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Publié le 06/09/2010
 

Laure Albernhe


Rédaction

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Houellebecq, Wikipédia et les autres...


L'auteur de "La carte et le territoire" accusé de plagiat

Il faut dire ce qui est : le nouveau roman de Michel Houellebecq, dont on parle tant alors qu'à l'heure où j'écris ces lignes, il n'est pas encore sorti chez votre libraire préféré, ne fera pas scandale. C'est un bon livre (je l'ai lu) et ce n'est pas un livre sulfureux. Alors que faire pour créer la polémique? Faire subir aux mouches un sort peu enviable… Et justement, les mouches sont au cœur du probème. Dans La carte et le territoire, en quelques lignes, on apprend tout d'elles, comment elles naissent, comment elles meurent, leurs activités, leurs amours. Comme Houellebecq n'est pas entomologiste, il a fait comme tout le monde pour en savoir davantage : il est allé regarder sur Wikipédia comment ça se passait au royaume des mouches. Deux autres passages de son livre sont aussi directement liés aux pages de l'encyclopédie collective (et sans doute bien davantage, qui ne sont pas pointés).
Aujourd'hui, on l'accuse de "plagiat" (mais Wiki ne peut pas porter plainte, puisqu'il s'agit de contributions multiples et anonymes). Voilà qui fait doucement rigoler. Il n'y aurait donc rien de plus scandaleux à trouver à dire… Même Jean-Pierre Pernot, le présentateur de TF1, dont le romancier fait à sa place le coming-out, même Patrick Le Lay, ivrogne intenable dans les pages du livre, même Jeff Koons et Damien Hirst, qui s'y partagent voracement le marché de l'art dans une toile du personnage principal, ne se sont pas plaints… Même le personnage Michel Houellebecq, qui finit en piteuse posture, n'a rien dit… Il est vrai que, dans la situation où on le retrouve, il n'est pas en état de dire grand chose. Mais que je ne vous en dise pas davantage, pour savoir de quelle situation il s'agit, lisez-le donc, ce nouveau Houellebecq, il vaut le coup. Et ça vous évitera de faire comme ceux qui cherchent à tout prix (Goncourt?) à créer la polémique : de parler d'un livre que vous n'avez pas lu.

NB : sur le site du Nouvel Obs, le romancier se sent obligé de se justifier. Dommage…
 

Libertude, égalitude, fraternitude


L'autre feuilleton de l'été - 8
En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.
Dimanche 6 mai 2007
23h05. Patrick Poivre d’Arvor, depuis Paris, hasarde une question : il se fait injurier dans le même charabia obscène : « ’ttsilenn rüjess haümerivv ! ». Pour finir, l’orateur épanche sa colère sur un Hongrois —pêcheur, apprendra-t-on — qui se moque de lui depuis un balcon voisin : le poing levé vers le rieur, le candidat vocifère des sons d’un autre monde, tandis que les cris des loups redoublent. La liaison est bientôt coupée.
Quelques mois après ces troublantes péripéties, des reporters de la BBC auront l’idée de faire analyser les exclamations par des spécialistes. Selon ces derniers, Nicolas Sarkozy s’exprimait à l’envers. Ralentie et inversée, la bande audio ferait entendre distinctement les paroles : « Virez-moi le préfet », « Virez-moi ce journaliste », puis « Dégage, pauvre idiot » et « Viens le dire ici, descends me le dire en face ».
Simple coïncidence ? Le Quotidien du Médecin interroge Patrick Poum, cardiologue au Val-de-Grâce. Selon l’éminent professeur, « un malaise vagal cause fréquemment des troubles de l’élocution » où il semble parfois reconnaître des mots intelligibles. « C’était réel, proteste le journaliste britannique. Et vous imaginez un seul instant, si les Français avaient élu un tel homme à la présidence ? »
23h30. Ségolène Royal, ses enfants et son chien roulent vers Paris dans une voiture électrique de la société Heuliez, poursuivis par une flottille de motos, de voitures de presse — mais aussi de simples promeneurs, heureux d’accompagner sur quelques kilomètres, les mains dans le dos, cette page d’histoire républicaine. La future présidente se trouve encore à une centaine de kilomètres de la capitale.
Il faut s’arrêter souvent pour changer de batterie : fort heureusement, les batteries suivent, dans un camion diesel de la société Heuliez. A chaque pause, Mme Royal s’abstient de toute déclaration à la presse, mais elle prend des nouvelles de la petite greffée. La France entière suit le voyage et l’opération minute par minute, avant d’aller se coucher.
Pour meubler l’antenne durant ce long voyage, et en attendant les bouchons aux portes de Paris, les chaînes rediffusent en boucle le moment qui a fait basculer l’élection…

La suite demain...

Libertude, égalitude, fraternitude


L'autre feuilleton de l'été - 25
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mardi 19 juin 2007
Loi de finances rectificatives. Elle est votée des deux mains par la nouvelle assemblée, convaincue qua ça fera plaisir à Ségolène et que de toute façon, le Sénat va rejettera illico cette abomination comptable. Mais le Sénat, victime d’une malencontreuse panne de sonorisation, va l’approuver — il a cru voter la hausse de ses indemnités parlementaires.
Cette loi ambitieuse se conforme aux intentions annoncées par la présidente : « On fait tout passer tout de suite, après ça on n’en parle plus. » Le budget de la Justice est doublé. Le budget de l’Armée est doublé. Le SMIC est porté à 1 500 €. Le budget de la Recherche est augmenté de 61,05 % — soit cinq années d’augmentation à 10 % d’un coup.
Les petites retraites et les allocations adulte handicapé sont augmentées de 5%. L’allocation de rentrée scolaire est doublée.
Trop, c’est trop : au soir du vote par le Sénat, le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, annonce son retrait définitif de la vie politique et institutionnelle : « Je vais me payer un beau petit ksour à Djerba et à partir de maintenant, ce sera zéro stress et poisson grillé tous les soirs : ça va me faire le plus grand bien », déclare au Figaro l’irascible serviteur de l’État.
Catherine Simonet, secrétaire d’État de l’argent à collecter, à compter et à répartir, chargée de financer les réformes, fait une attaque de nerfs dans son bureau de Bercy, avant de sombrer dans une profonde dépression. Elle est consolée par Dominique Strauss-Kahn qui déclare, au sortir de la réunion : « Je n’ai pas touché à sa calculette. » Mme Simonet sera remplacée par l’ancien comptable de l’association Désirs d’Avenir. Celui-ci parviendra, par miracle, à équilibrer les comptes en procédant, selon ses dires, à « des opérations de bon père de famille Poitevin ».
A Saint-Martin-du-Fouilloux, dans canton de Ménigoute (79), le conseil du ministre annonce le lancement du grand chantier « Des logements pour tous, par tous, et partout ». L’objectif de la candidate Royal était de construire 120 000 logements sociaux par an : pour être sûr de l’atteindre sur l’ensemble du quinquennat, on en démarre 600 000 d'un seul coup, avec le soutien de l’armée dite « de travail » — et dans demander leur avis aux maires.
Le secteur du BTP explose. Dans les  semaines qui suivent, le groupe Bouygues, par la voix de son directeur général Nicolas Sarkozy, annonce l’embauche de 15 000 personnes, pour la plupart des travailleurs immigrés en instance de régularisation : Avocat de formation, Nicolas Sarkozy se battra pour eux avec acharnement afin d’accélérer la procédure.
Parallèlement, l’immobilier dégringole et les loyers, en particulier à Paris, chutent — permettant ainsi aux familles de devenir propriétaires, ou bien d’augmenter leur pouvoir d’achat, ou encore d’augmenter tout court.
Une épidémie de suicides éclate dans les Hauts-de-Seine. « Les gens ont du mal à se faire au changement, tempère Patrick Devedjian, qui vient de succéder à Nicolas Sarkozy à la tête du conseil général. Il y a une espèce de mode du suicide, mais je pense que ça va se calmer ». Ça se calme, en effet, quand on découvre que les suicides font plonger davantage la valeur des terrains

La suite demain...
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