La Régie
Publié le 11/08/2010

Et maintenant, une petite page de publicité !


Annonceurs, décomplexez-vous ! Frappez au cœur ces intellectuels égarés, baladés au gré des vents contraires. Le temps qu’ils consacrent à lire, à se cultiver, à tenter en vain de combler leur irrémédiable “besoin de consolation” assis dans les sièges pourpres et mous de la culture en regardant gesticuler des saltimbanques à moitié homosexuels, est la preuve d’un profond désir de consommation. Offrez-leur la chance de retrouver enfin les sentiers lumineux de la convoitise, et la douce sérénité de la possession.  

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« Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux , ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale. »

Claude Guéant, Europe 1, jeudi 17 mars 2011

Le ministre de l’Intérieur a décrété une zone d’exclusion territoriale. Son prédécesseur, Brice Hortefeux, avait déjà averti du danger de voir se multiplier les islamo-auvergnats, mais il s’en tenait à un quota de nuisance ne dépassant pas « plusieurs » individus. Désormais on n’entre plus dans le détail. L’arabe est en passe de se substituer au latin dans les églises et à l’hébreux dans les synagogues, il y a donc péril en la demeure du Seigneur ! L’ancien Père Joseph du Président Nicolas Ier détient forcément des informations très sûres sur le sujet. C’est par négligence que l’on n’a pas senti la viande du boucher prendre un arrière goût hallal, c’est par distraction encore que la pose de tapis dans les rues nous a semblé une initiative écologiquement correcte, quand l’obligation de prières va nous faire bientôt courber l’échine à heures fixes, c’est par pure inconscience enfin que la paresse de se raser tout les matins ne nous apparaît pas comme le signe ostensible d’une contamination musulmane des esprits. Paranoïa que tout ça ? Quand une « Miss France » en burqa sera élue pour la première fois, on se souviendra trop tard que Guéant l’avait bien dit ! Guéant qui ? Mais si, celui qui chantait si bien C’est moi le gars de la Marine après une cuite au thé à la menthe !

Le 23 août 2010 à 18:00

« Que certaines voix de la gauche milliardaire aient du mal à le comprendre ne me trouble pas du tout, bien au contraire"

Brice Hortefeux, interview dans Le Monde, 21 août 2010.

Elle a fait son chemin, la « gauche caviar » d’antan. Le ministre de l’Intérieur doit avoir des dossiers  pour lui imputer un tel enrichissement.  Et en plus elle voudrait s’auréoler de bonne conscience face aux expulsions de Roms, aux déchéances de nationalité pour les voyous et à la taule pour les parents de voyous. Halte là ! M. Hortefeux, natif de Neuilly-sur-Seine et fils de banquier, ne va pas s’en laisser conter.  Il a l’oreille assez fine pour établir que ce sont seulement « certaines voix » qui la ramènent.  Donc une minorité, et la chasse aux minorités ça le connaît. Mais si l’on met Pierre Bergé hors concours, comment reconnaît-on la gauche chez milliardaires ? Parce qu’elle l’ouvrirait quand les autres la ferment ?  Les voix étaient pourtant rares, cet été, pour dénoncer l’adrénaline sécuritaire du Président.  Martine Aubry ? Elle a dû hériter de l’or de Bruxelles détourné par son père. Benoit Hamon ? Il est suspect avec un CV professionnel tenant sur un timbre poste mais une si grande disponibilité pour les médias. Ségolène Royal ? C’est tout trouvé : elle a fait son beurre caché dans le chabichou. Autant de présumés coupables contrastant avec l’innocent apolitisme des Liliane Bettancourt, Vincent  Bolloré, Martin Bouygue, François Pinault, et autres Martin Bouygues.  Quant à Brice Hortefeux, lui, il appartiendrait plutôt à la droite Hindenburg, celle qui ne manque pas d’air.  

Le 10 novembre 2010 à 18:11

"Le président de la République est le premier depuis Louis XIV à avoir soumis le budget de l'Elysée à l'appréciation de la Cour des comptes"

Henry de Raincourt, ministre des Relations avec le Parlement, Assemblée nationale, 9 novembre 2010

Si on y va par là, Matignon n’avait pas payé les sondages de l’Elysée depuis Colbert !  A la Cour des anachronismes déconnants, le sieur de Raincourt serait grand chambellan. A quelques jours d’un remaniement mieux vaut se faire bien voir, mais là il a tellement chargé le carrosse qu’il a fait crouler de rires les députés de l’opposition, lors de la séance des questions au gouvernement. Nicolas s’inspirerait donc de Louis en faisant viser ses dépenses par la Cour des comptes. Outre que cette dernière a été créée sous Napoléon, le côté mendésiste du Roi-Soleil était resté méconnu jusqu’ici. A commencer du Parlement de l’époque – qui votait les impôts – et auquel le jeune monarque asséna en début de règne : « L’Etat c’est moi ». Même ignorance du côté de Fouquet, superintendant des Finances, jeté au cachot pour avoir exhibé en son château de Vaulx-le-Vicomte de tels signes extérieurs de richesse que le Souverain s’en trouva humilié et décida alors la transformation du château de Versailles en Elysée somptuaire : « le Budget c’est moi » en quelque sorte. Cela coûta 100 millions de livres (un ouvrier gagne alors 12 sous par jour – une livre vaut 20 sous) mais ce n’était que 5% des dépenses militaires qui ruinèrent plus sûrement le pays. Nul Philippe Séguin pour ronchonner. La Cour passait avant les Comptes.

Le 16 juin 2015 à 08:40

Le déchiffrement du langage des dauphins confirme qu'ils n'arrêtent pas de nous insulter

Une équipe de scientifiques a réussi apparemment à traduire ce qui semble être un langage propre au dauphin. Sans surprise, cela confirme que, depuis le début, le dauphin se moque de nous, nous ridiculise, et nous insulte de manière outrancière. Vulgaires et grossiers On savait les dauphins parfois enclins à certaines pratiques douteuses, on sait désormais qu’ils sont surtout vulgaires, grossiers et mal éduqués. « Quand j’ai commencé à traduire ce que le dauphin me disait, j’ai eu un choc » raconte Cindy Orson, qui a dirigé le laboratoire qui s’est chargé de traduire ce langage dauphin. « J’ai commencé à traduire une première partie du langage et j’ai réalisé que cet enculé de dauphin était en train d’insulter ma mère, avec des mots très très choquants » affirme-t-elle. Elle a alors réitéré l’expérience avec d’autres dauphins, certains en liberté et d’autres en captivité, chaque fois avec le même résultat. « Les paroles sont très outrancières, on a l’impression d’avoir affaire à des ados mal élevés qui se croient tout permis » ajoute un spécialiste. En outre, une analyse approfondie des bandes indique que le dauphin tient régulièrement des propos sexistes, racistes et antisémites. « Ils font ça tout le temps. Il n’y a pas un moment où ils n’en parlent pas entre eux, pour eux c’est normal. » explique la jeune femme qui précise que les dauphins n’ont strictement aucune pudeur, aucun tabou, aucune limite dans leur vulgarité. « Si vous saviez ce qu’ils disent sur les handicapés ou les autistes qu’on leur présente… On dit souvent que les dauphins veulent les aider, mais vous seriez très choqués et en colère » assure la scientifique. L’expérience a d’ailleurs dû être stoppée après qu’un des dauphins étudiés s’en est pris à l’un des chercheurs. Le mammifère marin a ainsi professé de nombreuses et violentes insultes à caractère antisémite et négationniste, mettant en doute la validité de la théorie officielle des attentats du 11-septembre. Le scientifique ulcéré s’est alors jeté dans le bassin du dauphin pour en découdre et aurait manqué de se noyer.

Le 8 mars 2015 à 09:47

L'autre

Enfin, je vais dévoiler l’identité de L’autre, L’autre c’est Moi Oui, j’ai toujours été l’autre de quelqu’un, née au Liban d’un père syrien et d’une mère libanaise. La Syrie ne nous donnait pas de papiers, mon père étant un opposant fervent au régime des Assad. Les Libanais aussi ne nous donnaient pas de papiers car une mère Libanaise ne transmet pas la nationalité à ses enfants. J’étais donc sans papiers. Quand mes amis découvraient que je n’avais pas la nationalité libanaise et qu'en plus j’étais syrienne, ils me disaient  "ça ne se voit pas". Je n’ai jamais compris comment on peut voir la nationalité  d’une personne sur sa gueule. J’étais donc la Syrienne au Liban, avec tout ce que ce mot porte de préjugés. Des années plus tard, quand j’ai pu aller en Syrie vivre et travailler, on me traitait de libanaise ; j’étais donc la Libanaise en Syrie avec tout ce que le mot porte de préjugés. Donc à chaque fois qu’au Liban on attaquait les Syriens je les défendais, et vice versa. Je me sentais libanaise en Syrie et syrienne au Liban.   J’étais toujours l’autre. Peut-être que je me plaisais dans ce rôle, que je me sentais plus libre. J’avais le choix. Très tôt j’ai commencé à jouer dans mes deux pays et même au-delà de leurs frontières. Avec les années et à cause de mon travail et de ma façon d’être, j’ai payé très cher le prix de ma liberté de vivre et de m’exprimer. J’ai alors pris la décision de partir, de quitter mes pays pour chercher un autre pays où je pourrais m’exprimer et vivre librement sans laisser ma peau, un pays choisi où, peut être, je ne serais plus L’AUTRE. Mais, moi-même. Arrivée en France, mon pays choisi, je suis devenue L’Arabe. Décidément je suis vouée à être l’autre. Je porte toujours en moi les séquelles d’un vécu pas très lointain. Je porte surtout la peur, ce sentiment  insupportable qui peut me rendre faible ou vaincue si je lui cède. J’ai choisi de créer mon « autre » sur scène, NOUN, celle qui peut parler à ma place, et qui me permet d’avoir la paix en disant sur scène ce que la société ne me permet pas de dire dans la vie. Quand on me demande pourquoi j’ai choisi la France, ma réponse fuse, plus rapide que la question : la liberté ; un pays où, jouer, écrire, lire, créer ou dessiner ne saura pas sanctionné par la mort, un pays où je peux m’exprimer librement sans en payer le prix, bien que la réalité m’a montré le contraire depuis peu de temps. J’ai découvert, aussi, qu’il y a des hiérarchisations dans l’acceptation de l’autre, et que tous les « AUTRES » ne  sont pas traités à égalité, que mon « Autre » aujourd’hui n’a plus vraiment le droit de parler . Si mon Autre n’a plus aujourd’hui le droit d’exister, alors moi je vais tout simplement disparaître…  

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