Dominique Cozette
Publié le 09/09/2010

Jourlan d'un dysleixuqe


triosieme jour : c’est ters difficiel de pnerde le tarin sans billet, le contorleru m’a fihcu une purne, he medre ! Acev tout le lam que je me donne poru ganger de l’argnet, c’est abusre ! Ma mère n’étiat pas à la gare, j’ai été obilgé d’attenred le cra, trios plombes, gerave… Mon père ne va pas miexu, il est tojuours altié avec son turc dans le nez. Je lui demadné cobmien il polluati la plaente avce totu cet oxygnee qu’il respirati. Il n’a même pas soiur. Ma mère a commecné à releri mes noste, elle trovue cela illisiebl, elle m’a dit que c’éatit même pas la penie de l’envyoer à un édieurt, il le lirait meêm pas. Ça m’a décrouagé, du copu, j’arrête, je vais aller à la pêceh aux moluse, vosu savez, ce qu’on raème qunad on va au bla du semdia soir. Cioa !!!
Je nais, je hurle, je fais chier, je fais des touches, des conneries, de la musique, je me marie, je fais une fille, je m’emmerde, je divorce, je fais la bringue, du piano, de la pub, des chansons, du chili con carne, des romans, je fais du bien, je fais du mal, du roller, de la peine, je fatigue, je me fais jeter, je persifle et signe, je chante, je soude, je me remarie, je peins, j’accroche, je décroche, je m’accroche, enfin j’essaie. 

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Le 27 juillet 2013 à 09:20

L'objet du délire #9

Malédiction, plus que deux minutes.

Malédiction, plus que deux minutes, vite, courir, porter les enfants, les valises et le deuil de la voiture 3, pourquoi, pourquoi faut-il que ce soit toujours la voiture 19 et jamais la 3, pourquoi faut-il toujours galoper sur ce quai long comme une autoroute, charrier les choux et les sacs et le poids de la rage, toujours la voiture 19, toujours, pourquoi, pourquoi le serveur de la SNCF ne délivre-t-il que de la 19, jamais de 3, à la rigueur de la 4, pourquoi, pourquoi y a t-il quatre façons de glisser ses billets dans la machine à composter et pourquoi est-ce seulement la dernière qui fonctionne, toujours, pourquoi, et qui sont ces élus déjà assis à leur place en 2, 3 ou 4, que faut-il faire, avec qui faut-il coucher, faut-il toujours courir, encore, même en vacances, et dépasser les amoureux soudain esseulés sur le quai, les gens bien installés derrière le double-vitrage de leur condescendance, le regard en biais du contrôleur tandis que la trotteuse accélère sa course sur l'horloge suspendue, et ce pigeon qui s'en fout des trains et des montres, il picore de la merde en miettes et ne se demandera jamais pourquoi la voiture 19 est toujours au bout du bout du monde, et moi je cours, je cours sur un gigantesque point d'interrogation, pourquoi, pourquoi personne n'a jamais pensé à installer des putain de tapis roulants comme dans les aéroports, pourquoi on ne placerait pas une fois sur deux la voiture 19 en tête de train pour que ceux de la 3 découvrent les plaisirs du sprint, pourquoi faut-il toujours courir comme un dératé, porter les valises et ce sentiment de culpabilité ? Parce que t'es toujours à la bourre, crétin des Alpes.

Le 22 novembre 2014 à 10:18
Le 22 février 2014 à 08:06

S'émerveiller... Serait-ce ringard ?

Shakespeare est toujours à l'honneur et aujourd'hui plus que jamais. Il est parfois mis en scène avec bien de l'intelligence. C'est le cas, à mon avis, à la Comédie Française avec Hamlet. Mais, si l'on regarde d'autres pièces, où est passée la dimension féérique ? Avec les moyens techniques contemporains, rien n'y apparaît comme impossible... Certes, l'illusionnisme était combattu dans les années 1970. Une attitude qui semble s'être prolongée jusqu'au nous : le spectateur n'a pas la tête à l'enchantement ; on ne la lui fait pas... Il est amené à être trop intelligent, conforté par tout un bataclan de dossiers et d'intentions du metteur en scène. Prothèses l'invitant à jouir là où lui dit de jouir. Le rêve est banni. Et son envers complice, le cauchemar, aussi. C'est pourquoi j'ai choisi quelques mots bien désuets et bien oubliés. L'apothéose : elle concerne le théâtre grec et à la féérie. C'est l'admission posthume des héros parmi les dieux de l'Olympe. C'est la mythologie qui, en Grèce ancienne, fournit les sujets. A la fin du spectacle, le deus ex machina ne manquait pas d'apparaître pour dénouer l'intrigue, trônant sur les nuages, accompagné de l'Olympe au grand complet. Au XIXe siècle, la féérie, fondée sur la magie du spectacle, ne manque pas de réussir l'effet de surprise final, parfois accompagné d'un feu d'artifice. Cette concrétisation scénique d'un moment de l'action porte le nom de gloire. La gloire date du XVIIe siècle. C'est une machine praticable, souvent en forme de char, faisant apparaître des personnages surnaturels. Au Théâtre des Tuileries, construit en 1660, le jeu des machines était si puissant que certaines gloires pouvaient enlever jusqu'à cent figurants à la fois. Il est une partie décorative qui entoure une gloire. C'est le gâteau de nuages. Les pièces à grand spectacle du XIXe siècle proposait apothéoses et gloires. Les comédiens apparaissaient sur des plateformes qu'il convenait de dissimuler aux yeux des spectateurs afin de maintenir l'illusion. Des nuages peints en masses moutonnantes – en gâteaux- arrivaient opportunément pour masquer la machinerie. Et voilà ce qui nous manque aujourd'hui. Pour ma part, j'ai envie que, au théâtre s'entend, on me fasse mousser la chantilly !

Le 26 mars 2013 à 10:53

Toulouse: il se fait abattre de 46 balles dans le corps pour avoir demandé un « pain au chocolat »

C’est une histoire qu’on préférerait être une blague. Mais la tragédie, elle, est bien réelle. Hier aux alentours de 16H15, dans une boulangerie du centre-ville de Toulouse, Benjamin Malot, un jeune touriste parisien de 26 ans a été brutalement mis à mort. Son crime ? Avoir demandé à la boulangère un « pain au chocolat » et non une « chocolatine» comme on l’appelle dans le sud-ouest. Récit. Un drame à cause d’une viennoiserie Liliane, 52 ans a été le témoin privilégié de ce terrible fait divers qui s’est déroulé dans cette petite boulangerie située à deux pas de la basilique Saint-Sernin : « Le garçon est entré tout souriant dans la boulangerie. La boulangère était très gentille également. Très polie, comme à son habitude. Puis il a fait sa commande et c’est là que ça a dégénéré. » Benjamin Malot demande alors un sandwich nordique, un canette de soda mais surtout demande un « pain au chocolat ». Ignorant qu’à Toulouse et dans la région, les habitants appellent ça une chocolatine. La boulangère entre alors dans une violente colère, comme le raconte Liliane : « Elle s’est mise à lui crier dessus, en lui disant « C’est à moi que tu parles ?! C’est à moi que tu parles ?! » La patronne sort ensuite un pistolet semi-automatique 9mm et le décharge intégralement et à bout portant dans la poitrine du touriste parisien. Plusieurs minutes passent, la boulangère semble se calmer. Elle enchaîne même quelques commandes de clients entrés dans sa boulangerie entre temps. Patrick fait partie de ces clients arrivés sur place après le début de l’incident : « On la sentait encore sous pression. Je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m’a raconté le comportement de cet homme puis elle s’est à nouveau énervée et s’est remise à tirer sur lui alors que de toute évidence il avait l’air déjà mort. » Sylvie, la boulangère enragée tire donc à nouveau sur le cadavre de Benjamin Malot. Les témoins affirment l’avoir vu recharger trois fois son arme et les policiers chargés de l’affaire ont également confirmé la présence de 46 balles dans le cadavre du jeune homme. Une province qui se radicalise ? Si cette nouvelle a semble-t-il indigné bon nombre de personnes, à Toulouse et dans le Sud-Ouest, on essaie de relativiser la gravité de ce crime : « On se renseigne un peu sur les traditions et les coutumes de l’endroit où on se rend. C’est comme si je décidais d’aller à la Mecque avec une caricature de Mahomet sur mon T-Shirt. Ce qu’il a fait là le gars, c’est plus de l’inconscience qu’autre chose. » commente un autre habitué de la boulangerie toulousaine. Ce fait divers, même s’il devrait être classé sans suite par la justice toulousaine, pourrait bien porter à conséquence à l’échelle nationale. En effet, ce genre d’incidents semble se multiplier un peu partout sur le territoire et les pouvoirs publics se disent « vraiment très très inquiets ». On se souvient notamment qu’il y a 2 mois, une famille originaire de Lille avait été lynchée à mort sur la place de la Victoire à Bordeaux pour avoir appelé par mégarde une « poche » un « sac ». Le Gorafi Photo: Luc Latour / Wikicommon

Le 2 décembre 2014 à 08:32

Les policiers seront désormais moins insultants pendant leurs délits de faciès

Le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé ce matin un grand changement dans le cadre des contrôles d’identité pratiqués par les forces de l’ordre. Les représentants de la police devront désormais faire preuve de plus de politesse à chaque contrôle au faciès.
Un changement salué
 par le collectif « Stop au délit de faciès malpoli ». Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour » C’est par ces mots que l’occupant de la place Beauvau
 a débuté son allocution au cœur du commissariat des Halles à Paris sur la mise en place d’un délit de faciès « next generation » selon son entourage. Pendant une heure et demi, M. Cazeneuve a détaille son plan : « Tous les agents de police pourront continuer de contrôler un homme parce qu’il est typé maghrébin ou d’origine sub-saharienne. C’est un acquis sur lequel nous ne reviendrons pas. Mais à partir d’aujourd’hui ils le feront avec l’obligation de dire « Bonjour Monsieur » et « Passez une belle journée » avant et après avoir fouillé de manière humiliante la personne concernée. Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour
 » Autre changement, les policiers devront agrémenter d’un « S’il vous plaît » toutes leurs accusations sans fondements hormis l’appartenance ethnique du citoyen qu’ils contrôlent arbitrairement. Ainsi, un « Bon, où qu’elle est la drogue ? » devient « Bon, où qu’elle est la drogue s’il vous plaît ? ». De son côté, un « Alors, on va te renvoyer au bled tu sais ! » se transformera en « Alors, on va vous renvoyer au bled vous savez Monsieur. » Frapper des zones précises Le ministre de l’Intérieur a également expliqué que lors de bavures, les policiers devront maintenant infliger aux individus interpellés des coups non justifiés uniquement dans des parties moelleuses du corps comme le gras du ventre ou la cuisse. Un moyen de conserver cette tradition de la police nationale tout en réduisant la souffrance des victimes de bavures. la rédaction Photo: Thinkstok/michaklootwijk

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