Corinne Klomp
Publié le 15/12/2010

Mario Monicelli : un uomo grande grande


Se faire la belle par la fenêtre

Il se défendait d’être « le père de la comédie à l’italienne ». Tel était son surnom depuis 1958, année de sortie du génial « I Soliti Ignoti » (Le Pigeon). Menée par Peppe la panthère (Vittorio Gassman), boxeur raté mais beau parleur, une bande de cambrioleurs du dimanche projette de commettre un casse au Mont de Piété avant de percer le mauvais mur et de finir attablée dans une cuisine autour d’un plat de spaghettis aux pois chiches, à débattre des talents culinaires de la fiancée de Peppe. Pour Mario Monicelli, la comédie à l’italienne était née bien avant lui du temps de la Commedia dell’Arte, à travers les personnages de Polichinelle ou d’Arlequin, deux serviteurs qui luttent pour sortir de leur condition et se protéger de la misère ou des maîtres qui les maltraitent. 
Pourtant, en 65 films et 60 ans de carrière, Monicelli a su mieux qu’un autre brosser les désirs, les désespoirs et les turpitudes des Italiens, donc des humains, en mêlant le comique et la farce à la mort et à la maladie. Réalisateur prolifique et maintes fois couronné – Lion d’or de Venise en 1959 pour « La Grande Guerra » (La Grande Guerre) – il n’a jamais cessé son combat politique, donnant des interviews jusqu’à la fin de sa vie pour brocarder les dérives de Berlusconi et la passivité de ses concitoyens. En 1977 il tourne « Un borghese piccolo piccolo » (Un bourgeois tout petit petit) dans lequel Alberto Sordi, magistral, campe Giovanni Vivaldi, un bourgeois obsédé par l’idée de venger la mort de son fils et qui en perd toute dignité, avant de sombrer dans une folie meurtrière. Le 29 novembre 2010, Mario Monicelli, âgé de 95 ans, s’est jeté par la fenêtre de sa chambre d’hôpital à Rome.  « Un uomo grande grande » (Un homme grand, très grand). Ça ferait un joli titre pour un dernier film.

Corinne Klomp a sévi quelques années dans la presse économique, côté marketing. Personne n’est parfait, elle encore moins. Un jour elle a tout quitté pour se consacrer à l’écriture scénaristique puis théâtrale. Depuis, sa vie, la vraie, a commencé. Elle écrit et joue la comédie pour les autres, mais ne chante que pour son pommeau de douche, et sur rendez-vous. Son patronyme n’est pas un pseudonyme. Non, même pas.

> http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne-klomp

 

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Le 31 mars 2011 à 11:26

Sainte Rita, priez pour nous

Carte postale d'Italie

Rita Dalla Chiesa n'a pas vraiment le physique de son nom (Sainte-Rita est la patronne des désespérés et "la chiesa", en italien, c'est l'église). Car son physique est typiquement celui d'une présentatrice d'émission pour une chaîne berlusconienne. Il se trouve d'ailleurs que c'est son métier : elle anime le talk-show "Forum" tous les jours à l'heure du déjeuner sur Canale 5, média appartenant au Condottiere. Elle se dit ouvertement de droite mais jamais, évidemment, elle ne se prêterait au jeu propagandiste du président du Conseil. Pourtant, c'est elle qui a invité une habitante de L'Aquila, cité sinistrée, on s'en souvient, par un séisme il y a bientot deux ans. Sur le plateau de "Forum", Marina Villa a décrit son calvaire, ce terrible traumatisme qu'ont vécu comme elle les habitants de la ville, traumatisme heureusement apaisé par la rapide et efficace intervention de l'état, qui a relogé les sinistrés dans des logements neufs ou dans des hôtels à titre grâcieux. Deux ans après la catastrophe, la ville serait en voie de retrouver son visage radieux d'antans…Oui, mais voilà… Si Marina Villa habite bien dans les Abruzzes, c'est à une heure de route de L'Aquila. En admettant qu'elle ait effectivement ressenti les secousses, elle n'a pu voir "les radiateurs voler" qu'à la télé, et peut-être bien sur une chaîne berlusconienne, qui sait? La mère de famille, dévoilée, a présenté des excuses aux victimes du tremblement de terre, expliquant qu'elle s'était grisée sous les projecteurs, avouant qu'elle a récité un texte mais niant avoir reçu la rémunération de 300 euros que les médias l'accusent d'avoir touchée… Sainte-Rita, patronne des (faux) désespérés a juré, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Le 17 mai 2013 à 08:02

La Joconde : le Film

La sortie du film Gatsby le Magnifique et l'impression qu'il semble bien naturel à tout le monde de transformer un pur objet littéraire en œuvre cinématographique, nous a décidé, Bob et moi, à nous lancer dans l'adaptation au cinéma de tableaux célèbres. Début mai nous avons donné le coup d'envoi à notre premier projet : il s'intitule La Joconde et se propose de porter à l'écran et en 3D le célèbre tableau de Léonard de Vinci : La Joconde. Sans vouloir trop déflorer le casting (on comprend bien pourquoi) le rôle de Mona Lisa devrait être tenu par une femme, peut-être une Italienne (pas forcément Bellucci m'a dit Bob) – en tout cas pas par moi. Le pitch est assez universel : une femme se tient plein cadre devant l'objectif, et on voit derrière elle un paysage en relief. Attend-elle quelqu'un ou quelque chose? Est-elle contente ou pas vraiment, mais un peu quand même? On n'en saura rien. Le film durera trois heures, devrait reproduire le fameux sfumato du maître avec un écran de fumée de saucisses, et sans doute qu'on verra Léonard ou du moins son ombre passer à un moment dans le champ, en référence à Alfred Hitchcock. Après ce blockbuster nous avons déjà dans les cartons l'adaptation du Carré blanc sur fond blanc de Malevitch – avec, c’est encore officieux, DiCaprio dans le rôle du carré –, et Les Nymphéas de Monet avec Daniel Auteuil. Et que les amateurs de sculpture se rassurent, Bob met la dernière main à une adaptation de la Vénus de Milo, qui devrait se tourner cet été en Grèce, avec un casting encore ouvert... avis aux amateurs !

Le 6 décembre 2012 à 09:05

L'Internationale du poil à gratter

Les cracks méconnus du rire de résistance

En guise de prélude, rendons hommage à l'ex-premier violon du Café de la cloche de la rue Custine, Henri Massier, dit Henri Grégeois, un chansonnier d'actualité du Conservatoire de Montmartre qui devint peu à peu à la Belle Époque le cauchemar des huissiers de justice. Le bibliothécaire Michel Herbert nous explique pourquoi : « Un jour, notamment, pour mystifier un officier ministériel venu le saisir, il avait remplacé les meubles énumérés sur l'acte de saisie par des meubles de poupée. Ne pouvant instrumenter, le fâcheux n'avait même pas pu sauver la face en se retirant dignement car ses chaussures étaient collées au sol sur lequel Grégeois avait si insidieusement répandu de la glu. » Je recueille depuis un demi-siècle des coupures de presse et des témoignages épicés sur les guérilleros de la farce-attrape de la trempe d'Henri Grégeois. Voici un petit florilège des mauvais tours culottés joués dans les seventies (un bon cru !) à des incarnations remarquables du vieux monde rigoriste.   Contre le théâtre traditionnel Octobre 1971. Dans un théâtre montréalais où l'on joue En attendant Godot de Samuel Beckett, le rideau se baisse dix minutes après le début du spectacle lorsque Godot arrive réellement avec ses tartines et un litron de rouge. Mars 1972, Bruxelles. À l'affiche du Palais des Beaux-Arts, La Ville dont le prince est un enfant d'Henry de Montherlant, interprété par le Théâtre du Rideau. Sur scène, un curé confesse un lycéen dans une chambrette lorsque le futur écrivain rebelle Anatole Atlas frappe à la porte. « Entrez », répond idiotement l'ecclésiastique. Le jeune intrus s'exécute et s'écrie : « M'sieur ! M'sieur ! Le proviseur est à l'agonie. Il demande que vous veniez lui faire une dernière branlette. »   Contre le cinéma péteux Avril 1970, Londres. Le metteur en scène luxembourgeois André Turdulle invite dans une salle privée de 150 places de nombreuses personnalités à la première de son court métrage burlesque L'Arroseur arrosé 1970 qui doit être suivi d'une réception. À l'instant le plus attendu du film, lorsque l'arroseur est arrosé par son propre tuyau, Turdulle, qui a bien mijoté son coup, fait passer un authentique jet d'eau à travers un orifice percé dans l'écran et arrose perfidement la distinguée assemblée.   Contre l'État nixonien 1971, USA. Le secrétaire américain à la Défense, Melvin R. Laird, number one de l'espionnage, est à son tour espionné vingt-quatre heures sur vingt-quatre par de jeunes yippies attifés à la Dick Tracy. Il en perd bientôt le sommeil et l'appétit, avoue-t-il.   Contre le stalinisme Août 1969, Liège. Un tract du parti communiste belge ressemblant à s'y méprendre dans sa facture et dans son langage aux communiqués précédents de l'organisation politique est distribué au petit matin à la sortie des grandes usines de Seraing-la-rouge. Applaudissant l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie, qui vient d'avoir lieu, il invite les travailleurs à un meeting de soutien aux forces d'intervention russes devant le local du parti. Le soir-même, de violentes bagarres éclatent sur le quai de la Batte entre ouvriers indignés et militants communistes complètement dépassés. Malgré que ses volets soient clos, le quartier général du PC est mis à mal.   Contre le fisc Septembre 1969, Paris. En l'espace d'une semaine, deux polyvalents retrouvent leurs belles voitures là où ils les ont parquées, certes, mais… emballées en pièces détachées dans un gros paquet.   Contre le syndicalisme félon Octobre 1979, banlieue de Londres. Surprise vespérale pour M. Frank Mannering, délégué syndical. À peine a-t-il pénétré dans son living room qu'il se retrouve dans les WC. Affolé, il court dans la pièce voisine, un petit salon. Las, c'est encore dans un WC qu'il aboutit. Livide, il veut se retrancher dans la cuisine. Mais c'est toujours dans un WC qu'il débouche. À moitié anéanti, il court jusqu'à sa chambre, ou plutôt son ex-chambre car elle s'est transformée elle aussi en WC. M. Mannering cherche alors à appeler à l'aide mais en lieu et place du téléphone, il ne déniche qu'une chasse d'eau. Scotland Yard découvrira bientôt le pot aux roses. Pour sanctionner sa collusion avec le patronat, des dockers en colère ont profité du fait que la maison du délégué syndical était isolée pour la vider complètement en chargeant ses meubles dans des camions et pour agencer dans les pièces vides des cabinets désaffectés.   Contre les banques 1971, France. Les auteurs de la plaquette clandestine La Guérilla pour tous stencilée et brochée dans un secrétariat de faculté sur du papier chapardé m'ont assuré avoir expérimenté eux-mêmes chacune des suggestions friponnes de la brochure. À commencer par celle-ci : « Une récente affaire (cambriolage en douceur de la banque Rothschild) nous a rappelé que personne d'autre que son titulaire (même un flic) n'a le droit d'ouvrir un coffre en banque. Louez-en donc un sous un faux nom et mettez-y un reste de poisson. Laissez fermenter le tout. L'odeur qui s'en dégage petit à petit oblige normalement la banque à fermer ses portes. À la place du poisson, on peut mettre du fromage. »

Le 9 juillet 2010 à 12:44

En Avignon fais du pognon

Conseil Citoyen 7

Ton père, m’écris-tu, te laisse en héritage Avec un potager,  un très joli garage Aligné parmi d’autres au cœur d’une cité Et c’est dans cet endroit que tu vas habiter. Fermant par une porte de bois coulissante, Une autre porte arrière, et c’est ce qui t’enchante, Donne sur le jardin aligné lui aussi Avec ceux des voisins. De plus un établi Solide, tout en bois et de largeur notable Pourrais, racontes-tu, faire office de table. Tout cela est charmant, pourquoi pas après tout, Toi qui a tant de mal à joindre les deux bouts. Mais dans un post scriptum, ai-je là bien compris ? Ce garage n’est pas en banlieue de Paris, Mais en Avignon même, à deux pas des remparts ?Alors là, mon ami, c’est un nouveau départ. Sache qu’en Avignon, même un fond de soupente Rapporte du pognon plus qu’un remonte-pente. Tu tiens là ta revanche et mon esprit s’emballe. Avec jardin en fond, c’est Bussang, c’est royal ! Tu vas être patron, écoute je t’explique : Moi mon rôle sera Directeur Artistique. La cabane à outils fera le foyer bar, L’établi ; le plateau. C’est l’enfance de l’art ! Les compagnies que nous auront sélectionnées Camperont au jardin moyennant un loyer. Reste à trouver un nom de théâtre et ça coince. « Le Garage » ça fait discothèque en province. Il faut tirer un nom de l’histoire du lieu, Un nom qui rende hommage à l’esprit de ton vieux. D’ailleurs à ce propos, il a fini comment ? Suicidé ?! Asphyxié au gaz d’échappement …?! Le nom est tout trouvé : Théâtre Suce Idée. Ça tourne bien en bouche et fait subventionné..

Le 27 janvier 2012 à 09:09

Savoir-vivre

Mon ami G. L. n’a plus le goût à rien, à  commencer par le goût à vivre. Il cultive son indolence avec une rigueur féroce. Lorsqu’il lit, c’est pour mieux s’endormir sur la volumineuse Anatomie de la mélancolie de Richard Burton ou le Pseudodoxi epidemica de Thomas Browne qui lui sert alors d’oreiller revêche. Ses cauchemars sont ses seuls loisirs et le jeu du pendu son dernier centre d’intérêt. Jusqu’à ce triste jour, c’était avant hier, où la grande idée lui est venue. Puisqu’il a tout raté, il ne ratera pas sa sortie. Un sucide, mais quelque chose de grandiloquent, voilà ce qu’il va imaginer. Un acte désespéré dont on se souviendra longtemps. Aussi mon ami G. s’est décidé – un effort pour lui – à recenser les suicides possibles. Les barbituriques, c’est un peu trop chimique, les armes à feux, c’est bruyant ; quant à la noyade, il déteste l’eau froide. Bien sûr, il y a les suicides romantiques, mais c’est à son goût un peu trop… romantique. Après une courte réflexion, il décide de se rendre à la bibliothèque de son quartier, certain qu’il trouvera là une documentation des plus précieuses. –  Bonjour Madame, Je cherche des livres rares sur le suicide… – Au fond là-bas, il y a un rayon sciences humaines, puis ce sont les arts du cirque, ensuite c’est les rayons des livres sur la question. Une fois sur place, mon ami s’aperçoit que le rayon est vide. Pas un seul livre sur le sujet qui l’obsède ! Un peu interloqué, il retourne voir la bibliothécaire et lui fait part de son étonnement. La bibliothécaire le regarde, désabusée : – Oui, hélas, je sais cela, ce sont des lecteurs sans scrupules, ils ne rapportent jamais les livres ! Depuis mon ami ne fréquente plus les bibliothèques.

Le 28 juillet 2013 à 08:37

Jean-François

Je n’aimerais pas mourir pendant qu’il passe quelque chose d’intéressant à la télé. Comme par exemple un match de football entre deux équipes brillantes et qui serait de ce fait le match du siècle. Ou bien une réclame pour un produit qui s’apprête  à révolutionner la vie de tous les jours du consommateur lambda. Ou bien le discours de démission en direct d’un président de la République en place depuis plus de sept ans. Ou bien un film d’amour très émouvant qui, même si l’on sait très bien qu’à la fin l’héroïne meurt de la tuberculose, réussit toujours à faire pleurer et cela malgré les nombreuses rediffusions. Ou bien un documentaire animalier sur les chatons ou de manière plus générale un documentaire sur les bébés animaux qui sont les choses les plus mignonnes au monde après les hommes musclés qui portent torses-nus, des bébés dans leurs bras. Ou bien une télé-réalité dans laquelle une blonde aux seins refaits vomirait dans une piscine parce qu’elle serait saoule (la blonde aux seins refaits, pas la piscine) et qui ferait scandale aurès de la ménagère de plus de cinquante ans. Ou bien une télénovela mexicaine bien nunuche et bourrée de clichés. Ou bien un bulletin météorologique annonçant l’arrivée d’une tempête tropicale en Europe centrale. Ou bien le premier film pornographique en trois dimensions. Ou bien alors le tirage d’un loto des plus intéressants présenté par une nouvelle animatrice intimidée qui buterait sur les mots « et tout de suite le numéro complémentaire est le… » et s’excuserait d’un petit sourire des plus charmants. Ou bien encore une émission culinaire explicitant de manière très claire l’art des pieds et paquets ce qui contribuerait à la réhabilitation des pieds et paquets dans la gastronomie contemporaine française… En fait, je n’aimerais pas que ma mort soit associée à un évènement banal plus important que ma mort elle-même. Je veux juste qu’on se souvienne un peu de moi et qu’on se dise : « Jean-François ? Barf, il était rudement sympa quand même comme type ». Juste ça.                                                                                                                Jean-François, pupille de la natation.

Le 29 décembre 2011 à 09:04
Le 12 avril 2012 à 09:31

Tout juste bon à ramener au Perreux !

  Dans l'argot des coulisses, ramener au Perreux, c'est renvoyer un décor qui, selon le metteur en scène, ne convient pas, ne joue pas.   C'est le renvoyer là où il a été construit : dans les ateliers de décors, situés généralement à l'Est de Paris, la banlieue la moins chère au regard du délire immobilier de la capitale et des quartiers résidentiels. L'Est, c'est Pantin, Aubervilliers, Le Perreux... L'Ouest, c'est Neuilly, Sceaux, Saint-Germain-en-Laye...   Dans le langage courant, être complètement à l'Ouest, c'est être décalé, à côté de ses pompes, à côté de la plaque.   Car, « le bon côté » n'est-il pas là où l'on est ? Comme l'expression vient du milieu du spectacle, et que les machinistes, les techniciens ont élu domicile plutôt vers l'Est, être de l'autre côté, c'est se retrouver du « mauvais côté ».   Dans le milieu du cinéma, s'entendre dire : - T'es à l'Ouest ! doit se comprendre comme : - Tu gênes sur le plateau ! Les studios de cinéma ne se trouvent-ils pas à Joinville !   Bien sûr, on peut penser à l'Ouest américain, aux westerns, à la conquête de l'Ouest. Mais, il est une expression, to go west, qui veut dire : être bousillé par la came. A rapprocher de passer l'arme à gauche. La gauche étant, depuis longtemps, considérée comme le mauvais côté, la sinistra italienne.   Balzac évoque l'un de ses contemporains ayant « le nez à l'Ouest ». Comme Alexandre, César, Louis XIV, Newton, Voltaire, Frédéric II, Byron, tous des hommes célèbres tenant leur tête légèrement penchée vers la gauche. Disgracieux !   De son côté, le soleil se couche à l'Ouest et se lève à l'Est. N'est-il pas plus valorisant d'être debout que couché et préférable de se lever tôt que de se coucher tard ?   Un décor bon à ramener au Perreux, son lieu de fabrication, une fois sur scène, a l'air gauche, l'air de ne pas être à sa place.

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