Nos disques sont rayés
Publié le 29/01/2019

Ma banlieue


Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

      Partager la vidéo 

Autres épisodes :

Mini documentaire tourné autour de la conférence-performance de Kader Aoun "Jamais je ne quitterai ma banlieue" le 7 février 2019 au Théâtre du Rond-Point

Avec Eléa, Laura, Mohamed, Warren, Shanna, Augustin, Kevin, Dylan, Adan, Sémi, Shaïna, Michaël

Collège Nicolas Copernic, Montmagny (95) : Laurence Mao, Christophe Angebault-Rousset

Réalisation Maryam Khakipour et Jean-Daniel Magnin

Théâtre du Rond-Point
Cie O t’aim
2019

Retrouvez sur ventscontraires les podcasts et vidéo des différentes éditions du festival "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne.

Edition #3 février 2019 : Issue de secours, la périphérie ?
Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines.

Edition #2 janvier-février 2018
Nos disques rayés plus intimes, ceux qui viennent tourner insidieusement en boucle dans nos têtes et font bégayer de magnifiques mots comme égalité, liberté d’opinion, transparence, justice, laïcité, fraternité, démocratie, mots que nous revendiquons toujours mais qui sont entravés, tenus en laisse, dévoyés de leur élan premier. Ce qui nous révolte et nous accable, nous entraîne dans un monde que nous n’avons pas choisi.

Edition #1 janvier-février 2017
Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ?

 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 23 mars 2019 à 12:18

Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

« Je n’abandonnerai jamais la banlieue », Kader Aoun avec AZ, Merwane B, Lenny Mbunga, Seb Mella. Kader Aoun a grandi dans le 93. Sa mère vit toujours dans le 93. Lui aussi. Mais ils ne sont la périphérie de personne. Ou alors Paris est leur périphérie. C’est vrai qu’il y a une frontière. Kader a beau avoir fait des études, SciencesPo, « il y a une frontière qu’on te met en permanence en travers de la route. » Délit de faciès, on ne passe pas. Pour ouvrir la porte, il faut une rupture, un choc, une forme de violence. Heureusement pour lui ça a été le rire. La dernière porte à laquelle il a essayé de frapper. Le stand-up est un truc très américain avec un énorme public. Celle-là s’est ouverte. Il y a laissé un pied pour garder le passage et a formé plusieurs générations d’artistes. « Je me fous d’où ils viennent, de quel milieu ils sont, dès l’instant que je reconnais un talent. » Mais quand il donne rendez-vous dans Paris à des minots venus de banlieue, des comiques en qui il croit, ils attendent que Kader soit dans le café avant d’entrer. « Ils ne s’autorisent que les chichas à Paris. » Pour lui c’est obsessionnel, il essaie de mélanger les gens, de manière intergénérationnelle aussi. Il fait de la politique tous les jours, avec des blagues.   Programmation Jean-Daniel Magnin pour le festival Nos disques sont rayés, Théâtre du Rond-Point

Le 27 mars 2019 à 16:03

Carole Thibaut : Longwy-Texas

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

Conférence-performance de Carole Thibaut : "Longwy-Texas" « Le jour où on a abattu le premier Haut Fourneau, j’ai vu mon père pleurer. » Retour à Longwy où les arbres échouent à pousser sur le béton des laminoirs enterrés, où rien n’a réussi à remplacer la prospérité industrielle d’autrefois. Ce sont des souvenirs d’enfance, les femmes tenues à l’écart des usines, une visite dans la gueule d’enfer des Hauts Fourneaux en serrant la main du père ingénieur. Il y a des photos prises par les père, grand-père et arrière-grand-père, des bouts de films Super 8 où se raconte la lente ascension sociale, les journaux télévisés de l’époque, les archives sonores de « Lorraine Coeur d’acier », première radio libre créée à Longwy en 1979 qui documente la fermeture soudaine, les manifestations, les concerts de soutien. Carole Thibaut nous conduit, à la manière d’une conférencière de l’intime, dans la mémoire glorieuse des aciéries et de la sidérurgie lorraine, aujourd’hui éradiquée du paysage. Autrice, comédienne, metteuse en scène, elle est actuellement directrice du Centre dramatique national de Montluçon, autre ville en deuil de son passé d’usines et de labeur. Production théâtre des Îlets – centre dramatique national de Montluçon – région Auvergne-Rhône-Alpes En coréalisation avec Le Carreau – scène nationale de Forbach et de l'Est Mosellan Programmé le 7 février 2019 par Jean-Michel Ribes et Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan

Le 28 août 2017 à 17:53

Kery James : faire se rencontrer les deux France

Rond-Point – Kerry James, pourquoi aujourd'hui écrire et interpréter une pièce de théâtre ? Kery James – Je veux faire de À vif une pièce dont on ne ressort pas indemne, une pièce qui marque, bouleverse parfois et peut-être même change les choses. Peut-être même une seule. Une pièce importante, sociale, nécessairement politique mais pas politicienne. En d’autres termes, une pièce qui participe à la vie de la cité. Ce sont là les objectifs que je me suis fixés tout au long de ma carrière musicale et je ne saurais faire autrement dans le théâtre, la peinture ou le cinéma. Cette pièce a selon moi la capacité d’intéresser un très large public car elle raconte la rencontre entre ce que j’appelle les « Deux France ». « Deux France » qui ne se connaissent pas ou s’ignorent. « Deux France » qui se méprisent parfois et qui continueront à avoir peur l’une de l’autre tant que seuls les médias et la classe politique leur serviront d’intermédiaires.   Ces deux mêmes France que l’on va tenter d’opposer en 2017, lors des élections présidentielles. Il est une évidence que les mots d’ordre pour les prochaines élections seront la division, la stigmatisation et l’exclusion d’une partie des Français du sentiment d’appartenir à la Nation. Il s’agira d’une course pitoyable à la séduction de l’électorat de Marine Le Pen.   Cette pièce ne règlera certainement pas le problème, mais proposera quelque chose de fondamental à la cohésion nationale : un dialogue. Elle tentera de briser les idées reçues et de mettre en évidence la complexité de ces deux France que certains tentent d’opposer en les présentant comme deux blocs compacts et soudés dans lesquels tout le monde vit et pense de la même manière.   C’est pourquoi tout au long de mon écriture, je me suis efforcé à ne caricaturer aucune de ces deux France. Les deux avocats se livrent tous les deux à une plaidoirie fortement argumentée et construite. Je n’ai pas cherché à favoriser une opinion plutôt qu’une autre. Ma conviction intime étant que tous ensemble nous pouvons parvenir à améliorer la situation des banlieues en France et le vivre ensemble.   En 2012, je me suis produit au Théâtre des Bouffes du Nord pendant trois semaines. Accompagné d’un clavier et d’un percussionniste, j’y ai interprété les titres les plus marquants de ma carrière. Le public amateur de rap dans une forme plus habituelle n’a pourtant pas boudé le concept, au contraire. Il s’est retrouvé mélangé au public habituel du Théâtre des Bouffes du Nord et aux curieux, qui ne connaissaient pas mon répertoire. En raison du sujet évoqué, en plus du public habitué à fréquenter les théâtres, À vif attirera des spectateurs qui habituellement n’y viennent pas car ils le jugent, à raison selon moi, trop abstrait et éloigné de leur réalité.   Les deux France se rencontreront au théâtre, dans le réel et peut-être même, échangeront. Ce sera déjà un petit pas vers le vivre ensemble. Les montagnes sont faites de petites pierres.

Le 14 février 2017 à 18:36
Le 14 mai 2015 à 09:12

Pauvres

Quand on est pauvre c'est par ses semblables qu'on est exclu pas par les autres, la voilà mon introduction. Les autres vous condamnent mais les vôtres exécutent la sentence. Quand t'es pauvre, si t'es commun t'es mort, singulier on t'enterre. Chez les pauvres c'est ceux qui vous ressemblent le plus qui vous poussent à la fosse, justement parce que vous être le reflet du haillon, de la laideur et du manque, parce que vous êtes des leur dans une ressemblance physique ou une destinée commune qui aboutit rue de l'impasse. Etre pauvre c'est haïr, la haine est un muscle, aimer est une faiblesse rédhibitoire. On entend "sois un homme" sous entendu "frappe !". Les pauvres dégueulent un de leurs parce qu'ils se confisquent toute idée d'échappatoire. Et parce qu'on leur demande d'être visibles ou invisibles c'est selon, jusqu'au dernier faut sombrer avec armes et bagages. Pauvre, on a pas le second degré, on vit à température ambiante, on jette un doigt dehors et on prend les habits de circonstance. On a pas le temps des variations saisonnières, on répond par l'instant, on juge à vue parce qu'on a pas le temps pour la seconde d'après, justement parce qu'on est pauvre et être pauvre c'est ne pas avoir le temps du recul, de la distance et puis on reçoit l'ordre d'en haut de ne pas en perdre de temps. Pour le prendre le temps ou même mieux le perdre faut être à l'aise, faut dominer l'homme ou l'horizon, faut se dominer soi… pas donné . Etre pauvre dans sa tête c'est l'être dans ses poches et dans son cœur, c'est vivre à flux tendu et ne réagir qu'après les déflagrations. C'est alors qu'on constate que tout est démoli et on reconstruit indéfiniment à l'endroit de la faille. On colmate, on améliore rien. On se complait dans le statut quo ; même devant les évidences. On nie la fragilité d'un sol, on nie tout, on attend le miracle des cieux ou celui d'un homme providentiel. Pauvre on est noir, vilain et méchant . On est égaux devant rien car le plus pauvre s'acharne à écraser son voisin . Il ne se sent pas "égal" il n'a que des concurrents prêts à lui déchirer la figure. C'est la règle de ceux d'en bas car c'est pas vrai que les pauvres partagent, ils s'entredévorent sur des carcasses aigres. Les pauvres ne se disent pas " bon appétit " ils se remplissent la bouche car ils n'ont pas d'appétit mais la "dalle" ça fait la différence. Les pauvres c'est sommé d'apprendre, de se tenir droit ,d'obéir pour le bien commun ou autre "vivre ensemble". Autrement dit des coups pour être des gens biens. D'en bas on appartient pas à un ensemble, on tourne comme des électrons pas libres d'exploser . On se cogne des sermons de liberté d'expression mais qu'est ce que ça vaut quand tu n'as ni l'une et que t'es dépourvu de l'autre. C'est ainsi depuis toujours ; une pluie d'injonctions s'abat sur les plus démunis, celle de l'empathie, du devoir, du sens de l'humour (noir), de partager, même d'aimer dans les règles de l'art, de rêver selon des codes pré-établis par d'autres, logés un peu plus haut au dessus des nuques. Le pauvre se mange l'injonction d'être cool, tolérant, cultivé, ouvert (que des trucs biens) et surtout comprendre le "chinois" cette langue des riches. Que du bon que du charitable et de l'apaisement dégoulinant à souhait, bref tout ce qu'il n'aime pas, tout ce à quoi il a pas accès et qui lui est parfaitement hostile. On lui reproche au manant d'être bourru, à la fois servile et haineux.... mais c'est tout ce qu'il lui reste d'humain avant l'étape animale, c'est sa résistance au dépit, face au désespoir endémique qui le tient par la gorge. Moi qui sors des zones inhospitalières, je vais vous dire : pauvre on rêve de magnums de champagne, de belles maisons et de mezzanines, on veut voir le monde d'en haut et rire de la turpitude de son prochain, on se venge d'avoir manqué de tout, on veut casser des dents et conjuguer des poings à tous les temps. On fait des rêves en ivoire et carrés et qu'elle est douce la pente quand elle est sur la descente. Oui, le pauvre rêve du pactole pas d'un smic rehaussé, il a les yeux rivés sur la ligne d'arrivée, cette ligne que doivent mordre ceux qui ont appris à mordre. On piaffe pour les six bons numéros. Pauvre, on travaille mais surtout on joue et quand on a plus rien du tout on joue le tout sur le tout. Moins on a et plus on dépense. C' est ça être pauvre, la tête ne se remplit pas de vers d'Apollinaire ou de métaphores d'Hugo, on remplit pas ses murs des œuvres de Camus, on les charge d'ustensiles pour se rassurer d'avoir à les remplir de soupe. Le pauvre veut pas être libre il veut être riche, il veut la six cylindre en V en guise de représailles et pour ça tous les jours y fait des croix dans des cases. On lui dit joue ! et puis l'injonction tombe : partage ! et sa réponse est sans appel : mes couilles. Enfin , quand on est pauvre on s'en remet au secret des belles fumées, on croit au sacrifice de l'animal, au trèfle, au fer à cheval... après tout il suffit d'y croire . Celui qu'est raide est bien décidé, il joue sa vie avec les dés et oublie que la misère est pour lui un lien de parenté, du sang pourri puisqu'il est rouge. Pauvre on est riches que d'égoïsme, de cupidité et de rancœur . On a les défauts de ceux d'en haut, on leur ressemble par le versant le plus bas . quand à nous repus et blindéssûr qu'on se fait un tas d'idéessur ceux qui devant le désastres'en remettent aux astresles pauvres y sont et ça nous désespèrepas sur le chemin qu'on préfèreet qu'ils soient paumés ou plus âgésne rêvent pas de partagermais d'une étoile qui viendraitposer sa grosse cylindréelà juste devant le trottoiret dire - à mon tour d'avoir.

Le 26 janvier 2015 à 09:56

Pardon ?

Article paru conjointement dans Le 1 n°41 "Que dire à nos enfants ?" du 28 janvier 2015

A présent, qu'est-ce qu'on fait ? Tout un pays qui se pose la question. Et nous dedans, des nuits à en parler, à remonter les fils de l'Histoire.Les yeux rouges elle a dit : la fermeté bien sûr mais il faut aussi demander pardon aux quartiers. Oui aux quartiers. Pardon?Pour tout ce qui a été mal fait et pour tout ce qui n'a pas été fait.Demander pardon !Oui c'est un mot si simple. Dès qu'on le dit tout est changé. Et une fois qu'on l'a dit plus besoin de le redire, la rancoeur est moins lourde, on peut se mettre à travailler tous ensemble.J'imaginais l'exécutif demander pardon aux quartiers. Non mais, les quartiers ça n'est pas les camps, on va où là ?Tu verras, ils n'ont pas le choix. C'est le moment. C'est la seule chose à faire.Et puis le lendemain le premier ministre a lâché le mot "apartheid". Apartheid territorial, social, ethnique. Il y a eu un grand silence. J'ai vu des visages s'éclairer d'un sourire, comme si l'injustice avait été enfin reconnue. Et d'autres se renfrogner : on n'est tout de même pas en Afrique du Sud ! Rien ne leur a été fait délibérément, aux quartiers ! En Afrique du Sud la séparation était inscrite dans la loi !Tu vois je t'avais dit, ils ont compris qu'il fallait aussi s'excuser.Alors deux autres mots m'ont traversé la tête. Transparence et réconciliation. Les deux mots que Mandela a sortis quand son grand pays cassé en deux s'est tourné vers lui en demandant : A présent, qu'est-ce qu'on fait ? On va tout se dire, même les choses les moins reluisantes, on va rassembler toutes nos histoires en une même Histoire, et puis on va arrêter d'avoir peur, on va se retrousser les manches et bosser tous ensemble.Transparence et réconciliation : et si c'était par ces deux mots-là qu'il nous fallait passer pour redonner vie et éclat aux trois grands mots rouillés qui patientent au fronton de nos mairies ? Cet article paraît dans le n°41 de l'hebdo Le 1partenaire de ventscontraireset du Théâtre du Rond-Point

Le 27 mars 2019 à 18:33

HK : "Sans haine, sans armes et sans violence", "Indignez-vous"

Nos disques sont rayés #3 : festival citoyen des "périféeries" urbaines

Carte blanche à Amnesty International : "Au pays des droits... de qui ?" Soirée débat et concert avec : Amnesty International, Slim Ben Achour, Kamel Daoudi, Nicolas Krameyer, Mathilde Robert, HK et ses musiciens Manuel Paris, Saïd Zarouri, Meddhy Ziouche Présumés coupables Contrôles discriminatoires, assignations à résidence illimitées, violences policières contre les migrants et harcèlement des citoyens qui les soutiennent, les politiques de sécurité s’apparentent de plus en plus à une carte blanche donnée à l’arbitraire... Amnesty International donne la parole à celles et ceux qui vivent et combattent cet état de fait : l’avocat Slim Ben Achour dénonce le contrôle au faciès et le profilage ethnique pratiqués par la police française, qui se croit protégée par la croyance aveugle au principe d’égalité ; contacté par appel vidéo, Kamel Daoudi, le plus vieil assigné à résidence de France depuis qu’on le soupçonne d’être lié à Al Kaïda, ne voit pas d’issue à son exil intérieur dans un village français où il doit aller pointer plusieurs fois par jour à l’antenne de police ; Mathilde Robert, jeune militante, a documenté les violences des forces de l’ordre contre les migrants et le harcèlement policier dont sont victimes citoyens solidaires présents dans la jungle de Calais. Le tout en musique avec le chanteur engagé HK et ses musiciens. Conférence programmée le 8 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco et Sarah Mei-Chan

Le 22 mars 2019 à 19:19

Carte blanche à la revue Socialter : la gentrification

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

Carte blanche à la revue Socialter : La gentrification : conférence-débat avec : Ian Brossat, Sinny&Ooko, Elena Scappaticci, Sylvie Tissot  Une gentrification heureuse est-elle possible ? Paris voit ses quartiers populaires et ses banlieues se gentrifier – phénomène qui repousse sans cesse les classes laborieuses vers la périphérie tandis que les quartiers centraux deviennent inaccessibles aux classes moyennes, même les plus aisées. Encore mal identifiée du grand public, cette brooklynisation touche de nombreuses métropoles occidentales. Des protestations s’élèvent, surtout outre Atlantique, contre cette forme de néocolonialisme soft. Comment appréhender – voire endiguer – ce « grand déplacement » ? Fin observateur des initiatives liées à l’économie solidaire et à la transition écologique, le magazine Socialter organise le débat. Il réunira Sylvie Tissot, sociologue, qui nous dit où en est la gentrification du Grand-Paris, quelles sont ses dynamiques, qui en sont les acteurs ; Ian Brossat, élu et auteur d’un livre sur l’airbnbisation de Paris, évaluera les moyens et stratégies déployés par certaines municipalités pour protéger les populations « déjà là » et conserver une certaine mixité sociale ; ainsi que Sinny&Ooko, incubateur de tiers-lieux – ces espaces alternatifs portés par une démarche d’éducation populaire et de mixité, qui s’ouvrent en plein quartier populaire et peuvent paradoxalement agir comme tête de pont et accélérateur de la gentrification. Débat animé par Elena Scappaticci, journaliste à Socialter. Conférence programmée le 6 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco et Sarah Mei-Chan

Le 14 janvier 2019 à 17:50

Nos disques sont rayés #3 : la périphérie

Nos disques sont rayés #3 festival citoyen des « périféeries urbaines » Conception Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes 4-18 février 2019 salles Renaud-Barrault et Roland Topor  Issue de secours, la périphérie ?  Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines. Activistes, artistes, écrivains et penseurs, musiciens ou philosophes, les intervenants décortiquent les travers de la mise à l’écart des individus hors des grandes mégalopoles. À la demande de Jean-Michel Ribes, Magnin instigue les rendez-vous. Semaine 1 : banlieues et provinces, migrations, gestion policière de plus en plus militaire. Semaine 2 : autisme, genres, voguing,  SF,  élections européennes. 17 rendez-vous filmés et diffusés sur nos sites et nos chaînes vidéo. LUNDI 4 FÉVRIERSOIRÉE D'OUVERTURE20H – LE GRAND ORAL DÉSOPILANT DU BARREAU DE PARISjoute oratoire avec des avocats du barreau de paris et des invités (distribution en cours)en complicité avec Bertrand Périer> en savoir plusMARDI 5 FÉVRIER18H30 – TANIA DE MONTAIGNE : L’ASSIGNATION conférence-performance avec Tania De Montaigne et Stéphane Foenkinos> en savoir plusMERCREDI 6 FÉVRIER18H30 – CARTE BLANCHE À LA REVUE SOCIALTER : LA GENTRIFICATION  conférence-débat avec Ian Brossat, Anaïs Collet (à confirmer), Sinny&Ooko, Elena Scappaticci> en savoir plusJEUDI 7 FÉVRIER18H30 – KADER AOUNconférence stand-up avec Kader Aoun et des stand-uppers> en savoir plus21H – CAROLE THIBAUT : LONGWY TEXASconférence-performance de Carole Thibaut> en savoir plusVENDREDI 8 FÉVRIER18H30 – LA RUMEUR : 10 ANS DE PROCÈS conférence-performance du groupe hip hop La Rumeur, avec Hame, Ekoue et leur avocat> en savoir plus21H – CARTE BLANCHE À AMNESTY INTERNATIONAL : AU PAYS DES DROITS... DE QUI ?soirée débat et concert avec Amnesty International, Slim Ben Achour, Dominique Curis, Kamel Daoudi, Mathilde Robert, le chanteur HK et ses musiciens> en savoir plusSAMEDI 9 FÉVRIER18H30 – ERRI DE LUCAconference-performance de Erri De Luca> en savoir plus21H – DAVID REINHARDT ET MATHIEU CHÂTELAIN : INTRODUCTION AU JAZZ MANOUCHE, AUTOUR DE DJANGO REINHARDTconférence musicale avec David Reinhardt et Mathieu Châtelain> en savoir plusMARDI 12 FÉVRIER18H30 – DANIEL TAMMET : LE CONTEUR DE NOMBRESconférence-performance avec Daniel Tammet> en savoir plusMERCREDI 13 FÉVRIER18H30 – À DÉFINIR DANS UN FUTUR PROCHE : NOS PÉRIPHÉRIESune soirée imaginée par Elodie Demey, Mélissa Phulpin et Géraldine Sarratia avec Léonie Pernet, Ariane Ascaride, Barbara Carlotti, Laetitia Dosch, Aloïse Sauvage> en savoir plusJEUDI 14 FÉVRIER18H30 – JEAN-MICHEL RIBES : LA CUISSE DE JUPITER conférence-performance avec Jean-Michel Ribes> en savoir plusVENDREDI 15 FÉVRIER18H30 – MOTHER LASSEINDRA NINJA : LEGEND QUEER DU VOGUING PARISIENconférence-performance avec Lasseindra Ninja> en savoir plus21H – DÉMONSTRATION VOGUING : THE HOUSE OF NINJA  danse-performance avec Lasseindra Ninja et ses children (distribution en cours)> en savoir plusSAMEDI 16 FÉVRIER18H30 – ALAIN DAMASIO : MANIFESTE CONTRE BIG MOTHERmanifeste et conversation avec Mathias Echeney, éditeur> en savoir plus21H – LA PÉRIPHÉRIE VUE PAR LA SCIENCE-FICTION : CARTE BLANCHE AUX EDITIONS LA VOLTEpériphérythmes avec Jacques Barbéri , Alain Damasio, Catherine Dufour, Luvan, Norbert Merjagnan et le guitariste Yan Péchin> en savoir plusLUNDI 18 FÉVRIERSOIRÉE DE CLÔTURE20H – YANIS VAROUFAKIS : CONVERSATION AVEC ALAIN BADIOUentretien libre conduit par Aude Lancelinen partenariat avec Le Media

Le 13 février 2018 à 11:06

Sophie Wahnich : La démocratie prise en étau

Avec la revue Vacarme

À Tunis en janvier 2011, un homme ou une femme avait écrit comme on écrit à sa belle, « démocratie mon amour ». Sur un mur avec un grand cœur enfantin entre « mon » et « amour ». Enfance du désir de démocratie. Une érotique de la politique qui fait que, par amour, chacun voudrait retenir sa propre violence, dans la peur de faire un malheur. Tous ces déçus de la démocratie ont-ils vraiment aimé comme on aime d’amour, en tremblant, celle qu’ils veulent punir en l’abandonnant qui aux fondamentalismes, qui au nationalisme identitaire et qui au néolibéralisme ? Ces monstres la broient et se nourrissent l’un l’autre. Comment desserrer l’étau et retrouver ce désir ardent de démocratie ? Comment réinventer une forme de vie démocratique ? Le regard historique tend une toile, il fabrique un passé par lequel le présent se présente. La démocratie prise en étau, c’est aussi le titre du numéro de février que prépare, avec Sophie Wahnich, la revue Vacarme. Une dizaine de ses membres viendra se glisser parmi le public de cette soirée. Avec Sophie Wahnich, la revue Vacarme fera du vacarme depuis la salle. Sophie Wahnich est directrice de recherche au CNRS (IIAC/PSL), elle travaille entre histoire, anthropologie et études politiques sur la Révolution française. Elle interroge notre présent en écoutant les conseils, avis et perplexités vécues de nos ancêtres révolutionnaires. Pour faire passage, elle fait confiance aux émotions, celles qui se déploient quand l'injustice, la trahison, l'oppression fabrique la résistance des acteurs qui tentent de frayer un chemin révolutionnaire. Elle est membre de la revue Vacarme, écrit une tribune historique mensuelle dans Libération. Elle a notamment publié La Révolution française n’est pas un mythe, Paris Klincksieck, critique de la politique, 2017, Le radeau démocratique, chroniques de temps incertains, Paris, Lignes, 2017 ; La longue patience du peuple, 1792 naissance de la République, Paris, Payot 2008. Enregistré le 9 février 2018 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-PointDurée : 02:05:02

Le 20 janvier 2017 à 11:34

Nos disques sont rayés : quinze jours sur les blocages français

À quoi bon « résister » si on connaît la fin ? (…)Nos disques sont rayés. Mais demain, peut-être trouverons-nous des réponses.Mehdi Meklat et Badroudine Said AbdallahBondy Blog 7 décembre 2015 Conférences performances avec Mediapart, le Bondy Blog, Edgar Morin, Jean-Pierre Filiu, William Bourdon, François Ruffin, Frédéric Lordon, La Rumeur, Kader Aoun, Pascal Blanchard, Emma la clown & Françoise Dolto, l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine), Gérard Mordillat, Christophe Meierhans - conception Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes Dès le 1er février, retrouvez chaque jour sur ventscontraires les podcasts et vidéo des 14 conférences-performances "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne. Passé colonial mal digéré, apartheid dénoncé mais non réparé, crise de la représentativité, pouvoir régalien exorbitant du chef, corruptions, inégalités, évasion fiscale, emprise des lobbies sur la nature et notre santé sont bien sûr au menu. Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ? Pourquoi recommence-t-on encore et encore ce qui ne marche plus ? Comment sortir d'une situation bloquée ? Suffit-il de s'indigner ? Va-t-on enfin élargir le paysage ? Quinze jours de cartes blanches, conférences, concert, performances pour rencontrer ceux qu'on maintient en lisière ou qu’on regarde avec méfiance : penseurs dérangeants, hip hopers, stand-upers, spectacles qui fracturent le champ politique par le rire – et des rédactions ne dépendant que de leurs lecteurs et d’elles-mêmes, bienvenue à Fakir, le Bondy Blog et en ouverture Mediapart, invité dans la grande salle du Rond-Point pour une soirée pirate diffusée en direct sur son site. Festival Nos disques sont rayés, quinze jours sur les blocages français, du 23 janvier au 11 févrierCaptation vidéo : Larissa Pignatari, Léo Scalco

Le 22 mars 2019 à 11:57

Le grand oral désopilant du Barreau de Paris, avec Florence Aubenas #1

Faut-il détruire le périphérique ?

Nos disques sont rayés #3 – Festival citoyen des "périféeries urbaines", soirée d'ouverture : Le grand oral désopilant du Barreau de Paris, avec Florence Aubenas. En complicité avec Bertrand Périer. Avec les avocats du Barreau de Paris : Laurent Delvolve, Edmond-Claude Fréty, César Ghrénassia, Arnaud Gris, Thomas Heintz, Julien Mayeras, Serge Pererz, Louis-Romain Riché, Anne-Guillaume Serre, Antoine V. Invitée d'honneur Florence Aubenas Candidats : Wassim Adib et Joachim Pinto Les meilleurs avocats du moment vont s’étriper devant vous sur les enjeux liés aux banlieues, aux territoires perdus de la République, à la France périphérique. Entre catch verbal et jeux du cirque, cette joute oratoire saignante suit un rite où tous les coups – absolument tous les coups – sont permis. Les avocats font leur entrée avec un.e invité.e d’honneur devant une foule surchauffée. L’un d’eux fait un portrait volontairement irrévérencieux de l’ invité.e qui pourra rectifier les contrevérités les plus flagrantes. Deux jeunes courageux candidats venus des banlieues viennent défier les avocats en prononçant un bref discours sur les deux questions du jour : « Faut-il détruire le périphérique ? » et « Le populisme est-il forcément populaire ? ». Ces discours sont ensuite critiqués avec humour et mauvaise foi par chaque avocat. Puis c’est à l’invité.e de prendre, s’il ou elle le souhaite, la défense des jeunes orateurs. À la fin un ou deux avocats viennent régler leur compte à leurs confrères, et sauver l’honneur des candidats. Programmé le 4 février 2019 par Jean-Michel Ribes et Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point.Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication