Nos disques sont rayés
Publié le 05/02/2020

Alain Damasio, Pablo Servigne et leurs invités : assemblée citoyenne au Théâtre du Rond-Point en... 2120 !


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Soirée d'ouverture du festival "Réparer le monde - Nos disques sont rayés" 4 février 2020, avec Alain Damasio, Pablo Servigne, Baptiste Morizot, Jade Lindgaard, Héloïse Brézillon, Guillaume Desjardins et Jérémy Bernard : diffusé en direct par notre partenaire Le Média

Nous sommes le 4 février 2120. Paris est-il toujours Paris ? Des bisons broutent-ils la prairie autour du Rond-Point ? Et le théâtre est-il désormais une ferme en permaculture, un atelier low-tech ou un centre d’hébergement pour les migrants climatiques ? Pour apprivoiser l’avenir, jouons ensemble que nous sommes un siècle plus tard, réunis à nous remémorer l’effondrement et son dépassement inattendu : comment nous sommes sortis de la dissonance cognitive qui empêchait la mobilisation générale alors que l’alerte sonnait depuis des décennies ; nos stratégies de (sur)vie ; cette nouvelle façon de s’émanciper par et au-delà des technologies ; les rétromorphoses insoupçonnées du capitalisme ; le renouement au vivant en nous et hors de nous ; l’amitié, le collectif, le temps retrouvé. L’auteur de science fiction Alain Damasio et le collapsologue Pablo Servigne viennent de planètes différentes, mais ils croient l’un comme l’autre aux vertus expérimentales de la fiction. Porteurs tout au long de la soirée de brèves narrations qui nous font toucher le basculement en cours, ils en déplient les enjeux avec leurs invités artistes et penseurs – et avec le public.

Programmation Jean-Daniel Magnin
Captation Le Média

Retrouvez sur ventscontraires les podcasts et vidéo des différentes éditions du festival "Nos disques sont rayés". Un festival de mutineries, de rires et de réflexions pour s’élever au-dessus des blocages français – qu’ils soient politiques ou sociétaux, avec la montée des craintes et des extrémismes qui les accompagne.

Edition #3 février 2019 : Issue de secours, la périphérie ?
Quinze jours de débats, performances et conférences pour renverser notre vision sur la banlieue, les marges, les « territoires ». Disputes, engueulades et rires salutaires : quand les démocraties vacillent sous le poids des inégalités, il est temps de prendre la parole, de débattre, de sortir des entre-soi. « Acceptons-nous que l’Europe se construise loin de ses citoyens ? Aimons-nous cette France à plusieurs vitesses, l’hypocrisie apartheid et tant de zones oubliées qui ruminent en silence ? » demande l’organisateur Jean-Daniel Magnin, directeur littéraire des lieux. À la veille des élections européennes, le Rond-Point ouvre les issues de secours côté banlieue. Il s’agrandit à tous les publics, aux talents qui débordent, pour un festival citoyen des périféeries urbaines.

Edition #2 janvier-février 2018
Nos disques rayés plus intimes, ceux qui viennent tourner insidieusement en boucle dans nos têtes et font bégayer de magnifiques mots comme égalité, liberté d’opinion, transparence, justice, laïcité, fraternité, démocratie, mots que nous revendiquons toujours mais qui sont entravés, tenus en laisse, dévoyés de leur élan premier. Ce qui nous révolte et nous accable, nous entraîne dans un monde que nous n’avons pas choisi.

Edition #1 janvier-février 2017
Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ?

 

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Le 29 janvier 2020 à 14:38

Alain Damasio, Pablo Servigne et leurs invités vous attendent au Théâtre du Rond-Point en... 2120 !

Le 4 février prochain, la grande salle du Rond-Point anticipera le regard rétrospectif que nos descendants porteront sur la crise climatique et de société dont nous commençons la traversée. Une soirée fiction pour fêter l'humanité qui aura eu le courage, souhaitons-le-nous, de passer de l'anthropocène à la gaïacène, une ère où homo sapiens ne se considèrera plus comme un usager de la nature, mais comme un de ses membres. Cette soirée fiction fêtera l’ouverture du festival « Réparer le monde – nos disques sont rayés #4 » (4-15 février).   Nous sommes le 4 février 2120. Paris est-il toujours Paris ? Des bisons broutent-ils la prairie autour du Rond-Point ? Et le théâtre est-il désormais une ferme en permaculture, un atelier low-tech ou un centre d'hébergement pour les migrants climatiques ? Pour apprivoiser l'avenir, jouons ensemble que nous sommes un siècle plus tard, réunis à nous remémorer l'effondrement et son dépassement inattendu : comment nous sommes sortis de la dissonance cognitive qui empêchait la mobilisation générale alors que l'alerte sonnait depuis des décennies ; nos stratégies de (sur)vie ; cette nouvelle façon de s'émanciper par et au-delà des technologies ; les rétromorphoses insoupçonnées du capitalisme ; le renouement au vivant en nous et hors de nous ; l'amitié, le collectif, le temps retrouvé. L'auteur SF Alain Damasio et le collapsologue Pablo Servigne viennent de planètes différentes, mais ils croient l'un comme l'autre aux vertus expérimentales de la fiction. Porteurs tout au long de la soirée de brèves narrations qui nous font toucher le basculement en cours, il en déplient les enjeux avec leurs invités : la journaliste militante pour le climat Jade Lindgaard ; le philosophe et pisteur de la trace animale Baptiste Morizot ; Guillaume Desjardins et Jérémy Bernard, auteurs de la série « L’Effondrement » Les Parasites/Canal+) — et avec le public. Photos : Adrien Barbier / Vanessa Chambard > le programme complet du festival

Le 1 avril 2010

Florence Aubenas

Rire en pleine catastrophe

"Il faut commencer par se souvenir de l’Algérie en 2003, au moment où un tremblement de terre avait ravagé la moitié de la côte, entre Alger et Boumerdès, suivi par un torrent de boue qui avait submergé Bab-El-Oued, puis par une secousse qui avait fini d’anéantir les rares bâtiments encore debout. Les sauveteurs n’ont aucun matériel, même les pioches manquent. Ils sont à genoux et déblayent des montagnes de décombres avec leurs ongles. Des cris, des appels percent parfois sous les gravats, très forts d’abord, puis de plus en plus faibles jusqu’à s’éteindre. On parle de 2500 morts, mais il y en a tant qu’aucun bilan ne réussit à les chiffrer, et tant de réfugiés que l’horizon se couvre de tentes. Ceci est aussi le début d’une histoire drôle, vous allez voir. Ou plutôt une histoire de rires. La présidence et l’armée ont pris l’organisation des secours sous leur coupe et en ont fait leur domaine réservé. Dans le pays, rien ne doit échapper à leur contrôle, même pas le malheur. Des barrages sont dressés sur les routes et à l’entrée des camps sinistrés. Tout citoyen qui, dans un élan de solidarité, tente d’apporter aux réfugiés de l’aide, du pain, des vêtements, est refoulé comme un brigand. L’Etat a décrété qu’il s’occuperait de tout : « Chaque sinistré aura droit a un repas chaud par jour. »L’été approche, juin est déjà bien entamé. Il fait plus de 40 degrés sous les tentes. Dans un camp près de Boufarik, un scout en grand uniforme distribue le fameux « repas chaud » : macaronis et œufs durs, ce jour-là. Les rescapés prennent les œufs mais tous, ou presque, remercient pour les pâtes : « Il fait trop chaud, l’eau manque… » Le scout ne dit rien d’abord, mais on le sent fulminer. D’un coup, il finit par hurler : « Maintenant ça suffit. On a dit qu’il fallait un repas chaud par jour. Celui qui ne prend pas ses macaronis n’aura pas droit à l’œuf. » Encadrée par des gradés, armes au côté, la file des rescapés s’est immobilisée, gamelle à la main. Plus un bruit, sauf celui des bottes. C’est Ahmed qui a ri le premier, ce maçon qui a perdu toute sa famille dans l’effondrement de son immeuble. Puis, Mouloud – dont un enfant sur six a survécu – commence à glousser, puis Djamila, qui est sans nouvelles de ses parents, puis tout un groupe de footballeurs, miraculés de l’effondrement d’un stade, se met à hoqueter à son tour. Et voilà le camp entier secoué de spasmes irrépressibles, des dizaines de réfugiés qui pleurent de rire devant le petit scout en uniforme. A ce rire-là, donc, à tous ces rires-là."Florence Aubenas, journaliste, écrivainArticle édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Le 29 janvier 2020 à 16:33

Frédéric Ferrer cherche la dernière morue. Va-t-elle revenir ?

Conférence-performance sur l'extinction des espèces et la surpêche

Géographe metteur en scène, conférencier agité du bocal, savant qui pousse la folie de la réalité jusqu'au rire, Frédéric Ferrer a développé à travers ses Cartographies une exploration pointue des désordres d'un monde en plein bouleversement. Après le moustique tigre qui arrive à Paris, la fonte des calotes pôlaires, ce sera, samedi 15 février, la saga édifiante de la morue, qui a nourri l'ensemble de la planète avant de disparaître. Reparaîtra-t-elle avant la fin du festival "Réparer le monde - Nos disques sont rayés #4"? De la morue et des questions vraiment très intéressantes qu’elle pose pour la compréhension de tout un tas de choses du monde d’aujourd’hui.Lors d’une résidence en 2014 à Terre-Neuve et sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon Frédéric Ferrer découvre la morue. Un poisson qui a alimenté un commerce triangulaire puissant, lancé l’économie-monde, fondé le libéralisme, permis l’indépendance et la montée en puissance des États-Unis et nourri les esprits et les ventres de millions d’êtres humains sur tous les continents. Mais la morue était trop belle... et fut victime de son succès. Emblématique de la folie destructrice de l’espèce humaine, la morue a disparu. Et maintenant les humains l’attendent... et depuis 25 ans désespèrent de son retour. La question est évidemment essentielle. Car si la morue revient, ce serait enfin une bonne nouvelle pour l’humanité, enfin la preuve qu’on peut réparer nos erreurs, que l’extinction actuelle massive de la biodiversité et du vivant n’est pas inéluctable. > le programme complet du festival

Le 29 mars 2019 à 16:56

Alain Damasio : manifeste contre Big Mother

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

Conférence-performance d'Alain Damasio : "Manifeste contre Big Mother" Avec Alain Damasio, guitare Yan Péchin, présentation et conversation : Mathias Echenay, fondateur des éditions SF La Volte Auteur phare de la science-fiction française, Alain Damasio zone toujours dehors : il n'a pas de téléphone mobile et ne consulte ses mails qu'une fois par jour. On ne sait jamais où est cet oiseau, sans doute en train d'écrire un futur pavé culte dans son nid secret et de survoler les bords de notre monde : forêts, squats, ZAD, tiers lieux de périphérie, campements décroissant ou low tech. C'est bien parce que son esprit navigue déjà dans les ruptures technologiques à venir – son pétrole poétique – qu'il se méfie plus que quiconque de notre assentiment religieux au sacro saint Progrès. Si Big Brother a déjà pris la couleur sépia du croquemitaine d'antan, c'est plutôt de Big Mother et de son lait numérique qu'il faut se départir d'urgence. Résister à notre propre technophorie, ne pas perdre de vue la visée politique et de contrôle doux que chaque nouveauté high tech nous propose, rester du côté de l'humain, du vif, des senteurs et de l'entraide, des marges. Inventer des friches interstitielles : Alain Damasio zone toujours dehors. Programmé le 16 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan

Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 4 novembre 2015 à 13:00

Ça va chauffer !

Les seules fois où j'ai vu de l'argent traîner sans que personne ne songe à le ramasser — il y avait plein de billets et de pièces couverts de poussière — c'était sur des photos prises près des centrales de Tchernobyl et de Fukushima. Ce qui m'a fait me poser la question suivante : ne sommes-nous capables de changer de comportement qu'une fois la catastrophe consommée ? Si tu as du pétrole dans ton jardin, tu le tireras jusqu'à la dernière goutte, même si tu es convaincu qu'il faut en finir avec les énergies fossiles. Est-il humainement impossible de ne pas tirer profit d'un bien disponible ? C'est l'enjeu de ces COP qui se suivent en réunissant tous les pays de la Terre, aux intérêts si divergents. Peut-on espérer que l'Arabie Saoudite, par exemple, annonce soudain : — Pas de problème les gars, j'arrête de pomper, je rebouche les puits ! et que les pays phare de la construction automobile surenchérissent : — Le moteur a explosion ça pue, c'est ringard, siècle dernier : on vous jure c'est fini ? Nous entrons dans l'anthropocène, ce moment de la planète où l'action des humains est prépondérante, comme un porte-avions lancé à pleine vitesse qui d'un seul coup renverserait la marche de ses hélices en arrière. Une seule manière de contrer l'incommensurable force d'inertie qu'appuient de tout leur poids lobbies et industriels : il faut que les peuples s'en mêlent. Serons-nous assez nombreux et déterminés pour initier ce changement de cap à temps ? Ça va chauffer !

Le 29 janvier 2020 à 15:55

Comment réparer le monde quand on a moins de 26 ans ?

Ils ont moins de 26 ans, certains sont encore adolescents, mais ils sont tous activistes pour le climat, avec Extinction Rebellion, les jeunes ambassadeurs pour le climat , la Cop2 Étudiante, Youth For Climate. Rassemblés pour une soirée au Rond-Point le samedi8 février à 21h par un collectif d'étudiants de Paris VII, ils se rencontrent dans un environnement concocté par Radio Parleur et le Collectif On est prêt Le monde est à nous !Ils sont nés ou ont grandi au XXIe siècle, ils voient leur avenir hypothéqué par les premiers signes du basculement climatique, l’inaction de leurs aînés au pouvoir les sidère. Partout dans le monde adolescents et jeunes se mobilisent pour réclamer un changement radical de gouvernance. Invités par des étudiants de l’Université Paris-Diderot, de jeunes activistes viennent raconter et confronter leurs luttes. Côme Girschig, étudiant à Sciences Po et vice-président de Jeunes Ambassadeurs pour le Climat, a été le représentant français au Sommet de la Jeunesse pour le Climat de l’ONU. Julie mène des actions de désobéissance civile avec Extinction Rebellion. Léna est coordinatrice de la COP1 Étudiante, un festival écocitoyen. Et aussi des lycéens engagés au sein du collectif international Youth For Climate. Soirée animée par un Youtuber associé au collectif On est Prêt et ponctuée par un documentaire sonore sur les luttes de la jeunesse, réalisé avec Radio Parleur. > le programme complet du festival

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