« Que certaines voix de la gauche milliardaire aient du mal à le comprendre ne me trouble pas du tout, bien au contraire"
Brice Hortefeux, interview dans Le Monde, 21 août 2010.
Elle a fait son chemin, la « gauche caviar » d’antan. Le ministre
de l’Intérieur doit avoir des dossiers pour lui imputer un tel enrichissement. Et en plus elle voudrait s’auréoler de
bonne conscience face aux expulsions de Roms, aux déchéances de nationalité
pour les voyous et à la taule pour les parents de voyous. Halte là !
M.
Hortefeux, natif de Neuilly-sur-Seine et fils de banquier, ne va pas s’en
laisser conter. Il a l’oreille
assez fine pour établir que ce sont seulement « certaines voix » qui
la ramènent. Donc une minorité, et
la chasse aux minorités ça le connaît.
Mais si l’on met Pierre Bergé hors concours, comment reconnaît-on la gauche
chez milliardaires ? Parce qu’elle l’ouvrirait quand les autres la
ferment ?
Les voix étaient pourtant
rares, cet été, pour dénoncer l’adrénaline sécuritaire du Président.
Martine Aubry ? Elle a dû hériter
de l’or de Bruxelles détourné par son père. Benoit Hamon ? Il est suspect avec
un CV professionnel tenant sur un timbre poste mais une si grande disponibilité
pour les médias. Ségolène Royal ? C’est tout trouvé : elle a fait son
beurre caché dans le chabichou.
Autant de présumés coupables contrastant avec l’innocent apolitisme des
Liliane Bettancourt, Vincent
Bolloré, Martin Bouygue, François Pinault, et autres Martin Bouygues.
Quant à Brice Hortefeux, lui, il
appartiendrait plutôt à la droite Hindenburg, celle qui ne manque pas d’air.