Thomas Vinau
Publié le 16/12/2010

J'ai vu de la lumière alors je suis sorti.



Né en 1978. Habite dans le sud avec sa petite famille. S'intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Se prend parfois pour le fils de Bob Marley et de Luke la main froide. S'assoit sur le canapé. Se reprend. Décapsule. Ecrit des textes courts et des livres petits.
etc-iste.blogspot.com 

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Le 13 août 2015 à 09:10

Et Dieu, dans tout ça ?

Pubologie pour tous

Dans la pub, rien n’est laissé au hasard. Il y a par exemple des gens payés pour choisir, au milieu de 50 petits rochers en chocolat, quel petit rocher en chocolat est l’archétype des petits rochers en chocolat, et saura à lui seul être le petit rocher en chocolat porte-parole de tous les petits rochers en chocolat. Ces mêmes gens passent des heures entières à tourner le petit rocher en chocolat dans tous les sens pour trouver quelle répartition des noisettes dans le rocher en chocolat sera l’archétype de la répartition de noisettes, le porte parole de toutes les répartitions de noisettes de tous les petits rochers en chocolat. Je ne vous la fais pas avec la table laquée noire, vous aurez compris. Alors pour ce qui est du texte, vous l’imaginez, on pèse, on soupèse, on trapèse, on djainifeurlopèse chaque mot, chaque virgule. Pour atteindre au final un haut degré de précision. C’est comme pour les tirs chirurgicaux dans les guerres propres. Sauf que là, il n’y a pas de civils qui meurent par centaines, mais sinon c’est pareil. Pour arriver à cette merveille. Merveille qu’on peut paraphraser ainsi : oh là là, dans ce monde réac et bien-pensant, on ne peut même plus montrer une femme à poil sans se faire enquiquiner (ce qui, premièrement, n’a rien à voir et ensuite, est faux et sera prouvé prochainement dans un billet féministo-énervé de base, je cherche juste l’image de fesses qui sera l’archétype de toutes les images de fesses), heureusement nous on a un truc super sensuel à vous proposer et c’est sans danger pour la morâle des foules. Ouf. Notez ensuite le « Dieu merci ». Dieu, merci. Merci Notre Père qui êtes au cieux, oui, lui. Merci Dieu quoi ? Merci Dieu de nous permettre, à nous les gens qui font des petits rochers en chocolat, d’abreuver les masses de super pubs trop brillantes où on a trouvé une super idée pour vendre un produit, idée qui consiste à montrer le produit, oui on sait c’est révolutionnaire, merci Dieu, c’est un peu grâce à vous, bisous. Car vous aurez appris quelque chose aujourd’hui : Dieu existe, et il est avec nous, les publicitaires. Ce qui explique tout. Sauf cette affiche.

Le 21 avril 2012 à 08:54

Spleenons

Quand elle me prend dans ses bras, qu'elle me parle tout bas, je vois la vie en gris, ma fidèle compagne, ma déprime. Un jour on se réveille et tout est triste : c'est la dépression, on est nervous breakdown. On fait bouillir le café du bout du nez, tout est foutu, vanité des vanités, cette corde est trop courte, ce lustre trop fragile, ce troisième étage crie tétraplégie, tout est contre nous. Qui plus est, en toute lucidité, on le sait, c'est médicalement presque prouvé, la dépression est un virus de l'âme qu'il ne faut pas cracher aux visage des autres. J'irais plus loin, c'est une gastro de l'esprit. Un rien nous fait chier. Cachez ces couleuvres que je ne saurais avaler, vous me faites tous vomir ! Que fait Dieu, grand architecte à la retraite (ne parlons pas de ses annuités), je vous prie ? Lui seul le sait. Un jour que j'avais cru comprendre qu'un de mes ennemis (trop nombreux malheureusement, et oui, je suis aussi paranoïaque) était mort, je me suis écrié : « Dieu existe ! » En fait, Dieu n'existe pas, et cet homme vit encore à l'heure où j'écris ces lignes. Enfin bon, Dieu existera sûrement un jour, après tout, nul n'est éternel. Le bonheur, quittant à pas feutrés le domaine des souvenirs, s'est glissé sournoisement au milieu d'autres hypothèses improbables qui hantent mon subconscient, il gît désormais entre l'amour et la justice. A cela, il n'est point de remède. Au jour de l'entretien Pôle emploi, je n'ose m'indigner auprès de ma conseillère de peur de la contaminer. Qui osera nier ma philanthropie ?

Le 19 décembre 2014 à 09:39
Le 10 février 2015 à 09:47
Le 15 décembre 2010 à 12:37

Mario Monicelli : un uomo grande grande

Se faire la belle par la fenêtre

Il se défendait d’être « le père de la comédie à l’italienne ». Tel était son surnom depuis 1958, année de sortie du génial « I Soliti Ignoti » (Le Pigeon). Menée par Peppe la panthère (Vittorio Gassman), boxeur raté mais beau parleur, une bande de cambrioleurs du dimanche projette de commettre un casse au Mont de Piété avant de percer le mauvais mur et de finir attablée dans une cuisine autour d’un plat de spaghettis aux pois chiches, à débattre des talents culinaires de la fiancée de Peppe. Pour Mario Monicelli, la comédie à l’italienne était née bien avant lui du temps de la Commedia dell’Arte, à travers les personnages de Polichinelle ou d’Arlequin, deux serviteurs qui luttent pour sortir de leur condition et se protéger de la misère ou des maîtres qui les maltraitent.  Pourtant, en 65 films et 60 ans de carrière, Monicelli a su mieux qu’un autre brosser les désirs, les désespoirs et les turpitudes des Italiens, donc des humains, en mêlant le comique et la farce à la mort et à la maladie. Réalisateur prolifique et maintes fois couronné – Lion d’or de Venise en 1959 pour « La Grande Guerra » (La Grande Guerre) – il n’a jamais cessé son combat politique, donnant des interviews jusqu’à la fin de sa vie pour brocarder les dérives de Berlusconi et la passivité de ses concitoyens. En 1977 il tourne « Un borghese piccolo piccolo » (Un bourgeois tout petit petit) dans lequel Alberto Sordi, magistral, campe Giovanni Vivaldi, un bourgeois obsédé par l’idée de venger la mort de son fils et qui en perd toute dignité, avant de sombrer dans une folie meurtrière. Le 29 novembre 2010, Mario Monicelli, âgé de 95 ans, s’est jeté par la fenêtre de sa chambre d’hôpital à Rome.  « Un uomo grande grande » (Un homme grand, très grand). Ça ferait un joli titre pour un dernier film.

Le 29 juillet 2014 à 08:02

Dieu se demande si activer la fonction « Désastres et épidémies » de son jeu vidéo était une bonne idée

Joueur invétéré, Dieu se demande s’il a fait le bon choix en activant la fonction « Désastres et épidémies » de son jeu vidéo, une simulation assez riche qui permet de jouer avec plusieurs civilisations en même temps. « Je pensais que c’était une bonne idée au début, quand je joue je n’aime pas quand c’est trop facile » explique la divinité qui a commencé à jouer d’abord en « difficulté moyenne ». Mais au fil du temps, le jeu lui a paru un peu répétitif, trop facile. « Je suis passé alors en mode Difficulté élevée  et c’est devenu intéressant niveau gestion, complexe » explique-t-il. Pour corser encore la chose, il décide alors d’activer la fonction « Désastres et épidémies ». Dieu se retrouve alors confronté à plusieurs catastrophes en même temps et à une difficulté de jeu de moins en moins gérable. « J’ai l’impression que mes civilisations ont perdu des XP de culture et de sagesse alors que j’avais atteint un bon niveau. C’est presque devenu injouable d’un coup » se lamente-t-il. « J’aurais peut-être dû lire le manuel de mon jeu avant de m’y mettre mais ça prend trop de temps ». Dieu se demande maintenant s’il doit continuer à jouer, reprendre une vieille sauvegarde ou simplement tout recommencer à zéro. « Honnêtement, ça m’ennuierait de tout recommencer. Je perdrais tous mes trophées et victoires ». Après une relecture rapide du manuel, Dieu tombe alors sur une phrase qui stipule qu’en mode difficile, lorsque les désastres sont activés, ils ne sont dès lors plus désactivables. « Mais c’est totalement nul, comment on peut programmer un jeu ainsi » s’emporte-t-il en jetant sa souris d’ordinateur sur le clavier, actionnant accidentellement le mode « Très Difficile ».

Le 11 juillet 2014 à 09:35

Les portes coulissantes

Pour circuler sur mon lieu de travail, je devais me munir d’un badge en plastique, afin d’ouvrir des portes en verre, fermées pour cause de sécurité. Le badge était grand comme une carte bancaire, on le glissait dans son portefeuille, et lorsqu’on rencontrait une porte automatique nous refusant le passage, nous devions sortir cette carte, effleurer un oeil magnétique, qui produisait un bref bip comme seuls les yeux magnétiques en sont capables. Alors coulissaient les deux pans de vitre avec une furtive élégance. Il nous semblait ainsi pénétrer un couloir de modernité, le coeur chauffé par un sentiment d’exquise appartenance, de studieuse protection.Je me demandai parfois ce que Louis XVI aurait pensé de ces étranges serrures, les clefs devenues des rectangles mous, débloquant le verrou par la force des ondes, ces portes si transparentes, et lavées avec tant de diligence chaque jour qu’il avait fallu faire machine arrière et apposer de grands cercles rouges au niveau du nez, afin d’éviter les collisions accidentelles dans la solitude des corridors. Le temps a fait cependant son oeuvre, en consacrant un peu de lui même à ruiner la jeunesse des portes automatiques, et l’enthousiasme logistique à les entretenir. Il a dû y avoir un rongeur ou un chat trouvant la mort dans les longs conduits peuplant les murs, et les ouvertures avaient dû être bloquées pour aérer les aérations. Ou bien, il s’est sans doute agi de portes simplement en panne, du fait de la vie brève de toutes choses complexes, laissées, en attente d’un formulaire de réparation ou d’un budget, ouvertes plutôt que fermées, décision prise en comité de direction ayant constaté pendant quelques temps un chômage technique chez les employés du fait de l’issue bloquée. Ainsi, ces portes, jadis à la pointe du progrès en matière de fermeture, sont peu à peu restées tristement béantes comme les années qui passent. On a donc pu circuler dans les bureaux comme dans un musée du moulin, malgré la résistance opiniâtre de quelques portails vigoureux. Jouxtant ces bijoux technologiques et transparents, des ouvertures sont demeurées permanentes, la vie a continué ainsi dans notre bâtiment à la sécurité borgne ; les gens, les employés, les coursiers, les consultants bien habillés et les stagiaires chevelus se sont accommodés de ce manque d’entraves, et les badges ont décliné dans leur règne ondulatoire.La seule porte semblant tenir bon fut celle qui conduisait à mon bureau. Elle se dressait devant moi, cerbère cristallin, cyclope à l’oeil adhésif, me barrant le passage, tandis qu’un habile détour m’aurait rendu à mon poste sans dégainer le moindre sésame en plastique. Une relation ambiguë s’est installée avec cette porte automatique, petit vestige de modernité dans ce labyrinthe de bureaux. A mon arrivée dans ces locaux, pourtant, quelques années auparavant,  j’avais trouvé ces portes automatiques assez exaltantes, voire romanesques. J’avais eu l’impression pour tout dire, ainsi empêché dans mes moindres démarches, d’être quelque peu important, puisque un dispositif me barrait l’accès pour d’obscures raisons de confidentialité, contrairement à la Gare Saint-Lazare par exemple. Je pouvais débloquer cette situation à l’aide d’un pass magnétique dont j’étais l’un des rares propriétaires dans le monde entier, travaillant en effet à cet endroit, contrairement au reste de l'humanité, travaillant ailleurs, ou pas du tout du fait de la Crise. Cela me faisait un point commun avec ces agents du FBI écumants soucieux des souterrains secrets, ou bien avec l’équipage de l’Enterprise dans Star Trek, toutes ces fictions américaines où les actions intrépides sont martialement ponctuées par des sas qui s’ouvrent en cadence, ou parfois, suprême opprobre pour les méchants : qui restent obstinément fermés.L’oubli de mon badge provoquait chez moi un délicieux embarras. Victime des règles strictes d’un jeu insensé, j’acceptais de perdre parfois pour que mes triomphes habituels n’en soient que plus forts. Je dérangeai, gêné, le gardien, et celui-ci m’ouvrait d’un air las, car il m’avait reconnu et mon appartenance à ces lieux verrouillés allait au-delà du seul principe de badge, j’étais inclus dans ce travail comme dans un système mû par une horlogerie morale infaillible. Parfois il n’y avait personne pour m’ouvrir. J’attendais alors de façon bien morne, minotaure maussade parmi les colonnes de ramettes et les ossements de photocopieuses, quelques minutes, à contempler un poster triste de motivation.  Un jour pourtant, comment est-ce venu, la porte automatique a commencé à me fatiguer. Je ne sais pas comment ce phénomène se produit en général, il semble que nos illusions soient comme un parterre de pigeons, il suffit d’un mouvement brusque, d’un passant distrait ou d’un enfant taquin, pour qu’elles s’envolent, prises de peur panique, et partent peupler un parterre étranger plus accueillant. Un jour je me suis présenté devant la porte automatique et l’envie n’y était plus. J’ai pensé aux autres entrées possibles, les entrées faciles, pour les emprunter normalement sans subir ce rite du badge à passer, ce petit bip arrogant de petites-portes comme il y a des petits-chefs. Je me suis senti étranger à cet univers réglementé par de longs objets plats. J’ai pensé qu’on ne travaillait tout de même pas dans une centrale nucléaire, et que le souci de certaines personnes hantant ces lieux était plutôt de les quitter rapidement plutôt que d’y entrer à tout prix.Mes badgeages multiples sont devenus ironiques, au fil du temps. Cela n’était pas perceptible par tous, mais la principale intéressée, la porte, subissait bien tout le dédain dont j’étais capable quand je présentais mon sésame. J’ai commencé à utiliser mon portefeuille entier devant l’oeil magnétique, pour voir s’il était capable de renifler ses informations requises. Puis, décidant de ne plus sortir le portefeuille de ma poche de blouson pour circuler, j’ai frotté l’obstacle de mon torse, ou parfois, lorsque le portefeuille demeurait à l’arrière de mon pantalon, de mes fesses, m’infligeant par cette contorsion une étrange danse nuptiale avec une porte coulissante. J’imaginais par ailleurs, parallèlement à la désillusion me rongeant, dans les coulisses de toutes ces fictions américaines la terrible lassitude se propager dans les souterrains du FBI, ou les allées étroites du vaisseau spatial “L’Enterprise”, devant ces insupportables portes automatiques méprisant la propension si naturelle de l’Homme à circuler. Je sentais le découragement s’installer, les hommes examinant leurs cartes multiples au format uniforme, sources de déconvenues au coeur de notre cosmologie administrative, faite de découverts, d’autorisations, de points, de notre moi compilé ; je voyais les meurtres en série refleurir, et tous les extraterrestres, les vilains, toutes ces créatures agiles, souples, libres et joyeuses triompher des tristes sas de nos existences. Cela m’a fait frémir, et j’ai pensé à Louis XVI maniant ses petites serrures inoffensives dénuées de toute porte, et j’ai trouvé soudain sa décapitation au moyen d’un objet mécanique coulissant, le même type de système me décapitant un peu tous les jours, quelque peu ironique.

Le 20 mai 2014 à 08:29

Dieu confirme que les meilleurs continueront de partir les premiers

Lors de son traditionnel point presse du jeudi, Dieu est resté intraitable sur la question de la mort et a confirmé que les meilleurs continueront à partir les premiers, et qu’aucune résurrection n’aura lieu cette année. Interrogé sur la question, Dieu explique que sa marge de manœuvre reste infime. « Le contrat est clair nous rappelons à nous vos meilleurs éléments depuis la nuit des temps » a-t-il rappelé avant d’ajouter « Je ne vois pas pourquoi tout serait remis en cause en 2014 ». Le grand créateur confirme avoir validé ce matin même une nouvelle liste de personnes spécialement choisies pour leurs grandes qualités morales, ou leur coté boute-en-train, qui seront amenées à décéder très prochainement. Dieu répond ainsi aux attaques dont il se dit victime depuis le début de l’année de la part de plusieurs associations qui veulent avoir leur mot à dire. « Cette règle est absurde, tellement de personnes sur Terre méritaient mille fois plus de mourir » affirme un opposant à Dieu qui vient de perdre son meilleur ami. Pourquoi pas vous ? Dieu contre attaque en affirmant « avoir fait des efforts » pour laisser certains bons éléments à disposition des vivants. « J’ai tout fait pour que vous puissiez profiter de Nelson Mandela le plus longtemps possible. Et pour ça, même pas un merci » lance-t-il en lançant des éclairs de colère du regard. Il termine en lançant un avertissement. « Au lieu de pleurnicher sur ceux qui partent, demandez-vous plutôt pourquoi vous êtes encore là » a-t-il ajouté avant de claquer la porte de la salle de presse.   Le Gorafi

Le 13 décembre 2014 à 08:26

Dieu : « J'aimerais tellement que les gens comprennent que je n'existe pas »

On croyait Ses voies impénétrables mais Il a pourtant choisi de se mettre en travers de notre chemin. Dans le journal La Croix daté d’aujourd’hui, le Seigneur a décidé de prendre la parole à l’occasion d’une interview où Il s’exprime sans détour. Le souverain céleste regrette notamment que les êtres humains ne soient pas davantage lucides sur le monde dans lequel ils vivent. Il condamne entre autres tous ceux qui affirment qu’Il existerait bel et bien et serait tout puissant. « Un dogme stupide et dangereux » Dans cette fameuse interview publiée ce matin, Dieu emploie un langage plutôt rude à l’égard de tous les croyants, au risque de choquer ses plus fidèles fidèles : « Franchement je sais pas d’où ils sortent tout ça. Le truc sur l’omniscience et l’omnipotence là… Et alors le couplet sur la bienveillance universelle, c’est sûr c’est beau et super optimiste mais ça manque profondément de réalisme. » Le Seigneur fictif invite ensuite tous ses fidèles à changer de comportement : « Je pense que les croyants actuels du monde entier devraient arrêter de s’accrocher à leurs histoires, sympathiques au demeurant, mais légèrement absurdes. » Dans cet entretien accordé au journal La Croix, le divin créateur décrit la surprise qu’Il ressent à voir des millions et des millions de personnes continuer à croire en lui depuis des milliers d’années : « Pourquoi les gens persévèrent-ils alors qu’ils n’ont aucune preuve attestant de mon existence ? Je trouve évidemment ça très honorable d’avoir la foi comme ça mais là ça me paraît un chouia excessif. » Une incompréhension qui s’accompagne d’un sentiment de tristesse en constatant les dégâts provoqués par ce qu’Il qualifie de « superstition de comptoir » : « La croyance en mon existence a engendré tellement d’atrocités. J’aimerais tellement que les gens comprennent que je n’existe pas. Je ne sais pas trop comment faire dans la mesure où ma marge d’action est quasi nulle. Pour l’instant je vais juste continuer à ne pas être. C’est le mieux que je puisse faire. » Le Vatican indigné Cette prise de parole de Dieu a très vite entraîné des réactions en chaîne sur les réseaux sociaux. « Courageux d’avouer ça publiquement ! », lance cet internaute sur Twitter. « WTF !!! Dieu qui s’exprime dans La Croix ? C’est sérieux ou quoi ? », lance, plus dubitative, cette autre utilisatrice. Mais la réaction la plus attendue était évidemment celle de Rome et de l’Eglise catholique. Et cette dernière ne s’est pas faite attendre puisque le porte-parole du Vatican s’est fendu d’un communiqué pour le moins virulent dans lequel l’Eglise condamne les propos du Saint-Seigneur : « Les paroles tenues par M. Dieu sont inadmissibles, même si elles restent divines. Il vient semer le trouble dans la foi de ses croyants.  Des croyants qui ont besoin spirituellement et psychologiquement de croire en Lui. Sans parler évidemment de toutes les conséquences économiques néfastes que ce genre de discours négationniste peut engendrer. »

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