La Régie
Publié le 07/05/2014

Enfants, fumez vos parents


Message à caractère playbicitaire

Annonceurs, décomplexez-vous ! Frappez au cœur ces intellectuels égarés, baladés au gré des vents contraires. Le temps qu’ils consacrent à lire, à se cultiver, à tenter en vain de combler leur irrémédiable “besoin de consolation” assis dans les sièges pourpres et mous de la culture en regardant gesticuler des saltimbanques à moitié homosexuels, est la preuve d’un profond désir de consommation. Offrez-leur la chance de retrouver enfin les sentiers lumineux de la convoitise, et la douce sérénité de la possession.  

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Le 2 juillet 2010 à 18:23

Partenaires officiels de l'équipe de France, où êtes-vous ?

Partenaires officiels de l'équipe de France, où êtes vous ? Où sont les chariots de feu de vos spots télévisés ventant le goût de l’effort, de l’engagement et du don de soi. Où sont vos monumentales affiches offrant au peuple les portraits serrés de fiers buteurs portant dans le regard la violente certitude d’une victoire à venir ? Où êtes-vous cachés ?J’ai beau fouiller frénétiquement le sac en papier de mon menu maxi best of, rien !!! Je n’y trouve pas l’autocollante figurine d’un Ribéry ni même le verre à soda sérigraphié d’un Anelka... Partenaires officiels de l'équipe de France, ne faites pas les timides ! Ne soyez pas modestes, montrez-vous ! Oui, le succès est incontestablement le fruit de la combativité des joueurs, de la clairvoyance de leur entraîneur et de l’implication de la fédération, oui, triple oui ! Mais la Régie souhaite aujourd’hui réparer l’injuste ingratitude du peuple français envers vous, humbles partenaires officiels de l'équipe de France qui, par votre soutien sans faille, votre investissement total, participez dans l’ombre à la victoire collective d’une nation tout entière.Je vous entends déjà rougir : « Oh non… non… merci, ça n’est pas nécessaire… vraiment merci mais non… ». Allons, allons ! La Régie, serviteur fidèle et dévoué des intérêts privés, a décidé de vous rendre hommage en publiant gratuitement vos noms et logos dans sa chronique. Bravo à Adidas, Carrefour, GDF Suez, Crédit Agricole, SFR, Toyota, Coca Cola, RTL, Ferrero, et Sport 2000. Après tout, cette belle victoire est aussi un peu la vôtre ! Profondément, La Régie

Le 1 juillet 2011 à 08:29

Ce que veulent les femmes

Pubologie pour tous

En publicité comme en politique, on a besoin d’une opinion publique. On l’appelle « les gens », « les Français », « la ménagère » ou « Monsieur Dugenou », mais la réalité de base est toujours la même : il existe une kyrielle de personnes différentes, avec des avis différents, des besoins différents et des aspirations différentes, mais aussi un peu pareils des fois. Et il faut en faire un tout compact et transparent, qu’on peut facilement saisir et qui offre des généralisations bien pratiques, du type « les Français veulent plus de sécurité » ou « la ménagère veut qu’on lui vende du rêve ».En publicité comme en politique, il n’est pas question de tirer cette opinion publique vers l’avant. Il est question de la suivre. De la comprendre au mieux. De savoir de quoi parlent tous les Monsieur Dugenou et les Madame Duchemin quand ils prennent le thé. Mais en publicité comme en politique, on ne croise pas Monsieur Dugenou et Madame Duchemin tous les jours (on a arrêté de prendre le métro, c’est sombre et ça pue la pisse).En publicité comme en politique, Monsieur Dugenou et Madame Duchemin sont donc des graphiques en bâtons, des courbes, des camemberts et de bons vieux clichés réacs. Une pincée de mépris et l’on obtient des certitudes sur ce qu’ils veulent entendre. Et l’on a bon espoir que si on leur dit ce qu’ils veulent entendre, ils nous donneront ce qu’on attend d’eux.Dans une France où tout le monde penserait ainsi, la peine de mort aurait cours, l’on avorterait encore avec des kits de loisirs créatifs et la publicité ne serait que le tas infâme et fade de clichés que cette chronique essaie de dénoncer.Et maintenant, une parenthèse de fiction théâtrale (toute ressemblance avec des faits réels est probablement garantie par une étude d’opinion) :MONSIEUR DUGENOU. - Ah vous verriez ma petite-fille. A 6 ans c’est déjà une vraie petite femme. Comme elle minaude ! Tout ce qu’elle veut, elle l’obtient ! MADAME DUCHEMIN. - C’est celle dont les parents ont divorcé ?MONSIEUR DUGENOU. - Non, ça c’est mon autre petite-fille. Mon fils n’a pas aimé que sa femme lui fasse un gosse dans le dos. Il était pas prêt vous voyez. Mais c’est comme ça les femmes, quand y’a les hormones qui se réveillent, elles peuvent pas attendre. Elles sont faites pour ça après tout !MADAME DUCHEMIN. - Ah ben oui hein, c’est la nature. Les femmes elles ont le charme pour elles, les hommes c’est la force. Il faut respecter ça.MONSIEUR DUCHEMIN. - C’est bien vrai ça : il faut respecter la nature. Tenez, les homosexuels, moi j’ai toujours dit : c’est contre-nature. C’est qu’ils ont pas essayé d’être normaux, ou que ça s’est mal passé. J’ai toujours dit : un homme, ça ne peut pas résister à une belle femme !MADAME DUCHEMIN. - Bien sûr. Y'a quoi à la télé ce soir ?

Le 1 août 2011 à 08:34

Rencontre inattendue

La joyeuse bande marche dans la forêt. Elles avancent tranquillement en file indienne et c’est à peine si l’on entend leurs pas. Au petit matin pâle, la terre de bruyère est encore humide et de grandes tiges laissent parfois tomber des gouttes d’eau. Celle qui clôt la marche fait un écart pour éviter de justesse les gouttes en poussant un petit cri. Devant, la première siffle un petit air entraînant. Les autres la suivent, concentrées sur leurs pas car le chemin n’est pas tracé. Il faut parfois contourner des obstacles naturels, un rocher, une branche tombée. Les rais de lumière encore rasants réchauffent déjà leurs corps. Toutes gravissent avec délectation le sentier qu’elles tracent, car elles savent le trésor qui s’annonce. La pierre blanche, elles en rêvent depuis longtemps et même le vacarme des géants aux alentours ne saurait les effrayer. Les oiseaux volent si haut qu’ils ne peuvent pas les voir. L’éclaireuse, en bon guide, sait repérer les traces de passage et trouve moyen de les contourner. Elles savent qu’à l’approche de la pierre blanche, leur cœur va se mettre à palpiter. On en a même déjà vues perdant l’équilibre et tournant en rond tant l’excitation est à son comble. Un pied après l’autre, la vie parait si simple. Elles ne savent pas que Pierre est entré dans la forêt depuis déjà un quart d’heure et qu’il se dirige à petites foulées dans leur direction. Il inspire, expire et regarde droit devant lui. Soudain, la joyeuse bande est surprise par une obscurité brusque, une éclipse totale et plus rien. Elles n’ont pas vu venir du ciel la chaussure de Pierre qui les a écrasées. Pauvres petites fourmis !

Le 24 octobre 2015 à 08:40
Le 6 juillet 2013 à 10:35

Elisabeth Cotten, clochard céleste

Portrait 42

Tu connais l'histoire de cette chanson ? Écoute ce que la voix raconte sans le dire. Il y a cette petite fille. Elle a dans les douze ans. Elle est gauchère et vient de s'acheter sa première guitare grâce à l'argent des ménages qu'elle fait avec sa mère. Elle apprend toute seule, à l'envers. Le week-end elle chante à l'église. Elle habite à Carrboro, en Caroline du Nord, près de la voies ferrée. La nuit elle entend les trains de marchandise qui roulent vers l'inconnu en hachant l'obscurité. C'est ainsi qu'elle compose cette petite comptine lancinante, Freight Train, Freight train going so fast... C'est doux et sombre. La petite Libba comme on l'appelle y parle déjà de sa mort. When I'm dead and in my grave / No more good times here I'll crave / Place the stones at my head and feet / And tell them I've gone to sleep. Les années passent. Les trains de marchandises continuent à déchirer l'horizon. Elle reste là. Se marie à quinze ans. A des enfants. Travaille comme femme de ménage. Elle arrête plus ou moins de chanter. Presque vingt ans plus tard elle devient la bonne de Mike Seegers. Famille de musiciens. Il a trois enfants à qui elle chante ses chansons le soir pour les endormir. Il l'enregistre en 1958, la fait connaitre, passer à la télé. La vague folk des années soixante lui permet de finalement s'acheter une maison à Syracuse. Elle y enregistre un dernier album dans lequel elle chante avec son petit fils. Le train numéro neuf ne roule plus depuis longtemps.

Le 21 novembre 2012 à 09:16
Le 31 mars 2015 à 09:11

Il fatigue tout le monde avec sa bonne humeur

Angers – Le point de rupture semble être tout proche entre Pierre Robusier et son entourage qui lui reproche d’être tout le temps joyeux et de bonne humeur. Un comportement qui durerait selon lui depuis toujours et qui agacerait particulièrement tous ses proches. Le jeune angevin qui s’obstine à vouloir se faire prénommer « Pierrot », travaille comme manutentionnaire dans une pharmacie et ne cesse de provoquer en premier lieu l’animosité de ses collègues. « Pierre nous déprime avec sa bonne humeur » explique l’un d’entre eux, affirmant se sentir offensé par les démonstrations de joie parfois démesurées du jeune homme. « Comment fait-il pour arriver avec le sourire chaque matin ? Quand on connaît notre travail… On porte des cartons toute la journée », poursuit un autre, ajoutant ne plus supporter non plus d’écouter le petit air joyeux qu’il siffle en travaillant. De son côté, sa petite amie dit être complètement dépassée par la situation. « J’ai déménagé chez ma mère. Il écoutait Happy en boucle, j’ai craqué. Maintenant dès que j’entends cette chanson, j’ai les nerfs qui craquent » explique-t-elle. Et si elle venait à le quitter?« Il dit, c’est la vie, il y a des choses plus graves quand même».  La jeune femme raconte aussi comment Pierre parlait de son récent licenciement comme d’une occasion en or pour apprendre un nouveau métier. « Son optimisme en devient vraiment déconcertant » conclut-elle. Un manque d’humilité Plusieurs proches ont eux aussi fait part de leur malaise devant un comportement jugé déplacé, voire grossier. « Comment peut-on se permettre d’être tout le temps joyeux. C’est indécent par les temps qui courent » explique son meilleur ami. Évoquant la misère, les enfants qui meurent de faim, le changement climatique et le retour du groupe Indochine, le jeune homme explique que « les raisons d’être déprimé ne manquent pourtant pas ».

Le 23 octobre 2012 à 08:37

Mona Mailing n°6

Manquait plus que ça ! Parce que l'Oréal vous le serine bien, parce qu'on vous intoxique avec le jeunisme, vous prétendez me rafraîchir, moi, pas même trentenaire ? Pire, vous me dégottez une Jocondettina de derrière les fagots, toute lisse, limite botoxée ! Tellement lisse, la pauvre, qu'on passerait devant sans la voir dis-donc ! Regardez-les se gargariser, les experts patentés serrés du c... ou dans leurs cravates, et les autres là, les charogn'arts et grimpeurs de cotes qui, devant un tableau, n'ont d'autres rêves que le bruit du coup de marteau à dix milliards ! Maquereaux, pappone, va ! Je n'ai pas de prix et pas d'âge non plus, que ça vous rentre dans le crâne. Et la petite, là, la ragazza, mon clone, celle que vous avez programmée pour me remplacer au box-office muséal, elle a peut-être le sfumato plus clair et le sourire plus naïf, mais ne voyez-vous pas qu'il lui manque un petit quelque chose ? Approchez... Regardez bien... Lisse, tellement lisse... disparus ce petit pli au coin de l'oeil, l'empreinte chaude des mots et des baisers sur les lèvres, au front le poli des caresses et, à la naissance des seins, cette petite fatigue qui brouille les pistes et voile le teint, cette annonce discrète du déclin. Cherchez l'erreur... Eh oui... on ne sourit pas comme moi si l'on n'a pas vécu ! Ça va pour cette fois, mais ne vous avisez plus de me flanquer de prétendue Giovanna Gioconda dans les basques. Rangez celle-là dans les limbes d'où vous l'avez sortie et allez rendre une petite visite à Mademoiselle Leroux de Jean-Jacques Henner, celle-ci ne sourit pas mais son regard dit tout. Et laissez croire aux Japonais qu'elle est de Monet. Ils achèteront des cartes postales ! Puisque vous aimez les leurres, je vous conseille celui-ci.     Votre éternelle Joconde

Le 8 août 2011 à 08:29

Lavons notre linge sale en famille

Pubologie pour tous

Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette pub me donne une impression de déjà-vu. Là.Sauf que là, le héros est en plein bad trip. Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas en plein bad trip. Et pourtant je vois ça.Ca, c’est une famille absolument normale. Le papa s’appelle John-John et la mère s’appelle Becky. Ils se sont rencontrés en 1992 sur une croisière dans le Pacifique, et dès le premier coup d’œil ils ont su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. John-John était aventurier, il chassait des trésors, mais pour Becky il a accepté de se ranger et il est devenu astrophysicien à mi-temps (l’autre moitié du temps, il est maître-nageur bénévole à Lampedusa et il passe ses nuits à cuisiner du riz arborio pour envoyer du risotto aux courgettes à la Somalie). Ils se sont installés à Meudon où ils ont acheté une maison avec la dot de Becky. Ils ont eu leurs deux enfants du premier coup et coup sur coup, car Becky était très fertile. Ils ont appelé l’aîné Bernard et la cadette Emmy. Emmy parlait 3 langues à l’âge de 4 ans et aime par-dessus tout Bach et le mouvement dada, tandis que Bernard ne s’intéresse qu’au foot et aux équations du 3ème degré.Mais Becky s’ennuie dans cette vie trop parfaite. John-John l’aime-t-elle toujours autant depuis qu’elle a pris 544 grammes avec ses deux grossesses ? Peut-être réalise-t-elle aussi que sa lessive ne respecte pas les couleurs, et que les vêtements de sa famille ont tendance à devenir ternes au fil des lavages. Ca la rend triste.Heureusement pour son anniversaire, John-John décide de la surprendre : il lui achète Grup, une lessive en bulles pour un linge aux couleurs éclatantes. Betty est heureuse : ça y est c’est sûr, John-John est toujours fou d’elle. Pour fêter ça, toute la famille se retrouve au milieu de son jardin (John-John a ramené cette variété de gazon vert fluo de Patagonie) en se tenant la main pour regarder Bernard renvoyer leur ballon de foot aux voisins.L’important vous comprenez, c’est qu’on puisse s’identifier.

Le 30 juillet 2015 à 09:17

Poule de luxe

Pubologie pour tous

Dans chaque foyer, il y a un RDA. Rien à voir avec la République Démocratique Allemande, même si dans certaines familles l’ambiance n’est pas franchement plus folichonne et qu’on aurait bien besoin d’un mur pour ne pas se taper sur la gueule. Non, de nos jours, ironie de l’Histoire, le RDA, c’est le Responsable Des Achats. Celui qui fait les courses quoi. En d’autres termes, la ménagère de moins de 50 ans. En d’autres termes Bobonne. Donc, se dit le publicitaire, il faut parler à Bobonne : celle qui repasse en regardant Plus Belle La Vie, un fichu imbibé d’huile de friture sur ses cheveux bicolores (sa dernière coloration date de 6 mois et elle n’a pas eu le temps de refaire les racines). Bobonne est un peu concon, alors Bobonne, quand elle fait les courses, elle choisit du poulet pas cher. Qu’est-ce qu’elle est terre-à-terre, Bobonne, c’est terrible ça, pas une once de folie consommatrice dans les habitudes d’achat de Bobonne. Sous prétexte que c’est difficile de vivre à 5 sur le SMIC de Monsieur, non mais on en entend de belles. Bref, il faut vendre du poulet cher à Bobonne qui achète des marques distributeur et porte ses culottes 3 jours pour économiser l’eau et la lessive. Comment faire ? C’est simple : il faut la faire rêver, Bobonne. L’emmener loin, lui permettre de s’évader de sa triste vie. Lui parler de choses qui la concernent en tant que femme. C’est donc tout naturellement qu’on en arrive à lui parler de sac à main. On lui dit, Bobonne, vas-y, fais-toi plaisir, pour une fois, tu peux : offre-toi un poulet Schmilbluc. C’est un peu plus cher (si peu) mais tu le mérites. Je dirais même, tu le vaux bien.

Le 24 septembre 2012 à 09:11
Le 12 octobre 2010 à 10:00

Manuel de communication à l'usage des méchants

Leçon 2 : le déni

La règle est simple, ne jamais avouer. Là où ça se complique un peu, c’est qu’il ne faut pas se laisser enfermer dans ses propres mensonges. L’astuce à garder en tête, c’est qu’il ne faut nier que l’essentiel, et pinailler sur les détails.   Exemple numéro 1 « Vous avez été flashé à 210 km/h. Reconnaissez vous les faits ? – Désolé monsieur l’agent, mais je ne pense pas avoir roulé si vite. Je ne peux pas reconnaître une telle infraction. – C’est pourtant écrit là sur le radar Et en effet, un 210 clignote en gros chiffres rouges sur un écran qu’on vous pointe sous le nez. – Peut-être qu’il ne marche pas bien. »   Exemple numéro 2 « Tu avais bien des boulettes de shit dans tes poches, non ? – Non. Je vous ai dit. C’était pas mon pantalon, j’ai dû me tromper en m’habillant. Y a plein de copains à mon frère qui sont venus dormir à la maison hier soir. »   Exemple numéro 3 « Vous continuez à prétendre que vous ignorez tout des virements qui ont été effectués ces derniers mois sur votre compte en banque ? – C’est ma femme qui gère les comptes à la maison, monsieur le juge. »   Les exemples pourraient être multipliés à l’infini :« Je n’ai pas connaissance d’un tel fichier. »« Nous n’avons jamais autorisé ce trader à investir autant d’argent sur des marchés à risques. »« Je parlais des Auvergnats… »

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