Non, je n'ai pas pris la grosse tête
lorsque
j'ai été élue l'heureuse gagnante d'un
concours sur l'orgueil. Je suis restée la même après
avoir vu mon nom et mon texte publiés tout près de la
rubrique de Michel Onfray. Le grand soir venu, j'ai revêtu
simplement ma plus belle robe , chaussée de mes pantoufles de
vair, telle une nominée aux oscars, pour me rendre au
Rond-Point. Je n'ai pas très bien compris pourquoi le tapis
rouge n'avait pas été déroulé devant moi
lorsque je suis arrivée devant le théâtre -
sûrement un contretemps de dernière minute - ni
pourquoi, les spectateurs et les comédiens ne m'avaient pas
applaudi lorsque je suise entrée dans la salle pour aller voir
la joyeuse pièce délirante de Marion Aubert. Il
faudrait que j'en parle avec Virginie T. l'autre gagnante du concours
sur la flatterie pour savoir comment elle a vécu cette
notoriété soudaine. Peut être que Vents
contraires devrait créer une cellule psychologique pour aider
les gagnants de ses concours à franchir ce cap du fameux
« quart d'heure de célébrité »
!
Vous verrez qu'on ne publiera pas non
plus ma mini-chronique ; il faudrait avouer que cela serait assez
cocasse !