Jean-Marie Gourio
Publié le 09/10/2010

Haïku de comptoir 69


La rose
Même couleur
Que le cochon
Il commence à écrire en 1976 dans le magazine Hara-Kiri, dont il devient bientôt rédacteur en chef adjoint. C'est là que paraissent ses premières "brèves de comptoir". Il écrit aussi pour la radio, la télévision, le cinéma et la bande dessinée. Et puis des romans, 9 à ce jour. Depuis 1987, il publie un recueil de Brèves de comptoir par an. Après ses Nouvelles Brèves de comptoir au Rond-Point avec Jean-Michel Ribes, il va lancer sur ventscontraire.net des Haïku de comptoir, des essais philosophiques épais comme un fil, des visions, des pensées en rond, des tribunes de stade...
 

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Rodrigo García : "On vit dans une espèce de Walt Disney animalier"

Rencontre avec l'écrivain, metteur en scène et directeur de théâtre Rodrigo García au resto du Rond-Point. 4e épisode : les animaux, qu'on l'accuse de torturer en scène lorsqu'il fait nager un hamster ou cuisiner un homard exactement comme on le fait dans les grands restaurant – ce qui n'avait pas manqué de déclencher une polémique sur Internet. "Les animaux, pour moi, sont des animaux je vis à la campagne dans les Asturies et quand j'étais enfant, je vivais en Argentine dans un endroit très pauvre alors la relation avec les animaux est normale : un chien est une chose qui dort à l'extérieur de la maison évidemment, une mule, une vache, on doit les frapper pour qu'ils avancent. Il y a des gens qui disent qu'il ne faut pas frapper la vache, pourtant la vache on l'a toujours battue parce qu'on travaillait dans les champs et que c'était le seul moyen pour qu'elle ne parte pas sur une autre chemin pour aller n'importe où. De la même manière, un porc, on doit l'ouvrir, le tuer, le manger. C'est incroyable, on vit dans une société qui a fait des animaux une sorte de Walt Disney animalier mais les animaux ne sont pas Dumbo ou Mickey ou tous ces animaux stupides. Les animaux sont dans la nature, en relation avec les cycles naturels, en relation avec l'homme, l'être humain, ils ont une raison d'être, un raison d'exister. C'est de la folie que des gens puissent penser qu'une poule ou un poulet sont des animaux domestiques. Mais non, une poule sert à donner des œufs et à être tué pour donner de la viande, et un homard sert à être mangé, personne ne le garde chez lui en décoration, ça va très loin, c'est tout à fait stupide, je dis ça parce que les gens qui écrivent, les gens qui prennent la parole sur leur ordinateur n'ont aucun contact avec les animaux, c'est drôle, ce sont des gens qui vivent en ville et n'ont aucun contact avec les animaux et je serais curieux de savoir ce qu'en diraient les gens qui vivent à la campagne. Je pense que les gens qui s'énervent le font à cause de l'usage que je fais de ma propre liberté d'imaginer les choses et de les apporter sur la scène et je ne le fais pas seul, je le fais avec d'autres acteurs. Je pense que si je le faisais seul, ce ne serait peut-être pas aussi problématique aujourd'hui c'est la première fois que j'y pense mais je pense que ce qui irrite le plus les gens c'est que nous sommes plusieurs, que nous sommes un groupe de personnes d'accord pour faire ces choses. Il y a une pensée que je peux transmettre à d'autres ou cela peut-être un travail d'équipe, l'idée n'est pas nécessairement la mienne. C'est peut-être ça qui les irrite, qu'il y ait un groupe de gens, une cellule, qui pense et agit de manière différente de ce que la société demande pourtant on peut supposer que c'est le travail de l'artiste, c'est absolument étonnant on en arrive à un point où on demande à l'artiste d'être une personne banale et ordinaire, qui parle normalement et se comporte normalement comme s'il était un type normal c'est étrange parce que, non seulement l'artiste, mais tout le monde ressent le besoin de casser une table, de rire, de sauter, de crier mais ça n'arrive pas, on a toujours une manière de nous exprimer tellement clean, tellement propre et à l'intérieur, on va exploser, éclater parce qu'on a le besoin de crier, de faire le mal, oui on a besoin de faire le mal aussi, on a besoin de casser des choses mais c'est mal vu et ça en revient à nier une partie importante de l'être humain."

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