’enfant soit de face, ne sourie pas, qu’elle n’ait pas la bouche ouverte et qu’on ne voie pas vos mains madame » a précisé l’employé de la Préfecture. Madame, c’est la mère. Elle tourne le tabouret au maximum, le plus haut possible pour atteindre le viseur. Ne bouge pas Simone, tu vas tomber. « Qu’on ne voie pas vos mains madame ».  Ah oui, la tenir à bout de bras. Au niveau de la couche humide ça devrait aller. On appuie. Non Simone ne regarde pas maman ! Clic. Trop tard. Beau profil de Simone. Remettre quatre euros.  Non Simone ne lève pas le bras ! L’autre non plus ! Ne bouge pas. Là c’est bien, on appuie. Non Simone ne souris pas !  C’est interdit ! Clic. Quatre euros encore. Non ne rigole pas ! C’est pas drôle. Faut que tu aies peur Simone, comme tout le monde !  Vingt euros plus tard, la crampe au bras et la couche nettement plus humide,  enfin une planche correcte. Retour vers l’employée de la préfecture qui sort son décimètre et mesure entre les deux oreilles : « 4 millimètres trop court. A refaire ». En voiture Simone.  

Le 1 février 2012 à 11:02

L'extrême droite dirige le Nouveau Théâtre à Budapest

Appel des théâtres européens pour la tolérance

Nous vous en avions parlé en octobre dernier : deux personnalités d'extrême droite venaient d'être nommées à la direction du Nouveau Théâtre de Budapest. Elles entrent en fonction ce 1er février. Un appel européen à la tolérance sera lu le soir même dans de nombreux théâtres en Europe, et bien sûr au Théâtre du Rond-PointImaginez Jean-Marie Le Pen codirigeant le théâtre du Rond-Point avec un artiste d'extrême droite... C'est ce qui vient d'arriver à Budapest. Le parti Fidesz au pouvoir poursuit sa révolution culturelle contre "l'hégémonie libérale maladive" en nommant à la tête d'un théâtre de Budapest György Dörner,  artiste aux sympathies notoires avec le parti d'extrême droite MIEP, un parti qui ne cache pas ses opinions xénophobes et antisémites, loin de là. Pourtant l'ancien directeur du Nouveau Théâtre, István Marta, avait recueilli la majorité des voix pour ce poste. L'émoi dans la profession et ce qui reste d'opposition a redoublé quand Dörner a choisi comme administrateur István Csurka, 77 ans, le président du MIEP en personne, aujourd'hui retiré de la politique. Il faut savoir que si Csurka, celui qu'on appellait le "Le Pen des Carpathes", n'édite pas des fanfares militaires, il écrit des pièces de théâtre qui ne sont jamais jouées. Avec lui Ubu administre un théâtre... bel exemple d'autogestion à la hongroise.Dernière nouvelle confiée par nos informateurs de Budapest : une semaine avant leur prise fonction le 1er février, les deux nouveaux directeurs n'avaient toujours pas de programmation pour le mois de... mars suivant ! Voici l'appel lancé de Vienne par l'auteur comédien et clown Markus Kupferblum, directeur de la compagnie Totales Theater, et de nombreux autres metteurs en scène et acteurs en Europe :"Memorandum Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, cher public, voici un memorandum qui sera lu aujourd'hui dans la plupart des théâtres européens, dans la langue du pays, avant chaque spectacle. Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Aujourd’hui-même, à Budapest, un des plus importants théâtres de la ville passe sous la direction de deux personnes qui ont depuis plusieurs années publiquement fait leurs des vues d’extrême-droite. Ils ont personnellement publié des pamphlets anti-sémites, anti-tziganes, des écrits racistes. A partir d’aujourd’hui, ils seront directeurs d’un théâtre subventionné par les fonds publics dans une capitale européenne. Ceci brise un tabou. Mais plutôt que d’utiliser cette rupture comme une nouvelle occasion de condamner Budapest, pourquoi ne pas nous engager, dans nos pays respectifs, dans nos vies, pour la tolérance, pour la diversité et pour la solidarité avec les membres les plus faibles de notre société ? Nous sommes atterrés par le fait que des forces politiques, dans beaucoup de pays européens, promeuvent la haine, le mépris et la jalousie entre les peuples. Notre intention, dans notre travail théâtral, est de dépasser les facteurs de division dans nos sociétés, pour éveiller la curiosité et aiguiser les sens du public vers les évidences sociétales – au nom du bien commun de toutes les personnes, au nom de la paix et de la liberté en Europe. Après tout, nous autres humains sommes tous libres et égaux en dignité et en droits, nous sommes tous citoyens d’un seul et même monde. Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Rassemblons-nous pour célébrer aujourd’hui la première journée du Théâtre Européen pour la Tolérance. Markus Kupferblum"

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