
Daniel Johnston a la voix d’une petite mécanique rayée.
Daniel Johnston a peur du diable.
Daniel Johnston chante qu’un jour tu finiras par trouver l’amour.
Il dessine des bonhommes sans tête et des oiseaux qui ne s’envolent jamais.
Il est né en 1961. Joue du piano dans sa chambre. Regarde les Simpson. Lit des comics.
Il commence à se faire connaître dans les années 80 avec des petits albums lo-fi sur k7.
Il partage sa vie entre la musique, les hamburgers de sa maman, les dessins et les hôpitaux psychiatriques.
Un jour Kurt Cobain dit Daniel Johnston est le meilleur songwritter américain.
Un jour Tom Waits dit la même chose. Puis Sparklehorse. Puis tous les autres.
Quand il sourit on dirait qu’il va pleurer. Ou alors c’est l’inverse.
Il chante, avec la voix douce d’un lapin dont on a enlevé la peau.
Il chante des ballades qu’un Beatles chanterait s’il se retrouvait coincé au fond d’une crevasse glacée.
Daniel Johnston est devenu un gros bonhomme qui a les cheveux sales et une clope au bec.
Il chante encore et ça fait encore pleurer.