Denis Robert peint. Ses obsessions. Ses craintes… Stop, qu'on ne se méprenne pas : il peint des obsessions et des craintes
réelles, qui nous concernent tous. L'affaire
Cleastream par exemple, qu'il a mise au jour, au risque de se faire compresser et réduire à néant. Sur la toile, il dit adieu à ses notes de calepin, aux listes patiemment décryptées, aux minutes tirées de ses conversations téléphoniques. Après les avoir recoupées, vérifiées, exploitées comme journaliste d'investigation, il grafitte ce matériel usagé sur la toile comme on tague en courant sur un mur dangereux. Pour lui, le geste est d'un seul trait : qu'il s'expose dans une galerie de Montmartre ou dans la presse, Denis Robert aime que la vérité soit mise en lumière.
Il vous racontera ce vendredi à l'Université Monstrueuse du Rond-Point comment il a survécu face au monstre qui nous tient tous en ce moment entre ses griffes. On pourrait l'appeler Mister Subprime. Denis Robert lui préfère le nom plus XIXe de
Bankenstein :
« Mon monstre à moi avait un regard de poisson mort, des muscles d'acrobate, le courage d'un âne et la folie d'un oligarque russe ayant abusé de vodka. Il avait placé au-dessus de ma tête, tenue par un fil, une enclume très lourde fabriquée à Luxembourg. Chacun de mes gestes devait être lent et pensé sinon j'étais mort. »> voir la conférence sur ventscontraires.net