"Oui, j'ai fait le plein de ma voiture avec difficulté."
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, RMC, 18 octobre 2010
Malvenu cet aveu de
Roselyne Bachelot, alors que ses collègues s’évertuaient à rassurer les
Français victimes d’une « perception de rareté ». Mais comme tout un
chacun, elle se doutait que cette grève dans les raffineries finirait par
tourner vinaigre. Alors elle a obéi au principe de précaution. A moins qu’elle
n’ait voulu mettre un terme au martyrologue attaché à son parcours ministériel.
Pendant la Coupe du
monde de football, c’est elle qui avait été désignée volontaire pour aller
« débloquer » l’équipe de France en pleine insurrection sociale. Deux
jours plus tard, les « Bleus »
se faisaient piteusement sortir de la compétititon par l’Afrique du Sud. Pas de
chance pour Roselyne toujours ministre au mauvais moment.
L’épidémie de grippe
A, fin 2009, c’était déjà pour elle. Et elle a dû se faire piquer devant les
caméras pour convaincre les Français des bienfaits civiques du vaccin. Pour
rien. La pandémie s’est éteinte aussi vite qu’ont été asséchées les cuves, le
week-end dernier.
Déjà, en 2003, la
canicule lui était tombée dessus. Encore heureux pas comme ministre de la
Santé, mais de l’Ecologie. Faute de
« Grenelle de l’environnement », elle a conseillé aux automobilistes
de garer leur voiture à l’ombre. Histoire de ne pas trop tirer ensuite sur la
clim’, prodigue en gaz à effets de serre. Bien sûr on s’est payé sa tête. Trop
injuste. On ne l’y reprendrait donc plus, puisque la bagnole c’est chacun pour sa
fiole.
C'est la réplique (agri) culte
du Président-candidat à un couple de paysans basques qui avait osé
l'interpeller : « On n'a pas le même salaire. » Comment qu'il leur a
rivé le clou, Nicolas Sarkozy, à
ces croquants qui se la pétaient damnés de la terre. Ils avaient omis de
dire qu'ils possédaient du bien.
Et 40 hectares, ce n'est pas une paille.
Savent-ils seulement, ces
intempestifs ce qu'il en coûterait de posséder autant de terres cultivables
dans les Hauts-de-seine ? Bon, c'est vrai que 40 hectares au Pays basque
ça ne va chercher que dans les 200
000 neu-neu (5000 euros l'hectare de valeur vénale moyenne selon le J.O de
2009.) Pour ce prix là t'achètes à peine une chambre de bonne à Neuilly-sur-Seine.
Pour dix fois plus t'aurais bien pu acquérir l'appartement de Nicolas et
Cécilia, il y a cinq ans, sur
l'Ile de la Jatte. Mais justement ils divorçaient. Il a fallu partager, et avec
cinq ayants droits il te reste quoi ? Il faut une mauvaise foi de
socialiste pour voir le pognon dans l'oeil du voisin, mais pas le lingot dans le
sien.
La vérité, c'est que les
« services » secrets hollandais n'avaient pas seulement déguisé des
militants du PS en « abertzale » forcenés ce jeudi 1er
mars dans le vieux quartier de Bayonne, que Nicolas Sarkoy était venu reconquérir
comme « un territoire de la République ? » Ils avaient aussi
travesti deux agents en paysans insolents. Demain, on vous le jure, ce sont des
stations d'épuration qu?ils vont installer dans les campagnes.
Illustration : d'après l'Ile de la Grande Jatte de Georges-Pierre Seurat