Laure Albernhe
Publié le 12/10/2010

Larry Clark serait-il devenu sulfureux en trois ans?


Le photographe fait scandale à Paris

Depuis quelques jours, s'est ouverte au Musée d'Art Moderne de Paris une exposition du photographe américain Larry Clark, exposition qui fait beaucoup parler d'elle grâce à l'interdiction au public de moins de dix-huit ans dont elle est frappée. Quel beau coup de pub. Pourtant, je me souviens d'avoir pu admirer ces beaux Noir & Blanc à la Maison Européenne de la Photographie, des photos érotiques, voire carrément porno, comme des photos de jeunes gens en plein shoot de drogue dure. Pas d'interdiction, à l'époque, à la MEP. C'était il y a trois ans.
Mais que s'est-il passé en trois ans???
Laure Albernhe parle dans un micro, c’est son métier. Elle fait ça très tôt le matin et sur une radio qui s’appelle TSFJazz. Parce que le jazz, elle aime ça. Elle aime aussi beaucoup les mots, alors il lui arrive d’écrire, ce qu’elle a fait comme journaliste pour le quotidien économique La Tribune puis, bien des années plus tard, pour le Magazine Jazzman.
 

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Le 5 novembre 2013 à 08:52

Les films pornographiques critiqués pour leur manque de réalisme dans les scénarios

Les cinéphiles sont en colère. Selon eux, les films pornographiques ne seraient pas assez réalistes dans leur scénario. Erreurs, contre-sens, ou parfois réalisme scénaristique, autant de griefs qui leur sont reprochés. Greg a 27 ans. Comme toutes les personnes de son âge, il consomme régulièrement des films pornographiques. Et comme d’autres récemment, il s’est ému du manque de réalisme cinglant dans certaines scènes. « La première fois que j’ai noté cela, c’est dans une scène où on aperçoit une très grande télé à l’arrière plan… L’héroïne est censée être une étudiante. Ce n’est juste pas possible qu’avec ses économies elle ait pu acheter ce genre de téléviseur ». Des détails qui empêchent selon lui de se concentrer sur l’action des protagonistes. « D’autant plus que la fille semble vivre dans un deux-pièces assez luxueux. Là aussi, peu crédible pour une jeune étudiante ». Un sentiment qui va en grandissant sur les réseaux sociaux et Internet. Pour beaucoup, le modèle économique présenté dans les films pornographiques est tout simplement fictionnel et irréaliste. « Dans la plupart des films que j’ai vus, quand une jeune fille a une fuite d’eau, le plombier semble arriver quasi instantanément. Moi j’ai dû attendre trois semaines à Paris » raconte Camille, 24 ans qui anime un site qui recense les erreurs les plus courantes dans les films pornos. Et la jeune fille de citer une autre scène très critiquée où une avocate séduit en même temps deux hommes en cellule de garde. « Totalement irréaliste, légalement il y a obligatoirement la présence d’un officier de police judiciaire. De plus la scène s’éternise et personne ne vient voir ce qui se passe dans cette cellule, malgré le bruit des ébats » commente-t-elle sur son blog. « Un minimum de réalisme, c’est tout ce qu’on demande. On a un peu l’impression qu’on nous prend pour des idiots, qu’on nous fait avaler n’importe quoi. Nous ne sommes pas naïfs » conclut-t-elle. Des accusations prises très au sérieux par plusieurs sociétés de productions de films pornos qui ont annoncé leur intention de revoir leur procédé d’écriture afin d’offrir des films plus réalistes et plus ancrés dans la réalité. Marc Dorcel Video semble devancer les critiques et proposera à la VOD un film pornographique plus réaliste. L’histoire serait celle d’une jeune fille attendant la venue d’un plombier pour une fuite, en vain. « L’appartement de la jeune fille s’inonde tandis qu’elle attend pendant trois semaines l’arrivée de l’artisan, laissant libre court à ses fantasmes tout en étant en communication avec son assureur » résume la fiche du film en VOD la semaine prochaine. Le Gorafi  

Le 29 novembre 2013 à 09:44
Le 21 juin 2014 à 09:08
Le 5 mars 2013 à 10:42

DSK, meilleur coup de l'année

Oui, DSK un super coup de com pour une nana passée maître(sse) ès coup de Jarnac, coup bas et autre coup du père François. Le début de l'histoire s'effectua au coup par coup : coup pris ensemble en beau lieu, coup de charme habituel du monsieur, coup de coeur inattendu chez la dame jusqu'au coup de foudre. Puis coup de langue par ci, coup de queue par là, coup de boutoir suivi du coup du revenez-y. Soucieux de sa réputation de bon coup, il ne lui fit pas le coup de la panne. Car lui ne se méfia pas ? coup de chance pour elle ? voyant en cette affaire un bon coup de fouet à sa libido, un coup de feu à son coeur exsangue, un coup de pot dans sa vie dévastée, bref le coup de folie nécessaire à sa survie. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Car, coup de théâtre après les trois coups, il s'aperçut que c'était un coup tordu, sorte de coup de poker où, entrée en coup de force dans son intimité, elle s'apprêtait à faire coup double : fric + com. Son éditeur était dans le coup, lui filant un beau coup de pouce qu'on appelle aussi à-valoir (avaloir ?). Coup dur pour lui quand il sut que c'était un coup monté, et bien monté, un coup fourré et salement fourré. Genre coup du lapin qui te laisse assommé. Il accusa le coup très difficilement, tout à coup terrassé par un gros coup de pompe. Mais coup du sort : selon ses avocats, la parution de ce coup foireux tombait sous le coup de la loi. Serait-ce, pour elle et ses soutiens, un coup d'épée dans l'eau ? Après ce coup de bambou, il eut un coup de sang. Ses avocats l'encouragèrent à tenir le coup, ne pas manquer son coup ! Pour marquer le coup, il poussa un gros coup de gueule face caméras, qui tinta tel un coup de semonce pour "la belle". Toute la presse était aux cent coups. Allait-ce être le coup de grâce pour le livre qui risquait d'être interdit ? L'homme du coup d'état du 14 mai 2011 ne voulant pas faire le censeur ordonna juste un coup franc à l'équipe adverse. Sorte de coup de torchon sous forme d'encart au coût conséquent. Pour permettre le coup d'envoi légal de la vente du truc. Après coup, que penser de tout ça ? Qu'il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. Personnellement, je ne vous ferai pas le coup de lire ce truc pour vous. Pour moi, il ne vaut pas le coup. Je veux dire : il ne vaut pas un clou.

Le 8 juillet 2010 à 18:16

« J'observe aujourd'hui qu'il y a une espèce de collusion médiatico-politico-trotskyste d'extrême qui essaie de jeter l'honneur d'Eric Woerth »

Nadine Morano, cour de Matignon, 7 juillet 2010

Du « Morano » ça doit être restitué in extenso pour en apprécier toutes les hardiesses syntaxiques, audaces conceptuelles, et autres ellipses historiques.  Elle est culte dans l’inculte, la pétaradante secrétaire d’Etat à la famille qui répondit un jour sur RTL où on lui opposait une citation de Georges Clemenceau : « Georges Clemenceau a le droit de dire ce qu’il veut ».  Elle a dû faire des impasses pour décrocher son DESS d’information, communication et organisation des entreprises. Quant aux travaux pratiques ultérieurs, ils souffrent d’approximations dans la « communication de crise » dictée de l’Elysée : taper à bras raccourcis sur Mediapart et son patron Edwy Plenel, connu pour ses sympathies trotskystes de jeunesse, qui ont monté une machination à caractère fasciste visant à abattre Eric Woerth comme la presse d’extrême droite s’attaqua jadis à Roger Salengro, et comme l’honneur de Pierre Bérégovoy fut naguère « jeté aux chiens » selon l'expression de François Mitterrand.  Nadine Morano a lu trop vite ses fiches et les a récitées en langage yaourt, oubliant de caser le qualificatif « fasciste ».  Elle s’est du coup privée de la compréhension des staliniens les plus chenus, lesquels dans les années 50 avaient anticipé, en traquant eux aussi "le complot hitléro-trotskyste."

Le 29 avril 2010 à 18:35

Damien Glez

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (3)

Parfois, pour se défendre, rien ne vaut un bon dictionnaire. Non pour balancer un pavé de 3,2 kilos à la tête de son adversaire –quoique- mais pour éviter la prison au titre d’offense au chef de l’Etat. Convoqué, en juillet 2006, par la justice pour un dessin représentant Blaise Compaoré, le président burkinabé, en footballeur (« je suis un bon buteur, je bute beaucoup ») Damien Glez, directeur de publication du Journal du jeudi, un hebdomadaire satirique communément appelé JJ au Burkina Faso, a dû sortir son thésaurus et argumenté sur la définition du verbe « buter » afin de ne pas se retrouver sur la touche. « Les subterfuges pour contourner la ‘’censure’’ sont ceux que la satire nous offre : les détours verbaux, difficilement attaquables devant la justice, et les biais graphiques parmi lesquels les ombres "disant" ce qu'on ne peut représenter qu'en filigrane », témoigne ce dessinateur-éditorialiste de 43 ans au parcours atypique. Né à Nancy, diplômé d’une grande école, il est devenu citoyen burkinabé après avoir effectué son service militaire comme coopérant. Une vraie histoire d’amour pour ce pays et le dessin de presse qui, en Afrique plus qu’ailleurs, contribue avec vitalité et insolence à la culture démocratique et sert de moyen d’information à la population. « Nous exerçons dans un cadre institutionnel plutôt satisfaisant », estime Damien Glez, rappelant toutefois que l’ancien collaborateur de JJ, le journaliste Norbert Zongo a été tué en 1998 vraisemblablement pour des motifs politiques. Le tollé populaire soulevé par son assassinat a servi de leçon. « L'abus de pouvoir laisse peu à peu la place à la régulation du Conseil supérieur de la Communication. » Cette instance n’est intervenue qu’une fois, à la vue d’une illustration d’une affaire de « magie noire » selon laquelle certains individus détenaient le pouvoir de faire disparaître le sexe des personnes auxquels ils serraient la main. Difficile, dans ce cas, de ne pas montrer les organes génitaux. Or, au Burkina Faso, « les sujets les plus épineux sont le sexe en raison de la très prude culture sahélienne et la religion », raconte le caricaturiste qui collabore, par ailleurs, à de nombreux titres de presse, aussi bien en Afrique, en Europe qu’aux Etats-Unis. Deux de ses dessins ont été boycottés la même semaine pour hypersensibilité religieuse, l’un sur la charia en Somalie destiné à un journal panafricain, l’autre sur Benoît XVI commandé par un magazine italien. Qu’importe. Concernant le petit monde de l’au-delà, Damien Glez s’en donne à cœur joie avec Divine Comédie (www.glez.org), son comic strip qui met en scène Lord, un rabat-joie chenu, et Pete, l’espiègle gardien du Paradis et gestionnaire des conflits de ses pensionnaires. Pas de doute, Damien Glez vise juste. En matière de dessin, sa maîtrise du lob, sa technique du coup franc font de lui un redoutable… buteur.

Le 8 octobre 2011 à 09:25

J'attrape mon coeur

Pastiche de Frédéric Beigbeder datant de la préhistoire, c'est-à-dire d'avant son "Roman français"

C’était peu après les attentats du 11 septembre. Et c’était surtout après une nuit bien alcoolisée. Ou peut-être que c’était le contraire. Je ne suis pas bon en chronologie des événements. À part pour déshabiller une fille. Ça, je sais qu’il faut toujours commencer par le bas. C’était d’ailleurs sûrement ce qui s’est passé la veille, puisque je me réveille près d’une fille. Une fille aux seins littéraires. Enfin, quand je dis seins littéraires, je pense best-seller. Une fille aux seins Marc Lévy si vous préférez. Je n’ai plus la moindre idée de qui elle est. Faut dire aussi que je ne suis même pas foutu de me souvenir dans quelle ville je suis. Elles se ressemblent toutes, avec leur Zara et leur Macdo. C’est bien simple : plus je voyage, plus j’ai l’impression d’être chez moi. Même si chez moi, c’est aussi vague que le temps où je n’avais pas de succès. Je suis une putain de star, je me dis parfois, tout en sachant que rien ne changera à rien, que la vie c’est juste une course pour monter tout en haut des tours jumelles de New York.« Je m’appelle Lola, a dit la fille.- Et tu n’étais pas avec une copine hier soir ?- Si, ma sœur jumelle.- Ah les jumelles encore.- Mais elle a dû partir. Elle avait cours.- Ah bon. Mais vous avez quel âge ?- Heu… 16 ans.- 16 ans ?- Oui, enfin dans six mois.- Quoi ? Mais tu es beaucoup trop vieille pour moi !- Mais… mais non…- Et puis tu n’as pas assez d’expérience.- Pas du tout. J’ai déjà vécu trois ans avec Gabriel Matzneff.- Ah tu vois ! L’amour dure trois ans ! Ça ne m’intéresse plus de savoir la fin avant le début. Et puis le matin, rien n’est pareil. Je ne suis pas drôle. J’ai l’impression de vivre à Bagdad ».C’est une phrase que je sors souvent. C’est fou le nombre de fois où j’ai répété les mêmes choses aux mêmes filles dans les mêmes endroits où j’étais habillé pareil, avec ma carte qui a toujours la même couleur : bleue. Et toujours, cette phrase attendrit les filles. C’est le mot Bagdad. Elles aiment ça. Les plus jeunes pensent que c’est un truc sexuel, que je vais leur bagdader le cul, ou quelque chose comme ça. Alors celle-là, la Marc Lévy poitrinaire, elle s’est approchée de moi, comme si elle n’avait pas compris que la veille au soir, c’était juste un autre siècle. Je l’ai repoussée avec mes doigts de pied.« Mais…- Il n’y a pas de mais. Tu t’en vas.- …- Laisse-moi ta culotte, et file ! »La fille est partie. Je me suis levé : c’était la conquête d’une nouvelle journée, qui serait la conquête d’une nouvelle soirée. Ma vie était celle d’un égoïste romantique, d’un homme sans qualités, d’un Ulysse à la recherche du temps perdu, d’un voyage au bout de la nuit, tous les mots et tous les chefs-d’œuvres me tombaient sur la tête, comme les pluies lentes d’automne. Je voulais pleurer en imaginant ce bonheur que je trouverais un jour dans des prairies aux pétales multicolores. Mais cela faisait si longtemps que je n’avais pas pleuré. À part peut-être devant le visage de Natalie Portman dans le dernier film de Wes Anderson. Ou alors c’était peut-être à cause des valises Vuitton ? Je n’ai plus de larmes en moi : je bois trop pour cela. C’était le matin, l’heure d’appeler le room service. Le soir, j’appelle des putes, et le matin, je mange des pâtes. Ah, ah. Et je rêvais surtout de ne plus être moi. De m’oublier, et de disparaître comme l’avait fait Salinger. Si un jour je voulais attraper un cœur, ce serait le mien.

Le 10 décembre 2012 à 11:09
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