Laure Albernhe
Publié le 12/01/2011

Encore une histoire de poils


Carte postale de Belgique

Rien ne va plus au Royaume de Belgique, on le sait. Et les sujets du roi commencent à en avoir assez. L'un d'eux parle plus fort que les autres. Cet acteur, célèbre aussi de ce côté-ci des Flandres, s'appelle Benoît Poelvoorde. D'un caractère parfois ombrageux, il est facilement de mauvais poil. Et il était plutôt hérissé lorsque, récemment invité à la télé RTL, il a expliqué ne plus se raser tant que la Belgique ne serait pas capable de se trouver un gouvernement. Il appelle tous les Belges que ça rase, cette ingérence, à en faire de même. Et réclame une Belgique "au poil" (sic). Les politiques belges n'ont donc plus qu'à se secouer les puces avant qu'on le leur tombe sur le poil.



Où il est aussi question de poils sur ventscontraires.net (une thématique porteuse):
Fred Pellerin et ses préceux poils d'oreille
Ramize Erer caricaturiste turque, par Macha Séry
Les féministes activistes de La Barbe
La barbe de Guiavarch & Canonne
Les Artivistes d'un autre Belge fameux, Noël Godin
Les frasques du Grandiloquent Moustache Poésie Club
Les histoires de Mademoiselle Moustache, par Ed Wood
Laure Albernhe parle dans un micro, c’est son métier. Elle fait ça très tôt le matin et sur une radio qui s’appelle TSFJazz. Parce que le jazz, elle aime ça. Elle aime aussi beaucoup les mots, alors il lui arrive d’écrire, ce qu’elle a fait comme journaliste pour le quotidien économique La Tribune puis, bien des années plus tard, pour le Magazine Jazzman.
 

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À voir aussi

Le 11 mai 2010 à 16:08

« Après, fin 2011, on ne fera que de la politique »

Nicolas Sarkozy, devant les députés UMP à l'Elysée, 5 mai 2010.

C’est curieux, chez le président, ce besoin de faire une phrase de ce genre. Cafardée par des élus à la sortie d’une réunion, elle mérite un détour dans le guide des déconnages du quinquennat, quand le chef de l’Etat croit les micros fermés et l’auditoire connivent. Nous voilà avisés que les « réformes » qu’il compte avoir achevées d’ici le second semestre de l’année prochaine, n’auront été qu’une parenthèse désenchantée. Limite train-train. Mais ce faisant il nous interloque. Qu’a-t-il fait de ses années exécutives, ce Nicolas Sarkozy que l’on croyait animalement politique ? Le bouclier fiscal, ce n’était donc pas de la politique ? De l’humanitaire peut-être ? Le mammouth du public dégraissé, de l’hygiénisme ? Les annonces sécuritaires à répétition, un TOC ? Le débat sur l’identité nationale, un grand café philo ? Pendant tout ce temps il aura donc été au supplice le fils de Pal, avant d’en arriver à ce qui prime pour lui : « faire de la politique », autrement dit le retour au bourre-pifs, ceux de l’opposition s’entend. Du bling-bling, au bing-bing.   Hélas, la prochaine présidentielle ne doit avoir lieu que les 22 avril et 6 mai 2012 ; il va bien lui falloir, jusque-là, poursuivre le boulot de président « pas politique ». Une suggestion qui arrangerait tout le monde : il démissionne en septembre 2011, et la boîte à gifles est ouverte sans attendre. Rien que du bonheur.  

Le 21 novembre 2010 à 23:44

"Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"

Jean-Luc Mélenchon, congrès du Parti de Gauche, Le Mans, 21 novembre 2010

C’est beau comme du Shakespeare, même si Macbeth est plus lucide lorsqu’il déclame : « La vie est un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, qui ne signifie rien » (acte V, scène V). « Méluche », comme le surnomment ses camarades de troupe, ne veut pas en tout cas qu’on le prenne pour un idiot utile, acharné qu’il est à retourner ce rôle de benêt dévolu historiquement aux compagnons de route des communistes, contre Marie-Georges Buffet et son parti enjoints à jouer les supplétifs de sa candidature élyséenne en 2012. « Méluche » encore, n’est pas davantage habité par l’absurde de la vie. Il est de ceux qui préfèrent Sartre à Camus, ce qui est bien pratique quand il s’agit de s’abriter derrière l’auteur des « Mains sales » pour justifier d’avoir traité David Pujadas de « salaud ». Un tel esprit fort ne peut donner le meilleur de lui-même que dans le tumulte et le fracas de la tempête, mais de celles qu’il provoque, comme Prospero, de sa propre volonté. Avec un tel artiste le spectacle est assuré pour une campagne présidentielle, les tournées précédentes ayant à force épuisé les grandes gueules des bords extrèmes. Dans un registre jupitérien Mélenchon veut renouveler le répertoire. Encore faut-il que la foudre déclenchée ne lui fasse pas péter les plombs, et qu’il veille bien à ne pas s’asseoir par mégarde sur le paratonnerre.  

Le 9 avril 2011 à 08:45

Tornade chantilly sur Mgr Léonard, primat intégriste

Carte postale de Belgique

Bonjour les aminches,A Bruxelles, c'est la bamboula.Notre internationale pâtissière vient d'entarter Monseigneur Léonard, le primat intégriste de l'Eglise catholique belge.Louvain-la-Neuve, mardi 5 Avril 2011Alors qu’il se rendait à l’université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème « Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ? », Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière.Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l’auditoire Coubertin où on l’attendait. Mais à peine le primat de l'église catholique belge avait-il pénétré dans les lieux qu’il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes.Les quatre jeunes entarteurs de l’archevêque intégriste, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (en 2011, opérations Éric Zemmour et Melchior Wathelet), se sont ralliés depuis peu à l’Internationale pâtissière.Gloup, gloup, gloup, gloup !Entartons, entartonsl’homophobe ratichon !Déclaration à chaud des Maurice Gloup :"Entartons, entartons les homophobes en robeEt les anti-avortements qui, dégueulassement,Protègent ceux qui tripotent les petits enfants.Que M'sieur SIDA ne s'en fasse pas,la capote, eux, ils ne la mettent pas."

Le 1 mars 2011 à 19:07

Ceci n'est pas un parapluie

A l'heure où un collectif de diplomates dénonce la politique étrangère de la France sous le pseudonyme de "Marly", les équipes présidentielles de l'Élysée ont sans nul doute été sujettes à d'abondantes sueurs froides. On imagine bien la crise de panique élyséenne, entre deux bains de sang libyens, pour tenter de retirer quelques photos compromettantes de Nicolas Sarkozy offrant des courbettes disgracieuses à son ami Kadhafi à qui il déroula le tapis rouge quelques semaines seulement après son élection. Cachez donc ces amis que l'on ne saurait voir; et civilisez-moi donc ce web! Dans le même temps, une image subliminale aussi brève qu'une phrase de DSK inonde les télés du monde entier, nous forçant à nous gratter la tête : le parapluie déployé du colonel criminel nous interpelle, sans doute destiné à nous livrer, à nous les "chiens", un message en bonne et due forme. Officiellement, l'objectif était de prouver qu'il n'avait pas pris la fuite vers le Vénézuela. Rien sur cette image (qui s’apparente à une hallucination collective) ne permet de définir le lieu où elle a été tournée. Mais de quelle symbolique le parapluie est-il le nom? Si l'ombrelle est un symbole solaire, le parapluie serait associé à l'ombre, au repli sur soi, et symboliserait le besoin de protection, la crainte de la réalité, le manque de dignité et d'indépendance. On ne sait pas, en revanche, s'il s'agit du parapluie qu'on déploie ou de celui que l'on tient fermé comme un bâton de pèlerin. Toujours est-il qu'il pleut du sang en Libye et que tout n'est peut-être qu'une question de (trop longs) jours avant que celui qui prétend vouloir mourir en "martyr" ne finisse par rejoindre le clan des despotes renversés.

Le 3 mars 2015 à 11:04

Portrait : Benoît, le fameux « ami noir » de tous les racistes

Il est l’anonyme le plus célèbre de France. Lui, c’est Benoît Abalo. Le nom et le prénom qui se cachent derrière une phrase entendue dans la bouche de nos connaissances les plus racistes. Cette fameuse phrase : « Je ne suis pas raciste, j’ai même un très bon ami noir ». Cet ami, c’est donc Benoît, qui a choisi de consacrer sa vie à servir de caution morale auprès des français les plus xénophobes. Le Gorafi l’a rencontré à l’occasion d’un entretien exclusif dans lequel il dévoile son histoire et son amitié avec les racistes non assumés. Rompre le silence s’imposait, justifie-t-il, tant il manque de moyens pour assumer la tâche qui est aujourd’hui la sienne. Rencontre. Un statut assumé Il a bientôt 40 ans mais on lui en donnerait à peine 30. Benoît vient du Togo. Il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa mère. Aujourd’hui il vit à Boulogne-Billancourt et travaille dans l’immobilier depuis 2001. Mais derrière cette apparente banalité, Benoît est une célébrité. Pas un dîner familial un peu borderline, pas un meeting du FN sans que son existence ne soit évoquée. Car petit à petit, il est devenu l’ami noir, la garantie ethnique des racistes de tout l’hexagone. Un rôle qu’il s’est forgé depuis bientôt 25 ans mais qu’il a refusé dans un premier temps : « Au début des années 90, je me suis rendu compte que de plus en plus de mes amis blancs se servaient de moi comme excuse pour camoufler leur haine des étrangers. Cela m’a d’abord un peu gêné. Puis petit à petit j’ai vu que cela leur permettait d’être plus sereins au quotidien, d’alléger leur sentiment de culpabilité. Alors j’ai accepté ce rôle et j’ai assumé qu’ils se servent de moi pour se dédouaner. » Mais cette fonction, Benoît Abalo ne l’a acceptée qu’à une seule condition : que ces amis racistes ne mentionnent jamais son identité exacte lorsqu’ils parlent de lui. Un besoin d’anonymat qu’il tient à conserver plus que tout : « Je ne veux pas devenir célèbre. Ça ne m’intéresse pas. J’aime l’idée de rester un total inconnu et de garder la tranquillité que cela permet dans la vie quotidienne. Je suis une personne normale et je tiens à le rester ! » On comprend donc mieux pourquoi aucun des racistes rencontrés sur nos routes n’a jamais vraiment expliqué qui était cet ami. Si Benoît apprécie son anonymat, il est cependant confronté depuis quelques temps à plusieurs problèmes que lui impose son rôle « d’ami noir ». En premier lieu, il dit saturer sous les demandes d’amitié : « Depuis 7-8 ans, mon nombre d’amis racistes a littéralement explosé. Aujourd’hui ce sont des millions de relations à gérer et c’est trop pour un seul homme. Il faudrait qu’une autre personne d’origine africaine ou antillaise accepte aussi de devenir la bonne conscience des racistes. » L’autre souci de Benoît ce sont les fausses amitiés, les demandes intéressées : « Tous les jours je reçois au moins 40 à 50 demandes d’amitié sur Facebook venant de gens que je ne connais même pas. Il y a de plus en plus de gens qui veulent devenir mes « amis » juste pour que je leur serve de caution raciale. Sans même qu’il y ait de véritable rencontre entre eux et moi. Là je dis non ! » En un quart de siècle, alors qu’il partait avec un terrible handicap, il a réussi à devenir le meilleur ami des racistes en tous genres. Et ses amis, il les regarde avec un œil tendre et un peu amusé : « Pour tout vous avouer, cela ne va peut-être pas leur plaire, mais la plupart de mes amis sont véritablement de gros racistes, même s’ils récusent cette accusation. Mais quelques uns ne le sont pas et se sentent insultés d’être taxés de « racisme ». Et je comprends cette colère, connaissant moi-même  très bien ces questions de stigmatisation. En ce moment on m’accuse d’homophobie car je suis contre le projet de Mariage Pour Tous. Alors qu’en fait je ne suis pas homophobe, j’ai d’ailleurs un très bon ami pédé ». Le Gorafi

Le 15 septembre 2010 à 14:40

Patron de la Culture, tiens bon !

Conseil Citoyen 9

Depuis longtemps déjà, patron dans la culture, Tu diriges pépère une grosse structure Vendant et achetant à tes alter egos Des spectacles souvent qualifiés d’inégaux, Mais que toi tu défends comme étant « Grand Public ». Ce dont se satisfont tes soutiens politiques.   Cette rentrée pourtant te voit le souffle court. La femme d’un copain qui travaille à la cour T’a laissé sous entendre en sortant d’un dîner Qu’on évoque en haut lieu de te déboulonner. Depuis tu ne dors plus. Mais pourquoi tant de haine ? Qui peut vouloir ta tête et ton beau CDN ? Sait-on que tu as dit de cette région centre Où tu as tes fonctions et qui t’accueille en chantre: « Ce centre national est vraiment dramatique » ? Ce bon mot aurait-il engendré la réplique ? Que faire ou bien que dire avant que l’on t’évince ? Comment retrouver l’ombre et l’oreille du Prince ?   Saches-le, pour entrer encore au ministère Le sésame a deux mots: Restrictions budgétaires ! Ainsi, pour tes acteurs, sous-traite à l’étranger Dans un pays bien pauvre et juste ravagé Par une pandémie ou un puissant séisme. Politiquement neutre et emprunt d’exotisme Ton acte humanitaire, engagé, philanthrope, T’offrira du crédit jusqu’aux fonds de l’Europe. Choisis des spécimens assez haut en couleurs, Quelques femmes jolies, sans être racoleur, De ces jeunes qui rêvent d’atterrir en France. Aller les dénicher te fera des vacances. Qu’ils sachent bien bouger et prendre l’éclairage. Le texte quant à lui sera, en sous-titrages, Une histoire du cru traduite à ta façon Dont tu encaisseras ainsi l’adaptation. Paie-les en défraiements, ils ne s’en plaindront pas Et seront même heureux de sauter les repas Et de glorieusement reprendre leur charter Avec ce qui chez-eux vaut un an de salaire. Veille bien cependant qu’aucun d’eux ne se pique De vouloir demander l’asile politique. Bien sûr que des copains te trouveront réac, Tu feras des jaloux au sein du Syndeac, Qu’importe, il faut durer et tu pourras peut-être Finir en commandeur et des arts et des lettres.

Le 18 mai 2010 à 18:45

Quel toupet !

Le poil est l'attribut le plus visible du pouvoir.

Ces femmes ont un aplomb fou. Il faut les voir se mêler aux réunions décisionnaires, conseils généraux, CA et autres AG, autant de lieux plus ou moins publics où les femmes brillent par leur absence. D’un pas assuré, elles arborent leur attribut, qui est aussi le plus souvent celui du pouvoir : la barbe. Quelques postiches sortis de leur cachette au moment adéquat, l’action se fait généralement sans éclat, l’essentiel étant moins de se faire entendre que de se faire voir. Et de faire honte à des assemblées bien peu paritaires. « S’il faut du poil au menton pour prendre des décisions, garder ses privilèges et recevoir des honneurs, qu’à cela ne tienne. Nous en sommes. » L’association réunit des féministes inventives et actives. Non dénuées d’humour (ce qui est quand même relativement rare chez les féministes), elles ont compris que si le ridicule ne tue pas, le souligner peut sans doute faire avancer les choses. Sur leur site, elles fournissent le kit de la parfaite féministe (un postiche, donc) agrémenté de quelques tuyaux pour rendre l’action plus efficace. On y trouve aussi des vidéos et des images détournées où, par leur seule volonté, les femmes ont du poil au menton, y compris l’intouchable Marianne, qui l’est beaucoup moins, forcément. Leur nom ? La Barbe !  www.labarbelabarbe.orgJusqu'au 6 juin, La Barbe s'expose à la Librairie Violette&Co, 102, rue de Charonne, 75011 Paris.  

Le 11 janvier 2011 à 08:00

Au secours les mots : Alice de Poncheville défend le mot "transparence"

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Postez vous aussi vos contributions ici."Il faut accroître la transparence des politiques financières et monétaires." Rapport FMI 29 septembre 2010.Un peu comme avec un de mes amis qui a le sens inverse de l’orientation — il faut aller à gauche quand il tourne spontanément à droite —, je sais qu’un homme politique ou qu’une organisation qui parle de transparence a toujours quelque chose à cacher. Le mot transparence a la puissance des formules magiques. Entendez-le prononcé et la volonté d’aller vérifier par vous-même s’évanouit."Tout est transparent dans notre organisation, nos évaluations, notre stratégie, notre management. Nous sommes des êtres de verre, pas fragiles pour autant, car par l’augmentation de notre masse, nous créons de la solidité. Faites-nous confiance." Mais les employés sont fabriqués dans une silice de moins bonne qualité, ils s’effritent, se fendillent, se jettent par les fenêtres et se fracassent sur le sol en mille morceaux. "Nos comptes sont clairs, venez y mettre votre nez." Mais le nez s’écrase contre la vitre de l’immeuble moderne derrière laquelle s’active le grand corps complexe de l’entreprise ou du pouvoir.Rien n’est transparent. Une analyse ne rend pas le patient transparent. L’amour ne rend pas l’amoureux transparent, même s’il peut le rendre lumineux. La création n’est pas transparente, même si elle peut être limpide. La sexualité n’est pas transparente, même pratiquée en pleine lumière. Le mot transparence, utilisé comme il l’est aujourd’hui, m’évoque la pornographie. Comme si en montrant ce qui entre dans les corps, de très près, on pouvait voir autre chose que la mort sinistre de l’imaginaire et de la liberté.Je pense au travail de la femme qui s’extasie devant la transparence de ses vitres pour laquelle elle s’est donnée tant de peine. Au raisonnement alambiqué et pourtant si transparent de mon petit garçon quand il veut obtenir quelque chose de moi. A l’écrivain qui cherche à rendre compte d’une sensation et qui hésite entre les mots éblouissement et transparence qui paraissent opposés. Il choisira les deux, militant pour l’oxymore qui est, au fond, la figure qu’il préfère. La transparence est fragile comme les images qu’elle fait naître. Et je regarde, fascinée, la transparence de ces grains de raisins aperçus sur la toile d’un maître obscur, au détour des pages feuilletées d’un magazine, un soir où tout est beau et sombre.  Alice de Poncheville a été comédienne, elle est devenue réalisatrice de films courts. Elle écrit aussi des romans pour la jeunesse (Ed. de l'Olivier) et son seul livre pour les adultes est un recueil de nouvelles, La Martre, est paru aux éditions de l'Olivier. Elle pratique également la menuiserie.

Le 28 avril 2015 à 08:00

Le défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » fait ses premières victimes

Les défis Facebook fleurissent et certains ne sont pas sans conséquences. Huit jeunes ont ainsi perdu la vie ce week-end après avoir répondu au défi « Resto ou sous le tracteur-tondeuse ». Refusant d’inviter leurs amis au restaurant, ils ont préféré se laisser rouler dessus par un tracteur-tondeuse en marche. Reportage. Julien, Abdul, Karine, Gregorio, Charlène. Tous avaient moins de 20 ans et tous sont décédés ce week-end en répondant au terrible défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » très en vogue depuis quelques jours. Adrien, un proche de Gregorio raconte. « Il avait été nominé pour le défi. Mais il a préféré choisir l’option tracteur-tondeuse ». Les amis de Gregorio pensent qu’il n’osera jamais aller au bout du défi et lui envoient plusieurs messages en ce sens. « On a vraiment cru qu’il allait se dégonfler, il aurait eu sacrément honte quand même » explique un autre. Gregorio se rend alors chez un loueur de matériel agricole, et loue un tracteur-tondeuse. « Il a pu enregistrer la vidéo et la diffuser, faute de quoi, on n’aurait pas pu le croire » ajoute un autre ami. La police de son côté a réussi à identifier le jeune homme grâce à un bout de dent que la tondeuse a propulsé chez le voisin. La police met à nouveau en garde contre ce genre de défis qui peuvent s’avérer très dangereux. À la fois pour les participants et les spectateurs. « Des bouts d’os peuvent être projetés à plusieurs mètres et à grande vitesse, si vous assistez à ce genre de défi, abritez-vous ou portez des lunettes de protection » souligne un policier. « Il y a aussi une grande difficulté pour identifier le corps. Une fois le tracteur-tondeuse passé, il y a des bouts de corps partout. C’est très long pour tout rassembler et salissant » explique un médecin-légiste qui veut alerter les plus jeunes sur ce défi, et qui donne quelques conseils. « Si vous réalisez ce défi, assurez-vous de mettre à disposition des pièces d’identité ou des relevés ADN qui permettront une identification rapide ». Du côté des jeunes, on semble comprendre l’aspect dangereux mais on reste tenté par le côté défi. « Du moment que cela reste bon enfant, je ne vois pas pourquoi on s’inquiète, une fois de plus les adultes diabolisent les réseaux sociaux » explique un jeune homme que nous avons interrogé et qui a participé au défi, chaque fois avec des blessures légères, et blâme les récents décès sur une mauvaise organisation. « C’est toujours pareil, dès qu’on a un jeu un peu populaire, il y en a qui vont dire que c’est dangereux ».

Le 11 septembre 2013 à 18:02
Le 11 septembre 2010 à 09:47
Le 23 mai 2011 à 16:02

« Quand Sarkozy expliquera qu'il en a parlé à Obama, vous répondrez que vous en avez parlé à Gérard Dugenou, ramasseur de champignons en Corrèze ? »

Anonyme UMP, p.c.c. Patrick Cohen, France Inter, 23 mai 2011.

François Hollande donné favori aux primaires socialistes est dans le collimateur des « snipers » sarkozystes. Une « gâchette » encagoulée de l’UMP a balancé une première salve dans le Journal du dimanche, ravalant le prétendant du Limousin au rang d’amateur mycophile. La détonation serait restée assourdie, si elle n’avait reçu l’écho providentiel de France Inter le lendemain, à une heure de grande écoute, par la voix du journaliste questionneur relayant le compliment à l’intéressé. Celui-ci a eu beau jeu de moquer ce mépris pour la France des sous-bois. Il est vrai qu’il n’est jamais très malin, de se la péter quand on entre en campagne. Qu’on se souvienne du « Qui connaît ce monsieur Besson ? » de Ségolène Royal. Ca a boosté la vente des confessions imprimées du transfuge socialiste. Obama, qui ne connaît sans doute pas Gérard Dugenou, se rappelle, lui, de Hillary Clinton sa rivale lors des primaires démocrates, quand elle avait diffusé sur les chaines de télévision un spot publicitaire dit des « Trois heures du matin. » On entendait le téléphone sonner à la Maison blanche pour cause de crise grave. Qui saurait répondre, alors que les petits n’enfants américains dormiraient ? Celle qui a été associée aux mandats présidentiels de son époux, ou l’ancien animateur social de Chicago ? On sait qui des deux postulants les électeurs ont envoyé aux fraises.

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