Nos disques sont rayés
Publié le 29/01/2020

Marielle Macé célèbre le retour à "nous"


Historienne de la littérature et essayiste, Marielle Macé observe que le pronom « nous » revient, sur les places, dans les luttes, sur scène, dans le poème... A l'heure où la voix des peuples cherche à s'élever et à se faire entendre, elle sera au Rond-Point le mercredi 5 février pour le festival "Réparer le monde – Nos disques sont rayés #4" et explorera avec vous ce Retour à "nous".

"On veut dire « nous », pouvoir dire « nous », c’est-à-dire se mettre à plusieurs. Et avec lui reviennent un appel, une chaleur, des élans magnifiques ; mais parfois aussi des méprises ou des confiscations. Il faut penser ce retour : l’appuyer, l’augmenter, l’empêcher de défaillir, y tenir — ou retenir les rênes si nécessaire. Penser et soutenir ce retour du « nous», comme d’un bel et grand oiseau dans des printemps franchement altérés." Marielle Macé

Photos : G. Moutot

> le programme complet du festival

Retrouvez sur ventscontraires les podcasts et vidéo des différentes éditions du festival "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne.

>Edition #4 février 2020 : Réparer le monde
Quinze jours de débats, performances et conférences pour ouvrir les yeux sur ce que l'avenir climatique nous réserve :épuisement des ressources, déséquilibre climatique, dictature de l’intelligence artificielle... Mais comment négocier l’avenir après l’effondrement général ? On fêtera même la naissance d’une nouvelle science : la collapsologie. Après la fin du monde, on fait quoi ?

>Edition #3 février 2019 : Issue de secours, la périphérie ?
Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines.

>Edition #2 janvier-février 2018
Nos disques rayés plus intimes, ceux qui viennent tourner insidieusement en boucle dans nos têtes et font bégayer de magnifiques mots comme égalité, liberté d’opinion, transparence, justice, laïcité, fraternité, démocratie, mots que nous revendiquons toujours mais qui sont entravés, tenus en laisse, dévoyés de leur élan premier. Ce qui nous révolte et nous accable, nous entraîne dans un monde que nous n’avons pas choisi.

>Edition #1 janvier-février 2017
Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ?

 

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Le 20 janvier 2017 à 11:34

Nos disques sont rayés : quinze jours sur les blocages français

À quoi bon « résister » si on connaît la fin ? (…)Nos disques sont rayés. Mais demain, peut-être trouverons-nous des réponses.Mehdi Meklat et Badroudine Said AbdallahBondy Blog 7 décembre 2015 Conférences performances avec Mediapart, le Bondy Blog, Edgar Morin, Jean-Pierre Filiu, William Bourdon, François Ruffin, Frédéric Lordon, La Rumeur, Kader Aoun, Pascal Blanchard, Emma la clown & Françoise Dolto, l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine), Gérard Mordillat, Christophe Meierhans - conception Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes Dès le 1er février, retrouvez chaque jour sur ventscontraires les podcasts et vidéo des 14 conférences-performances "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne. Passé colonial mal digéré, apartheid dénoncé mais non réparé, crise de la représentativité, pouvoir régalien exorbitant du chef, corruptions, inégalités, évasion fiscale, emprise des lobbies sur la nature et notre santé sont bien sûr au menu. Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ? Pourquoi recommence-t-on encore et encore ce qui ne marche plus ? Comment sortir d'une situation bloquée ? Suffit-il de s'indigner ? Va-t-on enfin élargir le paysage ? Quinze jours de cartes blanches, conférences, concert, performances pour rencontrer ceux qu'on maintient en lisière ou qu’on regarde avec méfiance : penseurs dérangeants, hip hopers, stand-upers, spectacles qui fracturent le champ politique par le rire – et des rédactions ne dépendant que de leurs lecteurs et d’elles-mêmes, bienvenue à Fakir, le Bondy Blog et en ouverture Mediapart, invité dans la grande salle du Rond-Point pour une soirée pirate diffusée en direct sur son site. Festival Nos disques sont rayés, quinze jours sur les blocages français, du 23 janvier au 11 févrierCaptation vidéo : Larissa Pignatari, Léo Scalco

Le 26 mars 2015 à 12:32

Antoine Boute : Les Morts rigolos (la vie c'est du luxe)

Trousses de secours, saison 3 : Rattraper la langue

Attention : voyage de 40 minute dans l'univers sonore, mental, drôlissime et percussif d'Antoine Boute. L'auteur redonne par la bouche naissance à son roman Les Morts rigolos – entre chant diphonique, stand-up littéraire jusqu'au boutiste, réinvention des rites d'enterrement (ce qui, dit en passant, est une œuvre d'utilité publique urgente à laquelle aucun artiste à ce jour ne s'était encore attelé).  Entrez dans une conférence-performance ou plutôt – selon les propres mots de Boute – "un dispositif-impertinence pour ériger le roman en blague, faire de la blague un système philosophique, repousser l'instant de la chute, histoire de voir combien de temps la bécane va tenir sans imploser." Poète-bucheron-météore venu de Belgique, Boute, vous verrez, pousse la littérature jusqu'à la catastrophe. Antoine Boute est l’un des représentants les plus emblématiques de la poésie expérimentale en Belgique. Son œuvre, plurielle, se caractérise par une singularité forte, une identité tout à la fois propre et hybride, mutante, inquiétante, excitante. Philosophe, écrivain, poète sonore, pornolettriste, prophète conceptuel et naturaliste, il s’adonne également à la poésie graphique, à l’écriture collective, aux pratiques collaboratives, et est organisateur d’événements.Parmi ses ouvrages : Les Morts rigolos (éditions Les Petits Matins 2014)  Enregistré le 27 novembre 2014 au Théâtre du Rond-Point durée 40 minutes

Le 10 février 2014 à 15:29

Jacques Rebotier : La Fabrique des pensées toutes défaites (poésie-téléphone)

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Au boulot les mots "Prenez une phrase toute faite, n’importe. Défaites-là, dans le non-sens des aiguilles de votre montre. Rolex, de préférence. Recomposez, avec outil de musique et/ou poésie. Avalez. Digérez. Vous obtenez une nouvelle pensée, entièrement dépensée, jamais pensée auparavant. Servez vif. »Avec La Fabrique des pensées toutes défaites, Jacques Rebotier, poète et compositeur, poursuit son entreprise de décryptage musical du monde. Armé de son smartphone, monsieur Déloyal enregistre, capture, sample tout ce qui ne bouge pas et ne veut pas bouger. Il surfe en direct-live sur les vagues immobiles de la toile, saisit de volée les pensées pétrifiées et les phrases cucultes, langues de bois vert qui nous pédipulent, emberlificotent, novlanguelèchent, roule-farinent.Pour nous restituer tout cela en une pseudo conférence poétique et mordante, faite de ses ppp, ces petites partitions de paroles dont il a le secret. Invités-donneurs (audio et video) : Jacques Séguéla, Raymond Barre, Jean-François Copé, Marine Le Pen, Bernard Tapie, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Cécile Duflot, François Hollande, Barack Obama, Franck Ribéry, Guy Debord, Jean-Michel Ribes, Édouard Balladur, je vous demande de vous arrêter, ok j’arrête.Attention, cette perfopoésieconférence peut être aussi participative !" Enregistré le 7 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 57:37 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 > le site de la compagnie de Jacques Rebotier

Le 23 novembre 2014 à 09:21

Nathalie Quintane : "Il n'y a pas qu'une seule manière de vivre"

Editée chez P.O.L. et à la Fabrique, Nathalie Quintane viendra le 31 janvier au Rond-Point faire le récit d’un épisode malheureux, tendancieux, un peu des deux, observé dans une ville de province (12 000 habitants max) : une belle femme blonde à la voix de bluesman menant campagne et serrant la pogne à quelques commerçants qui parfois la refusent. Pour cette fois, il est possible qu'on l'appelle Bip, ou Toi, ou Moi. Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Nathalie Quintane — Tout dépend du "nous" et tout dépend de la langue en question ! S'il s'agit du nous général des citoyens dans la langue générale de communication : Français, encore un effort ! Pour être vraiment démocrates, on pourrait commencer par concevoir ce rapport à la langue comme quelque chose qui n'a rien de naturel, et se dire que, pour parler de choses publiques, il n'est pas forcément nécessaire de reprendre tel quel, clé en main, les éléments de langage fournis par les communicants ou "décideurs".   – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue, ce ne sont pas ses "incorrections", ce ne sont pas les slangs, argots, emprunts divers au rom, à l'arabe, à l'anglais même, qui sont en mesure de conférer au français une vivacité, et surtout d'autres points de vue — jusqu'à ce qu'ils soient à leur tour dévitalisés par trop d'usage, jusqu'à ce qu'ils deviennent des clichés de la langue parlée, des lieux communs plus que des lieux où une communauté est en création continue et en reconnaissance d'elle-même. Ce qui la menace, c'est cette perpétuelle sauce à laquelle on nous mange, jour après jour — celle d'un libéralisme généralisable, comme s'il n'y avait qu'un seul courant dans l'économie et qu'une seule manière de vivre. Je ne suis pas sûre que la langue demande à être "sauvée" ! Mais ce serait bien qu'elle soit un peu mieux connue, aimée.  – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Celle que je parle est celle que nous parlons tous. Celle que j'écris inclut celle que je parle en la malmenant, en la farcissant d'autres.  – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– Lautréamont, puis Ducasse (mais là, il s'agit autant de langue que d'une forme d'intelligence du jeu, comme on dit dans le sport). Et ensuite, pas mal d'écrivains, qui ne s'en sont jamais laissé conter sur ce qu'il convient de dire et d'écrire. Swift, par exemple. Et puis, partout, les mots que je ne connais pas, les tournures bizarres, les phrases que je ne comprends pas, le français au Québec, au Maroc ou en Belgique.  – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– En tentant un "stand up" poétique ! En désarmant le bagout — si c'est possible.

Le 29 janvier 2020 à 16:10

Juan Branco, Alain Damasio, Denis Robert

parlent jusqu'au bout de la nuit

Le jeudi 13 février, de 20h jusqu'à minuit s'ils en ont envie, Juan Branco, Alain Damasio et Denis Robert conversent comme s'ils étaient autour d'un feu de camp. Titre : Après le crépuscule et avant les furtifs. Ce sera sans doute au sujet des luttes en cours. A voir lors du festival "Réparer le monde - Nos disques sont rayés #4" Des yeux ouverts dans la nuit Imaginons une veillée où se retrouvent trois « veilleurs » revenant de fronts différents, ils se racontent l’avenir et les stratégies possibles par-delà les événements du jour. Denis Robert, journaliste, plasticien, romancier, a lutté à mains nues (avec un couteau dans le dos) contre le monstre Clearstream, il dirige depuis peu la web Télé Le Média. Avocat de Julian Assange et essayiste, Juan Branco est l’auteur du bolide éditorial Crépuscule, une fronde lancée contre le système oligarchique et la presse inféodée qui ont mis en selle la présidence Macron. Lanceur de trois pavés SF mémorables dans la vitrine de la littérature – dont son dernier calibre à forte trouée Les Furtifs qui célèbre la jonction des révoltés et de la nature – Alain Damasio explore les marges et les possibles de l’action libertaire avec les outils de haute précision que sont la fiction et la broderie du langage. Au contraire des autres rencontres du festival qui se glissent dans un créneau de deux heures, la conversation entre veilleurs sur scène et avec le public durera aussi longtemps qu’elle durera. > le programme complet du festival

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