Que faisait donc Monsieur Jésus sur une croix ? De la réclame ?


Mordillat-Prieur - 7e épisode

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Autres épisodes :

De la crucifixion considérée comme un accident du travail
Le tandem Mordillat et Prieur (les Rivoire et Carret de l'exégèse) nous livre enfin, après d’innombrables travaux sur le Nouveau testament, la quintessence de plusieurs années de recherche.

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"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 11 août 2014 à 08:07

Dominique Méda : "Nous devons sortir de la logique de compétition et de financiarisation"

C'est pas du boulot ! #3

Dominique Méda est professeure de sociologie à l'Université Paris-Dauphine, titulaire de la chaire Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales au Collège d’études mondiales. En 2013, elle a publié La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer chez Flammarion et Réinventer le travail avec Patricia Vendramin aux PUF. Troisième et dernière partie de l'entretien qu'elle a accordé à ventscontraires.net   Est-il possible d'enrayer l'augmentation constante du chômage ? Comment ? D’une part, en prenant soin de répartir en permanence sur l’ensemble de la population active le volume de travail disponible et en régulant le travail, notamment la durée du travail à temps plein. Le chômage doit absolument être combattu non seulement parce qu’il détruit les personnes mais également parce qu’il facilite la dégradation des conditions de travail des travailleurs en place. Ensuite, en favorisant le passage à une société de post-croissance ou d’a-croissance c’est-à-dire une société où l’objectif poursuivi n’est pas la croissance mais la préservation du patrimoine naturel, de la cohésion sociale, de la qualité de l’emploi…La reconversion écologique dans laquelle nos sociétés doivent s’engager le plus vite possible si nous voulons éviter un dérèglement climatique, un épuisement des ressources naturelles, des guerres consécutives à des pénuries, des pollutions et des atteintes graves à la santé devrait, comme je l’indiquais plus haut, générer un plus grand volume de travail. Nous devrons à la fois travailler plus collectivement et en préservant la qualité du travail donc en contrecarrant la tendance à la dégradation des conditions de travail dont nous parlions au début de notre entretien et qui a commencé dans les années 1980.   Devons-nous nous résoudre à une société post-travail ? Faut-il s'en inquiéter ou s'en réjouir ? Que signifie une société post-travail ? Cela peut vouloir dire une société où il n’y a plus de travail et où certains en ont alors que des parties de plus en plus grandes de la population n’en n’ont pas. Cela peut signifier aussi que chacun travaille moins et que le travail est mieux réparti. Il y a une triple question : quel volume global de travail ? Quelle répartition sur l’ensemble de la population active ? Quelle qualité du travail ? De très nombreux scénarios sont possibles Je pense essentiel d’éviter tout déterminisme technologique ou économique qui nous « dicterait » l’unique réponse à ces questions. Je crois au contraire qu’il s’agit de questions profondément démocratiques, qui doivent faire l’objet de délibérations publiques approfondies. Nous pouvons être plus ou moins favorables au libre échange, protéger plus ou moins nos industries, organiser de façon plus ou moins réussies des alliances transnationales pour décider du type de société que nous voulons. Pour ma part, si vous m’interrogez sur mon idéal, c’est une société où chacun accède à la gamme entière des activités humaines, donc où chacun, homme et femme, accède à l’emploi, à du temps pour la famille et les amis, à du temps pour les activités politiques et citoyennes, à du temps pour les activités de soin de soi (culture, physique et spirituelle). Cela suppose de sortir de la logique de compétition et de financiarisation dans laquelle nous sommes plongés, le développement de nouveaux indicateurs pour guider nos actions, publiques et privées, une redistribution massive des revenus et des accès.   Les multinationales et leurs actionnaires réclament des taux de productivité sans cesse plus importants. Cette aspiration vous semble-t-elle inéluctable ? Soutenable ? Il est rare que la modération prévale spontanément et on ne voit guère pourquoi le processus engagé à la fin des années 70 et la financiarisation outrancière du monde s’apaiserait. Sauf si les profits ne suivaient plus, si la dynamique était cassée. Schumpeter n’imaginait pas d’autre issue que fatale pour le capitalisme, même s’il le déplorait, parce qu’il pensait que la concentration du capital était inéluctable. Il me semble que deux éléments sont de nature à stopper cette tendance : une chute de la rentabilité, un peu comme ce qui s’est passé à la fin des années soixante dix et suscite un changement de régime – ce qui peut se passer si par exemple il n’y a plus personne pour consommer les biens et services produits ; ou bien, à la suite de révolutions.   Pensez-vous que les politiques réussiront à apporter des réponses et des solutions ou les changements devront-ils passer par le rapport de force et éventuellement la violence ? L’histoire montre que le rapport de force est essentiel. Regardez par exemple la manière dont les conditions de travail ont évolué après la seconde guerre mondiale, sous l’égide du BIT. Bien qu’il s’agisse d’une organisation tripartite, où les employeurs sont présents, l’existence d’un autre modèle a obligé les pays occidentaux à soutenir des améliorations qui ne sont plus acceptées aujourd’hui. Sans la résistance et l’organisation de ceux qui n’ont que leur travail on peut penser que la logique qui prévaut aujourd’hui, et qui consiste à faire du coût du travail la variable essentielle d’ajustement, ne cessera pas.

Le 16 septembre 2013 à 11:11

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Sanjay Mirabeau, 12e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 12e secrétaire, Sanjay Mirabeau.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?Pour tout vous dire, c'est moi qui ai eu l'idée de cette Conférence quand j'étais  au collège "Joliot-Curie" à Nanterre, mais Pierre-Antoine Berryer était dans ma classe en 4ème et il m'a piqué le concept.  Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Un spectacle où Chamfort (celui des maximes pas celui qui chante Manureva, que j'adore par ailleurs) rencontre Richard Pryor (autant celui du stand up que celui de Superman, il est vraiment bon dans Superman, Richard Pryor, cela dit !). Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Oui, évidemment ! Et bien pour cette seule raison que c'est une belle personne. Tiens, j'en profite ici, pour lui faire un bisou.   Comment s'est passée votre première Berryer ?Elle n'était pas encore finie que j'avais déjà envie de recommencer. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ?Quand s'offre à vous un espace de liberté absolue pour vous exprimer et que des spectateurs prennent du temps pour venir vous écouter, le véritable gâchis serait de ne pas comprendre que ces conférences sont l'un des derniers endroits où vous pouvez, le temps d'une soirée, essayer d'être pour les autres, un peu meilleur que ce que vous êtes. Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Nicolas Pottier, il n'est absolument pas responsable de ses actes ni de ses mots, il souffre d'une abolition chronique du discernement, il n'est d'ailleurs présent dans notre promotion que pour satisfaire les désirs sexuels des invités de la Conférence Berryer.    Imaginez une Berryer dans le métier des aiguilleurs du ciel.Top Gun ! Avec Nicolas Pottier dans le rôle de Tom Cruise et Christophe Alévêque ou bien Eric Dupond-Moretti dans le rôle de Kelly Mc Gillis...  Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 18 juin 2014 à 11:27

Agnès Giard / Sex in Japan #2

Ventscontraires.net a interviewé l'écrivain et journaliste Agnès Giard, spécialisée dans les questions de la sexualité, en particulier au Japon. On lui doit notamment Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines (Glénat), Les objets du désir au Japon (Glénat) et L'imaginaire érotique au Japon (Albin Michel). Deuxième escale au Pays du Soleil Levant. Dans quelle mesure la religion influence-t-elle la vision des Japonais sur le sexe, sur la question des tabous ? Le tabou n°1 au Japon n’a rien à voir avec la religion : il porte sur l’expression des émotions. Dans le cinéma pornographique japonais, la transgression consiste donc non pas à filmer l’entre-jambes en gros plan, mais le visage… qui est le vecteur principal des émotions. Il s'agit de montrer une personne qui tombe le masque, littéralement.  Une personne qui non seulement perd ses moyens mais la face  : rien n'est plus excitant. Voilà pourquoi les productions érotiques japonaises évoquent l'idée de la contrainte et de la violence  : l'ouverture de l'âme ne se fait pas sans grand bouleversement. En Occident, la transgression, c’est le plaisir. Nos productions érotiques montrent donc des personnes qui expriment leur désir en souriant et manifestent leur jouissance de façon ostentatoire. Cela peut sembler plus gai, mais il ne fait pas se leurrer  : quelle que soit la forme de transgression, tout est codifié.   La question de la déviance et de la perversion se pose-t-elle différemment ? La déviance ou perversion n’est pas une notion morale, ni religieuse dans le Japon pré-Meiji (avant l’ouverture forcée des frontières aux Occidentaux). C’est une notion sociale. Sont désignés comme relevant du « désordre » tous les comportements qui menacent le fonctionnement du groupe : refuser de fonder un foyer par exemple. Refuser d’avoir des enfants. Ou pire : refuser le sexe. Ce refus-là est connoté si négativement que dans les campagnes, jusqu’à une époque récente, les filles qui sont encore vierges au-delà de 16 ou 17 ans se font tirer au sort par les garçons du village. Il s’agit de l’exorciser. Il s’agit surtout de « faire monter l’eau » (mizuage) en elle, d’amorcer la pompe qui permettra par contamination aux rizières d’être inondées, au riz de pousser, aux grains de germer. Peu importe sous quelles formes les êtres humains se « réjouissent », ils sont appelés à célébrer la vie, à la façon d'un rite apotropaïque  : il faut le faire le plus souvent possible, afin que par contagion les plantes aussi soient régénérées… Dès l'époque Jomon, durant la préhistoire, des statuettes de femmes aux caractéristiques sexuelles évidentes sont fabriquées en terre cuite, ainsi que des phallus de métal coulés dans des moules. On retrouve également la trace de bâtons nommés seki, dont certains sont mâles (in-seki) et d'autres femelles (yo-seki), parfois les deux à la fois (in-yo), et dont l'existence se perpétue jusqu'à nos jours sous la forme de bornes bicéphales appelées konsei-sama, konsei signifiant “énergie” ou “pouvoir d’or”, c’est à dire énergie précieuse ou magique. Surnommé Konsei dai myojin ("Racine de vie grand dieu dieu brillant”) ou encore Konsei-sama (“Racine de vie vénérée”), le symbole mâle-femelle, fait l’objet d’un culte dont les origines se perdent dans la nuit des temps. “Ce culte est lié à la riziculture, explique l’ethnologue Hiroshi Kubo. Pour s’assurer de bonnes récoltes, les Japonais ont toujours organisé des fêtes de la fertilité marquées par la présence des organes génitaux mâles et femelles. Il est dit que si on vénère les pénis et les vulves, cela permettra de voir ses enfants grandir en paix et de faire prospérer ses cultures.” Jusqu’à l’arrivée des occidentaux, le Japon rend donc un culte national aux phallus et aux vulves, représentée sous la forme d’un monolithe en trompe l’oeil. De dos, c’est un pénis. De face une princesse. Il est partout : le long des routes sous forme de bornes aux formes explicites, dressé aux carrefours ou à l’entrée des villages, konsei guide et protège les voyageurs. Il pullule également dans les sanctuaires, qui accumulent des phallus de bois ou de pierres sculptées, parfois des racines aux formes suggestives ou des galets oblongs. On trouve aussi des rangées de konsei sur le kamidana (l’autel domestique shintô) de toutes les femmes travaillant dans les quartiers de plaisir. Chaque jour, elles s’inclinent devant les pénis de bois ou de papier mâché afin qu’ils leur assurent du succès auprès des hommes. Vendu sous forme de charmes et d’amulettes, transporté à dos d’homme lors des fêtes de fertilité, le konsei est partout, protecteur universel et bienveillant, montrant la voie du bonheur aux enfants qui grandissent à l’ombre de son gland décalotté.   En quoi le rapport des Japonais à l'érotisme et à la pornographie se distingue-t-il de celui des occidentaux ? Si l’on examine les shunga (« images de printemps ») on peut facilement noter que mis à part leurs organes génitaux, rien ne permet de distinguer physiquement le mâle de la femelle. Ce qui est excitant c’est donc ce contraste entre des sexes surdimensionnées et des identités indéterminées. Les corps ont la même forme de haricot. Les caractéristiques sexuelles secondaires sont effacées - pas de sein, pas de hanche, pas de pilosité - et les visages des amants ressemblent à des reflets inversés dan un miroir… La seule manière de distinguer le mâle de la femelle (en dehors des organes génitaux donc) c’est la tenue et la coiffure. Quand les organes sont masqués, pour peu que les personnages soient travestis, on peut facilement se tromper… Comment déterminer le sexe réel d’un personnage si celui-ci porte le costume et la coiffure de l’autre sexe ? Il s’avère donc qu’au Japon, avec plusieurs siècles d’avance sur nous, on sait faire la distinction entre d’une part le sexe (mâle, femelle) et d’autre part le genre (masculin, féminin). Le sexe est une donnée biologique. Le genre est une construction culturelle. Et l’érotisme au Japon consiste à jouer de ce hiatus qui laisse les humains libres d’être ce qu’ils sont, c’est à dire des créatures perpétuellement « en devenir ». La même indétermination traverse les films pornos. Dans les Adult video, les actrices disent « kimochi »  : «  Je me sens bien avec toi, nous partageons les mêmes émotions, nous sommes sur la même longueur d'onde  »… Ce mot suggère l’idée que la « rencontre » avec l’autre se déroule dans plusieurs dimensions. L’espace des corps est aussi flou que celui des esprits. Il n'y a pas d'opposition nette entre intérieur et extérieur dans l'architecture japonaise. Les frontières sont poreuses. S’il faut en croire le photographe Takashi Shima, rencontré en 2003, pour L’Imaginaire érotique au Japon : « Alors qu’en Occident, le Moi est au centre d'un monde binaire, cartésien, aux angles nets - je/tu, mâle/femelle - chez nous le Moi se dilue dans un univers qui se construit et se déconstruit sans cesse... Nous recherchons l'ombre. Nous aimons l'ambiguité. Nous demandons aux femmes de cacher leurs émotions et en même temps nous faisons tout pour qu'elles se dévoilent ».   Le Japon (notamment dans les grandes villes) est souvent décrit comme un pays où l'individu se retrouve particulièrement isolé. Est-ce, selon vous, une réalité et cela induit-il des pratiques sexuelles particulières ? Je ne sais pas quel est le pourcentage de célibataires dans les grandes villes japonaises, mais ça ne doit pas être pire qu’à New York ou Paris… Et comme « chez nous », il y a à Tôkyô ou Osaka des backrooms, des clubs SM, des sex-shops, des soirées fetish mais surtout beaucoup de soirées de cul privées… Comme la prostitution est officiellement interdite le seul moyen de pratiquer l’échangisme c’est à la maison : les tentatives de créer des clubs échangistes (happening bars) se heurtent à la résistance des autorités qui assimilent le prix d’entrée au club à une transaction vénale déguisée.   > Première partie de l'interview > Suite et fin de l'interview

Le 11 novembre 2014 à 09:16

Frédéric Ferrer : Wow ! Et si on changeait de planète ?

Conférencier agité de la langue et mouillant sa chemise devant les urgences qui nous menacent, Frédéric Ferrer revient le 24 janvier au Rond-Point. Prophétisera-t-il la catastrophe ou l’espoir fou ? En tout cas il nous fera rire, même si les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique, menace d’astéroïdes… l’humanité devra partir. La découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrit tous les espoirs.  Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Frédéric Ferrer – Je trouve notre rapport très drôle (et assez complexe). – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue ce sont les appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage, qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et les mets beaucoup trop épicés. Ce qui la sauve, c’est notre désir de ne pas prêter notre bouche aux appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et un grand verre d’eau quand un met est vraiment trop épicé. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je n’arrive pas à l’enrouler sur elle-même. – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– L’une des rencontres qui a sans douté été des plus déterminantes pour ma langue (devenant événement pour moi) est celle d’un jeune scientifique, dont je ne me souviens pas du nom, à qui je n’ai pas parlé, et que je n’ai pas non plus rencontré personnellement (de sorte que je peux dire aujourd’hui que vraiment nous ne nous connaissons pas du tout, ce qui fait qu’il ignore totalement ce qu’il a provoqué en moi ce jour là à Bruxelles, et même jusqu’à mon existence), mais dont la conférence en néerlandais, langue que je ne parle pas et ne comprends pas, m’a permis d’accéder à un autre monde (en atomisant totalement et éparpillant façon puzzle le rapport que j’avais à ma propre langue).Et s’agissant maintenant de la question de la nourriture quotidienne, ma langue a la chance de pouvoir profiter des recettes inattendues et merveilleuses de Lou, 7 ans, et Marin, 4 ans. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais écouter les langues extra-terrestres et faire des hypothèses sur le devenir de la mienne.  

Le 26 mars 2013 à 09:11

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #5

Vies à vendre ou marchandises à vivre ?

> Premier épisode Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il revient sur un récit édifiant mais fictif qui a joué un rôle décisif dans l'intervention américaine en Afghanistan et même au-delà. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 9 mai 2013 à 10:15

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #6

> Premier épisode           > Episode suivant Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il revient sur un récit édifiant mais fictif qui a joué un rôle décisif dans l'intervention américaine en Afghanistan et même au-delà. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

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