Les bonus de la saison
Publié le 29/09/2017

Kery James : "Il n'y a plus beaucoup d'espaces de dialogue entre les gens"


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Le rappeur Kery James reprend au Rond-Point sa pièce A Vif, dans une mise en scène de Jean-Pierre Baro. Et il va bientôt publier son autobiographie Banlieusard et fier de Lettres. Lui qui s'est lancé dans le théâtre pour mettre en contact "les deux France", qu'espère-t-il avec ses nouvelles approches vers d'autres publics ?

Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Kery James

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Le 3 décembre 2013 à 10:14

La Berryer au Rond-Point, le premier candidat passe à la casserole

Mais sera défendu par maître Eric Dupont-Moretti

Joute orale sans limite ni bienséance, la Conférence Berryer du Barreau de Paris est un cas unique de carnavalisme ou de troubadourisme professionnel. Voici les règles du jeu d’une Berryer, qui se déroule toujours selon le même rituel immuable : Les douze Secrétaires font leur entrée avec leurs invités en se frayant un passage au travers d'une foule surchauffée. Le Secrétaire rapporteur de la séance prononce alors un « éloge » des invités, laissant ce dernier rectifier, à l'issue de son rapport, les quelques contrevérités lancées en public. Deux valeureux candidats, avocats ou non, viennent défier la Conférence en déclamant un bref discours.Après chaque discours, les Secrétaires prennent tour à tour la parole (du douzième au premier) et critiquent avec une férocité cinglante le candidat. Le dernier mot revient à l'invité, qui tente souvent de prendre sa défense. A la fin un ou deux anciens Secrétaires se lèvent au milieu du public et clouent au pilori chacun des Secrétaires. La boucle est bouclée et l’autodérision triomphe sur un dernier mot de l’invité. Invités  Eric Dupont-Moretti et Christophe Alévêque. Candidat Raphaël Charpentier. Les 12 Secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, A.V., Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. > vous pouvez entendre l'intégralité audio de la soirée en podcast : 1ère partie ; 2e partie ; 3e partie.

Le 30 septembre 2013 à 10:54

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Rémi Lorrain, 10e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 1er secrétaire, Alexandre Vermynck.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?En 2007, alors en 3e année de droit, lors de la diffusion du documentaire « Avocats d’urgence » sur France 3. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?A l’image du monde selon David Lynch : « cruel en surface, cinglé à l’intérieur ». Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ?Gustave Charvet car il m'a offert une bouteille de vieille prune pour fêter mon élection. Comment s'est passée votre première Berryer ?Mal, j'avais bu la bouteille de vieille prune quelques minutes auparavant. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ?La Conférence, parfois appelée « Ecole de guerre du barreau », est une école de l’éloquence et apporte une formation inégalée en pénal. Quant à la Conférence Berryer, elle pourrait certes paraître, de prime abord, plus futile mais elle est un véritable rendez-vous mensuel avec l’improvisation. Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Tous. Je suis "conflicté". Imaginez une Berryer dans le métier des pompes funèbres.C'est déjà un peu ça la Berryer : le candidat est déjà mort lorsqu'il monte dans la voiture avec nous ; il se fait ensuite transporter au centre de la scène pour qu'on parle de lui une dernière fois pendant une heure et quand on l'a enterré, on n'entend plus parler de lui. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 27 septembre 2013 à 08:53

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Alexandre Vermynck, 1er secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 1er secrétaire, Alexandre Vermynck.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?Je ne sais plus. La dernière fois, en revanche, c'était il y quelques semaines, et on m'assurait qu'il s'agissait du prodigieux spectacle. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?La réunion de personnes à l'esprit suffisamment noir, critique, acide…oserai-je écrire : lucide! pour savoir, par exemple, distinguer en la belle au bois dormant une apologie de la nécrophilie. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ?Tous. La dramaturgie de la Berryer leur confère un rôle qui m'interdit de dire le contraire. Vous verrez. Comment s'est passée votre première Berryer ?C'était étrange. J'obtenais des rires, mais aux mauvais moments. J'ai appris que j'étais drôle malgré moi. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Vous semblez faire allusion à notre absence de rémunération. De ce point de vue, évidemment, la Berryer nous rapporte beaucoup moins qu'à vous. Mais ne me permettrait-elle que de fouler, le temps d’une soirée, les planches de votre théâtre, la Berryer me comblerait déjà bien assez.  Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Impossible de nous dissocier, nous sévissons en bande organisée.  Imaginez une Berryer dans le métier de la Banque.Un event exclusive mais relax, en mode wine & cheese, où anglicismes et fautes de liaison s'échangeraient sur le market contre des dérivés de contrepèteries. Besancenot y exposerait les vertus du communisme révolutionnaire, après quoi 12 banquiers lui répondraient, en substance: "Bravo ! vos idées sont excellentes! Appliquons-les! Tenez: vous essaierez de convaincre les riches de donner aux pauvres ; nous prendrons sur nous de persuader les pauvres de recevoir des riches !". Pour finir, Michael Douglas décocherait, pour les punir de leur cynisme, toutes les flèches des banques d'affaires sur les banquiers pénitents, leur offrant la rédemption dans le martyre (avis au public féminin : cette dernière scène ne doit être ratée sous aucun prétexte, mes frères de promotion étant tous plus beaux que le Saint-Sébastien de Botticelli). Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 26 janvier 2015 à 09:56

Pardon ?

Article paru conjointement dans Le 1 n°41 "Que dire à nos enfants ?" du 28 janvier 2015

A présent, qu'est-ce qu'on fait ? Tout un pays qui se pose la question. Et nous dedans, des nuits à en parler, à remonter les fils de l'Histoire.Les yeux rouges elle a dit : la fermeté bien sûr mais il faut aussi demander pardon aux quartiers. Oui aux quartiers. Pardon?Pour tout ce qui a été mal fait et pour tout ce qui n'a pas été fait.Demander pardon !Oui c'est un mot si simple. Dès qu'on le dit tout est changé. Et une fois qu'on l'a dit plus besoin de le redire, la rancoeur est moins lourde, on peut se mettre à travailler tous ensemble.J'imaginais l'exécutif demander pardon aux quartiers. Non mais, les quartiers ça n'est pas les camps, on va où là ?Tu verras, ils n'ont pas le choix. C'est le moment. C'est la seule chose à faire.Et puis le lendemain le premier ministre a lâché le mot "apartheid". Apartheid territorial, social, ethnique. Il y a eu un grand silence. J'ai vu des visages s'éclairer d'un sourire, comme si l'injustice avait été enfin reconnue. Et d'autres se renfrogner : on n'est tout de même pas en Afrique du Sud ! Rien ne leur a été fait délibérément, aux quartiers ! En Afrique du Sud la séparation était inscrite dans la loi !Tu vois je t'avais dit, ils ont compris qu'il fallait aussi s'excuser.Alors deux autres mots m'ont traversé la tête. Transparence et réconciliation. Les deux mots que Mandela a sortis quand son grand pays cassé en deux s'est tourné vers lui en demandant : A présent, qu'est-ce qu'on fait ? On va tout se dire, même les choses les moins reluisantes, on va rassembler toutes nos histoires en une même Histoire, et puis on va arrêter d'avoir peur, on va se retrousser les manches et bosser tous ensemble.Transparence et réconciliation : et si c'était par ces deux mots-là qu'il nous fallait passer pour redonner vie et éclat aux trois grands mots rouillés qui patientent au fronton de nos mairies ? Cet article paraît dans le n°41 de l'hebdo Le 1partenaire de ventscontraireset du Théâtre du Rond-Point

Le 19 septembre 2013 à 14:59

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Florian Lastelle, 5e secrétaire.

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 5e secrétaire, Florian Lastelle.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?A la naissance de M. Thomas Klotz. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Un salon, bourgeois mais sans morale. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ?François Gibault et Matthieu Chirez. Se justifier serait vulgaire. Comment s'est passée votre première Berryer ? Mal. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Au contraire. Lorsqu'on exerce une profession juridique, judiciaire, il est essentiel d'en sortir régulièrement. Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?On doit les défendre tous, évidemment. Imaginez une Berryer dans le métier de la natation synchronisée.Je ne porte pas de bonnet. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 14 février 2017 à 18:36
Le 8 octobre 2013 à 16:22

La Berryer au Rond-Point #3

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

> Première partie Invités : Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque Candidats : Raphaël Charpentier et Michael Calais Contre-critique : Bertrand Périer et Edmond-Claude Frety Les 12 Secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. Enregistré le 30/9/13 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point Durée : 0:52:16 Le grand oral désopilant du Barreau de Paris Entre catch verbal et jeux du cirque, cette joute oratoire mythique et saignante se déroule selon un rite immuable, où tous les coups – absolument tous les coups – sont permis. À chaque génération, les 12 meilleurs avocats du Barreau de Paris s’affrontent autour d’un invité de marque issu du monde du spectacle ou de la politique (Salvador Dali fit sensation en arrivant avec deux panthères dans la Salle des Criées du Palais de Justice). La « Berryer » – c’est le nom d’un avocat du XIXe siècle qui défendit toute sa vie ceux qui n’avaient pas les faveurs du pouvoir – se transporte exceptionnellement dans la grande salle du Rond-Point pour nous faire partager l’expérience unique d’une profession qui célèbre le travail dans le temps sacré d’une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole.

Le 28 août 2017 à 17:53

Kery James : faire se rencontrer les deux France

Rond-Point – Kerry James, pourquoi aujourd'hui écrire et interpréter une pièce de théâtre ? Kery James – Je veux faire de À vif une pièce dont on ne ressort pas indemne, une pièce qui marque, bouleverse parfois et peut-être même change les choses. Peut-être même une seule. Une pièce importante, sociale, nécessairement politique mais pas politicienne. En d’autres termes, une pièce qui participe à la vie de la cité. Ce sont là les objectifs que je me suis fixés tout au long de ma carrière musicale et je ne saurais faire autrement dans le théâtre, la peinture ou le cinéma. Cette pièce a selon moi la capacité d’intéresser un très large public car elle raconte la rencontre entre ce que j’appelle les « Deux France ». « Deux France » qui ne se connaissent pas ou s’ignorent. « Deux France » qui se méprisent parfois et qui continueront à avoir peur l’une de l’autre tant que seuls les médias et la classe politique leur serviront d’intermédiaires.   Ces deux mêmes France que l’on va tenter d’opposer en 2017, lors des élections présidentielles. Il est une évidence que les mots d’ordre pour les prochaines élections seront la division, la stigmatisation et l’exclusion d’une partie des Français du sentiment d’appartenir à la Nation. Il s’agira d’une course pitoyable à la séduction de l’électorat de Marine Le Pen.   Cette pièce ne règlera certainement pas le problème, mais proposera quelque chose de fondamental à la cohésion nationale : un dialogue. Elle tentera de briser les idées reçues et de mettre en évidence la complexité de ces deux France que certains tentent d’opposer en les présentant comme deux blocs compacts et soudés dans lesquels tout le monde vit et pense de la même manière.   C’est pourquoi tout au long de mon écriture, je me suis efforcé à ne caricaturer aucune de ces deux France. Les deux avocats se livrent tous les deux à une plaidoirie fortement argumentée et construite. Je n’ai pas cherché à favoriser une opinion plutôt qu’une autre. Ma conviction intime étant que tous ensemble nous pouvons parvenir à améliorer la situation des banlieues en France et le vivre ensemble.   En 2012, je me suis produit au Théâtre des Bouffes du Nord pendant trois semaines. Accompagné d’un clavier et d’un percussionniste, j’y ai interprété les titres les plus marquants de ma carrière. Le public amateur de rap dans une forme plus habituelle n’a pourtant pas boudé le concept, au contraire. Il s’est retrouvé mélangé au public habituel du Théâtre des Bouffes du Nord et aux curieux, qui ne connaissaient pas mon répertoire. En raison du sujet évoqué, en plus du public habitué à fréquenter les théâtres, À vif attirera des spectateurs qui habituellement n’y viennent pas car ils le jugent, à raison selon moi, trop abstrait et éloigné de leur réalité.   Les deux France se rencontreront au théâtre, dans le réel et peut-être même, échangeront. Ce sera déjà un petit pas vers le vivre ensemble. Les montagnes sont faites de petites pierres.

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