Service Rond-Point
Publié le 28/08/2010

Comment prolonger vos vacances pendant les beaux jours de septembre ?


Conseil pratique pour ignorer la rentrée

Déguisez-vous en touriste et visitez votre vie.
La rédaction de Vents Contraires se met en quatre pour résoudre les grandes énigmes du moment, vous offrir cadeaux & conseils, poser les questions qui vous préoccupent et y répondre à votre place. Bref le Service Rond-Point vous prodigue le service irréprochable auquel vous avez droit. 

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Le 13 juin 2011 à 08:36

Espoir de vie

Histoires d'Os 13

Et voici le trouble-fête ! Découvert dans le désert tchadien, Toumaï est actuellement considéré comme le premier hominidé connu, juste après la rupture génétique entre les deux lignées cousines des hommes et des chimpanzés. Avec ses 7 millions d’années, il dame le pion à Miss Lucy et tous ces jeunots d’australopithèques jusqu’alors retrouvés en Afrique orientale (près de 3000 au total quand même !). Car bien plus que son âge, c’est l’emplacement de la découverte de Toumaï qui contrarie la belle vision que les paléontologues se faisaient de l’origine des hommes. Celle d’une  consensuelle East Side Story dont l’intrigue principale se serait déroulée à l’est du grand Rift, (un brutal changement climatique provoquant le recul de la forêt tropicale au profit d’une savane beaucoup moins adaptée à des espèces arboricoles.) Qu’importe ! Il fallait bien admettre que les théories les plus flatteuses supportent des exceptions. Le petit singe tchadien faisait irruption dans la famille et il convenait de l’accueillir comme les autres lointains cousins de Tanzanie ou du Kenya. Il convenait également de méditer sur le sens de ce curieux prénom dont l’avait gratifié le Président de la république tchadienne. Toumaï, autrement dit Espoir de vie, est un terme de la langue gorane qui désigne les enfants nés juste avant la saison sèche. Des enfants qui, de ce fait, ont des chances de survie beaucoup plus limitées. On imagine difficilement quel nom lui aurait attribué notre propre président si le facétieux hominidé avait été retrouvé dans nos campagnes françaises.

Le 4 février 2011 à 08:22

« Ça montre qu'elle [MAM] n'est pas droit dans ses bottes : elle a fait son mea culpa. L'affaire est close »

François Baroin, France Info, jeudi 3 février 2011

Depuis quand un ministre du Budget est-il autorisé à donner l’absolution à une pécheresse ? Porte-parole du gouvernement il n’a pas à porter la parole de Dieu, même si son avatar est hyper-président. Certes il y avait eu confession la veille sur Canal+, quand Michèle Alliot-Marie reconnut que, durant ses vacances de Noël en Tunisie, elle aurait mieux fait de ne pas emprunter l’avion d’un de ses riches amis locaux, drôle de paroissien benaliste. Elle s’épanchait auprès du bedeau Denisot, lequel, jusqu’à plus ample informé, n’est pas davantage habilité à effacer l’ardoise. Quand bien même la pénitente aurait récité dans la Boîte à questions : « Confiteor Deo omnipotenti et vobis, fratres, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, opere et omissione: mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ».  Pas d’absolution, donc pas d’ « affaire close ». Et qu’elle ne vienne pas se plaindre. Si elle était juive, ce n’est pas même pas un rabbin qui pourrait passer l’éponge, mais le « Prochain » qui a été offensé. On imagine MAM implorant le pardon des manifestants tunisiens ! C’est la France qui, pour le coup, ne serait pas non plus à l’aise dans ses « bottes » car, faut-il le rappeler, MAM est sa ministre des Affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, elle passerait ses vacances pascales à Rome, dans le quartier Prati Trionfale, c’est à deux pas du Vatican où il paraît que les Indulgences se négocient pour rien.

Le 17 mai 2010 à 17:32

Manifestez en restant dans votre lit

Conseil citoyen 5

Quand ta profession se décide à la grèveTu savoures avec joie cette journée de trêveQui permet de rester chez soi à se détendreTout seul, pour une fois, sans aucun compte à rendre.Mais comment faire face aux autres syndiquésQui ne manqueront pas de venir critiquer,Le lendemain matin, ton absence notoireEt feront circuler à travers les couloirsQue tu as désiré, en n’allant pas au front,Montrer ton allégeance à l’égard du patron. Pour éviter, l’ami, cette mise au placardDevance la mêlée comme tout bon briscard.Fais-toi des tous premiers, au mot d’ordre lancé,A saisir cette info pour la faire passer.Fais suivre les e-mails, mais surtout improviseUn accompagnement qui les personnalise ;Un petit mot de toi : « Amis et camarades,Plus on sera nombreux…» Ce genre de salade.Ayant montré ainsi ton implicationQui pourra se douter de ta défectionEt si tu mobilises et que la foule est denseBien malin qui pourra affirmer ton absence. Remets-en une couche à deux jours d’y allerEn prenant soin surtout de ne pas étaler.Il serait, en effet, tout à fait embêtantD’être soudain perçu comme un grand militant.On te ferait marcher aux côtés des ténorsEt tu dirais adieu à ton jour de confortOu pire et ce serait, avoue-le, pas de bolIl te faudrait, l’ami, porter la banderole. Venons-en maintenant au jour de la manif.Bien qu’au chaud dans ton lit, tu dois rester actif.En fin d’après-midi, appelle un vieux copain.Un de ces bons grognards qui sont sur le terrain ;Distributeurs de tracts, adhérents de toujoursQui mangent la saucisse au moment des discours.Tu lui demandes alors ce qu’il en a penséEt tu as les détails de ce qui s’est passé,De quoi, le lendemain, tenir la dragée hauteA tous ceux qui pourraient vouloir te mettre en faute.

Le 3 juin 2010 à 17:40

Le froid pour tous

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Haussmann est préoccupé par la disparition du froid. Il vient d’écrire à Napoléon : « il faut accepter la cherté des loyers et des vivres comme un auxiliaire utile pour défendre Paris contre l'invasion des ouvriers de la province ». Perdu dans ses projets d’assainissement, il se rend compte que la destruction des caves souterraines a un effet immédiat : la glace recueillie en hiver n’a plus de contenant. Privés de froid intra-muros, les habitants risquent d’aller chercher la fraîcheur de banlieue.Charles Tellier, chercheur de laboratoire farfelu, vient quémander quelques attentions au Paris éventré. Haussmann renvoie toutes ses idées mais il est touché par sa singularité et lui glisse à l’oreille : fabriquez-nous du froid !Charles Tellier s’aventure du côté de Faraday, de l’éther, et de l’ammoniac. Il construit une machine à froid dans la fabrique du maître-chocolatier Meunier. En travaillant sur la compression de gaz liquéfié, les désirs de Charles Tellier deviennent grands, très grands. Il veut le froid pour tous et partout.A ses frais, il transforme les cales d’un vieux voilier. Le 20 septembre 1876, le Frigorifique part de Rouen. Le 25 décembre, il arrive à Buenos Aires. Il prouve que l’on peut traverser l’Atlantique avec trente tonnes de viande fraîche à bord. La chaîne industrielle du froid, ainsi inaugurée, bouleversera la frileuse Europe.Poussé par la recherche absolue des basses températures, Charles Tellier va mourir dans le plus grand dénuement. Peu avant son dernier jour, il dira à un de ses proches : « Le convoi des pauvres m'attend, mais ce sort final des travailleurs ne m'effraie pas... ».

Le 27 novembre 2011 à 08:56

Tieren aller länder, vereinigt euch !

A mon frère, chien de traîneau désenchainé

La ligne 9 n’est pas électrifiée. Elle fonctionnait, jusqu’à hier, grâce à des chiens de traîneau venus d’Alaska qui tiraient les rames du matin au soir à la force de leurs muscles, du matin au soir dans l’obscurité humide et malodorante. Un chien  blessé à la patte à cause d’un morceau de verre sur la voie : incident technique. Un chien satisfaisant à quelque naturel besoin : régulation. Voilà pourquoi nous subissions tant d’incidents sur cette ligne ! Et plus nous récriminions, nous usagers excédés, plus ces pauvres bêtes étaient battues, maltraitées en représailles… Lorsque nous avons compris, nous avons tout accepté : les arrêts de 5 minutes entre chaque station, le largage intempestif à Nation, le trafic perturbé, le trafic interrompu, le trafic trafiqué. Tout. Mais, bon quand même, on ne pouvait plus ignorer le sort de ces chiens esclaves ! Alors, avec quelques amis, nous avons décidé de libérer les chiens. J’avais repéré, à la station République, un homme transportant des os, des boites de nourriture, des laisses et autres indices. Cet homme à la mine de damné de la terre était le soigneur des chiens. Il s’engouffrait toutes les nuits, après le dernier métro, dans un couloir d’accès interdit au public. Hier soir, nous l’avons attendu et suivi. Derrière une porte dérobée, nous avons découvert l’immense chenil où le soigneur leur distribuait leur pitance, pansait leurs plaies et les laissait dormir pour une courte nuit. « Nous ne vous ferons aucun mal ! Fuyez ! » Il a fui, presque soulagé. Les chiens hurlaient au loup. Nous avons ouvert la porte en grand. « Fuyez, vous aussi ! Vous êtes libres ! » Ah, le bonheur de ces animaux, retrouvant la perspective du jour, les chemins de traverse et l’air de dehors ! Ce matin, ils ont remplacé les chiens par des chômeurs. Au noir !

Le 8 avril 2011 à 09:14

Vacances en France

Mauvaises rencontres

« Pourtant, qui le croirait ? Un voyage au Morvan offre quelque danger. Des bandes parcourent les routes, composées d'individus d'aspect débonnaire, mais animés au fond de très mauvaises intentions, et qui ne craignent pas d'arrêter le voyageur isolé aussi bien que ceux qui circulent en nombre. Nous n'avons pas ouï dire qu'elles aient dévalisé personne ou pillé les diligences ; mais leur aspect farouche et provocant pourrait déterminer chez le voyageur novice quelque terreur. » Il s'agit de compagnies d'oies, dont le Morvan semble avoir le privilège ; oies puissantes, bien membrées, ayant fort mauvais caractère et portant haut la tête. Ces animaux féroces parcourent en liberté bois, prés et sentiers, et se figurent évidemment que les routes sont faites pour leur circulation exclusive. Dès qu'un bipède non pourvu de plumes et portant nez au lieu de bec se permet d'y mettre le pied, ils s'avancent en bataillon serré, ouvrant à outrance leurs larges becs et crachant à la face de l'intrus tout le catéchisme poissard de leur race. Il y en a toujours une qui est le chef de la bande et marche bravement à l'ennemi, devant toutes les autres, dégoisant un répertoire d'injures et de menaces du plus haut comique. » […] » Du reste, il ne faudrait pas entreprendre une lutte corps à corps avec ces bêtes guerrières. D'un coup de bec elles coupent fort proprement un doigt. Je comprends maintenant pourquoi l'on dit que certains jugements ont "force de l'oie". »(Jean Bertot, Août 1893 : la France en bicyclette : étapes d'un touriste de Paris à Grenoble et Marseille)

Le 13 septembre 2015 à 08:40
Le 18 novembre 2014 à 08:40

Tour du monde avec zéro euro : l'aventure s'arrête après qu'il a sauté par dessus le portillon du métro

Paris – Ce jeune parisien qui a quitté son travail dans la publicité voulait montrer qu’on peut voyager à moindre prix. Hélas, l’aventure a pris fin après qu’il a voulu frauder dans le métro. À peine sauté un portillon dans le métro, le jeune homme a été arrêté par des agents de la RATP et conduit au poste. Reportage. Eric Louvoin n’avait qu’un rêve et non des moindres, voyager à moindre prix et faire découvrir le monde. Cela faisait seulement quelques minutes que son tour du monde avait commencé. Mais ses explications face aux agents de la RATP pour justifier sa fraude n’ont pas convaincu. « Je voulais montrer un autre monde, avec un vrai projet équitable » a-t-il expliqué tandis que deux agents le ceinturaient et le maintenaient à terre, quelques secondes après avoir sauté par-dessus le portillon. « Je veux que les gens ouvrent les yeux sur le monde qui les entoure, et surtout casser le système capitaliste qui nous étouffe » a-t-il ajouté tandis que ses papiers d’identité étaient vérifiés. Devant son refus de payer l’amende, le jeune homme a alors été conduit au poste pour s’expliquer. « Une violation flagrante de ses idéaux liés à son voyage qui casserait l’essence même de son périple basé sur la libre participation » a-t-il maintenu devant les policiers qui cherchaient à comprendre ses motivations et ses connexions. Des idées partagées par Claude, 41 ans, en garde à vue pour trafic de stupéfiant et qui regrette le rêve d’Eric soit ainsi stoppé net. « C’est bien vrai, ça ». Dans l’immédiat, Eric estimait que son tour du monde n’était pas entaché et annonçait son intention de repartir sitôt sa comparution immédiate et après avoir purgé sa peine pour outrage à agent. « Mais cette fois, je partirai d’abord en taxi-basket » ajoute-t-il pour être sûr de ne pas refaire deux fois la même erreur.

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