Laure Albernhe
Publié le 21/12/2010

Bulletin météo


21 décembre, début de l'hiver

Entre les corbeaux japonais de Jeanne Lacland, les canons à neige de Fred Pellerin, la France engourdie de Vincent Lecoq, les quais de Seine (enneigés) de Jean-Michel Helvig, et les immeubles de la nouvelle venue sur la piste d'envol Clio Verrin, le blizzard souffle sur ventscontraires.net. Nous n'avons pas rêvé, l'hiver est là et, pire encore, après la neige, c'est Noël qui s'annonce (Fanch Ravenelle nous suggère de le laisser en paix). La saison s'annonce rude.
Laure Albernhe parle dans un micro, c’est son métier. Elle fait ça très tôt le matin et sur une radio qui s’appelle TSFJazz. Parce que le jazz, elle aime ça. Elle aime aussi beaucoup les mots, alors il lui arrive d’écrire, ce qu’elle a fait comme journaliste pour le quotidien économique La Tribune puis, bien des années plus tard, pour le Magazine Jazzman.
 

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Le 29 juin 2010 à 12:15

Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques)

Une bande dessinée sur le pouvoir qui arrive à nous faire rire!

Drôle d'idée de faire une BD sur un homme politique, un album qui ne soit ni une chronique, ni une critique, ni une satire. C'est pourtant celle qu'ont eue Christophe Blain et Abel Lanzac. il faut dire que si le premier, dessinateur primé au prestigieux festival d'Angoulême, a plutôt l'habitude des récits d'aventure (à sa manière très particulière), le second a fréquenté de très près les cabinets ministériels, et en l'occurrence, surtout celui de Dominique de Villepin, lorsque ce dernier était ministre des Affaires Etrangères. Un poste particulièrement exposé que celui de ministre de la diplomatie où il faut avoir du doigté encore davantage que dans tout autre ministère. Or le personnage de Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques) n'en a guère, du moins avec ses collaborateurs qu'il presse comme des citrons, alternant ordres et contre-ordres, soufflant le chaud et le froid, et arrivant chaque matin avec une nouvelle phrase de son livre de chevet, écrit il y a quinze siècles par le philosophe grec Héraclite. Allez donc caser ça dans un discours sur la politique étrangère! Les hommes de l'ombre n'en peuvent plus et lui, il va toujours plus vite. Une suractivité fort habilement suggérée par le dessin et la mise en scène de Christophe Blain, qui n'hésite pas, parfois, à le transformer en Darkvador (de la Guerre des Etoiles)! On croit lire une BD sur les coulisses de la politique, il s'agit plutôt d'une aventure humaine, qui n'a rien de drôle et arrive pourtant, par un sens certain du burlesque, à nous faire rire. Vrai. Essayez donc.Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques), de Christophe Blain et Abel Lanzac (Ed. Dargaud)

Le 3 août 2011 à 12:23

« Je serai la présidente des solutions »

Ségolène Royal, Europe 1, mardi 2 août 2011.

La ci-devante candidate présidentielle n’est peut-être pas une idéologue, mais comme tautologue elle assure. A la tête d’un pays mieux vaut  en effet lui apporter des solutions que se noyer dans ses problèmes. Dès à présent, elle ne se repose pas Ségolène Royal et laisse les vacances à ses rivaux de la primaire socialiste. C’est qu’elle ne manque pas d’idées, mais qui ont souvent l’inconvénient de pécher dans le suivi. Alors aidons-la à former le gouvernement d’une présidente des « Solutions ». Quitte à chambouler les étiquettes. A Matignon, un Premier ministre des « Exécutions » s’imposerait, poste où un bourreau de travail est requis, ça va sans dire. Au Budget un simple secrétaire d’Etat aux « Equations » suffirait ( Bac S exigé), alors qu’à l’Economie le portefeuille des « Hypothèses » est justifié tant les indices sont précaires, les cours instables et les échanges irréguliers. A l’Intérieur un ministre des « Elucidations » nous changerait de prédécesseurs en charge des horions, privations et autres stigmatisations. Aux Affaires étrangères, pleine compétence pour les « Complications » sachant que l’Occident n’est pas moins compliqué que l’Orient et que l’Europe est un sac de nœuds. Pourquoi du coup ne pas nommer à ce poste un ex-belge : en l’occurrence un Wallon « rattaché » à la France ? Il est probable que lorsque Ségolène sera présidente,  les Flamands auront bien fini pas déployer les ailes de leur indépendance. Et c’est ainsi que la France serait (encore plus) grande !

Le 22 février 2011 à 10:51

Céline, le soufre passe les frontières

Carte postale d'Espagne

Dans le prestigieux et copieux quotidien El Paìs du dimanche 20 février, Céline est à l'honneur. Oui, le même que le ministre de la Culture a refusé d'inclure aux commémorations de 2011. Deux pages sont consacrées à cette question : "Que faire des génies infâmes?" (il faut prendre cet adjectif à la lettre, "infâme" signifiant originellement "de mauvaise réputation"). Car la polémique soulevée par la volte-face de l'institution française a traversé les Pyrénées et c'est donc encore une fois que l'on se pose la question de savoir s'il faut distinguer l'homme de l'œuvre et, plus précisément ici, Céline de Louis-Ferdinand Destouches. L'article, fort bien construit et documenté, rappelle en quoi l'auteur de Bagatelles pour un massacre est "infâme", extraits franchement antisémites à l'appui. Et après tout, ça ne fait pas de mal de se rafraîchir la mémoire, car Céline est à peu près lu comme Proust, voire "relu", tous les étés (si vous voyez ce que je veux dire)…Sont ensuite cités notre international BHL ("Parce que la commémoration est faite pour ça, commencer à comprendre la monstrueuse relation qui peut exister entre le génie et l'infâmie, elle aurait été non seulement légitime, mais utile et nécessaire"), Esther Bendahan, écrivain et directrice de la culture à la Maison Sefarad-Israel de Madrid qui, sans la cautionner aurait vu dans cette commémoration une opportunité de réflexion, et le philosophe espagnol Reyes Mate, qui a reçu pour son livre La herencia del olvido (L'héritage de l'oubli) le Prix National de l'Essai en 2009 : "On célèbre les triomphes, on commémore les défaites (…). Le devoir de mémoire exige aujourd'hui (NDR : depuis l'Holocauste) d'y inclure un jugement moral." En 2011, la France rate donc cette occasion d'exercer son devoir de mémoire, en commémorant un auteur qui n'a pas fini, de toute façon, de faire parler de lui…Lire l'article en espagnol

Le 30 septembre 2012 à 08:45
Le 23 février 2011 à 12:43

L'illusion arctique de John Roos

Tant qu'il y aura du froid

Je ne sais pas comment. Je ne sais pas comment vivre avec ça. J’ai conscience d’avoir fait quelque chose d’important, mais que personne n’est capable de le voir. Même pas moi. Il m’a fallu des dizaines d’années pour comprendre, des dizaines d’années où l’on m’a écarté de l’exploration polaire.Je me suis trompé. C’est vrai.Je me suis gravement trompé. On me l’a dit. William Parry, puis mon neveu, James Ross. Ils me l’ont dit, et puis ils se sont tus et j’ai cartographié le Mont Croker. Je sais que c’est important, que tous les explorateurs se serviront de cette erreur, qu’ils l’utiliseront pour avancer, pour percer le Passage du Nord-Ouest à travers les glaces, par le nord du continent américain. C’était le 31 août 1818, au nord de la terre de Baffin. Des siècles plus tard, on saura qu’en Arctique, c’est déjà l’hiver, qu’il n’est pas possible d’aller plus loin. Il n’est plus possible de rejoindre la Chine par le Grand Nord.Je me suis laissé envahir par les personnalités de Parry et de mon neveu, je me suis laissé envahir par leur doute mais j’ai tenu bon, j’ai dessiné le Mont Croker sur la carte. J’aurai dû écouter Saccheus, mon traducteur groenlandais, j’aurais dû lui laisser plus de temps avec les inuit. Il était sans doute lui-même submergé par leurs découvertes en montant à bord de l’Isabella et l’Alexander, nos voiliers qu’ils pensaient vivants. Si nous avions eu plus de temps, si nous en avions été capables, capables d’écouter ce qu’il se passait vraiment.Cette première rencontre entre nous et les Eskimos polaires.Mais nous n’avons pas su voir, pas su écouter. Concentrés par la recherche du Passage, obsédés par la recherche du Passage. J’aurais alors appris à regarder les courants et la houle, à voir que le Mont Croker était un mirage, une illusion optique, un ice blink, une réflexion du soleil sur la glace. Certainement pas une falaise qui bloquait l’entrée du Passage du Nord-Ouest.

Le 9 novembre 2011 à 07:47

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Econotrucs #3

Si nos économies ont aujourd’hui le couteau sous la gorge et menacent de s’effondrer sous des monceaux de dettes, c’est parce que nous l’avons bien voulu : à l'heure où nous cherchons des solutions à la crise actuelle, il est bon de se rappeler que c’est presque toujours en tentant de résoudre la dernière crise que nous préparons les conditions de la prochaine. Cette finance « folle » que l’on dénonce aujourd’hui est le fruit de décisions politiques engagées par des gens rationnels qui pensaient œuvrer pour le bien public. C’est peut-être ça le plus effrayant.   A la fin des années soixante-dix, le modèle né au sortir de la seconde guerre mondiale était devenu inadapté : après deux chocs pétroliers, des crises monétaires à répétitions, les pays occidentaux connaissent des périodes d’hyper-inflation, une baisse de la croissance, une hausse du chômage : le système de Bretton Woods s’effondre. C’est la fin des trente glorieuses et des modèles d’inspiration keynesienne. Pour sortir de cette impasse, les administrations Reagan puis Thatcher décident de « libérer l’économie » autrement dit de la libéraliser : la finance va jouer un grand rôle. C’est la rémunération de l’épargne et des dépôts qui est libéralisée aux États-Unis. C’est le big bang financier de la place de Londres : les investisseurs étrangers se ruent sur la capitale anglaise, qui rattrape en quelques années sa rivale New-York. Les puissances pétrolières enrichies par les chocs pétroliers ont quantité de pétrodollars à placer, et les marchés financiers vont remplir ce rôle.   Ces choix ne sont pas seulement idéologiques : en France, les socialistes suivent rapidement le mouvement . Les entreprises qui peinaient à trouver des financements (même lorsqu’elles étaient privées, elles étaient très largement dépendantes des financements et des banques publiques) et les marchés financiers internationaux vont leur offrir de nouvelles capacités d’investissement, d’innovation et donc de croissance. Le Matif (marché à terme des instruments financiers) est, par exemple, créé à Paris en février 1986. La démographie amplifie le mouvement  : les futurs retraités confient leur épargne à des investisseurs de long terme, le capitalisme devient essentiellement actionnarial.   Dans les années 90, les produits dérivés se développent, de nouveaux marchés apparaissent, la finance s’internationalise. Les petites institutions financières privées se multiplient (Cf econotrucs #1). La sphère financière explose. Pour suivre ce mouvement et soutenir un système bancaire en difficulté, les États-Unis ont progressivement démantelé toutes les réglementations inventées au sortir de la crise de 1929, jusqu’à supprimer en 1999 le fameux Glass Steagall act qui séparait les différentes activités bancaires et qui n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. C’est cette finance qui permettait - entre autres - aux États-Unis de retrouver une croissance grâce aux investissements dans ce qu’on appelait la « nouvelle économie ». L’explosion de la bulle de l’internet était rapidement rangée au rang de « crise de jeunesse », et de nouvelles formes de financement apparaissaient avec l’explosion de la titrisation, opération quasi magique qui permettait à la fois à David Bowie de toucher de l’argent sur de futurs droits d’auteur, et à de modestes familles américaines de devenir propriétaires de leur logement.   L’endettement des pays occidentaux grimpait, mais des épargnants chinois étaient prêts à acheter cette dette. La moitié du monde semblait vouloir investir dans l’autre moitié, et on se mettait à parler d’un “Bretton Woods 2” , un nouvel équilibre mondial.   Cette explosion financière aurait du faire l’objet d’une surveillance accrue des marchés et des institutions financières. C’est exactement le contraire qui s’est produit. La finance était une industrie innovante, et on pouvait raisonnablement affirmer qu’à vouloir trop corseter une innovation, on risquait de la tuer dans l’œuf.   En réalité rien n’était bien nouveau dans toutes ces innovations financières, et contrairement à ce qu’on bien voulu nous faire croire nos dirigeants politiques obligés de jouer aujourd’hui les pompiers avec l’argent public, la crise ne nous a pas pris "par surprise" . Si personne n’avait prévu exactement son déroulement, ses enchaînements, et son ampleur, les signaux d’alertes étaient innombrables, les risques que cette finance hypertrophiée faisait courir à nos économies étaient largement connus, et avaient été expliqués par de nombreux économistes. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 20 mai 2013 à 09:33

Lenny Bruce

1925-1966

Né en 1925 à Long Island dans une famille juive, Lenny Bruce se débarrassa de sa jeunesse en devenant soldat en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À son retour du front, il fonda sa propre église et s’autodésigna pasteur ; il fit du porte-à-porte et récolta de l’argent pour une léproserie en Guyana. Le Jésus qu’il proposait n’était pas très convenable, alors la police l’arrêta.
   Son humour iconoclaste et son éloquence n’étant appréciés ni par l’Eglise ni par les tribunaux, il trouva asile dans les cabarets. Il continua ses prêches ; son ambition était de guérir les lèpres du racisme et de l’hypocrisie.
  La société ne le toléra pas longtemps ; elle n’avait pas encore compris qu’il est plus efficace d’encenser ou d’ignorer les irréductibles. Des policiers arrêtaient Lenny Bruce à la fin de ses représentations. On l’accusait de proférer des obscénités. Pour lui, la seule obscénité c’était le silence. Il s’attaquait à tous les pouvoirs et dévoilait la haine derrière la respectabilité. Il était juif, noir et indien à la fois. Cette guerre contre l’injustice et l’humiliation ne lui laissait aucun répit. Il n’avait pas l’intention de déposer les armes.
    Sa femme était strip-teaseuse. Lui exhibait son âme. Un abîme le séparait du public. Sur scène, il se trouvait en équilibre ; comme un funambule, il mettait sa vie en jeu en marchant sur un fil. La drogue et l’alcool sont les seuls anges-gardiens sur qui l’on peut compter dans ces cas-là. Bob Dylan a écrit une chanson en hommage à Lenny Bruce où, par une phrase, il dit tout : « Il a combattu sur un champ de bataille où chaque victoire fait mal ».
  Selon un critique, un de ses rares admirateurs à l’époque, il ne parlait pas : il faisait du jazz. Il improvisait avec sa voix, ses émotions et ses idées. C’est en jouant qu’il se créait. Il découvrait parfois ses monologues au moment même où il les prononçait. Lenny Bruce était un artiste. Dans ses one-man-shows, l’humour se mêlait à la politique, la grâce poétique à la colère. Il se moquait du succès et de la reconnaissance. Les rires et les applaudissements ne l’ont jamais corrompu. Il ne cherchait pas à plaire à n’importe quel prix. Il méprisait les compliments de ceux qui croyaient trouver dans ses spectacles de quoi conforter leur bonne conscience progressiste. Il n’hésitait pas à engueuler et à insulter son public. Une telle indépendance coûte cher : il perdit son métier, sa femme, sa maison.
  Aujourd’hui la censure n’est plus nécessaire. Les comiques font des sketchs sur le téléphone portable, leurs amours ou la cigarette. On jette Lenny Bruce en prison chaque jour où l’on ne reprend pas son flambeau. Il n’est pas une relique de la génération beatnik. Il fait partie de notre trousse de secours humaniste. Il est vivant si nous le voulons. Je voudrais que l’on se souvienne de lui comme d’un honnête homme. C’est beaucoup moins fascinant que son image de rebelle scandaleux. Non, il n’était pas scandaleux, ni vulgaire. C’était un héritier de La Fontaine et de Chamfort.
   Laissons-le terminer. À la fin d’un spectacle à New York, il s’adressa ainsi au public : « Je suis désolé si je n’ai pas été très drôle ce soir. Parfois je ne suis pas drôle. Je ne suis pas un comique. Je suis Lenny Bruce ».

Le 2 décembre 2010 à 07:40

"On est quand même dans un monde de schtroumpfs!"

Vincent Peillon, Radio J, dimanche 28 novembre 2010.

Bienvenue chez les Schtroumpfs !  Peillon n’a pas tort d’invoquer Peyo. L’agitation du village socialiste fait penser aux petits lutins bleus de l’illustre auteur de BD, avec leurs fantasques querelles et leur langue codée. Vincent Peillon, député socialiste européen, c’est un peu lui même le Schtroumpf à lunettes (qu’il ne porte pas, mais ça doit être une ruse !), celui qui ramène toujours sa science (de philosophe en l’espèce) et agace tout le monde tout le temps. Mais il ne croyait pas si bien dire. Son ironie, ce jour-là, visait ceux qui voulaient pousser Dominique Strauss-Kahn (le Grand Schtroumpf caché) à précipiter sa candidature aux primaires socialistes alors qu’il a bien plus important à faire à la tête du FMI, que de venir batailler ici avec François Hollande (Le Schtroumpf Farceur), Arnaud Monteboug (Le Schtroumpf Frimeur) ou Manuel Valls (Le Schtroumpf Joueur). Or le lendemain, stupeur et tremblements dans la forêt, c’est la Schtroumpfette Ségolène Royal qui annonçait sa propre candidature, frôlant même l’outrage à Grand Schtroumpf caché en lui promettant un poste de premier ministre si elle devenait Présidente. Certes elle a nuancé ensuite, mais la zizanie régnait à nouveau dans le monde des Schtroumpfs roses. Et tout ça pour un mot malheureux de Martine Aubry (La Schtroumpftaine ?) laissant croire que les primaires étaient pliées d’avance avec la complicité de la Schtroumpfette. Schtroumpf qui pourra !  

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