Nos disques sont rayés
Publié le 23/01/2018

Laurent Petit (ANPU) : psychanalyse de l'extrême urbain


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ANPU (l'Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine)
L'ANPU se donne pour mission de « coucher les villes sur le divan », détecter les névroses urbaines et proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Après dix années de recherches menées près d'une centaine de villes ou de territoires, l'Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine se trouve aujourd'hui à même de cerner les limites d'un extrême urbain dont l'avenir s'annonce florissant. Au travers de l'évocation de cas particulièrement lourds comme Vierzon, Hénin-Beaumont, Genève, Cherbourg, Charleroi ou Alger, nous étudierons la possibilité d'un éventuel recentrage et l'éventualité de voir l'extrême repousser ses limites tout en essayant aussi de joindre les deux bouts on ne sait pas encore comment. Les résultats de cette analyse seront présentés sous la forme d'une conférence désopilante agrémentée d'images à couper le souffle.

Laurent Petit est ingénieur informaticien de formation. Il renonce très vite à un avenir doré pour entamer une longue carrière de jongleur et de clown de supermarché avant de se spécialiser dans des spectacles dits para-scientifiques où le vrai et le faux se mélangent si bien que le public finit par en perdre son latin. Après l’énorme succès remporté par sa conférence-diaporama Mickey l’Ange et son nombre, il se tourne vers la philosophie tout terrain avec le trio de philosophes déjantés du Cabaret philosophique. Auteur protéïforme allant de la pièce de théâtre et du spectacle de cirque à l’opérette en passant par toutes sortes de canulars ou théâtre d’intervention voire à des installations d’art contemporain, Laurent Petit crée en 2008 l’ANPU (l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine). En se fondant sur les fondements d’une science poétique inventée de toutes pièces, son équipe et lui ont déjà analysé une centaine de villes et de territoires avec l’objectif avoué de psychanalyser le monde entier d’ici la fin de l’année 2017 et la brûlante et imminente question de savoir s’ils vont y arriver.  Laurent Petit est aussi l’auteur de La Ville sur le divan (La Contre-Allée, 2013). 

Conception et interprétation : Laurent Petit
"Journaliste" : Diane Bonnot
Mise en scène et conception graphique : Charles Altorffer
Agent de liaison : Fabienne Quéméneur
Programmation du festival Nos disques sont rayés : Jean-Daniel Magnin
Production Théâtre du Rond-Point, coproduction l'ANPU.fr, le Nom du Titre, le PoLau, la Maison-Folie Wazemmes, le collectif Exyzt
Enregistré le 10 février 2017 au Théâtre du Rond-Point
Captation vidéo : Larissa Pignatari, Léo Scalco

Retrouvez sur ventscontraires les podcasts et vidéo des différentes éditions du festival "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne.

>Edition #4 février 2020 : Réparer le monde
Quinze jours de débats, performances et conférences pour ouvrir les yeux sur ce que l'avenir climatique nous réserve :épuisement des ressources, déséquilibre climatique, dictature de l’intelligence artificielle... Mais comment négocier l’avenir après l’effondrement général ? On fêtera même la naissance d’une nouvelle science : la collapsologie. Après la fin du monde, on fait quoi ?

>Edition #3 février 2019 : Issue de secours, la périphérie ?
Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines.

>Edition #2 janvier-février 2018
Nos disques rayés plus intimes, ceux qui viennent tourner insidieusement en boucle dans nos têtes et font bégayer de magnifiques mots comme égalité, liberté d’opinion, transparence, justice, laïcité, fraternité, démocratie, mots que nous revendiquons toujours mais qui sont entravés, tenus en laisse, dévoyés de leur élan premier. Ce qui nous révolte et nous accable, nous entraîne dans un monde que nous n’avons pas choisi.

>Edition #1 janvier-février 2017
Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ?

 

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Un dessinateur libanais en résidence au Rond-Point

Illustrateur de presse, croqueur de BD, open trompettiste et peintre sur carnets de note, Mazen Kerbaj s'éloigne de Beyrouth en septembre-octobre pour s?acoquiner pendant deux mois avec l'équipe de ventscontraires.net. Premier contact Le Théâtre du Rond-Point développe depuis plusieurs années une thématique autour du rire de résistance. C'est quoi pour toi, le rire de résistance ?Je suis né en 1975 avec la guerre civile qui a fini en 1990. J'ai donc vécu mes premières années en guerre civile. Depuis on dit que c'est la paix au Liban, mais il y a eu quelques petites guerres depuis. Quand on vit à Beyrouth, on n'est jamais vraiment en temps de paix, on est toujours en guerre ou entre deux guerres et on ne sait jamais quand la prochaine va arriver. Cependant je dois dire que je suis bien content de vivre là-bas malgré tout. C'est une vie où on exprérimente chaque jour que le rire et la résistance sont deux choses qui vont naturellement ensemble. La résistance contre la folie qu'il y a autour, contre la réalité dont on ne peut s'échapper, contre la guerre, la politique, la corruption... Il n'y a pas d?autre solution, il faut absolument rire de tout, surtout de ce dont on ne peut pas rire. Je ne peux résister que par le rire et mon rire ne peut être qu'un rire de résistance dans le sens où il est toujours opposé à une situation le plus souvent lugubre, déprimante et pas drôle du tout à laquelle je réponds par quelque chose de drôle. J'ai rarement eudes idées drôles dans l'absolu, pour elles-mêmes, c'est vraiment en réaction. Mon rire et celui que j'essaie de déclencher sont forcément de résistance. Bien sûr, en temps de guerre, tu ne peux pas parler des coquelicots, tu vas parler de la situation que tu vis et combattre cette situation par ton art. Mais je déteste l'idée de l'artiste engagé avec un message à faire passer. Je trouve ça assez péremptoire. Si un artiste veut donner son avis sur la politique je ne suis pas contre, mais qu'après il se positionne en porte-étendard, je trouve ça complètement ridicule. L'art n'a pas à jouer un tel rôle. Même les artistes qui se sont fait emprisonner, torturer, assassiner sous des régimes dictatoriaux étaient avant tout des artistes. > Mazen Kerbaj, rencontre-mini concert à la librairie du Rond-Point le samedi 17 septembre à 18h30 et exposition jusqu'au 14 octobre 2011En partenariat avec les associations libanaises ASSABIL, les amis des bibliothèques publiques, et KITABAT, association pour le développement des ateliers d'écriture, et avec le soutien financier de la Région Ile-de-France

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