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Publié le 23/12/2010
 

Jean-Daniel Magnin


Rédacteur en chef

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Viktor Orbán plus rapide que "Poutluscozy"


Carte postale de Hongrie

Comment devenir Poutine en son pays quand aucun pétrole ne coule en Hongrie ?
Comment régner tel un Berlusconi radieux sur l'ensemble des médias nationaux, Internet compris ?
Légiférer dix fois plus vite que l'hyperprésident français ?
Lancer la plus grande chasse aux sorcières depuis la chute du Mur et caser ses lieutenants à tous les étages du système ?

Après son élection raz de marée en avril dernier, Viktor Orbán va si vite qu'il a laissé tout le monde sur le carreau : opposition, opinion publique, presse, chancelleries, Bruxelles... En huit petits mois seulement, le nouveau Premier ministre est en passe de devenir un autocrate exerçant un pouvoir absolu sur la Hongrie — en toute légalité.

Fort de son emprise sur le Parlement à Budapest (sa machine de guerre, le Fidesz, y tient deux tiers des sièges), il a pu modifier à répétition la Constitution, pomper dans le gisement des retraites privées, faire placarder son credo nationaliste dans tous les établissements publics du pays, distribuer des passeports aux minorités hongroises des pays voisins, savonner le pouvoir de la Haute cour de justice, nommer un champion d'escrime à la présidence de la République et, par exemple, un ancien Hell's Angel des "Motard Goy" à la tête de Radio Petöfi, la meilleure station musicale du pays.

Sur Radio Kossuth, le France Inter magyar, un journaliste a eu le courage de faire une minute de silence à l'antenne après avoir annoncé la création d'une Autorité nationale des médias et des communications (NMHH) contrôlée majoritairement par le Fidesz d'Orbán : tous les médias, publics comme privés, devront corriger des informations jugées erronées par la NMHH, sous peine de très lourdes amendes «pour manque d’objectivité politique». Depuis son acte héroïque, on n'entend plus guère le brave homme sur les ondes de Radio Kossuth, il doit être en train de songer à une reconversion radicale.

Maigres protestations : plusieurs journaux sont parus mardi dernier avec une première page vide – mais la manifestation qui a suivi n'a rassemblé que 1500 personnes. Les Hongrois sont fatigués de la politique, et Viktor en profite pour courir sur d'autres dossiers. Par exemple l'éviction du metteur en scène Robert Alföldi de la direction du Théâtre National, après qu'un parti d'extrême droite ouvertement anti-rom et anti-juif a réclamé sa tête parce qu'il était "une pédale, un pervers, un Juif indigne du théâtre national" (> pétition internationale de soutien).

Ah oui, encore une chose : la Hongrie prend la présidence tournante de l'UE au 1er janvier. Viktor sera au centre de la photo. Bonne et heureuse année en Europe !

 

«Je me casse. Fait chier»


Eric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, enregistrement de l'émission Capital sur M6, mercredi 15 juin 2011.
C’est à des petits détails comme çà qu’on mesure toute l’évolution d’un quinquennat. « Casse toi » lançait Nicolas Sarkoy à un importun le 23 février 2010, « je me casse » jette Eric Besson seize mois plus tard au journaliste qui l’interroge avec insistance  sur la sécurité nucléaire qui, en France, ne serait peut-être pas  comme un ciel sans nuage (de Tchernobyl).
De la présidence impérieuse au gouvernement déserteur, de l’injonction à l’objection, le bilan le voilà. Le ministre de l’Industrie y ajoute sa propre touche fécale (un désir pressant de Dame Pipi serait-elle la vraie raison de ce départ inopiné ?), mais le symptôme clignote : parti pour rester quand le président de la République se la jouait Rambo au salon de l’Agriculture, le pouvoir s’apprêterait à partir tout court dès lors qu’un ministre vire à l’ado boudeur. Pas si simple. Le Verbe façonne l’Histoire des années sarkozystes, mais dans tous les sens. 
Au commencement le président était Bling-Bling, sa présidence s’achève sur une note Areuh-Areuh, suite à la grossesse de Madame officiellement affichée à la face du G8. De la téléréalité à télétubbies, ce serait un changement de programme. Une sorte de recommencement qui peut faire craindre à d’aucuns qu’au lieu de se « casser » pour de bon, le régime en place envisage de prendre racine. Il fut un temp où le président était l’hôte de l’Elysée, désormais il y crêche.

Je ne comprends pas



"Merci", "S’il te plaît", "Pardon", ce sont des formules simples, faciles d’emploi, et qui rendent le monde plus agréable. Il y a d’autres formules, qu’on garde pour soi par timidité, ou par fierté mal placée. Parmi elles, il y en a une qui devrait être réhabilitée d’urgence, c’est le « je ne comprends pas ». 
En disant « je ne comprends pas », on résiste aux discours formatés des conseillers en communication, grands manipulateurs de l’information. Je ne comprends pas pourquoi un individu deviendrait moins dangereux une fois déchu de sa nationalité ; pourquoi les fournisseurs d’accès à l’Internet devraient être tenus pour responsables du filtrage du net en ce qui concerne les jeux en ligne, alors qu’ils ne l’ont jamais été en ce qui concernait les sites pédopornographiques.  
On résiste aussi aux campagnes publicitaires destinées à nous créer de nouveaux besoins. Je ne comprends pas pourquoi j’aurais besoin d’un écran plat, d’un téléphone 3G, d’une palette graphique…  
Et enfin, on résiste à la culpabilisation qui s’abat sur nous lorsqu’on essaie de sortir de la norme. Je ne comprends pas pourquoi je n’aurais pas le droit de vivre dans une grange ; pourquoi, sous prétexte que mon petit frère télécharge ses dessins animés préférés, on veut me couper mon accès Internet, alors que j’en ai besoin pour mes études. Bref, le jour où tout le monde dira « je ne comprends pas » d’une seule voix, on arrêtera peut-être de nous prendre pour des imbéciles.
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