Fleur Ho
Publié le 31/12/2010

Le jeune dieu endormi


Sit-in devant la Bourse 2

Il avait plu et neigé et plu et neigé pendant plus d'un mois. Chaque jour les trottoirs étaient nettoyés par les pas des passants, et lorsqu'ils sont redevenus secs je me suis levée et j'ai marché vers le quartier de la Bourse. Le jour venait de se lever, l'air était glacé, les arcades de la rue de Rivoli encore désertes. C'est là que j'ai vu le jeune dieu endormi sous les colonnades.
J'ai regardé sa beauté pendant de longues minutes. Puis j'ai glissé dans sa main une boulette de papier à cigarette sur laquelle j'avais écrit avec mon plus fin mascara : "Viens t'asseoir auprès de moi devant le Palais Brongniart. Je t'attends pour le sit-in mondial devant les Bourses. Tu seras mon prince. Et moi ta Fleur Ho"

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J'aurais été douce même si mes parents ne m'avaient pas appelée Fleur. Mais je suis coriace aussi, et si quelque chose me révolte, je ne peux pas m'empêcher de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Par exemple les chiffres. Je n'y connais rien, aux chiffres. Mais en ce moment ils prennent trop de place dans nos vies. Alors j'ai décidé de me battre contre la toute puissance des chiffres.
 

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Sous Les Toits 2

On s’est rencontré autour d’une boîte d’haricots verts, un soir après minuit. T’aurais pas un ouvre-boîte ? qu’elle m’a demandé comme ça. Je sortais des chiottes, et l’un dans l’autre, on a fini par déboucher une bouteille de vin, assis en tailleur sur ma moquette bleu mauve. On a discuté un peu de Bukowski, de John Fante, et puis elle a commencé à pester contre son loyer – le fameux 400 euros, 10 mètres carrés mansardés. J’ai gueulé aussi. Fumiers ! Salauds ! Et puis j’ai roulé sur le côté. Tu veux que je te suce ? Pas la peine, j’ai répondu. Ce vin dégueulasse, ce vasistas foireux – la chambre est si lumineuse, vous verrez, que du bonheur ! - toute cette merde me sapait le moral. Au réveil, elle m’a demandé si je voulais bien l’accompagner chez son proprio. Elle avait un plan. J’ai dit okay. On s’est pointée à 10 heures. J’avais une gueule de bois pas possible. Je me tenais un peu en arrière, au bord de la  gerbe. Le proprio a ouvert. Tronche de l’emploi. – Je veux que vous baissiez mon loyer, elle a attaqué, je me suis renseignée, votre chambre n’est pas dans les règles. – Pas dans les règles ? Tu veux payer combien ? – 300 euros, elle a répondu du tac au tac. – Marché conclu, il a dit. Je n’en croyais pas mes oreilles, putain ! Il m’a jaugé - je pesais pas lourd. Il a ajouté, à une condition, poulette, que tu viennes me la sucer tous les matins. Le vent s’est levé quelque part du côté de Stalingrad. Un sale vent froid, un truc à vous râper les os. Aucun doute, on était bien à Paris. Le gros lard s’est marré. Il s’est marré, et puis il nous a claqué la porte à la gueule. Elle portait un prénom allemand, prénom allemand que le temps a fini par emporter. Mais pas sa coupe de cheveux. Tout au carré. Noir de jais.

Le 17 octobre 2011 à 08:01

Occupons les îles Caïmans !

Econotrucs #1

Le mouvement  « occupons wall street » a choisi un lieu symbolique pour exprimer sa colère, mais les îles Caïmans ou les Bahamas auraient été des endroits tout aussi appropriés. En effet, on ne doit pas oublier deux caractéristiques du système financier actuel : d’une part il est  mondial, et d’autre part, il porte en lui une part d’ombre, incarnée par la « finance fantôme » .   Le premier point n’étonnera personne : la finance s’est mondialisée encore plus vite que les autres secteurs de l‘économie, et l’on a compris depuis le début de la crise (à l’été 2007) que le défaut d’un petit courtier immobilier américain pouvait entraîner la faillite d’une PME allemande, ou d’une municipalité norvégienne.   L’autre point important c’est qu’une très large partie des produits financiers échangés - en particulier les dérivés de crédits qui ont servi de déclencheur à  la crise actuelle - le sont de gré à gré, c’est-à-dire sans passer par les bourses et les chambres de compensation. Comme lorsque vous achetez une voiture d’occasion à un particulier :  vous avez toujours peur que le contrôle technique (la notation donné par l‘agence) soit bidon. Sauf qu’ici, la voiture, vous ne roulez pas avec, vous la revendez le lendemain.   L’intérêt d’une bourse, c’est qu’elle fixe des règles, permet de sécuriser les échanges, de réduire le risque de contrepartie. Surtout elle permet aux régulateurs d’avoir une vision du marché. La finance fantôme, elle, échappe à peu près à tout contrôle, elle est absente des écrans radars : elle ne fait jamais directement appel public à l’épargne, et est presque toujours localisée dans des paradis fiscaux, ce qu’il ne l’empêche d’avoir inventé des produits financiers toxiques dont l’usage s’est généralisé.   A l’inverse, les grandes banques commerciales auront beau jeu de rappeler qu’elles sont  transparentes et extrêmement régulées, et même que c’est en raison de cette régulation que tout un tas d’institutions financières plus petites peuvent prospérer dans l’ombre. En réalité, les hedge funds, fonds d’investissement spéciaux, et autres officines de l’ombre sont soit financées par les banques, soit carrément montées par elles. Quand ce n'est pas par les compagnies d’assurances : AIG, le plus gros assureur mondial, a fait faillite en 2008 (puis a été sauvé par le gouvernement américain) à cause d’un de ses petits bureaux londoniens. Quelques petits génies avaient transformé une filiale du groupe en hedge fund tout aussi risqué que les autres, mais qui bénéficiait de la signature du mastodonte de l’assurance.   Le système financier est bien une hydre à mille têtes, il n’est pas concentré dans quelques tours de Wall Street : hypertrophiée, la finance est en tout et partout. Mais contrairement aux apparences, lorsqu’elle ne se fait pas trop fantomatique, elle est utile.  Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 14 décembre 2010 à 15:12

La schizophrène et la neige

Carte postale franco-slovène

En Slovénie, mon pays de naissance, quand il neige c’est la routine. On ne commente pas. A peine si on regarde les flocons tomber. La vie suit son cours enneigé, point. On boit peut-être davantage de thé au sipak (hibiscus), davantage de kava. Mais bon, comme disait ma grand-mère, « pas de quoi réveiller ton grand-père » (mort bien avant ma naissance, je précise). En France, mon pays d’adoption et désormais de résidence, quand il neige c’est l’horreur. On accuse le gouvernement, la météo. Le flocon devient roi, il terrorise ses sujets con-gelés et fait la une des médias. Slovène par mon père, Française par ma mère, j’ai hérité de certaines caractéristiques de mes géniteurs, mais le mélange parfois se fait mal. Quand il neige à Ljubljana, je me mets à râler, en vraie Parisienne. Je fais exprès d’enfiler des chaussures inadaptées, d’emprunter sans raison impérieuse la voiture épave de mon cousin. Très vite je me retrouve en travers de la chaussée verglacée, ou coincée dans les embouteillages près du Pont aux Dragons. Avec, le plus souvent, une terrible envie de faire pipi. Et tout autour un tas d’automobilistes excédés qui m’engueulent à coups de klaxon enroué. A Paris, dès qu’il neige, je ris, je chantonne, je prie pour que la fine couche grossisse et tienne. A noter que jamais je ne prie en dehors du climat. Puis je sors avec mes vieilles grosses chaussures, je me promène, j’envoie des boules de neige aux gamins, qui me le rendent bien. Emportée par mon élan, j’en lance aussi sur les policiers. Hélas ils n’aiment ni l’humour ni la neige et répliquent par des tirs de flash ball que j’esquive prudemment, bien qu’ils m’assurent que leur nouvel outil de travail est sans danger. Bref, où que j’aille sous la neige, je me fais mal voir, je suis une exilée. Vivement le printemps.

Le 22 décembre 2014 à 11:00

En quoi donc peut-on encore croire, ventre de boeuf ?

Je ne crois pas en tout cas En Dieu, « ce grand linge sale, dont le nom n’est jamais invoqué que pour faire tourner en eau de boudin la colère du peuple aux poings de pierre, aux yeux de flamme, et qui, tant qu’il n’aura pas été chassé comme une bête puante de l’univers, ne cessera de désespérer de tout ». René Crevel. À lire ses très jouissives Œuvres complètes, éditions du Sandre, 2013. En l’abstinence : « La règle stoïque de subvenir à nos besoins en supprimant nos désirs équivaut à se couper les pieds pour ne plus avoir besoin de chaussures. » Jonathan Swift. À lire les désopilants Modeste Proposition et autres textes, Folio, 2012. Et Résolutions pour l’époque où je deviendrai vieux et autres opuscules humoristiques, Flammarion, 2014. À la morale et au bon goût : « La morale et le bon goût sont un vieux ménage : ils ont pour enfants la bêtise et l’ennui. » Francis Picabia. À lire le tranche-dedans Man Ray / Picabia et la revue Littérature, Centre Pompidou, 2014. En l’électoralisme : « Nous ne voulons pas voter, mais ceux qui votent choisissent un maître, lequel sera, que nous le voulions ou non, notre maître. Aussi devons-nous empêcher quiconque d’accomplir le geste essentiellement autoritaire du vote. » Albert Libertad. À lire le féroce Et que crève le vieux monde !, Mutines Séditions, 2013. En la gauche parlementaire : « Toutes les oppressions, suppressions, prohibitions légales qui se sont accomplies depuis la malencontreuse invention du régime parlementaire sont dues beaucoup plus à l’opposition qu’aux gouvernements : je dis beaucoup plus, parce que c’est à deux titres que ces mesures tyranniques incombent à l’opposition, premièrement parce que c’est elle qui les a provoquées, en second lieu, parce qu’elle s’est rendue régulièrement complice de leur adoption en les discutant. » Anselme Bellegarrigue. À lire ses explosifs Textes politiques présentés par Michel Perraudeau, L’Age d’Homme, fin 2014. Au travail : « Le droit au travail, c’est un nonsense. Le monde ne peut être sauvé que si tous les hommes refusent de travailler. Il faut apprendre à tous la paresse avec sa beauté difficile. Il est urgent de déshonorer le travail. » Albert Paraz. À lire les truculents Le Gala des vaches. Valsez saucisses. Le Menuet du haricot. L’Age d’Homme, 2013. À la cause du peuple : « Qu’est-ce que c’est que le Peuple ? C’est cette partie de l’espèce humaine qui n’est pas libre, pourrait l’être, et ne veut pas l’être ; qui vit opprimée, avec des douleurs imbéciles ; ou en opprimant, avec des joies idiotes ; et toujours respectueuse des conventions sociales. C’est la presque totalité des Pauvres et la presque totalité des Riches. C’est le troupeau des moutons et le troupeau des bergers. » Georges Darien. À lire son impitoyable L’Ennemi du peuple. L’Age d’Homme, 2009. Et je ne crois pas plus, comme Ernest Cœurderoy, En la propriété : « Ta propriété !, c’est le vol ; elle engendre le vol – à détruire. » Au mariage : « Ton mariage !, c’est la prostitution ; il perpétue la prostitution – à détruire. » En la famille : « Ta famille !, c’est la tyrannie ; elle motive la tyrannie – à détruire. » Au devoir : « Ton devoir !, c’est la souffrance ; il répercute la souffrance – à détruire. » À lire le génial Jours d’exil d’Ernest Coeurderoy, en trois tomes. Archives Karéline, 2010. Non, jambon à cornes !, je ne crois pas en toutes ces carabistouilles. Mais en quoi donc peut-on encore croire ? En la Zomia par exemple. En la Zomia que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam il y a encore quelques printemps. D’autant moins qu’elle n’apparaissait sur aucune carte. La Zomia, chouagamment décrite par le prof d’anthropologie de Yale James C. Scott dans Zomia ou l’art de ne pas être gouverné (Seuil),  qui est aussi bien que son titre, serait, d’après notre puits d’érudition, « la dernière région du monde dont les peuples refusent obstinément leur intégration à l’État-nation ». Assez récent, le terme Zomia désigne l’ensemble des territoires se nichant à des altitudes supérieures à environ 300 mètres, des hautes vallées du Vietnam aux collines élevées du Nord-Est de l’Inde, en passant par le massif continental du Sud-Est asiatique (le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie) et par quatre provinces chinoises. « Il s’agit d’une étendue de deux millions et demi de kilomètres carrés abritant près de cent millions de personnes appartenant à des minorités d’une variété ethnique et linguistique tout à fait sidérante ». Et les habitants de cet immense territoire montagneux à la périphérie de neuf États et au centre d’aucun, et à cheval sur les découpages régionaux courants (Asie du Sud-Est, Asie de l’Est, Asie du Sud), réussissent depuis deux millénaires à échapper aux contrôles des gouvernements des plaines. Traités de « barbares » par les États entendant les soumettre, les peuples nomades évoluant dans cette vaste zone d’insoumission ont en effet mis en place des stratégies de résistance parfois étonnantes pour échapper au travail forcé, aux impôts et aux corvées, à la conscription, aux guerres, aux épidémies, aux hiérarchisations diverses et aussi à l’enfermement dans des identités imposées (« leur identité, précise James C. Scott, c’est l’autonomie »). Leurs pieds de nez non-stop aux contraintes de la société d’en bas et aux « discours de civilisation » « n’imaginant jamais la possibilité que des gens choisissent volontairement de rejoindre les barbares » sont favorisés bougrement par leur dispersion physique dans de gigantesques espaces accidentés pas encore fliqués, leur mobilité infinie, leurs modes de survie (le pastoralisme, le glanage, l’agriculture itinérante) et leur sens développé de l’auto-organisation spontanée qui sonneraient le glas du vieux monde autoritaire-marchand s’il se propageaient. Propageons donc. Dong, dong, dong, dong, dong !

Le 16 décembre 2011 à 08:00

Agences de notation et andouillettes

Econotrucs #4

Il y a un an encore, j’aurais été obligé de vous expliquer ce qu’est une agence de notation. Aujourd’hui même les Guignols de Canal + les incarnent sous la forme de deux Sylvestre façon « world company ». Dans la caricature (avec parfois quelques erreurs), les Guignols expriment bien le ressenti de la population : un sentiment d’une absurde domination des gouvernements démocratiques par les marchés financiers et leurs acteurs. Le pire est sans doute atteint avec l’hystérie dans laquelle les agences de notation semblent plonger le pays. Il suffit de lire la presse : le monde est suspendu à leurs décisions. Il est vrai qu’elles font peur : leur expertise est douteuse, leurs erreurs multiples et célèbres, et les gouvernements leur font pourtant toujours la danse du ventre.   En 1997, la crise asiatique sonne le glas - très provisoire - d’une extraordinaire période d’expansion économique appelée « miracle asiatique » (souvenez vous des « tigres » et des «dragons » ) et basée sur des monceaux de dettes. A cette occasion on avait découvert que - malgré le précédent mexicain de 1995 - les agences de notation avaient donné des triples A à tout un tas de pays dont l’économie reposait sur de l’emprunt à court terme auprès de banques occidentales pour nourrir une bulle immobilière et de consommation. Le jour où les marchés se sont retournés et où les investisseurs occidentaux ont massivement retiré leurs liquidités, les failles de ce miracle asiatique sont apparues au grand jour et les agences ont dégradé tous ces pays, aggravant immédiatement leur situation. C’est un truc classique des agences : plutôt que de sonner l’alarme avant les autres - lorsque tout va bien - elles nourrissent les bulles, et se contentent de constater que leurs notes étaient bidons lorsque la situation se dégrade.   A partir de 2000, l’essor de la titrisation a permis aux agences de faire exploser leurs profits : chaque nouveau titre fabriqué par une institution financière nécessitant l'intervention d'un agence. Michel Aglietta en France, ou Franck Partnoy aux Etats-Unis, avaient largement montré dès cette époque les dangers de ce nouveau procédé où les agences de notation jouaient un rôle central : conflit d'intérêts, situation de monopole, et même fondements théoriques douteux. Pendant ce temps le comité de Bâle (forum qui réunit les banques centrales et qui s’occupe de supervision bancaire) avait pratiquement officialisé leur rôle comme régulateur financier : dans un système ou l’autorégulation était la règle les notes prenaient une importance capitale. Avec la crise des subprimes en 2007, on découvrait en effet que grâce à cette titrisation, des courtiers prêtaient de l’argent à des quasi SDF pour qu‘il puissent acheter des maisons : par un coup de calculette magique, les crédits consentis étaient en effet passés à la moulinette par les banques, et revendus en tranches de différents risques et différents rendement à différents clients à travers le monde. Personne ne savait vraiment ce qu’il achetait, mais rassurez vous les agences de notation avaient noté chaque produit en fonction de ses risques : avec brio, puisqu’il a suffi que le marché immobilier ralentisse fin 2006 pour que tout le système s’effondre en une année.   Cela aurait pu décrédibiliser définitivement les agences : on a au contraire l’impression qu’elles sont devenues un acteur central du système. Mais je vais vous faire une révélation  : Là où la dégradation d’une entreprise privée peut révéler des défauts cachés, la dégradation de la dette d’un état ne nous apprend rien, si ce n’est que trois types ont fait une réunion dans un bureau et tentent de mettre de l’huile sur le feu. En effet, la notation des titres financiers privés est une notation sollicitée où les institutions financières payent pour voir leur titres notés et donnent accès aux agences à des informations financières confidentielles. En théorie cela donne une certaine valeur à la notation (les agences disposent d’information dont ne dispose pas le public). En revanche la notation des dettes publiques repose sur des informations publiques, disponibles pour tous. L’agence n’a rien a nous apprendre sur la dette de la Grèce ou la santé financière de la France, qui dépendent de décisions politiques. La bonne attitude aurait du être depuis le début : pas besoin des agences de notation pour savoir que la dette de la France n’est pas soutenable, que la situation économique est très mauvaise… Le problème est qu’à force d’anticiper la panique, on risque réellement d’assister à la panique.   Quand j’entends parler de triple A, je pense aux andouillettes qui, elles, peuvent en avoir jusqu’à cinq. Et je me rappelle que nos gouvernants sont plus compétents en charcuterie qu’en économie, ceci explique peut-être cela.

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