Pellet et Nordey au vitriol avec le système culturel de l'Etat français
La Conférence, Christophe Pellet,Stanislas Nordey,ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point
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« La France s’enferme, elle bloque ses frontières aux autres, elle
expulse, elle s’enferme avec son seul esprit français, on manque d’air,
on étouffe, nous sommes étouffés par notre seul esprit français, qui
toujours a le dernier mot, parce que l’esprit français et l’Etat
français ne sont qu’un, comme ne forment qu’un les entreprises
culturelles françaises et l’Etat français : on entre dans des théâtres
français coupés du monde, où l’air est vicié, et même si l’on ouvrait
portes et fenêtres, oui, même si on laissait pénétrer l’air extérieur
dans les théâtres français, l’air des villes, l’air des banlieues, l’air
des campagnes, en un seul mot : l’air du territoire français, même si
cet air extérieur pénétrait dans celui déjà vicié des théâtres, l’air y
serait doublement vicié : parce que l’un : l’air des théâtres français,
ne va pas sans l’autre : l’air du territoire français. »
Extrait de La Conférence, texte de Christophe Pellet, mise en scène et jeu Stanislas Nordey, jusqu'au 30 janvier.
Ses installations sont
présentées dans le monde entier de São Paulo à Moscou, en passant par
Madrid ou Séoul, ainsi que dans les hauts lieux de l'art contemporain. Il signe actuellement la création vidéo de René l'énervé et la scénographie de l'exposition "Des jouets et des hommes" au Grand Palais. Ce Méliès de la vidéo nous dit la place du rire dans ses productions. "Je produis toujours des choses drôles ou, du moins, qui tendent à l'être. C'est plus fort que moi. Comme si une peur sous-jacente devait impérativement être maintenue à distance par le rire. La peur du vide, sans doute. Enfant, je me suis accroché à l'humour et plus encore en mon adolescence, quand la complexité du monde m'a semblé vaguement vertigineuse. Ma première « œuvre » un peu « sérieuse » fut un roman poème où le désespoir métaphysique et la révolte s'exprimaient à coups d'images surréalisantes et de jeux de mots plus ou moins subtils. Le récit s'achevait sur l'expression d'une tentation ultime : s'absenter du monde, ne plus désirer : « Je-néant-vide-rien ». Je pense, aujourd'hui, que le recours au rire repose peut-être sur des motivations moins romantiques. Humour et autodérision me servent à éviter d'être involontairement ridicule et à esquiver toute prise de position que les « autres » pourraient condamner. Résistance au vide, à la fragilité ou au désaveu." Pierrick Sorin, artiste vidéo
La pensée anarchiste est riche de potentialités à réactiver. La légende
du socialisme libertaire mérite , comme toutes les légendes, une
déconstruction afin de rendre à cette force de frappe intellectuelle et
politique toute sa puissance contemporaine. Il s'agit de pratiquer le
droit d'inventaire dans un corpus foisonnant et contradictoire :
l'individualisme de Stirner ou le collectivisme de Kropotkine ? Le
pragmatisme de Proudhon ou l'utopie débridée de Fourier ? La pruderie de
Sébastien Faure ou le libertinage généralisé d'Emile Armand ? Le
millénarisme de Godwin ou le municipalisme de Bocklin ? La violence de
Ravachol ou le pacifisme de Reclus ?"
Michel Onfray
ventscontraires.net
diffuse en feuilleton la conférence de Michel Onfray sur le
post-anarchisme, donnée au Théâtre du Rond-Point avec l'Université
Populaire de Caen > L'intégralité de la conférence est disponible dans un coffret 4 Cd édité par Frémeaux et Associés > Captation diffusée par Cinaps TV, la chaîne de la culture et de la connaissance (disponible sur la TNT en Île-de-France)
Sophie Perez et Xavier Boussiron : "Comment endormir des lutins ?", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
Ils ont mis en scène Oncle Gourdin la première pièce de l'histoire du théâtre où les acteurs sont de véritables lutins. Après le In d'Avignon cet été, la troupe monstrueuse débarque au Rond-Point. Simplement il y a un problème : les lutins
sont de petits êtres qui ne s'arrêtent jamais. Epuisant pour les
humains qui doivent les côtoyer pendant la tournée. Alors Sophie Perez
et Xavier Boussiron, les metteurs en scène du spectacle, ont trouvé un
remède radical : leur administrer l'écoute de pièces de théâtre jusqu'à
ce qu'ils s'écroulent d'ennui. Un soporifique garanti !...